04.08.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: «les biens matériels ne comblent pas la vie, seul l’amour peut le faire»

«Si chacun donne aux autres ce qu’il a, avec l’aide de Dieu, même avec peu, tout le monde peut avoir quelque chose». C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la prière de l’Angélus, focalisant son exhortation sur l’évangile du jour, qui fait suite au précédent «miracle des pains et des poissons». 

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

En ce dimanche 4 août, «l’Évangile nous parle de Jésus qui, après le miracle des pains et des poissons, invite les foules qui le cherchent à réfléchir sur ce qui s’est passé, afin d’en comprendre le sens» (cf. Jn 6, 24-35).

Avec «peu de ressources», comme l’a rappelé le Pape, et «grâce à la générosité et au courage d’un jeune homme qui avait mis ce qu’il avait à la disposition des autres», les foules ont pu voir le miracle de Jésus se produire: tous avaient été nourris à satiété (cf. Jn 6, 1-13). Le signe était clair, a dit le Pape: «si chacun donne aux autres ce qu’il a, avec l’aide de Dieu, même avec peu, tout le monde peut avoir quelque chose».

Les fidèles et pèlerins rassemblés sur la place Saint-Pierre pour la prière de l’Angélus, et qui viennent comme tous les dimanches de divers horizons, l’écoutaient religieusement.

Le chemin de la vie qui dure pour toujours et le goût du pain qui rassasie

François a noté à propos du précédent miracle des pains et des poissons, que les foules n’en ont pas saisi le sens: «ils ont pris Jésus pour une sorte de magicien et sont retournés le chercher, espérant qu’il répéterait le miracle comme s’il s’agissait d’une magie». L’attention des foules était plutôt focalisée sur les pains et les poissons, sur la nourriture matérielle, qui s’est terminée immédiatement, les laissant encore affamés, a expliqué le Pape. Le miracle était en effet «un instrument à travers lequel le Père, tout en rassasiant leur faim, leur révélait quelque chose de beaucoup plus important: le chemin de la vie qui dure pour toujours et le goût du pain qui rassasie au-delà de toute mesure».

Biens matériels, amour et charité

La vie ne peut pas être comblée par les biens matériels, a souligné François: seul l’amour peut le faire (cf. Jn 6,35). Et pour cela, a-t-il ajouté, le chemin à suivre est celui de la charité, qui ne garde rien pour elle, mais qui partage tout.

François a ainsi eu une pensée pour ces parents qui luttent toute leur vie pour bien élever leurs enfants et leur laisser quelque chose pour l’avenir. «Quelle beauté lorsque ce message est compris, que les enfants sont reconnaissants et qu’à leur tour, ils deviennent solidaires entre eux comme des frères!» En revanche, cela devient plutôt triste lorsqu’ils se disputent l’héritage et que, peut-être, ils ne se parlent plus pendant des années. «Le message du père et de la mère, leur héritage le plus précieux, n’est pas l’argent, mais l’amour avec lequel ils donnent à leurs enfants tout ce qu’ils ont, comme Dieu le fait avec nous, et nous apprennent ainsi à aimer», a noté le Saint-Père.

«Suis-je esclave des biens matériels?»

Pour terminer, le Pape a invité à se poser quelques questions: quelle est mon lien avec les biens matériels? En suis-je l’esclave ou les utilise-je librement, comme des instruments pour donner et recevoir de l’amour? Suis-je capable de dire «merci» à Dieu et à mes frères et sœurs pour les dons que j’ai reçus et de les partager avec joie?

«Que Marie, qui a donné toute sa vie à Jésus, nous apprenne à faire de toute chose un instrument d’amour», telle a été sa prière pour conclure.

Source : VATICANNEWS, le 4 août 2024

Le Pape invite à «ne pas étouffer la parole du Dieu de paix»

À l’issue de la prière mariale de l’Angélus du dimanche 4 août, le Pape a passé en revue plusieurs situations de conflits et catastrophes dans le monde. Il a tourné ses pensées vers les populations du Moyen-Orient, du Venezuela et de l’Inde, exprimant sa gratitude à la mémoire du saint curé d’Ars.

Marie José Muando Buabualo – Cité du Vatican

«Je suis avec une grande inquiétude ce qui se passe au Moyen-Orient et j’espère que le conflit, déjà terriblement sanglant et violent, ne s’étendra pas encore davantage. Je prie pour toutes les victimes, en particulier pour les enfants innocents, et j’exprime ma proximité avec la communauté druze de Terre sainte et avec les populations de Palestine, d’Israël et du Liban. N’oublions pas la Birmanie». Le Saint-Père a ainsi exprimé sa préoccupation après avoir évoqué la béatification, vendredi 2 août, du Patriarche Etienne Douaihy à Bkerké au Liban, qui a guidé l’Église maronite de 1670 à 1704, une époque difficile également marquée par les persécutions. «Maître de foi et pasteur attentif, il fut un témoin d’espérance toujours proche du peuple. Aujourd’hui encore, le peuple libanais souffre beaucoup», a regretté François, évoquant en particulier les victimes de l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, tout en souhaitant que justice et vérité soient rendues.

La guerre est une défaite, n’étouffez pas la Parole du Dieu de Paix

Après avoir dit sa préoccupation sur ce qui se passe au Moyen-Orient, l’évêque de Rome a émis le vœu de la reprise du dialogue pour que les armes se taisent à Gaza, que les otages soient libérés, et que les populations soient assistées par l’aide humanitaire. «Les attaques, même ciblées, et les meurtres ne pourront jamais être une solution», a affirmé François, suggérant la recherche du chemin de la justice et de la paix comme l’unique manière pour s’en sortir sans toutefois générer plus de haine et de vengeance. «Assez, frères et sœurs! Assez! N’étouffez pas la parole du Dieu de Paix, mais qu’elle soit l’avenir de la Terre sainte, du Moyen-Orient et du monde entier. La guerre est une défaite», a réitéré le Pape.

Le Pape appelle à la recherche de la vérité pour le Venezuela

«J’exprime la même inquiétude pour le Venezuela, qui traverse une situation difficile. J’appelle sincèrement toutes les parties à rechercher la vérité, à faire preuve de modération, à éviter tout type de violence, à régler les différends par le dialogue, à avoir à cœur le véritable bien de la population et non les intérêts partisans» a-t-il poursuivi, confiant le Venezuela à l’intercession de Notre-Dame de Coromoto, et à la prière du bienheureux José Gregorio Hernández.

Les victimes des pluies diluviennes du Kerala dans la pensée du Pape

«J’exprime ma proximité avec les populations indiennes, notamment celles du Kerala, qui ont été durement frappées par des pluies torrentielles, qui ont provoqué de nombreux glissements de terrain, provoquant des pertes en vies humaines, de nombreux déplacements de personnes et d’importants dégâts». Le Saint-Père a invité les pèlerins présents Place Saint Pierre à prier pour ceux qui ont perdu la vie et pour toutes les personnes touchées par une calamité aussi dévastatrice.

La mémoire du Saint Curé d’Ars évoquée

La date du 4 août, mémoire du saint Curé d’Ars, a été une occasion pour le Souverain pontife d’exprimer sa proximité et sa gratitude à tous ces curés qui, a-t-il poursuivi, «avec zèle et générosité, parfois au milieu de beaucoup de souffrance, se consument pour Dieu et le peuple. Pensons à nos curés» a lancé François, réclamant des applaudissements pour eux, avant de saluer les différents groupes de pèlerins.

Source : VATICANNEWS, le 4 août 2024

Saint Jean Marie Vianney, l’apôtre de la confiance en Marie

Illustration
© Shutterstock/Erman Gunes

Saint Jean Marie Vianney, l’apôtre de la confiance en Marie

Parmi les traits imitables de la prodigieuse sainteté de Jean-Marie Vianney, appelé couramment le Curé d’Ars (petit village de l’Ain, en France) il en est un qui semble digne d’un relief particulier : sa dévotion mariale.

A première vue, il y a de quoi s’étonner. Saint Jean Marie Vianney ne nous a laissé que trois sermons, une instruction de ses catéchismes et quelques propos de conversation qui se rapportent directement à la très sainte Vierge.

Au-delà de cet enseignement, dont la valeur n’est pas négligeable, il nous a laissé l’exemple de sa vie de prêtre et de curé, toute jalonnée de dates mariales et dans laquelle s’affirme et resplendit l’emprise maternelle de Marie sur l’âme de ce saint et la consécration totale qu’il lui fit de sa personne et de son œuvre.

Serait-il exagéré de voir dans cette consécration la clé de sa sainteté personnelle et de sa fécondité apostolique ?

Abbé Jacques Pagnoux (+1997) 

Extrait de son livre  L’Apôtre de la confiance en Marie, Éditions Saint-Paul, Paris, 1957, p. 14.

Le père Jacques Pagnoux a été longtemps Père de Foyer de Charité en Afrique. Il est aussi l’auteur de :

Le Plus imitable des prêtres, saint Jean-Marie Vianney : patron de tous les curés.

Et de :

Marthe Robin, une femme d’espérance pour le XXIe siècle

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

04.08.2024 – SAINT DU JOUR

St Jean-Marie Vianney

CURÉ D’ARS († 1859)

Saint Jean-Marie Vianney
Curé d’Ars
Extraits de la Catéchèse de Benoît XVI 


5 août 2009, Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars 

Chers frères et sœurs,   […]

Jean-Marie Vianney naît dans le petit village de Dardilly le 8 mai 1786, dans une famille de paysans, pauvre en biens matériels, mais riche d’humanité et de foi. Baptisé, comme le voulait le bon usage à l’époque, le jour même de sa naissance, il consacra les années de l’enfance et de l’adolescence aux travaux dans les champs et à paître les animaux, si bien qu’à l’âge de dix-sept ans, il était encore analphabète. Mais il connaissait par cœur les prières que lui avait enseignées sa pieuse mère et il se nourrissait du sentiment religieux que l’on respirait chez lui. Les biographes racontent que, dès sa prime jeunesse, il essaya de se conformer à la divine volonté même dans les tâches les plus humbles. 

Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le satisfaire. Il parvint en effet à l’ordination sacerdotale après de nombreuses adversités et incompréhensions, grâce à l’aide de sages prêtres, qui ne s’arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, devinant l’horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune homme véritablement singulier. 

Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et le 13 août suivant, prêtre. Enfin, à l’âge de 29 ans, après de nombreuses incertitudes, un certain nombre d’échecs et beaucoup de larmes, il put monter à l’autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie. 

Le saint curé d’Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait: « Oh! Quelle grande chose que le sacerdoce! On ne le comprendra bien qu’une fois au Ciel… si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non d’effroi mais d’amour! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d’Ars, p. 113). En outre, dans son enfance, il avait confié à sa mère: « Si j’étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d’âmes » (Abbé Monnin, Procès de l’ordinaire, p. 1064). Et il en fut ainsi. Dans le service pastoral, aussi simple qu’extraordinairement fécond, ce curé anonyme d’un village isolé du sud de la France parvint si bien à s’identifier à son ministère, qu’il devint, également de manière visible et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui à la différence du mercenaire, donne la vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 11). 

A l’exemple du Bon Pasteur, il a donné la vie au cours des décennies de son service sacerdotal. Son existence fut une catéchèse vivante, qui trouvait une efficacité toute particulière lorsque les personnes le voyaient célébrer la Messe, s’arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de longues heures dans le confessionnal.

Au centre de toute sa vie, il y avait donc l’Eucharistie, qu’il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale, était le ministère assidu des confessions. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence l’accomplissement logique et naturel de l’apostolat sacerdotal, en obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jn 20, 23). 

Saint Jean-Marie Vianney se distingua donc comme un confesseur et maître spirituel excellent et inlassable. En passant « d’un même mouvement intérieur, de l’autel au confessionnal », où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, par la prédication et par le conseil persuasif, à faire redécouvrir aux paroissiens la signification et la beauté de la pénitence sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence eucharistique.

Les méthodes pastorales de Jean-Marie Vianney pourraient apparaître peu adaptées aux conditions sociales et culturelles actuelles. Comment en effet un prêtre d’aujourd’hui pourrait-il l’imiter, dans un monde qui a tant changé? S’il est vrai que les temps changent et que de nombreux charismes sont typiques de la personne, et donc inimitables, il y a toutefois un style de vie et un élan de fond que nous sommes tous appelés à cultiver. A bien y regarder, ce qui a rendu saint le curé d’Ars a été son humble fidélité à la mission à laquelle Dieu l’avait appelé; cela a été son abandon constant, empli de confiance, entre les mains de la Providence divine. Il a réussi à toucher le cœur des personnes non en vertu de ses dons humains, ni en s’appuyant exclusivement sur un effort, même louable, de la volonté, il a conquis les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu’il vivait de manière intime, à savoir son amitié avec le Christ. […]

Les Pères du Concile œcuménique Vatican II avaient bien présents à l’esprit cette « soif de vérité » qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu’ils affirmèrent que c’est aux prêtres, « comme éducateurs de la foi », qu’il revient de former « une authentique communauté chrétienne » capable de « frayer la route à tous les hommes vers le Christ » et d’exercer « une véritable maternité » à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas « un chemin vers le Christ et son Église » et « pour réveiller les fidèles, les nourrir, leur donner des forces pour le combat spirituel » (cf. Presbyterorum ordinis, n. 6). 

L’enseignement que continue de nous transmettre le saint curé d’Ars à cet égard est que, à la base de cet engagement pastoral, le prêtre doit placer une union personnelle intime avec le Christ, qu’il faut cultiver et accroître jour après jour. C’est seulement s’il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu’il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l’amour miséricordieux du Seigneur. C’est seulement ainsi, par conséquent, qu’il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie. Prions pour que, par l’intercession de saint Jean-Marie Vianney, Dieu fasse don à son Église de saints prêtres, et pour que croisse chez les fidèles le désir de soutenir et d’aider leur ministère. 

Pour un approfondissement biographique :


>>> Sanctuaire du Saint Curé d’Ars
>>> Saint Jean-Marie Vianney, Curé D’Ars [PDF]

Saint Jean-Marie Vianney priez pour nous !

La Prière du Curé d’Ars à Marie pour nous Sanctifier « Ô Vierge Immaculée, qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez » :

« Ô Vierge Immaculée, qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez, procurez-nous une foi vive, une humilité profonde, une pureté sans tâche, une grande horreur des péchés, même les plus légers, un amour ardent pour votre Fils et pour Vous. Puisque Vous aimer est un signe de prédestination, conjurez Votre divin Fils, notre Sauveur, qui, avant Sa mort, Vous recommanda le soin de nos âmes en la personne de Saint Jean, de nous faire Grâce et Miséricorde ; protégez-nous durant la vie, et surtout à l’heure de notre mort ; avancez la délivrance des âmes de nos frères qui sont dans le purgatoire, et que la Lumière les éclaire ».

Ainsi soit-il.

04.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,24-35. 

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Encyclique  « Ecclesia de Eucharistia », 1 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

« Moi, je suis le pain de la vie »

L’Église vit de l’eucharistie. Cette vérité n’exprime pas seulement une expérience quotidienne de foi, mais elle comporte en synthèse le cœur du mystère de l’Église. Dans la joie, elle fait l’expérience, sous de multiples formes, de la réalisation continuelle de la promesse : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20). Mais, dans l’eucharistie, par la transformation du pain et du vin en corps et sang du Seigneur, elle jouit de cette présence avec une intensité unique. Depuis que, à la Pentecôte, l’Église, peuple de la Nouvelle Alliance, a commencé son pèlerinage vers la patrie céleste, ce sacrement divin a continué à marquer ses journées, les remplissant d’espérance confiante. À juste titre, le Concile Vatican II a proclamé que le sacrifice eucharistique est « source et sommet de toute la vie chrétienne » (LG 11). « La très sainte eucharistie contient en effet l’ensemble des biens spirituels de l’Église, à savoir le Christ lui-même, notre Pâque, le pain vivant (1Co 5,7; Jn 6,51), qui par sa chair, vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante, procure la vie aux hommes » (Vatican II PO 5). C’est pourquoi l’Église a le regard constamment fixé sur son Seigneur, présent dans le sacrement de l’autel, dans lequel elle découvre la pleine manifestation de son immense amour.

LECTURES :

Livre de l’Exode 16,2-4.12-15. 

En ces jours-là, dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël  récriminait contre Moïse et son frère Aaron.
Les fils d’Israël leur dirent : « Ah ! Il aurait mieux valu mourir de la main du Seigneur, au pays d’Égypte, quand nous étions assis près des marmites de viande, quand nous mangions du pain à satiété ! Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne, et ainsi je vais le mettre à l’épreuve : je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi.
« J’ai entendu les récriminations des fils d’Israël. Tu leur diras : “Au coucher du soleil, vous mangerez de la viande et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété. Alors vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.” »
Le soir même, surgit un vol de cailles qui recouvrirent le camp ; et, le lendemain matin, il y avait une couche de rosée autour du camp.
Lorsque la couche de rosée s’évapora, il y avait, à la surface du désert, une fine croûte, quelque chose de fin comme du givre, sur le sol.
Quand ils virent cela, les fils d’Israël se dirent l’un à l’autre : « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu’est-ce que c’est ?), car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger. »

Psaume 78(77),3.4ac.23-24.25.52a.54a. 

Nous avons entendu et nous savons 
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l’âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur.

Il commande aux nuées là-haut,
il ouvre les écluses du ciel :
pour les nourrir il fait pleuvoir la manne, 
il leur donne le froment du ciel.

Chacun se nourrit du pain des Forts, 
il les pourvoit de vivres à satiété.
Tel un berger, il conduit son peuple.
Il les fait entrer dans son domaine sacré.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,17.20-24. 

Frères, je vous le dis, j’en témoigne dans le Seigneur : vous ne devez plus vous conduire comme les païens qui se laissent guider par le néant de leur pensée.
Mais vous, ce n’est pas ainsi que l’on vous a appris à connaître le Christ,
si du moins l’annonce et l’enseignement que vous avez reçus à son sujet s’accordent à la vérité qui est en Jésus.
Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois, c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises qui l’entraînent dans l’erreur.
Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée.
Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité.