01.09.2024 – HOMÉLIE DU 22ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 7,1-8.14-15.21-23

Une religion du cœur

Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu

Textes bibliques : Lire

Les textes bibliques de ce dimanche nous font découvrir ce que Dieu dit aux hommes pour conduire leur vie. La parole qu’il leur adresse est celle d’un Dieu libérateur. C’est ce qui s’est passé pour le peuple d’Israël quand il était esclave en Égypte : sous la conduite de Moïse, Dieu les a libérés de cette situation dramatique. La Bible nous raconte comment ils ont traversé la Mer Rouge et marché dans le désert  pour se rendre vers la Terre Promise.

Aujourd’hui, nous découvrons que Dieu veut leur faire franchir une nouvelle étape : en lui donnant sa loi, il lui offre un passeport pour la liberté. En effet, seuls les peuples libres ont une loi. Les autres sont soumis à l’arbitraire et à la violence ; cela, nous le voyons tous les jours. Nous vivons dans un monde qui souffre à cause de ces violences et de ces injustices. Mais l’auteur du livre du Deutéronome vient nous dire que Dieu n’a jamais cessé de nous aimer. La loi  qu’il donne à son peuple se résume en deux volets : Aimer Dieu et aimer tous nos frères.

Le premier volet regarde Dieu : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu”. Ce commandement est une réponse au Dieu créateur qui fait sans cesse le premier pas vers nous. Il est passionné d’amour pour le monde. En dehors de lui, il n’y a pas de bonheur possible. C’est sur lui que nous sommes invités à construire notre vie. Il ne suffit pas d’accomplir des gestes religieux. L’alliance entre Dieu et les hommes est une histoire d’amour passionné.

Le deuxième volet concerne l’amour du prochain. Il s’agit d’éviter tout ce qui peut faire du mal aux autres. Plus tard, Jésus nous révèlera que Dieu est un Père qui aime chacun de ses enfants. Son amour est pour tous sans exception. Si nous faisons du mal à quelqu’un, c’est contre Dieu que nous péchons. Plus un amour est grand, plus on voit ce qui l’offense. C’est important pour nous aujourd’hui. Nous vivons dans un monde qui souffre de la violence, de l’indifférence, du mépris et de toutes sortes de malheurs. Notre mission c’est d’y vivre autrement et d’y porter l’amour.

Dans sa lettre, saint Jacques s’adresse à des nouveaux baptisés qui vivent en milieu païen et hostile. Il les invite précisément à y vivre autrement. Au jour de leur baptême, ils sont entrés dans une vie nouvelle. Au centre de cette vie, il y a le Christ Lumière du monde. Ses paroles sont  celles “de la vie éternelle”. Cette bonne nouvelle vient changer notre relation avec Dieu et avec les autres. Si nous voulons vivre en accord avec Dieu, il ne faut pas oublier ceux et celles qui ont la première place dans son cœur, les orphelins, les veuves et tous les exclus de la société.

Dans l’Évangile, nous voyons Jésus en conflit avec un groupe de pharisiens : ces derniers reprochent à ses disciples à ses disciples de prendre leurs  repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. Il s’agit là d’un manquement à la tradition des anciens. Ces pratiques ne sont pas un mal en elles-mêmes. Le problème c’est que ces pharisiens oublient le plus important : “Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi.” Le plus important n’est pas de se laver les mains mais de se laver le cœur. Dans leurs pratiques, les pharisiens cherchent à être bien vus des hommes. Jésus les invite à être vrais. Ce qui est premier ce n’est pas l’accomplissement de gestes religieux mais la pratique effective de l’amour. C’est sur notre amour que nous serons jugés.

Jésus ajoute que ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme : “C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses, inconduites, débauches, adultères, cupidité, méchanceté, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout cela rend l’homme impur.” Nous recevons cet Évangile comme un appel à nous convertir et à nous nourrir  chaque jour de la Parole de Dieu. Le Seigneur est toujours là pour nous apprendre à mettre de plus en plus d’amour dans notre vie.

En ce jour, nous demandons au Seigneur, par l’intercession de la Sainte Vierge, de nous donner un cœur pur, libre de toute hypocrisie. Ainsi nous pourrons vivre selon l’esprit de la loi et atteindre son but qui est l’amour.

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 20 août 2024

Le Rosaire des hommes pour la paix du Christ dans nos patries  (II)

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© Shutterstock/PeopleImages.com – Yuri A

Le Rosaire des hommes pour la paix du Christ dans nos patries  (II)

Paco Paez, le coordinateur général de l’apostolat des Chevaliers du Rosaire, a commenté : « Nous voulons continuer à nous battre dans l’armée de Jésus-Christ pour pouvoir inspirer d’autres hommes à se rappeler que la vie de l’Église n’est pas seulement un lieu de rencontres avec des pensées positives, mais qu’il s’agit d’une bataille spirituelle qui représente pour nous l’aventure pour laquelle il vaut la peine de donner sa vie. Nous voulons nous préparer à l’abnégation et au sacrifice« .

Segundo Carafi, l’un des organisateurs du Rosaire des hommes à Buenos Aires, a expliqué que « l’importance de ce rosaire réside dans le fait que ce sont précisément les hommes qui veulent ramener la foi dans la vie publique, en priant pour la récupération de leur propre essence dans un monde qui les critique et les attaque« .

Cela démontre, a-t-il poursuivi, que « la foi n’est pas seulement une affaire de femmes et que l’homme, en tant que chef de la famille ou le prêtre en tant que tel, est prêt à se battre pour défendre son identité en tant qu’homme, ce qui est aujourd’hui quelque chose qui paraît à débattre« .

« Dans un monde où l’homme est non seulement critiqué de toutes parts, du père de famille au prêtre, mais aussi attaqué dans son essence d’homme, cherchant la féminisation des hommes et la masculinisation des femmes, nous prions à travers  le Rosaire des hommes pour que les hommes soient à nouveau valorisés dans la société« , a-t-il conclu.

« Le Rosaire des hommes est une réponse puissante pour dire non au sécularisme de notre époque , et ce qui a été entendu  sur la place publique est un non retentissant, une confrontation courageuse avec l’ennemi », a déclaré Carlos Waite à ACI Prensa.

Paco Páez a partagé une dernière réflexion avec ACI Prensa : « Souvenez-vous qu’un Chrétien sans chapelet est comme un soldat sans armes ».

Walter Sanchez Silva

Cité du Vatican, (ACI Africa).

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.08.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne Jugan

Ste Jeanne Jugan

VIERGE ET FONDATRICE († 1879)

Ste Jeanne Jugan
Vierge et fondatrice des :
« Petites Sœurs des Pauvres »
(1792-1879)

Jeanne Jugan naît à Cancale, en Ille-et-Vilaine (France), au hameau des Petites Croix, le 25 octobre 1792, et baptisée le jour même à l’église Saint-Méen en pleine tourmente révolutionnaire. Elle est la cinquième d’une fratrie de huit (quatre décéderont en bas âge). Son père, marin comme la plupart des hommes de son pays, est à la grande pêche à Terre-Neuve. Quatre ans plus tard, il disparaît en mer. Sa mère reste seule pour élever les 4 enfants.

Pour aider la famille, Jeanne à l’âge de 16 ans part comme aide-cuisinière dans un manoir proche de Cancale. Elle y reste jusqu’à l’âge de 25 ans, puis quitte la maison familiale pour Saint-Servan où elle travaille comme aide infirmière à l’hôpital du Rosais. À la demande en mariage d’un jeune marin, elle avait répondu : « Dieu me veut pour lui, il me garde pour une œuvre qui n’est pas encore fondée ».

Jeanne ne veut que servir Dieu et les autres, les pauvres, surtout les plus faibles, les plus démunis, fidèle à l’idéal de configuration à Jésus par Marie qu’enseigne saint Jean Eudes aux membres du Tiers-Ordre de la Mère Admirable, association qu’elle rejoint vers l’âge de 25 ans.

Un soir d’hiver de 1839, elle ouvre son logis et son cœur à une vieille femme aveugle, à demi paralysée, réduite brusquement à la solitude. Jeanne lui donne son lit… Ce geste l’engage à tout jamais. Une seconde vieille femme suivra, puis une troisième… En 1843, elles seront quarante avec, autour de Jeanne, trois jeunes compagnes. Ces dernières l’ont choisie comme supérieure de leur petite association qui s’achemine vers une vraie vie religieuse.

Mais bientôt Jeanne Jugan sera destituée de cette charge, réduite à la simple activité de quêteuse, rude tâche dont elle est l’initiatrice, encouragée dans cette démarche de charité et de partage par les Frères de Saint Jean-de-Dieu. À l’injustice, Jeanne ne répond que par le silence, la douceur, l’abandon. Sa foi et son amour découvrent dans cette mesure le chemin de Dieu pour elle et pour sa famille religieuse.

Au fil des années, l’ombre s’étend de plus en plus sur Jeanne Jugan. Les débuts de son œuvre sont falsifiés. Elle vit 27 ans de mise à l’écart (1852 à 1879), quatre à la maison de Rennes, et les vingt-trois dernières années de sa longue vie à La Tour St Joseph, maison mère de la Congrégation des « Petites Sœurs des Pauvres » depuis 1856.

À sa mort, le 29 août 1879, elle a 86 ans, peu de Petites Sœurs savent qu’elle est la fondatrice mais son influence près des jeunes postulantes et novices, dont elle a partagé la vie ces vingt-sept années durant, aura été décisive. En ce contact prolongé, le charisme initial a passé, l’esprit des origines s’est transmis.

Ses funérailles auront lieu dans la plus grande simplicité. Jusqu’à son exhumation, qui eut lieu le 5 mars 1936, le corps de Jeanne Jugan reposait dans le paisible cimetière de la Tour Saint-Joseph. 

À l’époque où Jeanne Jugan passa de vie à trépas, l’Institut qu’elle avait fondé comprenait, après seulement quarante années d’existence, 2.488 religieuses, 177 maisons dispersées à travers le monde, et il hospitalisait environ 20.500 personnes âgées. 

Aujourd’hui l’on compte par le monde 2100 Petites Sœurs, 180 maisons et près de 12.000 personnes âgées.

Jeanne Jugan a été béatifiée le 3 octobre 1982, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) et proclamée sainte le 11 octobre 2009, à Rome, par le pape Benoît XVI.

Dans le diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo elle est fêtée le 30 août.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Jeanne Jugan

Ste Jeanne Jugan priez pour nous !

29.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,17-29. 

En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »


Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.


Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Liturgie byzantine

Ode et stichères des matines du 29/08

Précurseur du Christ dans la mort comme dans la vie

Prophète né d’un prophète (Lc 1,67), baptiseur du Seigneur, tu as été « la voix qui crie dans le désert : Repentez-vous » (Mt 3,2), et tu as réprimandé Hérode pour ses débauches impies. C’est pourquoi tu as couru annoncer le Royaume de Dieu à ceux qui étaient retenus captifs dans le séjour des morts… Précurseur comme prophète, baptiseur et martyr, comme voix du Verbe, son messager, son flambeau, toi le plus grand des prophètes selon le témoignage de Dieu (Mt 11,9), implore le Seigneur de sauver de toute épreuve et malheur ceux qui fêtent avec amour ta mémoire éclatante… Venez, tous les peuples, célébrons le prophète, martyr et baptiseur du Sauveur : c’est lui qui, tel un ange dans la chair (Mc 1,2 grec), a repris Hérode pour sa liaison injuste, condamnant son action fautive. Mais, à cause d’une danse et d’un serment, on a décapité la tête vénérable de celui qui annonce jusqu’aux enfers la bonne nouvelle de la résurrection d’entre les morts et qui sans cesse intercède auprès du Seigneur pour le salut de nos âmes. Venez, tous les fidèles, célébrons le prophète, martyr et baptiseur du Sauveur : s’enfuyant au désert, il y a trouvé son repos, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage ; il a repris le roi qui violait la loi. Et nous, les craintifs, il nous exhortait en disant : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est proche. »

LECTURES :

Livre de Jérémie 1,17-19. 

En ces jours-là, la parole du Seigneur me fut adressée : 
« Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi, tu diras contre mon peuple tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux.
Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses princes, à ses prêtres et à tout le peuple du pays.
Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. »

Psaume 71(70),1-2.3.5-6ab.15ab.17. 

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : 
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, 
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille, 
toujours accessible ; 
tu as résolu de me sauver : 
ma forteresse et mon roc, c’est toi !

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, 
mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère.

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, 
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.