Comme la Vierge, il est intimement lié au Mystère de l’Incarnation rédemptrice

Illustration
Ghirlandaio, La Nativité de saint Jean-Baptiste. © CC0/wikimedia

Comme la Vierge, il est intimement lié au Mystère de l’Incarnation rédemptrice

Jean Baptiste est le seul saint en dehors de la Vierge Marie dont nous célébrons la sainteté à sa naissance. Comme la Vierge, il se trouve intimement lié au Mystère de l’incarnation rédemptrice. L’évangile de l’enfance de saint Luc nous dit qu’au moment de l’épisode de la Visitation de la Vierge à sa cousine Élisabeth enceinte de Jean Baptiste, celui-ci bondit en son sein.

La Sainte Tradition a toujours reconnu le signe de la purification du précurseur, moment de grâce exceptionnelle. Par cette secrète rencontre à la fois providentielle et charismatique entre le Christ et son humble baptiseur, Jean Baptiste aurait en quelque sorte reçu la grâce du futur baptême de Jésus. Le passage de l’évangile de ce jour insiste sur le fait du nom de « Jean » imposé par l’ange lors de l’annonciation à Zacharie dans le Temple. Or, ce nom signifie justement : « le gracié », le porteur de la grâce. Après la Vierge, en effet, il est le premier gracié. Marie l’a été d’une manière spécifique, en tant que Mère du Rédempteur, avant même sa conception, comme elle le révélera beaucoup plus tard à sainte Bernadette.

La naissance de Jean Baptiste est donc liée, comme celle de la Vierge Marie, à l’incarnation du Christ Sauveur. Sa mission consistera à proclamer à ses contemporains que le temps promis de la grâce du Salut est arrivé. D’après le Cantique de Zacharie (son père), sa vocation sera de précéder le Messie Sauveur et de lui préparer les chemins spécialement par l’institution du baptême d’eau. La finalité de sa mission sera donc de manifester au peuple élu que le temps de la délivrance des péchés est advenu, car Dieu vient révéler au monde la magnificence de sa miséricorde par le pardon.

Comme la Vierge Marie, Jean Baptiste, par la grâce prophétique, a pu reconnaître que le Messie non seulement venait de Dieu, le représentait, mais qu’il était lui-même Dieu. Il venait partager la condition humaine déchue.

Frère Jean-Baptiste

Homélie de la Solennité Nativité de Saint Jean Baptiste – Samedi 24 juin 2023

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

24.06.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Marie-Guadelupe Garcia Zavala

Ste Marie-Guadelupe Garcia Zavala

V. ET FOND. († 1963)

Sainte María Guadalupe García Zavala
Vierge et fondatrice de la Congrégation :
« Servantes de Sainte-Marguerite Marie et des Pauvres »
(1878-1963) 

María Guadalupe García Zavala naît à Zapopan, Jalisco, au Mexique le 27 avril 1878, dans une famille de commerçants en articles religieux. 

Après une enfance pieuse, elle ressentit à 23 ans l’appel du Seigneur à se consacrer à la vie religieuse, avec une attention particulière à l’égard des malades et des pauvres. Son Directeur spirituel, le Père Iñiguez, qui souhaitait fonder une Congrégation religieuse pour prendre soin des malades à l’hôpital, l’invita à se joindre à lui. C’est ainsi qu’ils fondèrent la Congrégation des « Servantes de Sainte-Marguerite Marie et des Pauvres », à laquelle elle se dévoua corps et âme. 

Elle fut rapidement élue Supérieure de la Congrégation, charge qu’elle exerça toute sa vie. Au cours de la persécution contre l’Église catholique au Mexique, au péril de sa vie, elle cacha à l’intérieur de l’hôpital plusieurs prêtres, ainsi que l’Archevêque de Guadalajara, Mgr Orozco y Jimenez. Elle soignait cependant également les soldats qui persécutaient les religieux et les fidèles, sans établir de distinction. 

Au cours de sa vie, 11 fondations furent ouvertes au Mexique et, après sa mort, la Congrégation continua à se développer; elle compte actuellement 22 instituts, au Mexique, au Pérou, en Islande, en Grèce et en Italie. 

Elle mourut le 24 juin 1963 à Guadalajara, Jalisco, au Mexique, à l’âge de 85 ans. 

María Guadalupe García Zavala a été béatifiée le 25 avril 2004 à Rome, avec cinq autres Serviteurs de Dieu : le prêtre August Czartoryski; trois religieuses: Laura Montoya, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes; une laïque, Alexandrina Maria da Costa, par Saint Jean-Paul II, et canonisée, le 12 mai 2013, par le Saint Père François.

Sainte María Guadalupe García Zavala priez pour nous !

24.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66.80. 

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.


La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 293,3, pour la nativité de Jean Baptiste (trad. bréviaire 24/06)

« Sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : … il bénissait Dieu »

      Zacharie se tait et perd la parole jusqu’à la naissance de Jean, précurseur du Seigneur, qui lui rend la parole. Que signifie le silence de Zacharie sinon que la prophétie a disparu, et qu’avant l’annonce du Christ, elle est comme cachée et close ? Elle s’ouvre à son avènement, elle devient claire pour l’arrivée de celui qui était prophétisé. La parole rendue à Zacharie à la naissance de Jean correspond au voile déchiré à la mort de Jésus sur la croix (Mt 27,51). Si Jean s’était annoncé lui-même, la bouche de Zacharie ne se serait pas rouverte.       La parole lui est rendue à cause de la naissance de celui qui est la voix ; car on demandait à Jean, qui annonçait déjà le Seigneur : « Toi, qui es-tu ? » Et il a répondu : « Je suis la voix qui crie dans le désert ». La voix, c’est Jean, tandis que le Seigneur est la Parole : « Au commencement était le Verbe ». Jean, c’est la voix pour un temps ; le Christ, c’est le Verbe au commencement, c’est le Verbe éternel.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 49,1-6. 

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois.
Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Psaume 139(138),1-2.3b.13-14ab.14cd-15ab. 

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; 
de très loin, tu pénètres mes pensées.
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins, 
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres
toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi
quand j’étais façonné dans le secret.

Livre des Actes des Apôtres 13,22-26. 

En ces jours-là, dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a, pour nos pères, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : ‘J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.’
De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.” »
Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée. »