« Marie, la femme eucharistique »

© Shutterstotck/Thoom
© Shutterstotck/Thoom

« Marie, la femme eucharistique »

Au cours du Synode des Évêques de 2005, dédié à la Sainte Eucharistie, le Cardinal Jorge Mario Bergoglio (futur pape François) a offert cette réflexion sur le Saint Sacrement et la Sainte Vierge Marie :

Le peuple des fidèles croit en Marie comme un peuple sacerdotal. Ils joignent ensemble leur affection pour l’Eucharistie et leur affection pour la Vierge, notre Dame et Mère. A « l’école de Marie » (Rosarium Virginis Mariae, §1), la femme eucharistique, nous pouvons relire les passages dans lesquels Jean-Paul II voit en notre Dame la femme eucharistique, et il ne la voit pas seule, mais « en compagnie » (Actes 1,14) du Peuple de Dieu.

 Nous suivons ici cette tradition qui veut que, avec des nuances différentes, « ce qui est dit au sujet de Marie l’est aussi de chaque âme chrétienne et de l’Église toute entière » (Ecclesia de Eucharistia, §57). Le peuple des fidèles possède cette « attitude eucharistique » vraie qui est l’action de grâce et de louange.

Les fidèles se souviennent de Marie, et sont heureux qu’elle se souvienne d’eux, et ce mémorial d’amour est proprement eucharistique. A cet égard, je redis ce que Jean-Paul II a affirmé dans Ecclesia de Eucharistia, §58 : « l’Eucharistie nous a été donnée afin que notre vie, comme celle de Marie, puisse complètement devenir un Magnificat ».

Cardinal Jorge Mario Bergoglio (Le Pape François), www.catholicculture.org

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.07.2024 – SAINT DU JOUR

St Thomas

St Thomas

APÔTRE (IER S.)

Saint Thomas
Apôtre 
(Ier siècle)

Thomas était probablement originaire d’une pauvre famille de Galilée. Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d’un esprit réfléchi et d’une volonté ferme jusqu’à l’obstination ; d’autre part, il avait du cœur et du dévouement. Ces deux caractères de sa personnalité paraissent en deux paroles que l’Évangile cite de lui.

Peu avant sa Passion, Jésus veut retourner en Judée ; les Apôtres lui rappellent les menaces de ses ennemis. Thomas seul s’écrie : « Eh bien ! Allons et mourons avec lui ! » Voilà le dévouement du cœur de l’Apôtre.

Après sa résurrection, le Sauveur était apparu à plusieurs de ses disciples, en l’absence de Thomas. Quand, à son retour, on lui raconta cette apparition, il fut si étonné d’une telle merveille, qu’il en douta et dit vivement : « Je ne le croirai pas avant d’avoir mis mes doigts dans ses plaies. » Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. Mais son premier mouvement d’hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime et le bon Sauveur répondit à son défi. Que fit alors Thomas ? Nous le savons ; un cri du cœur s’échappa de ses lèvres : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Dieu permit l’hésitation de cet Apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la résurrection de Jésus-Christ.

Saint Augustin attribue à saint Thomas, parmi les douze articles du Symbole, celui qui concerna la Résurrection. Quand les Apôtres se partagèrent le monde, les pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La tradition prétend qu’il rencontra les mages, les premiers adorateurs de Jésus parmi les Gentils, qu’il les instruisit, leur donna le Baptême et les associa à son ministère. Partout, sur son passage, l’Apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques.

Quand au XIVe siècle, les Européens s’emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de saint Thomas. Un miracle de l’Apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n’avaient pu remuer, fut l’occasion d’innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l’Apôtre ; il aurait été percé d’une lance devant une Croix où il priait.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>>  Thomas

Saint Thomas priez pour nous !

03.07.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,24-29. 

L’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Thomas de Villeneuve (v. 1487-1555)

ermite de Saint Augustin, puis évêque

Sermon pour le dimanche in Albis (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche N9 ; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

Dans un cri, toute notre foi !

Thomas a poussé ce cri sublime : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28). Cette profession de foi, plus grande que l’incrédulité passée, ne pouvait sonner plus fort : tout le contenu de la foi est compris dans cette brève exclamation. Merveilleuse pénétration de cet homme ! Il touche l’Homme et il l’appelle Dieu. Il touche l’un et croit l’autre. Aurait-il écrit mille livres, il n’aurait pas autant servi l’Église. Avec quelle clarté, quelle foi et quelle simplicité il appelle le Christ Dieu ! Quelle parole utile et nécessaire à l’Église de Dieu ! Grâce à elle les plus graves hérésies ont été jadis extirpées de l’Église. Pierre fut loué pour avoir dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). Avec plus de netteté encore, Thomas s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Par cette simple parole, il confesse les deux natures du Christ. « Parce que tu as vu, Thomas, tu as cru ; heureux ceux qui ont cru sans avoir vu » (Jn 20, 29). Cette parole, frères, nous apporte grande consolation. Chaque fois que nous disons ou que nous nous écrions : “Heureux les yeux, heureux le temps, douce l’époque qui ont eu la chance de voir et de contempler de si grands mystères”, c’est vrai car le Seigneur a dit : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez » (Lc 10,23) ; mais il a dit lui aussi : « Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu ». Ces mots apportent une consolation plus grande encore, ils signalent un plus grand mérite. La vision donne plus de joie ; la foi honore davantage.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,19-22. 

Frères, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

Psaume 117(116),1.2. 

Louez le Seigneur, tous les peuples ; 
fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; 
éternelle est la fidélité du Seigneur !

Dès le XVII siècle les Philippins prient Notre Dame du Rosaire

Basílica Menor de Nuestra Señora de Piat.
© CC BY-SA 4.0/JMkissme
Basílica Menor de Nuestra Señora de Piat. © CC BY-SA 4.0/JMkissme

Dès le XVII siècle les Philippins prient Notre Dame du Rosaire

La basilique de Notre-Dame de Piat est située dans la périphérie de la ville de Piat, dans la province de Cagayan, aux Philippines.

En 1604, les frères dominicains amenèrent aux Philippines une statue de la Vierge noire invoquée sous le nom de « Notre-Dame du Saint-Rosaire ». La statue a été intronisée à Piat, dans un petit sanctuaire, le jour de la fête de Saint-Étienne, le 26 décembre 1623. Il était incroyable qu’une si grande multitude se soit rassemblée là, étant donné que la zone n’était pas beaucoup peuplée, et que le travail d’évangélisation n’avait commencé que depuis seulement 25 ans.

Notre Dame de Piat a été portée en procession dans d’autres villes, et c’est pourquoi elle est aussi appelée Notre Dame de la Visitation.

Au XVIIe, la Visitation était fêtée le 2 juillet, c’est pourquoi la fête du sanctuaire, de nos jours encore, est célébrée le 2 juillet.

Le 22 Juin 1999, le sanctuaire a été élevé au rang de basilique mineure.

Des guérisons miraculeuses sont rapportées.

Fête du sanctuaire : 1er et 2 juillet.

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie