Martyrologe Romain : Mémoire des premiers saints martyrs de la sainte Église romaine.
En 64, après l’incendie de la ville de Rome, l’empereur Néron accusa faussement les chrétiens de ce forfait et en fit cruellement périr un grand nombre : les uns, revêtus de peaux de bêtes, furent exposés aux morsures des chiens ; d’autres crucifiés ; d’autres transformés en torches, afin qu’à la chute du jour ils servent d’éclairage nocturne dans le cirque.
Tous étaient disciples des Apôtres ; ils furent les premiers des martyrs que l’Église romaine offrit au Seigneur.
Saints et Premiers Martyrs de l’Église de Rome priez pour nous !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,21-43.
En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Jean-Paul II (1920-2005)
pape
Discours aux jeunes du Chili 02/04/1987 (trad. DC 1939, p. 481)
« Aussitôt la jeune fille se leva »
Le Christ entre dans la maison où se trouve la jeune fille, la prend par la main et lui dit : « Petite fille, je te le dis, lève-toi ! »… Chers jeunes, le monde a besoin de votre réponse personnelle aux paroles de vie du Maître : « Je te le dis, lève-toi ! » Nous voyons comment Jésus vient à la rencontre de l’humanité dans les situations les plus difficiles et les plus pénibles. Le miracle accompli dans la maison de Jaïre nous montre son pouvoir sur le mal. Il est le Seigneur de la vie, le vainqueur de la mort… Mais nous ne pouvons pas oublier que, selon ce que nous enseigne la foi, la cause première du mal, de la maladie, de la mort même, c’est le péché en ses différentes formes. Dans le cœur de chacun et de chacune de nous se cache cette maladie qui nous touche tous : le péché personnel, qui s’enracine de plus en plus dans les consciences à mesure que se perd le sens de Dieu. Oui, chers jeunes, veillez à ne pas laisser s’affaiblir en vous le sens de Dieu. On ne peut pas vaincre le mal par le bien si l’on n’a pas ce sens de Dieu, de son action, de sa présence, qui nous invite à parier toujours sur la grâce, sur la vie, contre le péché, contre la mort. Le sort de l’humanité est en jeu… Il s’ensuit que nous devons voir les implications sociales du péché pour construire un monde digne de l’homme. Il y a des maux sociaux qui créent une véritable « communion du péché » parce que, en même temps que l’âme, ils abaissent l’Église et d’une certaine manière le monde entier… Chers jeunes, combattez le bon combat de la foi (1Tm 6,12) pour la dignité de l’homme, pour la dignité de l’amour, pour une vie noble, une vie d’enfants de Dieu. Vaincre le péché à l’aide du pardon de Dieu est une guérison, c’est une résurrection. N’ayez pas peur des exigences de l’amour du Christ. Craignez, au contraire, la pusillanimité, la légèreté, la recherche de vos intérêts propres, l’égoïsme, tout ce qui veut faire taire la voix du Christ qui, s’adressant à chacun de nous, répète : « Je te le dis, lève-toi ».
LECTURES :
Livre de la Sagesse 1,13-15.2,23-24.
Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie : on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir. La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre, car la justice est immortelle. Or, Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il a fait de lui une image de sa propre identité. C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde ; ils en font l’expérience, ceux qui prennent parti pour lui.
Psaume 30(29),2.4.5-6ab.6cd.12.13.
Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé, tu m’épargnes les rires de l’ennemi. Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.
Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie.
Avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie. Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie.
Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi, et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 8,7.9.13-15.
Frères, puisque vous avez tout en abondance, la foi, la Parole, la connaissance de Dieu, toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous, qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux ! Vous connaissez en effet le don généreux de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, il s’agit d’égalité. Dans la circonstance présente, ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins, afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance puisse combler vos besoins, et cela fera l’égalité, comme dit l’Écriture à propos de la manne : Celui qui en avait ramassé beaucoup n’eut rien de trop, celui qui en avait ramassé peu ne manqua de rien.
Angélus: à l’école de Pierre, permettre à chacun la rencontre avec le Christ
Ce samedi 29 juin, jour de la Solennité des saints apôtres Pierre et Paul, le Pape François a présidé la prière de l’Angélus place Saint-Pierre. Reprenant l’image des clés que Jésus confie à Pierre, le Saint-Père a encouragé à ouvrir les portes de l’Église à tous, sans en limiter l’accès à quelques invités sélectionnés.
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Après la célébration de la messe dans la basilique Saint-Pierre, le Pape François a présidé la traditionnelle prière de l’Angélus depuis la place Saint-Pierre, devant de nombreux fidèles. Sous une chaleur étouffante, le Pape a proposé une réflexion sur les clés données par Jésus à Pierre.
Les clés de saint Pierre
Dans l’Évangile de Matthieu, Jésus dit à Simon appelé Pierre: «Je te donnerai les clés du Royaume des cieux» (Mt 16, 19). François a ainsi souligné que saint Pierre est souvent représenté avec deux clés, une en or et l’autre en argent: «ces clés représentent le ministère d’autorité que Jésus lui a confié pour servir toute l’Église». Mais, a-t-il précisé, «l’autorité est un service, et une autorité qui n’est pas un service est une dictature».
Ces clés ouvrent le Royaume des Cieux «que Jésus ne décrit pas comme un coffre-fort ou une chambre forte, mais avec d’autres images: une petite graine, une perle précieuse, un trésor caché, une poignée de levain (cf. Mt 13, 1-33), c’est-à-dire comme quelque chose de précieux et de riche, certes, mais en même temps de petit et de discret», a tenu à préciser le Successeur de Pierre. Pour y parvenir, il n’est donc nul besoin «d’actionner des mécanismes et des serrures de sécurité, mais de cultiver des vertus telles que la patience, l’attention, la constance, l’humilité», a poursuivi François.
Ouvrir les portes du Royaume des Cieux
De plus, ces clés ne doivent pas servir à fermer les portes et à les réserver à «quelques invités sélectionnés», a souligné le Saint-Père, mais au contraire, elles doivent être accessible au plus grand nombre, afin «d’aider tout le monde à trouver son chemin, dans la fidélité à l’Évangile de Jésus». «À tous, à tous, à tous», a-t-il insisté.
François a d’ailleurs érigé saint Pierre comme exemple de cette attitude ouverte, d’abord car elle n’a pas été évidente: «il a été le premier qui, pour ouvrir la porte à Jésus, a dû se convertir, et cela n’a pas été facile». En effet, Pierre a été bousculé par Jésus plusieurs fois dans l’Évangile, comme lorsque le Maître le réprime car «il refusait d’accepter la prophétie de sa passion et de sa mort sur la croix» (cf. Mt 16, 21-23).
Les traditionnelles décorations de fleurs sur la place Saint-Pierre le 29 juin.
Se laisser polir par Jésus et son Esprit
Si Pierre a reçu les clés du Royaume, ce n’était pas parce qu’il était parfait, a expliqué François, mais parce que, «s’appuyant sur la miséricorde de Dieu, il a pu également soutenir et fortifier ses frères, comme on le lui demandait».
Ainsi, à l’image de saint Pierre, l’évêque de Rome a demandé aux fidèles de s’interroger en eux-mêmes: «est-ce que je cultive le désir d’entrer, avec la grâce de Dieu, dans son Royaume et d’en être, avec son aide, le gardien accueillant aussi pour les autres? Et pour cela, est-ce que je me laisse « polir », adoucir, modeler par Jésus et son Esprit qui habite en moi?».
Enfin, en terminant, le Pape s’est tourné vers Marie, la «Reine des Apôtres», mais aussi vers les saints Pierre et Paul, leur demandant que les membres de l’Église soient «les uns pour les autres un guide et un soutien pour la rencontre avec le Christ».
Située à plus de 300 mètres d’altitude, Notre-Dame de Laghet, dans le diocèse de Nice (sud de la France), est un lieu riche en histoire. Une chapelle existait au XVeme siècle, et sans doute déjà au XIe siècle. La chapelle devient un lieu de prodiges quand, pendant plus de 25 ans, un prêtre d’Eze, Don Jacques Figuiera, s’occupa avec amour de cette chapelle.
Coup sur coup, aux premiers jours de 1652, des « prodiges » eurent lieu :
Casanova, atteint de la lèpre, obtient sa guérison en demandant l’intercession de la Vierge Marie aussitôt après qu’on eut parlé de cette petite chapelle ;
peu après, de Monaco aussi, une veuve décide, sur les conseils d’une servante de la Turbie, d’aller à Laghet neuf jours de suite, demander la libération de son fils unique tombé aux mains de pirates. Avertie en songe, dès le second jour, de fait, elle voit son fils de retour avant même la fin de sa neuvaine ;
c’est une famille de la Turbie, village proche, qui bénéficie du 3ème prodige. Jacques Aicard a une fille, Marie, complètement perturbée, épileptique et possédée du démon. Il supplie Don Fighiera de venir prier pour elle à Laghet; le prêtre vient et, aussitôt, la petite est guérie.
Les pèlerins accourent en nombre de Nice, Monaco, Vintimille, San Remo, Oneille. L’évêque, Mgr de Palletis, fidèle au Concile de Trente (1545-1663), demande à une commission de théologiens assistés d’un avocat et d’un médecin d’examiner les « faits de Laghet ». Vingt-deux des 36 faits allégués en 18 mois, ont ainsi été reconnus comme avérés et accompagnés ni d’excitation malvenue, ni de pratique douteuse. Le culte est officiellement approuvé le 26 décembre1653.
Aujourd’hui, des prêtres diocésains et une communauté de Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre assurent l’animation du sanctuaire qui continue d’attirer des visiteurs de tous horizons. Il y est proposé des retraites et séjours personnalisés et des accompagnements personnels, grâce à son hôtellerie dans un cadre lumineux porté par une grande paix mariale.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Solennité des saints Pierre et Paul Extraits de l’homélie de saint Jean-Paul II (Jeudi 29 juin 2000)
« Mais pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15)
Cette question sur son identité, Jésus la pose aux disciples, alors qu’il se trouve avec eux en haute Galilée. Il était arrivé plusieurs fois que ce soit eux qui posent des questions à Jésus ; désormais, c’est Lui qui les interpelle. Il pose une question précise, qui attend une réponse. C’est Simon-Pierre qui prend la parole au nom de tous : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). La réponse est extraordinairement lucide. La foi de l’Église s’y reflète de façon parfaite. Nous aussi, nous nous y reflétons. De façon particulière, dans les paroles de Pierre se reflète l’Évêque de Rome, par volonté divine son indigne successeur. […]
« Tu es le Christ ! » À la confession de Pierre, Jésus répond : « Tu es heureux Simon, fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 16, 17). Tu es heureux, Pierre ! Heureux, car cette vérité, qui est centrale dans la foi de l’Église, ne pouvait naître dans ta conscience d’homme que par l’œuvre de Dieu. « Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Mt 11, 27). Nous réfléchissons sur cette page de l’Évangile particulièrement riche : le Verbe incarné avait révélé le Père à ses disciples ; à présent est venu le moment où le Père lui-même leur révèle son Fils unique. Pierre accueille l’illumination intérieure et proclame avec courage : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! ». Ces paroles sur les lèvres de Pierre proviennent du plus profond du mystère de Dieu. Elles révèlent l’intime vérité, la vie même de Dieu. Et Pierre, sous l’action de l’Esprit divin, devient témoin et confesseur de cette vérité surhumaine. Sa profession de foi constitue ainsi la base solide de la foi de l’Église « Sur toi je bâtirai mon Église » (cf. Mt 16, 18). Sur la foi et sur la fidélité de Pierre est édifiée l’Église du Christ. La première communauté chrétienne en était bien consciente, elle qui, comme le rapportent les Actes des Apôtres, lorsque Pierre se retrouva en prison, se recueillit pour élever à Dieu une prière implorante pour lui (cf. Ac 12, 5). Elle fut écoutée, car la présence de Pierre était encore nécessaire à la communauté qui accomplissait ses premiers pas : le Seigneur envoya son ange le libérer des mains des persécuteurs (cf. ibid., 12, 7-11). Il était écrit dans les desseins de Dieu que Pierre, après avoir confirmé longuement ses frères dans la foi, souffrirait le martyre ici à Rome, avec Paul, l’Apôtre des Nations, ayant lui aussi échappé plusieurs fois à la mort.
« Le Seigneur lui, m’a assisté et m’a rempli de force afin que, par moi, le message fût proclamé et qu’il parvînt aux oreilles de tous les païens » (2 Tm 4, 17) Ce sont les paroles de Paul au fidèle disciple. Elles témoignent de l’œuvre qui a été accomplie en lui par le Seigneur, qui l’avait choisi comme ministre de l’Évangile, « le saisissant » sur la route de Damas (cf. Ph 3, 12). Enveloppé dans une lumière fulgurante, le Seigneur s’était présenté à lui, disant : « Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Ac 9, 4), tandis qu’une puissance mystérieuse le jetait à terre (cf. Ac 9, 5). « Qui es-tu, Seigneur ? », avait demandé Saoul. « Je suis Jésus que tu persécutes ! » (Ac 9, 5). Telle fut la réponse du Christ. Saoul persécutait les fidèles de Jésus et Jésus lui faisait savoir que c’était Lui-même qui était persécuté à travers eux. Lui, Jésus de Nazareth, le Crucifié, que les chrétiens affirmaient être ressuscité. Si, à présent, Saoul en ressentait la puissante présence, il était clair que Dieu l’avait réellement ressuscité des morts. C’est véritablement Lui le Messie attendu par Israël, c’était Lui le Christ vivant et présent dans l’Église et dans le monde ! Saoul aurait-il pu par sa seule raison comprendre tout ce qu’un tel événement comportait ? Certainement pas ! Cela faisait partie en effet des desseins mystérieux de Dieu. Ce sera le Père qui donnera à Paul la grâce de connaître le mystère de la rédemption, opérée par le Christ. Ce sera Dieu qui lui permettra de comprendre la réalité merveilleuse de l’Église, qui vit pour le Christ, avec le Christ et dans le Christ. Et lui, participant à cette vérité, ne cessera de la proclamer inlassablement jusqu’aux extrémités de la terre. De Damas, Paul commencera son itinéraire apostolique qui le conduira à diffuser l’Évangile dans tant de parties du monde alors connu. Son élan missionnaire contribuera ainsi à la réalisation du mandat du Christ aux Apôtres : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). […]
Pour approfondir, lire les Catéchèses du pape Benoît XVI :