23.06.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: savoir s’abandonner au Seigneur face à l’adversité

Lors de la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche 23 juin, le Pape François a lancé un appel aux fidèles, qui vivent dans l’incertitude et la peur, à se tourner sans crainte vers le Christ qui, à nos côtés, apaise toujours la tempête.

Marie Duhamel – Cité du Vatican

«Jésus ne nous épargne pas les contrariétés, mais sans jamais nous abandonner, il nous aide à les affronter», a assuré François, dimanche 23 juin, aux fidèles réunis place Saint-Pierre. Il les a appelé à «s’accrocher» au Seigneur face aux vents contraires.

Ce dimanche, le Pape a commenté l’Evangile selon Saint Marc (Mc 4,35-41), quand Jésus et ses disciples sont à bord d’une barque sur le lac de Tibériade et qu’une tempête se fait menaçante. «Jésus qui dormait, se réveille, menace le vent et tout redevient calme», a relaté François. En fin de compte, le Seigneur a maîtrisé la situation et leur a enseigné une leçon de confiance et de courage.

Renforcer la foi et le courage des disciples

Même s’il semble que Jésus, toujours présent au milieu d’eux, a voulu «mettre à l’épreuve» ses disciples et tester leur foi, au final ces derniers «sortent de cette expérience plus conscients de la puissance de Jésus et de sa présence parmi eux». L’épreuve effrayante qu’ils viennent de traverser les rend ainsi «plus forts et mieux préparés» à affronter d’autres obstacles et difficultés, «y compris la peur de s’aventurer à annoncer l’Évangile». Ayant surmonté cette épreuve avec lui, ils sauront en affronter beaucoup d’autres, a observé le Pape, «jusqu’à la croix et au martyre, pour porter l’Évangile à tous les peuples».

Cela vaut pour chacun    

Et le Pape de souligner que Jésus fait la même chose avec chaque baptisé, en particulier dans l’Eucharistie. «Il nous rassemble autour de Lui, nous donne sa Parole, nous nourrit de son Corps et de son Sang, puis nous invite à prendre le large», pour transmettre ce qui a été entendu et partager ce qui a été reçu. François a invité à le faire dans la vie de tous les jours, même quand c’est difficile.

«Le Seigneur ne nous épargne pas les contrariétés mais, sans jamais nous abandonner, il nous aide à les affronter», a assuré François. Et en surmontant avec son aide les épreuves, «nous apprenons toujours plus à nous attacher à Lui, à avoir confiance en son pouvoir, qui va bien au-delà de nos capacités». Le fait de s’abandonner à Lui permet, a promis le Pape, de surmonter les incertitudes et les hésitations, les fermetures et les idées préconçues, pour au contraire «avec courage et un grand cœur» dire à tous que le Royaume des Cieux est présent, qu’il est là, et qu’«avec Jésus à nos côtés nous pouvons le faire grandir ensemble au-delà de toutes les barrières».

Suis-je capable de m’accrocher à Lui ?

Comme il le fait souvent, le Pape a pris les fidèles à partie, leur demandant de faire appel à leur souvenir, pour savoir si dans les moments d’épreuve, ils ont fait eux aussi l’expérience de la présence et de l’aide du Seigneur. «Lorsque survient une tempête, est-ce que je me laisse submerger par l’agitation ou est-ce que je m’accroche à Lui, pour retrouver le calme et la paix, dans la prière, dans le silence, dans l’écoute de la Parole, dans l’adoration et dans le partage fraternel de la foi ?»

Le Pape a enfin prié la Vierge Marie qui a accueilli la volonté de Dieu avec humilité et courage, d’accorder à tous, dans les moments difficiles, «la sérénité de l’abandon en Lui».

Source : VATICANNEWS, le 23 juin 2024

Le Pape exhorte les dirigeants à éviter la confrontation pour obtenir la paix

À l’issue de la prière mariale de l’Angélus du dimanche 23 juin, le Pape a lancé un appel à la paix au Moyen-Orient, en Ukraine et au Congo. François a invité à des solutions politiques aux conflits et à la perspicacité de ceux qui sont au pouvoir qui devraient «éviter toute action ou toute parole susceptible d’alimenter davantage le conflit». Le Souverain pontife a également rendu hommage au père Blanco, un franciscain récemment décédé après des années au service des fidèles de Rome.

Vatican News

«Continuons à prier pour la paix, en particulier en Ukraine, en Palestine et en Israël », a lancé le Pape dimanche 23 juin après la prière de l’Angélus place Saint-Pierre. Le Saint-Père a réitéré avec insistance son appel à la paix et à la négociation. Il a, en particulier, attiré l’attention sur le nord-est du Congo, où des dizaines de personnes sont mortes lors d’une attaque menée dans la province troublée du Nord-Kivu il y a quelques jours.

Que le Saint-Esprit éclaire les gouvernants

«Prions pour la paix – Palestine, Gaza, nord du Congo, prions pour la paix, la paix dans l’Ukraine martyrisée, qui souffre énormément. Qu’il y ait la paix ! Puisse le Saint-Esprit éclairer l’esprit des membres des gouvernements. Puisse-t-il leur inculquer la sagesse et le sens des responsabilités pour éviter toute action ou parole qui alimenterait davantage le conflit. Puissent-ils plutôt œuvrer résolument en faveur d’une solution pacifique aux conflits. Cela nécessite des négociations» a martelé François.

Le Pape rend un hommage au père franciscain Manuel Blanco

Avant de conclure avec ses appels et salutations aux pèlerins présents place Saint Pierre, François a rendu un vibrant hommage au père franciscain Manuel Blanco, décédé il y a quelques jours. Il s’agit, a dit le Pape, «d’un franciscain qui, depuis 44 ans, vivait à Rome près l’Eglise dédiée aux quarante Martyrs et àSt Pascal Baylon. Il a été supérieur, confesseur et conseiller…». À travers sa mémoire, François a remercié plusieurs franciscains qui ont vécu ou vivent à Rome comme prédicateurs ou confesseurs. 

Source : VATICANNEWS, le 23 juin 2024

« Notre Dame gagnera, parce qu’elle est l’épouse de l’Esprit Saint »

Illustration
© Shutterstock/Nikola Mijic

« Notre Dame gagnera, parce qu’elle est l’épouse de l’Esprit Saint »

Des religieux et religieuses  parlent de la qualité particulière de « la spiritualité de Medjugorje » à la suite des apparitions de la Vierge Marie, mère de Jésus, qui ont commencé près de ce village de Bosnie-Herzegovine, dans les Balkans, en juin 1981. Extraits de ces témoignages :

« Medjugorje est d’une importance majeure pour la vie de l’Église ici », déclare le père franciscain Svetozar Kraljević à Mostar, ville de Bosnie. « Ce lieu est très important pour les Catholiques, à bien des égards. Il y a là une étincelle de ce qu’on pourrait qualifier du désir de l’être humain de réaliser ses rêves. »

Sœur Janja Boras, 75 ans, enseignante à l’école Saint-François du Christ-Roi à Mostar, parle des nombreuses dimensions de l’expérience de Medjugorje. Selon elle, les pèlerinages à Medjugorje sont largement marqués par des « miracles plus spirituels que physiques », le site étant un lieu de réconciliation sacramentelle  et de renouveau pour les nombreux pèlerins.

Soeur Ljilja Pehar, également de l’école des Sœurs de Saint-François du Christ-Roi, explique que les liens entre la spiritualité, le jeûne, la prière et le silence (prônés à Medjugorje) se tiennent tous  dans la conscience : « la plénitude de la joie ne peut être donnée que par Dieu ». Sœur Janja, elle, affirme que sa propre vocation a été approfondie par ses expériences à Medjugorje. « Bien que je sois chrétienne et religieuse, j’ai été transformée, prête à donner ma vie au Christ », dit-elle. Elle dit ressentir cela plus pleinement aujourd’hui qu’avant le début des apparitions  en 1981. 

Les six jeunes voyants – deux garçons et quatre filles – disent  que la Vierge s’est présentée comme « la Reine de la paix » et qu’elle est venue  témoigner de « l’existence de Dieu ». Un baume pour les catholiques qui ont tant souffert sous le  régime communiste.

Soeur Janja a passé 14 ans à Medjugorje ; elle témoigne : « je sens que dans mon âme, mon corps et mon esprit, tout mon être est encore là-bas. Je suis repartie de  Medjugorje, mais Medjugorje ne m’a jamais quittée ». Elle a fait l’expérience de  la puissance de ce sanctuaire – et de Marie – et  évoque  les guerres des années 1990 en Bosnie et dans les pays voisins, en même temps que les pleurs et les appels de la Vierge Marie, qui « nous suppliait de l’aider à combattre le mal à l’œuvre dans ces guerres. »

« Satan n’est jamais en paix », dit-elle. En revanche, « Notre Dame gagnera, parce qu’elle est l’épouse de l’Esprit Saint ».

Chris Herlinger, 28 mars 2024

Adapté de www.ncronline.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.06.2024 – SAINT DU JOUR

St Joseph Cafasso

St Joseph Cafasso

PRÊTRE († 1860)

Giuseppe Cafasso naît le 15 janvier 1811 à Castelnuovo d’Asti, qui maintenant s’appelle Castelnuovo Don Bosco, dans la province d’Asti, au Piémont. Fils de petits propriétaires terriens, il est le troisième de quatre enfants, dont la dernière, Marianne, sera la maman du Bx Giuseppe Allamano. 

Depuis son enfance, il était considéré comme un petit saint, dans sa famille et dans le village. Il fit ses études de théologie au Séminaire de Chieri et fut ordonné prêtre en 1833. Quatre mois plus tard, il s’installe au Collège Ecclésiastique pour perfectionner sa formation sacerdotale et pastorale. Il y restera toute sa vie ; entre-temps, il en devint le Recteur. Au Collège, on respirait la spiritualité de Saint Ignace et on suivait les directives théologiques et pastorales de Saint Alphonse Marie de Liguori.

L’enseignement y est donné avec grand soin et vise à former de bons confesseurs et d’habiles prédicateurs. Giuseppe étudie et approfondit la spiritualité de Saint François de Sales, qu’il transmettra par la suite, de façon particulière, à l’un de ses étudiants : Giovanni Bosco. Don Cafasso, son directeur spirituel de 1841 à 1860, a contribué à former et à orienter la personnalité et la spiritualité de Giovanni. Typique de son enseignement était l’insistance sur le devoir quotidien dans son rapport à la sainteté.

Le fondateur des Salésiens en a lui-même témoigné en ces termes : « La vertu extraordinaire de don Cafasso fut de pratiquer en permanence et avec une fidélité merveilleuse les vertus ordinaires. » Toujours attentif aux besoins des plus faibles, il visitait et aidait, même économiquement, les plus pauvres, leur apportant en même temps la consolation émanant de son ministère sacerdotal. 

Son apostolat consistait aussi dans l’accompagnement spirituel des prisonniers et des condamnés à mort, qu’il assiste jusqu’à leur dernière heure. Il est surnommé « l’aumônier des gibets » et est actuellement le saint protecteur des aumôniers de prison. Il donne l’absolution aux condamnés à mort, et comme ceux-ci sont exécutés tout de suite après, Giuseppe parle d’eux comme des saints pendus. 

Prudent et réservé, maître spirituel, il fut le directeur spirituel de prêtres, de laïcs, de personnalités politiques, de fondateurs. Don Cafasso soutint Don Bosco et la Congrégation salésienne, y compris matériellement, depuis le début. 

Après une courte maladie, il meurt d’une pneumonie, à l’âge de 49 ans à peine, le 23 juin 1860. C’est Don Bosco qui prononça l’homélie pour la messe de funérailles.

Giuseppe Cafasso fut béatifié en 1925, par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) qui le définit comme « la perle du clergé italien ». Sa canonisation eut lieu le 22 juin 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958). Ce dernier le présenta comme « un modèle de vie sacerdotale, père des pauvres, consolateur des malades, soutien des prisonniers, salut des condamnés à mort ». Le même Pape, dans son encyclique Menti Nostrae du 23 septembre 1950, l’a proposé comme modèle aux prêtres. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Giuseppe Cafasso

St Joseph Cafasso priez pour nous !

23.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,35-41. 

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Les Discours sur les psaumes, Psaume 25, n° 2 (trad. AELF rev.)

« Survient une violente tempête »

Nous aussi nous naviguons sur un lac où ne manquent ni vent ni tempêtes ; les tentations quotidiennes de ce monde submergent presque notre barque. D’où cela vient-il, sinon de ce que Jésus dort ? Si Jésus ne dormait pas en toi, tu ne subirais pas ces tempêtes, mais tu jouirais d’une grande tranquillité intérieure, parce que Jésus veillerait avec toi. Que veut dire ceci : Jésus dort ? Cela signifie que ta foi en Jésus est en sommeil. Les tempêtes du lac se soulèvent : tu vois prospérer les méchants et les bons souffrir ; c’est une tentation, un choc des flots. Et tu dis dans ton âme : « O Dieu, est-ce donc là ta justice, que les méchants prospèrent et que les bons soient abandonnés à la souffrance ? » Oui, tu dis à Dieu : « Est-ce donc là ta justice ? » Et Dieu te répond : « Est-ce donc là ta foi ? Que t’ai-je promis en effet ? Est-ce que tu t’es fait chrétien pour réussir en ce monde ? Tu es tourmenté par le sort des méchants ici-bas, alors que tu ne connais pas leur sort dans l’autre monde ? » D’où vient que tu parles ainsi et que tu sois secoué par les flots du lac et par la tempête ? C’est que Jésus dort, je veux dire que ta foi en Jésus s’est endormie dans ton cœur. Que feras-tu pour être délivré ? Réveille Jésus et dis-lui : « Maître, nous sommes perdus ». Les incertitudes de notre traversée du lac nous troublent ; nous sommes perdus. Mais lui s’éveillera c’est-à-dire que ta foi reviendra en toi ; et avec l’aide de Jésus, tu réfléchiras en ton cœur et tu remarqueras que les biens accordés aujourd’hui aux méchants ne dureront pas. Ces biens leur échappent pendant leur vie ou ils devront les abandonner au moment de leur mort. Pour toi, au contraire, ce qui t’est promis te restera pour l’éternité… Tourne donc le dos à ce qui tombe en ruine, et tourne ton visage vers ce qui demeure. Quand le Christ se réveillera, la tempête ne secouera plus ton cœur, les flots ne submergeront pas ta barque, parce que ta foi commandera aux vents et aux flots, et que le danger disparaîtra.

LECTURES :

Livre de Job 38,1.8-11. 

Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit :
Qui donc a retenu la mer avec des portes, quand elle jaillit du sein primordial ;
quand je lui mis pour vêtement la nuée, en guise de langes le nuage sombre ;
quand je lui imposai ma limite, et que je disposai verrou et portes ?
Et je dis : “Tu viendras jusqu’ici ! tu n’iras pas plus loin, ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots !”

Psaume 107(106),21a.22a.24.25-26a.27b.28-29.30-31. 

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
qu’ils offrent des sacrifices d’action de grâce,
ont vu les œuvres du Seigneur 
et ses merveilles parmi les océans.

Il parle, et provoque la tempête, 
un vent qui soulève les vagues :
portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes,
leur sagesse était engloutie.

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, 
et lui les a tirés de la détresse,
réduisant la tempête au silence, 
faisant taire les vagues.

Ils se réjouissent de les voir s’apaiser, 
d’être conduits au port qu’ils désiraient.
Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour, 
de ses merveilles pour les hommes.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,14-17. 

Frères, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.