01.07.2024 – SAINT DU JOUR

St Olivier Plunkett

ÉVÊQUE ET MARTYR († 1681)

Saint Olivier Plunkett (ou Plunket)
Archevêque et martyr
(1629 – 1681) 

Olivier Plunkett (ou Plunket) naît en Irlande le 1er novembre 1629. Il a été élevé par son oncle bénédictin à Dublin. À 16 ans il part à Rome en vue de faire des études de théologie à l’Irish College. Il y reçoit la prêtrise puis revient dans son pays. 

En 1670, il est nommé archevêque d’Armagh et primat d’Irlande. Allant dans les montagnes et les forêts à la recherche de son peuple, il confirme 10.000 fidèles en trois mois. Mais, dans le contexte de querelles anglo-irlandaises, il est calomnié et accusé d’avoir préparé un débarquement de soldats français.

Transféré à Londres en 1678, il resta 3 ans en prison avant d’être condamné à être « pendu, vidé et démembré ». Il eut à subir de nombreuses tortures mais ne cessa de rendre grâce à Dieu. Olivier remercia le juge et dit à tous ceux qui l’avaient calomnié : « Je suis heureux d’aller auprès du Christ dont je vous ai tant parlé ». 

Il meurt le 11 juillet 1681 à Londres (1er juillet, selon l’ancien calendrier). Son corps repose dans l’abbaye de Downside (Comté de Wilts, Angleterre) tandis que sa tête est enchâssée à Drogheda (Comté de Meath, Irlande). Il est le dernier catholique livré au martyre à Tyburn.

Olivier Plunkett a été béatifié le 23 mai 1920, à Rome, par le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa 1914-1922), et canonisé le 12 octobre 1975 par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978).
Il est fêté le 12 juillet en Irlande et au 1er juillet au Martyrologe romain.

Saint Olivier Plunkett priez pour nous !

01.07.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,18-22. 

En ce temps-là, Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive.
Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »
Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »


Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650)

moine au Mont Sinaï

L’Échelle sainte, 2e degré (Coll. SO n° 24, trad. P. Deseille, éd. Bellefontaine, 1978 ; p. 43-44 ; rev.)

« Laisse les morts enterrer leurs morts »

« Celui qui aime véritablement le Seigneur, qui recherche véritablement la possession du Royaume à venir, qui éprouve véritablement le regret de ses péchés, qui est véritablement parvenu à se souvenir du châtiment et du jugement éternel, qui est véritablement animé de la crainte de sa propre fin, celui-là n’aura plus ni amour, ni souci, ni préoccupation pour l’argent, pour les richesses, pour ses parents, pour la gloire du monde, pour ses amis, pour ses frères, ou pour quoi que ce soit sur la terre. Mais, ayant rejeté et haï toute attache et tout souci concernant tout cela, et plus encore sa propre chair, il suivra le Christ, nu, sans soucis, avec empressement, regardant sans cesse vers le ciel, en attendant de là tout secours, selon les paroles du saint roi : « Je ne me suis pas lassé de te suivre, et je n’ai pas désiré le jour ni le repos de l’homme, Seigneur ! » (cf. Jr 17,16 LXX). C’est une grande honte si, après avoir abandonné tout ce que je viens de dire, à l’appel non d’un homme mais du Seigneur, nous nous préoccupons de quelque autre chose qui ne saurait nous être d’aucune utilité à l’heure du besoin, c’est-à-dire au moment de la mort. Car c’est là ce que le Seigneur appelait « regarder en arrière et n’être pas digne du Royaume des Cieux » (Lc 9,62). Le Seigneur connaissait bien notre fragilité dans les commencements, et savait avec quelle facilité le séjour parmi les gens du monde ou leur conversation nous porteraient de nouveau vers le monde ; c’est pourquoi, à celui qui leur demandait : « Permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon Père », il répondit : « Laisse les morts ensevelir les morts » (Mt 8,22). (…) Nous qui avons résolu de poursuivre notre course avec ardeur et promptitude, soyons très attentifs à la condamnation que le Seigneur a portée contre tous ceux qui vivent dans le monde, et, vivants, sont morts, quand il dit : « Laisse ceux qui sont dans le monde et sont morts, ensevelir ceux qui sont morts corporellement » (cf. Mt 8,22).

LECTURES :

Livre d’Amos 2,6-10.13-16. 

Ainsi parle le Seigneur : À cause de trois crimes d’Israël, et même de quatre, je l’ai décidé sans retour ! Ils vendent le juste pour de l’argent, le malheureux pour une paire de sandales.
Ils écrasent la tête des faibles dans la poussière, aux humbles ils ferment la route. Le fils et le père vont vers la même fille et profanent ainsi mon saint nom.
Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu’ils ont pris en gage. Dans la maison de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu’ils ont frappés d’amende.
Moi, pourtant, j’avais détruit devant eux l’Amorite, dont la stature égalait celle des cèdres et la vigueur, celle des chênes ! Je l’avais anéanti de haut en bas, depuis les fruits jusqu’aux racines.
Moi, je vous avais fait monter du pays d’Égypte et je vous avais, pendant quarante ans, conduits à travers le désert, pour vous donner en héritage le pays de l’Amorite.
Eh bien, moi, maintenant, je vous écraserai sur place, comme un char plein de gerbes écrase tout sur son passage.
L’homme le plus rapide ne pourra pas fuir, le plus fort ne pourra pas montrer sa vigueur, même le héros ne sauvera pas sa vie.
L’archer ne tiendra pas, le coureur n’échappera pas, le cavalier ne sauvera pas sa vie.
Le plus brave s’enfuira tout nu, ce jour-là, – oracle du Seigneur.

Psaume 50(49),16bc-17.18-19.20-21ab.21cd-22.23. 

« Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches 
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Si tu vois un voleur, tu fraternises, 
tu es chez toi parmi les adultères ;
tu livres ta bouche au mal, 
ta langue trame des mensonges.

« Tu t’assieds, tu diffames ton frère, 
tu flétris le fils de ta mère.
« Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?

Penses-tu que je suis comme toi ?
Je mets cela sous tes yeux, et je t’accuse.
Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu : 
sinon je frappe, et pas de recours !

« Qui offre le sacrifice d’action de grâce, 
celui-là me rend gloire : 
sur le chemin qu’il aura pris, 
je lui ferai voir le salut de Dieu. »

Deux prêtres gréco-catholiques parmi dix civils ukrainiens relâchés

Le nonce Visvaldas Kulbokas et les deux prêtres de l’Église greco-catholique ukrainienne libérés Ivan Levytskyi et Bohdan Heleta.  

Deux prêtres gréco-catholiques parmi dix civils ukrainiens relâchés

Dix prisonniers ont été libérés par la Russie le vendredi 28 juin a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Parmi eux, deux prêtres de l’Église greco-catholique emprisonnés en novembre 2022. Le Pape François s’est réjoui de cette libération lors de l’Angélus de ce samedi 29 juin, à l’occasion de la fête de saint Pierre et saint Paul.

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

«Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit: “Lève-toi vite“. Les chaînes lui tombèrent des mains.» Tiré des Actes des Apôtres (12,7), le récit de la délivrance de saint Pierre de sa prison a été lu lors de la messe de la solennité de saint Pierre et saint Paul ce samedi 29 juin.

Cette libération biblique résonne avec une autre libération, celle de huit civils ukrainiens et, deux prêtres de l’Église gréco-catholique, appartenant à la Congrégation missionnaire du Très Saint Rédempteur.

Accusés d’activités subversives et de guérilla

Depuis le 16 novembre 2022, les pères Ivan Levytskyi et Bohdan Heleta étaient détenus dans les prisons russes. Le curé et le vicaire de l’église de la Nativité-de-la-Sainte-Mère-de-Dieu avaient été arrêtés dans leur paroisse à Berdiansk, près de Marioupol, au sud-est du pays. Selon le communiqué de l’Église gréco-catholique ukrainienne, «des objets militaires ont été placés dans l’église pour les accuser de possession illégale d’armes». Une accusation qu’avait aussitôt démentie leur Congrégation. 

De plus, le communiqué continue: «selon certaines informations, les deux prêtres ont été torturés sans pitié pour leur arracher des aveux de crimes qu’ils n’avaient jamais commis».

Pendant de longs mois, aucune nouvelle ne filtrait concernant les deux prêtres. L’archevêque majeur de l’Église gréco-catholique ukrainienne, Sa Béatitude Sviatoslav Shevchuk, a appris en mai dernier qu’ils étaient vivants et a repris espoir. La machine diplomatique du Saint-Siège s’est ensuite mise en marche pour négocier une libération.

«Je tiens également à saluer les efforts déployés par le Saint-Siège pour ramener ces personnes chez elles», a ainsi écrit dans un post sur le réseau social X, le président Volodymyr Zelensky.

Les 10 prisonniers ukrainiens relâchés.

Les 10 prisonniers ukrainiens relâchés. 

Un accord secret

Le nonce apostolique Visvaldas Kulbokas a accueilli les libérés dont les deux Rédemptoristes à leur arrivée en Ukraine ce samedi 29 juin à 2h du matin. Aux côtés des deux prêtres libérés se trouvaient cinq personnes arrêtées en Biélorussie mais également deux ukrainiens retenus depuis 2017 ou 2018, ajoute le président ukrainien.

Lors de l’Angélus ce samedi 29 juin, le Pape François s’est félicité de la libération de ces dix civils et plus particulièrement des deux prêtres. «Que tous les prisonniers de cette guerre rentrent bientôt chez eux», a-t-il souhaité. Depuis le début de la guerre en Ukraine, le Saint-Siège s’engage pour la libération des prisonniers, notamment à travers le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin et le cardinal Matteo Zuppi, qui fut envoyé spécial du Pape pour la paix.

Si les échanges de prisonniers soldats sont fréquents entre la Russie et l’Ukraine, la libération de civils est plutôt rare. Les accords d’échanges ou de libération restent d’ailleurs très souvent secrets.

Source : VATICANNEWS, le 29 juin 2024

En préparation au Jubilé, le Pape invite à construire une société aux portes ouvertes

Le Pape François, lors de la messe de la solennité des saints Pierre et Paul, avec bénédiction et remise des Pallium aux nouveaux archevêque, samedi 29 juin 2024.  (AFP or licensors)

En préparation au Jubilé, le Pape invite à construire une société aux portes ouvertes

En la solennité des saints Pierre et Paul, le Pape François a célébré samedi la messe au cours de laquelle il a béni et remis aux nouveaux Archevêques le Pallium, ornement distinctif des Métropolitains. En préparation au Jubilé 2025, François a particulièrement invité à s’arrêter sur l’image de la porte, exhortant les nouveaux archevêques à être œuvrer «à la construction d’une Église et d’une société aux portes ouvertes».

Stanislas Kambashi, SJ – Cité du Vatican

42 nouveaux archevêques métropolitains des cinq continents ont reçu le Pallium des mains du Pape François, comme il est de tradition le 29 juin de chaque année en la solennité des saints Pierre et Paul. Dans son homélie, le Saint Père a invité à regarder les deux Apôtres et à se laisser inspirer par leur histoire. En proposant de méditer sur les portes qui s’ouvrent dans l’histoire de Pierre et Paul, le Saint Père s’est particulièrement arrêté sur l’image de la porte, à six mois de l’ouverture de l’année jubilaire.

Dieu ouvre les portes devant nous et nous précède toujours

Dans la première lecture, a fait remarquer le Pape, le récit de la libération de Pierre de la prison contient de nombreuses images qui rappellent l’expérience de la Pâques juive, et donc de la libération d’Israël de l’esclavage. La libération de Pierre est donc un nouvel exode, car Dieu libère son Église, son peuple enchainé, en se montrant de nouveau «comme le Dieu de la miséricorde qui soutient sa marche». Après l’ouverture miraculeuse de la porte de la prison, le portail de fer donnant à la ville s’ouvre de lui-même devant Pierre et l’Ange. Alors que l’Évangile de cette solennité nous rapporte que les clefs du Royaume ont été confiées à Pierre par Jésus, l’apôtre fait l’expérience du Seigneur qui ouvre les portes en premier. C’est Dieu qui ouvre le chemin et nous précède toujours, a affirmé François.

Des portes ouvertes à l’Apôtre Paul pour annoncer l’Evangile

Dans son chemin, l’Apôtre Paul fait lui aussi l’expérience pascale, a poursuivi le Pape. Sa rencontre avec le Ressuscité sur la route de Damas l’a transformé. La contemplation continuelle du Christ crucifié lui a fait découvrir la grâce de la faiblesse, mais aussi de la force du Christ qui vit en lui. L’Apôtre des gentils ne vit pourtant pas «une religiosité intimiste et consolatrice», comme certaines communautés qui veulent nous présenter aujourd’hui «une spiritualité de salon», a regretté François. La rencontre avec le Seigneur allume plutôt dans sa vie un zèle pour l’évangélisation, comme lui-même le reconnaîtra à la fin de sa vie. «Pour raconter comment le Seigneur lui a donné tant de possibilités d’annoncer l’Évangile –constate François– Paul utilise l’image des portes ouvertes». À son arrivée à Antioche avec Barnabé, il raconta comment Dieu avait ouvert aux nations la porte de la foi. Devant la communauté de Corinthe, il exprima sa joie du fait qu’une porte s’était ouverte toute grande à son activité. Aux Colossiens, il demanda des prières afin que Dieu puisse ouvrir une porte à leur parole et pour annoncer le mystère du Christ.

Se préparer au Jubilé en ouvrant les portes de notre cœur

Partant de l’expérience de grâce qu’ont fait les deux Apôtres Pierre et Paul, le Saint Père a souligné qu’ils «ont touché du doigt l’œuvre de Dieu, qui a ouvert les portes de leur prison intérieure, ainsi que des prisons réelles où ils étaient enfermés à cause de l’Évangile». Il a également ouvert devant eux les portes de l’évangélisation, les portant à expérimenter la joie de l’annonce aux frères et sœurs des communautés naissantes, à qui ils ont apporté l’espérance de l’Évangile. Mais certaines communautés n’apprennent toujours pas cette sagesse d’ouvrir les portes, a de nouveau regretté le Saint Père.

En communion avec le successeur de Pierre

S’exprimant sur les Archevêques Métropolitains nommés dans le cours de l’année dernière, à qui il devait remettre le Pallium, le Pape a rappelé la communion avec le successeur de Pierre. «À l’exemple du Christ, porte de brebis, ils sont appelés à être des pasteurs zélés qui ouvrent les portes de l’Évangile et qui, par leur ministère, contribuent à la construction d’une Église et d’une société aux portes ouvertes», a indiqué François.

Le Saint Père a conclu son homélie en saluant la délégation du Patriarcat Œcuménique. «Merci d’être venus manifester le désir commun d’une pleine communion entre nos Églises», a déclaré François, avant d’adresser une salutation cordiale au Patriarche Œcuménique Bartholomée, qu’il a remercié vendredi, en recevant cette délégation, pour son invitation à célébré ensemble le 1700e anniversaire du premier concile œcuménique, celui de Nicée, l’an prochain.

Source : VATICANNEWS, le 29 juin 2024

30.06.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: nous avons besoin d’une Église qui ne traite personne d’«impur»

Pour le dernier Angélus du mois de juin, le Pape François s’est inspiré des deux miracles racontés dans l’Évangile de Marc: la fille de Jaïre et la femme atteinte de saignements. Alors que ces deux femmes sont considérées comme impures, l’une malade et l’autre morte, François souligne que «Jésus se laisse toucher et n’a pas peur de toucher». Le Saint-Père a invité les fidèles à n’exclure personne afin que chacun, dans la société et dans l’Église se sente accueilli et aimé. 

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

En commençant son Angélus de ce dimanche 30 juin, le Pape François est revenu sur les «deux miracles qui semblent s’entrecroiser» dans l’Évangile de ce 13e dimanche du Temps Ordinaire. D’abord, la fille de Jaïre, l’un des chefs de la synagogue, qui est gravement malade. Puis sur le chemin de la maison de Jaïre, une femme atteinte de ménorragie depuis une douzaine d’années.

La femme touche le manteau du Christ et il s’arrête pour la guérir. De même, alors que la fille de Jaïre est déjà décédée quand Jésus arrive, «Jésus ne s’arrête pas, il entre dans la maison, va dans la chambre de la jeune fille, la prend par la main et la soulève, la ramenant à la vie», souligne le Pape.

Dieu ne sépare pas les purs et les impurs

Dans sa réflexion avant la prière de l’Angélus, François fait remarquer que ces deux guérisons se produisent par un contact physique, à travers le manteau ou la main de la petite fille. Pour le Saint-Père, ce contact est important car ces deux femmes «sont considérées comme impures et il ne peut donc y avoir de contact physique avec elles». La réaction de Jésus est à l’opposé de ce que les contemporain attendent: «Jésus se laisse toucher et n’a pas peur de toucher».

Dans cette société de l’époque, fortement imprégnée par la culture et la religion juive, la distinction entre pur et impur est centrale. En effet, pour les juifs, la source de l’impureté étant la mort, toutes les personnes en contact avec un cadavre, les femmes pendant la période menstruelle, les malades atteintes de lèpre… sont considérés comme impurs.

Pour François, avant la guérison physique, Jésus «remet en question une fausse conception religieuse, selon laquelle Dieu sépare les purs d’un côté et les impurs de l’autre». Le Saint-Père poursuit: «Dieu ne fait pas cette séparation, car nous sommes tous ses enfants, et l’impureté ne vient pas de la nourriture, de la maladie ou même de la mort, mais d’un cœur impur».

Des religieuses assistant à la prière de l'Angélus.
Des religieuses assistant à la prière de l’Angélus. 

Dieu ne discrimine personne

L’Évangile de ce dimanche 30 juin affirme la proximité de Dieu, selon François, dans toutes les situations humaines.

“Face à la souffrance du corps et de l’esprit, aux blessures de l’âme, aux situations qui nous écrasent, et même face au péché, Dieu ne nous tient pas à distance, il n’a pas honte de nous, il ne nous juge pas; au contraire, il s’approche pour se laisser toucher et nous toucher, et il nous relève toujours de la mort.”

Le Saint-Père a alors demandé aux fidèles réunis place Saint-Pierre de retenir l’image que Jésus donne dans cet épisode du Nouveau Testament: «Dieu est celui qui te prend par la main et te relève, celui qui se laisse toucher par ta douleur et te touche pour te guérir et te redonner la vie». «Il ne discrimine personne parce qu’il aime tout le monde», a-t-il ajouté.

Une Église qui n’exclue personne

Depuis la fenêtre du Palais apostolique, le Souverain pontife a interpellé les membres de l’Église: «Entrons-nous en relation avec nos frères et sœurs, en leur tendant la main pour qu’ils se relèvent, ou gardons-nous nos distances et étiquetons-nous les gens selon nos goûts et nos préférences?».  

En concluant, François a rappelé que «nous avons besoin d’une Église et d’une société qui n’excluent personne, qui ne traitent personne d' »impur »», exactement à l’image de Jésus dans l’Évangile.

Source : VATICANNEWS, le 30 juin 2024

Pour vivre dans l’Esprit, vivre en Marie !

Illustration
© Shutterstotck/Nancy Baueuer

Pour vivre dans l’Esprit, vivre en Marie !

Pour vivre dans l’Esprit, vivre en Marie ! La perspective pourra étonner mais elle n’est pas nouvelle. De grands témoins de l’Esprit tels que Marthe Robin, Maximilien Kolbe, le Père Marie-Eugène et bien sûr Louis-Marie Grignion de Montfort ont contribué dans la période moderne à mettre en valeur la place de la Vierge Marie dans le plan de salut des hommes.
 

Le « secret de Marie », c’est que Marie est elle-même le secret de Dieu. Dieu donne à Marie d’enfanter le Verbe en elle et d’enfanter le Verbe en nous, de nous enfanter à la vie dans l’Esprit

La joie de Dieu fut de « livrer » son Fils entre les mains de la Vierge Marie pour qu’elle soit sa Mère. En retour, si je veux devenir fils dans le Fils, je suis invité par le Christ à me livrer à Marie « la Mère » (Jn 19,26). (…) Plus, dans ma prière, je prie Marie, je la contemple, je l’aime, plus Dieu en est adoré même si dans ce temps de prière mon cœur demeure tout occupé en Marie.

Le Je vous salue Marie, prière mariale par excellence, est inséparablement une prière christologique : « Et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni. » Comment pourrions-nous détacher la Mère du Fils ? Plus je me donne à Marie, plus elle me donne à Dieu. Plus je me donne à Marie, plus je permets à l’Esprit Saint de m’imprégner.

Père Joël Guibert

Renaître d’en haut, Une vie renouvelée par l’Esprit Saint, Ed. de l’Emmanuel, 2008, chap. 15, pp. 311-313. (extraits)

http://perejoel.com/

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie