Le petit Lourdes breton

Illustration
Le Champ des Fontenelles, lieu de la première apparition. © CC BY-SA 4.0/Rundvald

Le petit Lourdes breton

Le sanctuaire Notre-Dame-de-Toute-Aide à La Prénessaye, dans les Côtes-d’Armor est le seul lieu d’apparition de la Vierge Marie reconnu par l’Église en Bretagne.

L’histoire du Sanctuaire commence par un miracle. Un jour d’août 1652, Jeanne conduit ses moutons à l’herbe. La petite fille, âgée d’une dizaine d’années, est sourde et muette mais très pieuse. Arrivée dans le pré, elle s’agenouille pour dire sa prière, quand, brusquement, elle sent comme un coup de vent dans son dos. 

La petite se relève et voit une belle dame, toute vêtue de satin blanc. Debout sur un nuage au-dessus du sol, la Dame sourit et demande à l’enfant de lui donner un mouton.  

« Ils ne sont pas à moi, mais à mon père, s’il veut bien vous en donner un, j’y consens », répond la fillette. « Retourne voir tes parents” propose la femme. Jeanne s’en va chez elle et pour la première fois, ses parents entendent le son de sa voix. « Si cette dame t’a rendu la parole, nous lui donnerons tout le troupeau« , répond son père. Mais quand la petite retrouve le pré et répète les propos à la belle dame, celle-ci disparaît.

Le lendemain, Jeanne, qui désormais parle et entend, croise à nouveau la belle dame qui lui révèle : « Je suis la Vierge Marie et j’ai choisi ce lieu pour y être honorée. Je veux qu’on édifie une chapelle au milieu de ce village. »

La petite informe ses parents. Pour prouver ses dires, la dame a indiqué un endroit près de la fontaine où une statue est enterrée. En creusant, les villageois découvrent une Vierge à l’enfant en bois taillée mille ans plus tôt par un moine irlandais. C’est à cet endroit précis que la chapelle est édifiée. Elle devient très vite un lieu de pèlerinage. 

Le sanctuaire de Querrien est depuis baptisé « le Petit Lourdes Breton ». 

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

30.07.2024 – SAINT DU JOUR

St Léopold Mandic

St Léopold Mandic

PRÊTRE O.F.M. CAP. († 1942)

Saint Léopold (Bogdan) Mandic
Prêtre o.f.m. cap.

L’Ordre, après la canonisation, a demandé de fixer la fête au 12 mai (jour de la naissance sur la terre) ; le Martyrologe Romain le commémore le 30 juillet (dies natalis).

Né le 12 mai 1866 à Herceg Novi (Dalmatie), Bogdan Mandic entra chez les Capucins de Bassano del Grappa (Vénétie) en 1884 et reçut le nom de Léopold. 

Après son ordination sacerdotale en 1890, il resta sept ans à Venise comme confesseur, puis fut nommé supérieur de l’hospice capucin de Zara. Trois ans après il redevint confesseur dans différents couvents : Bassano, Capodistria, Thiene et Padoue. 

Destin étrange que le sien : en 1887, pendant ses études, il se sentit appelé à prier et à travailler à l’unité de l’Église ; il demanda à maintes reprises d’être envoyé comme missionnaire en Orient ; il fit même le vœu de travailler au retour de son pays à l’unité de la foi ; en 1912 il s’offre en victime pour la rédemption de ses frères d’Orient. Mais ses supérieurs en décideront autrement. 

Ce n’est qu’en 1936, à l’âge de soixante-dix ans, qu’il se dit : «Toute âme qui recourra à mon ministère de la confession sera mon Orient. » 

Six ans plus tard il mourait à Padoue, le 30 juillet 1942. 

Léopold (Bogdan) Mandic a été élevé à la gloire des autels, le 2 mai 1976, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisé, le 16 octobre 1983, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Saint Léopold Mandic priez pour nous !

30.07.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,36-43. 

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ;

l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.


De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.


Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ;
ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Catéchisme de l’Église catholique

§ 823 – 827

« Je crois en l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique »

       « L’Église est sainte : aux yeux de la foi, l’Église…est indéfectiblement sainte. En effet le Christ, Fils de Dieu qui, avec le Père et l’Esprit, est proclamé « seul saint », a aimé l’Église comme son épouse, il s’est livré pour elle afin de la sanctifier, il se l’est unie comme son corps et l’a comblée du don de l’Esprit Saint pour la gloire de Dieu. » L’Église est donc « le peuple saint de Dieu », et ses membres sont appelés « saints » (Lumen gentium, 39,12 ; 1Co 6,1)… Par le Christ et en lui l’Église devient aussi sanctifiante… C’est en elle que « nous acquérons la sainteté par la grâce de Dieu »… En ses membres, la sainteté parfaite est encore à acquérir…        « Tandis que le Christ saint, innocent, sans tache, venu uniquement pour expier les péchés du peuple, n’a pas connu le péché, l’Église, elle, qui renferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement. » (LG 42) Tous les membres de l’Église, ses ministres y compris, doivent se reconnaître pécheurs. En tous, l’ivraie du péché se trouve encore mêlée au bon grain de l’Évangile jusqu’à la fin des temps.       L’Église rassemble donc des pécheurs saisis par le salut du Christ mais toujours en voie de sanctification : « L’Église est sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce. C’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient ; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ces fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit Saint. »

LECTURES :

Livre de Jérémie 14,17-22. 

Que mes yeux ruissellent de larmes nuit et jour, sans s’arrêter ! Elle est blessée d’une grande blessure, la vierge, la fille de mon peuple, meurtrie d’une plaie profonde.
Si je sors dans la campagne, voici les victimes de l’épée ; si j’entre dans la ville, voici les souffrants de la faim. Même le prophète, même le prêtre parcourent le pays sans comprendre.
As-tu donc rejeté Juda ? Es-tu pris de dégoût pour Sion ? Pourquoi nous frapper sans remède ? Nous attendions la paix, et rien de bon ! le temps du remède, et voici l’épouvante !
Seigneur, nous connaissons notre révolte, la faute de nos pères : oui, nous avons péché contre toi !
À cause de ton nom, ne méprise pas, n’humilie pas le trône de ta gloire ! Rappelle-toi : ne romps pas ton alliance avec nous !
Parmi les idoles des nations, en est-il qui fassent pleuvoir ? Est-ce le ciel qui nous donnera les pluies ? N’est-ce pas toi, Seigneur notre Dieu ? Nous espérons en toi, car c’est toi qui as fait tout cela.

Psaume 79(78),5a.8.9.11.13ab. 

Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ?
Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres : 
que nous vienne bientôt ta tendresse, 
car nous sommes à bout de force !

Aide-nous, Dieu notre Sauveur, 
pour la gloire de ton nom ! 
Délivre-nous, efface nos fautes, 
pour la cause de ton nom !

Que monte en ta présence la plainte du captif ! 
Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.
Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,
sans fin nous pourrons te rendre grâce.