Aimer Jésus comme l’aimait Marie. Aimer Marie comme l’aimait Jésus
Ma bonne Mère, je vous donne mon intelligence pour qu’elle étudie vos grandeurs, ma mémoire pour qu’elle n’oublie pas vos bienfaits, toutes mes pensées pour qu’elles soient toutes à vous, mon cœur pour vous aimer toujours. (…)
Seule dans ma petite chambre, toute seule avec Dieu seul, alors que je répands mon âme dans le Seigneur. Douce à mon âme est la poésie de la solitude, le grand silence dans l’amour suprême, dans la douleur, le sacrifice et les divins baisers de Jésus, prémices des rendez-vous éternels.
D’où me vient cette soif de plus en plus ardente de lumière et de vérité, ce besoin de me rapprocher toujours plus de la beauté de Dieu. Plus aucun calme, aucun repos, aucune joie ne peut plus entrer en moi autre que Dieu seul. Tout m’est rien, tout m’est vain en dehors de Dieu. Tout me lasse. Toi seul, Ô Dieu, peut contenter mon âme.
Aimer Jésus comme l’aimait Marie. Aimer Marie comme l’aimait Jésus.
Marthe Robin (1902-1981) est originaire de Châteauneuf-de-Galaure dans la Drôme (France). C’est une mystique catholique française, déclarée vénérable en novembre 2014 par le pape François.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Marthe était la sœur de Marie Madeleine et de Lazare. C’est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s’en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l’hospitalité si dévouée qu’elle offrait au Sauveur et à ses disciples.
Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma soeur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » “Marthe, Marthe, lui dit le Maître, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule chose est nécessaire ; Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera point enlevée.” »
C’est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare : « Seigneur, Lui dit-elle, dès qu’elle L’aperçut, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Et Jésus lui donnant des paroles d’espérance, elle répondit : « Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11,19-27.
En ce temps-là, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
« Une femme appelée Marthe reçut Jésus dans sa maison »
« Tout ce que vous avez fait pour l’un de ces petits qui sont à moi, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40)… Voilà pour toi, Marthe, une parole apaisante. Tu es bénie dans ton service, et tu auras comme récompense le repos que tu désires. Maintenant tu es occupée par mille soins : tu donnes la nourriture nécessaire à la vie mortelle des hommes, même s’il s’agit des saints. Mais lorsque tu seras parvenue dans la patrie qui est au bout de notre route, trouveras-tu des étrangers à recevoir, des affamés à qui donner à manger, des assoiffés à qui donner à boire, des malades à visiter, des querelleurs à réconcilier, des morts à ensevelir ? Il n’y aura plus rien de tout cela. Qu’est-ce que nous y trouverons ? Là-haut tu trouveras ce que Marie a choisi, car là-haut nous serons nourris sans devoir donner à manger. Là-haut s’accomplira parfaitement ce que Marie a choisi ici-bas quand elle ne ramassait que les miettes qui tombaient de l’abondance de la table du Verbe de Dieu. Veux-tu savoir ce qu’il y aura là-haut ? Le Seigneur le dit quand il parle de ses serviteurs : « En vérité, je vous le dis : le maître les fera s’asseoir à table, et passant de l’un à l’autre, il les servira » (Lc 12,37).
LECTURES :
Première lettre de saint Jean 4,7-16.
Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés. Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit. Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.10-11.
Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !
Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre.
Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe à l’entour pour libérer ceux qui le craignent. Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! Heureux qui trouve en lui son refuge !
Saints du Seigneur, adorez-le : rien ne manque à ceux qui le craignent. Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.
Angélus: «malgré la petitesse de notre amour, offrons-le au Seigneur»
Ce dimanche 28 juillet, le Pape François a médité sur l’Évangile du miracle de la multiplication des pains. Dressant un parallèle avec la célébration de la Messe, il a insisté sur le moment de la communion, comme «le fruit du don de tous transformé par le Seigneur en nourriture pour tous».
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
En ce 17e dimanche du Temps ordinaire, le Pape a présidé l’Angélus comme tous les dimanches depuis la fenêtre du Palais apostolique. Appuyant sa méditation sur l’épisode de la multiplication des pains dans l’Évangile de Jean, François a rapproché ce miracle de la Cène, le dernier repas du Christ, dont les gestes sont répétés lors de chaque célébration de la Messe. Trois verbes, «offrir, rendre grâce et partager», ont articulé sa réflexion.
Offrir
D’abord, le verbe «offrir». Comme le garçon dans l’Évangile qui offre ses cinq pains et ses deux poissons pour une foule innombrable, chacun est appelé à reconnaître qu’il a «quelque chose de bon à donner» même si cela est «trop peu par rapport à ce qui est nécessaire», a estimé le Pape.
Lors de la Messe, lorsque le prêtre offre le pain et le vin sur l’autel, le Saint-Père a rappelé que «chacun s’offre, offre sa propre vie». Cette offrande dérisoire «si l’on pense aux immenses besoins de l’humanité, tout comme les cinq pains et les deux poissons devant une foule de milliers de personnes» est toutefois ce qui permet à Dieu d’en faire «la matière du plus grand miracle qui existe: celui par lequel Il se rend présent Lui-même au milieu de nous, pour le salut du monde».
Rendre grâce
Ensuite, François, a évoqué le deuxième geste, celui de «rendre grâce».
“C’est-à-dire dire au Seigneur avec humilité, mais aussi avec joie: «Tout ce que j’ai est ton don, et pour te remercier je ne peux que te rendre ce que tu m’as d’abord donné, avec ton Fils Jésus, en y ajoutant ce que je peux: mon pauvre amour».”
Malgré le don immense que Dieu fait en nous offrant son Fils Jésus-Christ, «chacun de nous peut ajouter un petit quelque chose», a estimé le Pape: l’amour. «Malgré la petitesse de notre amour, offrons-le au Seigneur», a poursuivi le Saint-Père.
Des religieuses participant à l’Angélus
Enfin, le troisième geste, celui du partage, se manifeste au cours de la Messe lorsque l’assemblée communie au Corps et au Sang du Christ. Ainsi, «le fruit du don de tous [est] transformé par le Seigneur en nourriture pour tous», a assuré le Saint-Père.
Pour François, ce moment de la communion apprend «à vivre chaque geste d’amour comme un don de grâce, tant pour celui qui donne que pour celui qui reçoit: une occasion de grandir ensemble comme des frères, toujours plus unis dans la charité».
Avant de prier l’Angélus, le Pape a ainsi proposé aux fidèles de s’interroger sur leur manière de participer à la messe, autour de ces trois verbes, «offrir, rendre grâce et partager».
“Est-ce que je crois vraiment, par la grâce de Dieu, que j’ai quelque chose d’unique à donner à mes frères et sœurs, ou est-ce que je me sens anonymement «un parmi tant d’autres»? Suis-je reconnaissant au Seigneur pour les dons par lesquels il me manifeste continuellement son amour? Est-ce que je vis le partage avec les autres comme un moment de rencontre et d’enrichissement mutuel?”
En Russie, l’icône de Marie qui montre la seule voie à suivre, le Christ
Dans une icône de type Hodigitria « qui montre le chemin », la Mère montre de la main la seule voie à suivre : le Christ. Comme toutes les icônes de Marie, elle porte l’inscription « Mère de Dieu ». Sur son front et ses épaules, les trois étoiles brillantes sont l’expression du dogme qui dit qu’elle est vierge avant, pendant et après la naissance de son Fils. La tunique dorée de l’Enfant indique que tout est lumineux en lui. Il est, selon la définition du concile de Nicée : « Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu ».
L’icône de la Pure porteuse de Dieu aurait été peinte par saint Luc pour la communauté d’Antioche. Elle aurait ensuite été vénérée à Constantinople dans l’église de Blacherne. Elle aurait été apportée en Russie en l’an 1046 et placée en 1101 à Smolensk, dans la cathédrale de l’Assomption.
Elle a été invoquée pour obtenir conseil et aide. En particulier, elle aida Vladimir Monomach à pacifier et à unir la Russie. On lui attribue la protection de la ville contre l’invasion des Tartares. En 1398, elle fut apportée à Moscou dans la cathédrale de l’Annonciation. Puis elle fut restituée à Smolensk, dans l’église de l’Assomption du monastère de Novodievitchi.
En 1812, l’icône fut transportée sur les champs de bataille contre Napoléon. « Devant et autour de l’icône, derrière et de toute part, marchaient, courraient et se prosternaient jusqu’à terre, la tête découverte, des foules de militaires. » (Tolstoï, Guerre et Paix)
Le 22 novembre 1991, on vit l’icône verser des larmes toute la journée devant une grande foule de fidèles. L’évêque et le patriarche en ont reconnu l’authenticité.
Fêtes :
5 novembre. Cette fête fut instituée après la victoire contre Napoléon en 1912.
22 novembre. Cette fête commémore les larmes de l’icône en 1991.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Saint Melchor García Sampedro Évêque dominicain et martyr († 1858)
Melchor García Sampedro(Melchor de Quirós) naît à Lindes (Asturias, Espagne) le 28 avril 1821.
En 1835 il étudie la philosophie et la théologie à l’université d’Oviedo, enseigne au collège diocésain San José, puis quitte l’enseignement et entre dans l’Ordre dominicain, avec l’intention d’être missionnaire en Orient, prenant l’habit au couvent d’Ocaña (Tolède) le 16 août 1845.
Ordonné prêtre en décembre 1847 à Madrid, il s’embarque à Cádiz le 7 mars 1848 et arrive à Manille (Philippines) le 25 juillet. Il est lecteur de philosophie au collège Saint Thomas de Manille, jusqu’en octobre de la même année, puis embarque à Macao pour le Tonkin, où il arrive en février 1849. Il était d’une grande piété, avec une dévotion particulière envers le Seigneur de la Passion et la Mère douloureuse. Vu ses remarquables qualités pour le ministère et le gouvernement, il est vite élevé au service de vicaire du groupe de missionnaires.
Le 16 septembre 1855 l’évêque P. Sanjurjo le consacre évêque de Tricomia à Bui-Chu. En parfaite harmonie avec son projet ministériel, il se livre sans réserves au soin, formation et sanctification des fidèles, donnant ainsi l’occasion d’être connu publiquement et d’affronter la persécution que l’empereur Tu Duc avait décrétée contre les chrétiens. Il écrit à ses parents: « Nous n’avons pas eu un jour de paix ni de quiétude, ni une heure où notre vie n’ait pas été en danger. L’enfer entier s’est conjuré contre nous, et ces mandarins, comme d’autres Nérons, se sont proposé d’en finir avec l’œuvre du Seigneur… Persécution cruelle, famine et guerre civile sont les trois fléaux par lesquels les néophytes du Tonkin central purgent leurs péchés et se préparent une couronne plus brillante que le soleil, qu’ils ceindront pour toute l’éternité. En un jour ils ont coupé la tête au prêtre Huang et à cinq chrétiens; le lendemain à dix, et peu après à dix autres; ensuite à trois prêtres, et avant tous ceux-là, ils avaient coupé en morceaux en un seul jour treize chrétiens. Aidez-moi par vos prières à laver mes fautes avec mon sang et que j’obtienne la palme du martyre ». Après l’exécution de Mgr Sanjurjo, son successeur, García Sampedro, est arrêté le 8 juillet 1858 à Kieu-Lao et conduit chargé de chaînes à Nam-Dinh, capitale de la province, où il est soumis à de cruelles tortures et tentations. Mais il demeure inébranlable dans sa foi, ce pourquoi, 28 juillet 1858, il est mis en pièces publiquement. Ses restes, rapatriés 30 ans après à Oviedo, où sont célébrés de solennels honneurs funèbres les 28-29 avril 1889, sont transférés à la cathédrale d’Oviedo.
Melchor García Sampedro a été béatifié le 24 avril 1951, avec 24 autres martyrs du Viêt-Nam, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisé, avec 116 autres martyrs du Viêt-Nam, le 19 juin 1988 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).