26.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,15-20. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.


C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ?
C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale n°4,1 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 63-64)

La grâce divine, une sage perspicacité et des yeux bien ouverts !

Le vice singe la vertu et l’ivraie s’efforce de passer pour du blé : l’apparence est semblable, mais le goût ne trompe pas les connaisseurs. Le diable se déguise aussi en ange de lumière, non pas pour revenir là où il fut (car il s’est rendu le cœur dur comme une enclume et sa précédente détermination est désormais irrévocable), mais pour environner des ténèbres de la cécité et de la pestilence de l’incrédulité ceux qui mènent une vie semblable à celle des anges. Nombreux sont les loups qui se promènent sous des peaux de brebis. Des brebis, ils ont pris seulement les peaux, pas les ongles ni les dents, mais vêtus de cette toison d’animal domestique et utilisant son apparence pour tromper les gens sans malice, ils laissent couler de leurs dents le virus mortel de l’impiété. Nous avons donc besoin de la grâce divine, d’une sage perspicacité et d’yeux bien ouverts, afin de n’être pas victimes de notre ignorance, en mangeant de l’ivraie pour du blé ; afin aussi de ne pas prendre le loup pour une brebis et devenir ainsi sa proie ; afin de ne pas nous imaginer le diable destructeur comme un ange bienfaisant, et nous faire dévorer. Car « il rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer » (1P 5,8), comme dit l’Écriture. Voilà pourquoi l’Église nous met en garde, voilà le pourquoi des présents enseignements, le pourquoi de l’institution de nos leçons.

LECTURES :

Deuxième livre des Rois 22,8-13.23,1-3. 

En ces jours-là, le grand prêtre Helcias dit au secrétaire Shafane : « J’ai trouvé le livre de la Loi dans la maison du Seigneur. » Et Helcias donna le livre à Shafane. Celui-ci le lut.
Puis, le secrétaire Shafane alla chez le roi et lui rendit compte de ce qui s’était passé. Il déclara : « L’argent trouvé dans la Maison, tes serviteurs l’ont versé et remis entre les mains des maîtres d’œuvre, préposés à la maison du Seigneur. »
Alors Shafane, le secrétaire, annonça au roi : « Le prêtre Helcias m’a donné un livre. » Et Shafane fit au roi la lecture de ce livre.
Après avoir entendu les paroles du livre de la Loi, le roi déchira ses vêtements.
Il donna cet ordre au prêtre Helcias, à Ahiqam, fils de Shafane, à Akbor, fils de Mikaya, au secrétaire Shafane, ainsi qu’à Asaya, serviteur du roi :
« Allez consulter le Seigneur pour moi, pour le peuple et pour tout Juda au sujet des paroles de ce livre qu’on vient de retrouver. La fureur du Seigneur est grande : elle s’est enflammée contre nous parce que nos pères n’ont pas obéi aux paroles de ce livre et n’ont pas pratiqué tout ce qui s’y trouve. »
Le roi fit convoquer auprès de lui tous les anciens de Juda et de Jérusalem.
Il monta à la maison du Seigneur avec tous les gens de Juda, tous les habitants de Jérusalem, les prêtres et les prophètes, et tout le peuple, du plus petit au plus grand. Il lut devant eux toutes les paroles du livre de l’Alliance retrouvé dans la maison du Seigneur.
Debout sur l’estrade, le roi conclut l’Alliance en présence du Seigneur. Il s’engageait à suivre le Seigneur en observant ses commandements, ses édits et ses décrets, de tout son cœur et de toute son âme, accomplissant ainsi les paroles de l’Alliance inscrites dans ce livre. Et tout le peuple s’engagea dans l’Alliance.

Psaume 119(118),33-34.35-36.37.40. 

Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; 
à les garder, j’aurai ma récompense.
Montre-moi comment garder ta loi, 
que je l’observe de tout cœur.

Guide-moi sur la voie de tes volontés, 
là, je me plais.
Incline mon cœur vers tes exigences, 
non pas vers le profit.

Détourne mes yeux des idoles : 
que tes chemins me fassent vivre.
Vois, j’ai désiré tes préceptes : 
par ta justice fais-moi vivre.

L’homme le plus âgé du monde priait le rosaire deux fois par jour

© Shutterstock/Sarath_Civic
© Shutterstock/Sarath_Civic

L’homme le plus âgé du monde priait le rosaire deux fois par jour

Juan Vicente Pérez Mora, qui priait le rosaire deux fois par jour et qui était à sa mort l’homme le plus âgé du monde, est décédé le 2 avril 2024, quelques semaines avant son 115e anniversaire. Il n’a détenu le titre d’homme le plus âgé du monde que pendant quelques années. Le Livre Guinness des records lui a décerné cette distinction le 4 février 2022, alors qu’il était âgé de 112 ans et 253 jours.

Né le 27 mai 1909 au Venezuela, Juan  est le neuvième des dix enfants d’Eutiquio del Rosario Pérez Mora et d’Edelmira Mora. En 1914, la famille déménage à Los Pajuiles, un village de San José de Bolivar. À l’âge de 5 ans, Juan commence à travailler avec son père et ses frères et sœurs dans l’agriculture, en particulier dans la récolte du café et de la canne à sucre.

À 10 ans, il commence l’école, mais ne peut y aller que pendant cinq mois, car son instituteur est tombé gravement malade. Cependant, Juan a pu apprendre à lire et à écrire grâce à un livre que son maître lui a donné avant que sa santé ne décline.

Il a été marié à Ediofina del Rosario García pendant 60 ans. Elle est décédée en 1997. Le couple a eu six fils et cinq filles. La famille s’est agrandie et compte aujourd’hui 42 petits-enfants, 18 arrière-petits-enfants et 12 arrière-arrière-petits-enfants.

Au sein de sa famille, Juan était connu pour sa foi. Il s’efforçait d’établir une relation solide avec Dieu et ses proches, et il priait le rosaire deux fois par jour. Il a déclaré au Livre Guinness des records que son secret de longévité était de « travailler dur, de se reposer pendant les vacances, de se coucher tôt, de boire un verre d’aguardiente [une liqueur forte fabriquée à partir de canne à sucre] tous les jours, d’aimer Dieu et de toujours le porter dans son cœur ».

Francesca Pollio Fenton, CNA staff, 4 avril 2024 

www.catholicnewsagency.com

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.06.2024 – SAINT DU JOUR

St Maxime

St Maxime

ÉVÊQUE († 420)

Saint Maxime de Turin
Ier évêque de la ville

Maxime, Ier évêque de Turin, florissait au Ve siècle. On pense, d’après quelques passages de ses homélies, qu’il était né à Verceil. Il avait fait dans sa jeunesse une étude approfondie des Écritures et dès qu’il fut élevé au sacerdoce, il signala son zèle pour la foi chrétienne par de continuelles prédications dans les diverses provinces de la Lombardie. Il assista, comme évêque, au Concile de Milan en 451 et il souscrivit à celui de Rome en 465, immédiatement après le pape saint Hilaire, ce qui prouve qu’il était le plus âgé de tous les prélats ; on croit qu’il mourut peu de temps après son retour dans son diocèse. 

Il nous reste de saint Maxime de Turin un grand nombre de sermons, dont plusieurs avaient été attribuées à saint Ambroise, à saint Augustin, à Eusèbe d’Émèse, sur les principales fêtes de l’année et sur différents sujet de morale. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>>  Saint Maxime de Turin 

Saint Maxime de Turin priez pour nous !

25.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.
Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »
Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Guigues le Chartreux (?-1188)

prieur de la Grande Chartreuse

Lettre sur la vie contemplative, 3, 6-7 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche L37 ; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

Cherchez en lisant, frappez en priant et vous entrerez en contemplant !

La douceur de la vie bienheureuse est recherchée dans la lecture, trouvée dans la méditation, demandée dans la prière, et savourée dans la contemplation. C’est pourquoi le Seigneur lui-même dit : « Cherchez et vous trouverez, frappez et on vous ouvrira » (Mt 7,7). Cherchez en lisant, vous trouverez en méditant. Frappez en priant, vous entrerez en contemplant. La lecture présente en quelque sorte une nourriture solide à la bouche, la méditation la mâche et la broie, la prière obtient le sens du goût, la contemplation est la douceur même qui réjouit et refait. La lecture atteint l’écorce, la méditation pénètre la moelle, la prière exprime le désir, et la contemplation savoure la douceur obtenue. L’esprit voit qu’il ne peut atteindre par lui-même la douceur tant désirée de la connaissance et de l’expérience. Plus son cœur devient profond, plus la hauteur de Dieu lui paraît lointaine. Il s’humilie alors et se réfugie dans la prière. (…) “J’ai longtemps médité en mon cœur, et un feu s’est allumé dans ma méditation : le désir de te connaître davantage. Quand tu romps pour moi le pain de la sainte Écriture, tu m’es connu dans cette fraction du pain (cf. Lc 24, 30-35). Et plus je te connais, plus je désire te connaître, non seulement dans l’écorce de la lettre mais dans la saveur de l’expérience. Je ne demande pas cela, Seigneur, en raison de mes mérites, mais à cause de ta miséricorde. J’avoue, en effet, que je suis pécheur et indigne, mais « les petits chiens eux-mêmes mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres » (Mt 15,27). Donne-moi donc, Seigneur, les gages de l’héritage futur, une goutte au moins de la pluie céleste pour rafraîchir ma soif, car je brûle d’amour.”

LECTURES :

Deuxième livre des Rois 19,9b-11.14-21.31-35a.36. 

En ces jours-là, Sennakérib, roi d’Assour, envoya des messagers dire à Ézékias :
« Vous parlerez à Ézékias, roi de Juda, en ces termes : Ne te laisse pas tromper par ton Dieu, en qui tu mets ta confiance, et ne dis pas : “Jérusalem ne sera pas livrée aux mains du roi d’Assour !”
Tu sais bien ce que les rois d’Assour ont fait à tous les pays : ils les ont voués à l’anathème. Et toi seul, tu serais délivré ? »
Ézékias prit la lettre de la main des messagers ; il la lut. Puis il monta à la maison du Seigneur, déplia la lettre devant le Seigneur,
et, devant lui, pria en disant : « Seigneur, Dieu d’Israël, toi qui sièges sur les Kéroubim, tu es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre, c’est toi qui as fait le ciel et la terre.
Prête l’oreille, Seigneur, et entends, ouvre les yeux, Seigneur, et vois ! Écoute le message envoyé par Sennakérib pour insulter le Dieu vivant.
Il est vrai, Seigneur, que les rois d’Assour ont ravagé les nations et leur territoire,
et brûlé leurs dieux : en réalité, ce n’étaient pas des dieux, mais un ouvrage de mains d’hommes, fait avec du bois et de la pierre ; c’est pourquoi ils ont pu les faire disparaître.
Maintenant, je t’en supplie, Seigneur notre Dieu, sauve-nous de la main de Sennakérib, et tous les royaumes de la terre sauront que tu es, Seigneur, le seul Dieu ! »
Alors le prophète Isaïe, fils d’Amots, envoya dire à Ézékias : « Ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : J’ai entendu la prière que tu m’as adressée au sujet de Sennakérib, roi d’Assour.
Voici la parole que le Seigneur a prononcée contre lui : Elle te méprise, elle te nargue, la vierge, la fille de Sion. Elle hoche la tête pour se moquer de toi, la fille de Jérusalem.
Oui, un reste sortira de Jérusalem, et des survivants, de la montagne de Sion. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur !
Et voici ce que dit le Seigneur au sujet du roi d’Assour : Il n’entrera pas dans cette ville, il ne lui lancera pas une seule flèche, il ne lui opposera pas un seul bouclier, il n’élèvera pas un seul remblai :
il retournera par le chemin par lequel il est venu. Non, il n’entrera pas dans cette ville, – oracle du Seigneur.
Je protégerai cette ville, je la sauverai à cause de moi-même et à cause de David mon serviteur. »
La nuit même, l’ange du Seigneur sortit et frappa cent quatre-vingt-cinq mille hommes dans le camp assyrien.
Sennakérib, roi d’Assour, plia bagage et s’en alla. Il revint à Ninive et y demeura.

Psaume 48(47),2-3ab.3cd-4.10.11c-12a. 

Il est grand, le Seigneur, hautement loué, 
dans la ville de notre Dieu,
sa sainte montagne, altière et belle,
joie de toute la terre.

La montagne de Sion, c’est le pôle du monde,
la cité du grand roi ;
Dieu se révèle, en ses palais, 
vraie citadelle.

Dieu, nous revivons ton amour 
au milieu de ton temple.
Ta main droite qui donne la victoire
réjouit la montagne de Sion.