Juive convertie à la foi catholique elle nous aide à aimer davantage Marie

© Shutterstock/Love You Stock
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Juive convertie à la foi catholique elle nous aide à aimer davantage Marie

L’un des plus grands écrivains du XXe siècle sur la Vierge Marie était une convertie du judaïsme assez inattendue. Née Raïssa Oumansoff, dans l’Empire russe, elle émigre en France avec sa famille et entreprend des études à la Sorbonne.

Désespérée par la vacuité du matérialisme, sa quête passionnée de la vérité la conduit à l’Église catholique. Sa conversion, ainsi que celle de son mari, Jacques Maritain, annonce une renaissance de la pensée chrétienne au XXe siècle. Les écrits de Raïssa, empreints d’une grâce poétique et d’une profonde perspicacité théologique, révèlent une âme ardemment dévouée à la Vierge Marie.

Raïssa s’est convertie difficilement à la dévotion mariale. Une fois, au cours d’un épisode de maladie précédant sa conversion, Raïssa a reçu la visite de Jeanne Bloy, épouse de l’écrivain français Léon Bloy, qui lui a mis une médaille miraculeuse autour du cou. Raïssa se dit d’abord quelque peu vexée par cette imposition. Mais, dit-elle, « en un instant, et sans vraiment me rendre compte de ce que je faisais, j’ai fait appel avec confiance à la Sainte Vierge, puis je suis tombée dans un sommeil doux et bienfaisant« .


Raïssa est rapidement devenue très proche de la Vierge Marie. Décrivant une journée marquée par une grande consolation dans la prière, elle écrit : « Je fus saisie d’un sentiment de familiarité avec Dieu, avec Jésus, avec Marie. Je pleurais et j’exultais. C’était comme une source perpétuelle de joie, de douceur, d’heureuse certitude qui jaillissait en moi – cela a duré longtemps – et le souvenir n’en a pas été effacé« .

Père Patrick Briscoe, 30 avril 2024

www.cathstan.org

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

31.07.2024 – SAINT DU JOUR

St Ignace de Loyola

St Ignace de Loyola

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1556)

Saint Ignace de Loyola
Prêtre et fondateur de la 
« Compagnie de Jésus » 
(1491-1556)

Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.

Il fut d’abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l’orgueil et l’amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l’un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. 

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l’extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s’endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe. 

Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d’abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l’emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l’entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l’Enfant Jésus.

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s’y livrer à des austérités qui n’ont guère d’exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d’aumônes, jeûnant au pain et à l’eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C’est dans cette solitude qu’il composa ses Exercices spirituels, l’un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. Il fut ordonné prêtre à Venise en 1537.

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1540), que l’on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l’une des plus grandes gloires de l’Église catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d’Ignace.

Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad maiorem Dei gloriam! » (À la plus grande gloire de Dieu !).

Pour un approfondissement :
>>> Ignace de Loyola

Saint Ignace de Loyola priez pour nous !

31.07.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-46. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules :
« Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 470-472 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 133)

Ô Toi, Trésor céleste !

Je n’ai pas vendu ce qui est périssable, Lorsque j’ai trouvé le trésor dans le champ ; Mon ennemi l’a volé Et en échange il m’a donné ce dont je puis être dépouillé. Toi qui est le Trésor céleste, Je Te supplie de tout mon cœur ; Donne-moi la sagesse de placer mon trésor au ciel, Et de maintenir là-haut la pensée de mon cœur. Trésor qui par le voleur nocturne N’est pas emporté en secret, Mais est gardé avec vigilance en sûreté, Suivant ton commandement lumineux.

LECTURES :

Livre de Jérémie 15,10.16-21. 

C’est pour mon malheur, ô ma mère, que tu m’as enfanté, homme de querelle et de dispute pour tout le pays. Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit !
Seigneur, quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom était invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers.
Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m’y divertir ; sous le poids de ta main, je me suis assis à l’écart, parce que tu m’as rempli d’indignation.
Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ? Serais-tu pour moi un mirage, comme une eau incertaine ?
Voilà pourquoi, ainsi parle le Seigneur : « Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche. C’est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux.
Je fais de toi pour ce peuple un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer – oracle du Seigneur.
Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants. »

Psaume 59(58),2-3.4-5ab.10-11.17.18

Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu ; 
de mes agresseurs, protège-moi.
Délivre-moi des hommes criminels ; 
des meurtriers, sauve-moi.

Voici qu’on me prépare une embuscade : 
des puissants se jettent sur moi.
Je n’ai commis ni faute, ni péché, ni le mal, Seigneur,
pourtant ils accourent et s’installent.

Auprès de toi, ma forteresse, je veille ; 
oui, mon rempart, c’est Dieu !
Le Dieu de mon amour vient à moi : 
avec lui je défie mes adversaires.

Et moi, je chanterai ta force, 
au matin j’acclamerai ton amour. 
Tu as été pour moi un rempart, 
un refuge au temps de ma détresse.

Je te fêterai, toi, ma forteresse :
oui, mon rempart, c’est Dieu, 
le Dieu de mon amour.