18.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15. 

En ce temps-là,  Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.

Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Cassien (v. 360-435)

fondateur de monastère à Marseille

De la prière, XXI ; SC 54 (Conférences VIII-XVII; trad. E. Pichery, éd. du Cerf, 1958 ; p. 58-59)

Donnez-nous notre pain !

« Donnez-nous aujourd’hui notre pain supersubstantiel, epiousion* » (Mt 6,11), et, selon un autre évangéliste, « notre pain quotidien » (Lc 11,3). Le premier qualificatif exprime sa noblesse et le caractère de sa substance, qui l’élèvent au-dessus de toute substance, et font qu’il dépasse par sa sublime grandeur et sainteté toutes créatures. Le second exprime l’usage qu’il en faut faire et son utilité : le mot « quotidien » montre que sans ce pain, nous ne pouvons vivre un seul jour de la vie spirituelle. Quant au mot « aujourd’hui », il montre qu’il faut s’en nourrir tous les jours, et qu’il ne suffirait pas de l’avoir reçu hier, s’il ne nous était pareillement donné aujourd’hui. Que le besoin quotidien que nous en avons nous soit un avertissement de faire en tout temps cette prière ! Il n’est pas de jour où il ne nous soit nécessaire de manger ce pain, pour fortifier le cœur de notre homme intérieur. Mais « aujourd’hui » peut s’entendre également de la vie présente : « Tandis que nous sommes de ce monde, donnez-nous ce pain. Nous savons que vous le donnerez aussi dans le monde à venir à ceux qui l’auront mérité. Mais nous vous prions de nous l’accorder dès aujourd’hui, parce que celui qui ne l’aura pas reçu en cette vie, ne saurait y avoir part dans l’autre. » * translitération de la parole grecque utilisée dans l’évangile

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 48,1-14. 

Le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche.
Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre.
Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu.
Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ?
Toi qui as réveillé un mort et, par la parole du Très-Haut, l’as fait revenir du séjour des morts ;
toi qui as précipité des rois vers leur perte, et jeté à bas de leur lit de glorieux personnages ;
toi qui as entendu au Sinaï des reproches, au mont Horeb des décrets de châtiment ;
toi qui as donné l’onction à des rois pour exercer la vengeance, et à des prophètes pour prendre ta succession ;
Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu ;
toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob…
heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie.
Quand Élie fut enveloppé dans le tourbillon, Élisée fut rempli de son esprit, et pendant toute sa vie aucun prince ne l’a intimidé, personne n’a pu le faire fléchir.
Rien ne lui résista, et, jusque dans la tombe, son corps manifesta son pouvoir de prophète.
Pendant sa vie, il a fait des prodiges ; après sa mort, des œuvres merveilleuses.

Psaume 97(96),1-2.3-4.5-6.7.10ab. 

R/ Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ! (Ps 96, 12a)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! 
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent, 
justice et droit sont l’appui de son trône.

Devant lui s’avance un feu 
qui consume alentour ses ennemis.
Quand ses éclairs illuminèrent le monde, 
la terre le vit et s’affola.

Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, 
devant le Maître de toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice, 
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités ! 
À genoux devant lui, tous les dieux !
Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur,
car il garde la vie de ses fidèles.

« L’amour du Christ est une priorité à donner aux musulmans » (II)

« L’amour du Christ est une priorité à donner aux musulmans » (II)

Née en Algérie dans une famille musulmane, Nadia Piccarreta est arrivée, enfant, en France et s’est convertie en entendant le son des cloches. Elle veut réveiller tous les baptisés de France et nous exhorte à retrouver nos racines chrétiennes : « L’amour du Christ est une priorité à donner aux musulmans. »

B.V. Vous désirez réveiller les baptisés de France. Comment faire ? N. P. J’ai envie de réveiller tous ceux que Dieu place sur mon chemin. Tout baptisé devrait s’engager à parler de Jésus-Christ. On ne peut pas être indifférent à son message. C’est au quotidien en allant faire mes courses que j’annonce le Christ. Je sympathise avec la caissière du supermarché, la plus rebelle parfois. J’ai toujours dans mes poches des médailles miraculeuses, je fais une mini-catéchèse. La boulangère a fini par comprendre que j’étais chrétienne : « Madame, gardez mon pain, je reviens après la messe. » Les clients entendent le mot « messe », cela les réveille ! La dernière fois, une caissière avait une tête de mort autour du cou. Je lui ai dit : « Jésus, c’est mieux, non ? » Elle m’a répondu :« C’est qui, celui-là ? » Je me suis fait un plaisir de décliner l’identité de Jésus-Christ. La petite Bernadette de Lourdes disait à propos de ses rencontres avec la Vierge Marie : « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, mais je suis chargée de vous le dire. » Des occasions comme celle-ci se présentent toujours. Je suis désolée de voir le mutisme chez les Catholiques. La seule richesse de l’homme sur la Terre, c’est de croire au Sauveur et de l’annoncer.

B.V. Comment expliquez-vous que l’islam progresse en France ?

N. P. Les Musulmans aiment la famille, ils aiment avoir de nombreux enfants. Ce sont des croyants. Dieu dit dans la Bible : « Soyez féconds, multipliez-vous, répandez-vous sur toute la Terre »(Genèse 1-8). Ce n’est hélas pas une culture française et cela endommage notre France, faute de les avoir évangélisés. C’est un échec, les Chrétiens n’ont pas su annoncer le Christ. Il ne faut pas être timide, il faut oser se montrer avec sa Bible à la main : il y a toujours une occasion de parler de Dieu et de la Vierge Marie à un Musulman. Ils seraient stupéfaits de voir un Chrétien croire en Dieu.

Les Musulmans sont ouverts au dialogue. Il est très facile d’aborder le nom de Dieu avec eux. J’ai eu l’occasion de parler avec un Musulman, au début du carême, puisque cette année, le ramadan a commencé en même temps que notre carême. J’ai évoqué notre temps liturgique et le sacrement de la confession. Il ne faut pas hésiter à citer les extraits de la Bible ou à offrir une médaille miraculeuse : la Vierge Marie est reconnue comme une femme sainte. Les échanges sont toujours intéressants. L’Esprit saint touche les cœurs. Dieu fera le reste. Les Musulmans ont besoin du Christ. Nous sommes privilégiés de le connaître. La foi chrétienne est un héritage précieux, c’est un don à transmettre au monde entier.

bvoltaire.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.06.2026 – SAINT DU JOUR

Bx Marie-Joseph Cassant
Moine et prêtre cistercien  

Marie-Joseph (au baptême Pierre-Joseph) Cassant naît le 6 mars 1878 à Casseneuil-sur-Lot, près d’Agen, dans le sud-ouest de la France, dans une famille d’arboriculteurs qui comptait déjà un garçon âgé de neuf ans. Il suivit des études au pensionnat des frères de Saint Jean-Baptiste de la Salle, toujours à Casseneuil, où il rencontra des difficultés en raison de sa mauvaise mémoire. 

À la maison et au pensionnat, il reçut une solide éducation chrétienne et, peu à peu, grandit en lui le désir profond d’être prêtre. L’abbé Filhol, curé de la paroisse, estimant beaucoup le garçon, le faisait aider dans ses études par un vicaire, mais le manque de mémoire continua à empêcher son entrée au petit séminaire. Cependant, l’adolescent était porté au silence, au recueillement et à la prière. L’abbé Filhol lui suggéra de s’orienter vers la Trappe : le jeune homme de seize ans accepta sans hésiter. Après un temps de probation au presbytère, Joseph entra donc à l’abbaye cistercienne de Sainte-Marie du Désert (diocèse de Toulouse, France) le 5 décembre 1894. 

Le maître des novices était alors le Père André Malet. Il savait percevoir les besoins des âmes et y répondre avec humanité. Dès la première rencontre il manifesta sa bienveillance : « Ayez confiance ! Je vous aiderai à aimer Jésus ». Quant aux frères du monastère, ils ne tardèrent pas à apprécier le nouveau venu : Joseph n’était ni raisonneur ni grognon, mais toujours content, toujours souriant. En contemplant souvent Jésus dans sa passion et sur la croix, le jeune moine s’imprégna de l’amour du Christ. La « voie du Cœur de Jésus », que lui enseigna le Père André, est un appel incessant à vivre l’instant présent avec patience, espérance et amour. Frère Marie-Joseph était conscient de ses lacunes, de sa faiblesse. Mais il comptait toujours plus sur Jésus, qui était sa force. Ce n’était pas un partisan des demi-mesures. Il voulut se donner totalement au Christ. Sa devise en témoigne : « Tout pour Jésus, tout par Marie ». Il fut ainsi admis à prononcer ses vœux définitifs, le 24 mai 1900, en la fête de l’Ascension. 

Ce fut alors la préparation au sacerdoce. Frère Marie-Joseph l’envisagea surtout en fonction de l’Eucharistie. Celle-ci était bien pour lui la réalité présente et vivante de Jésus : le Sauveur entièrement donné aux hommes, dont le Cœur transpercé sur la croix accueille avec tendresse ceux qui vont à lui dans la confiance. Toutefois, les cours de théologie donnés par un frère peu compréhensif occasionnèrent des affronts très douloureux pour la sensibilité du jeune moine. Face à toutes les contradictions, il s’appuyait sur le Christ présent dans l’Eucharistie, « le seul bonheur de la terre », et confiait sa souffrance au Père André qui l’éclairait et le réconfortait. Il passa toutefois ses examens de façon satisfaisante et il eut la grande joie de recevoir l’ordination sacerdotale le 12 octobre 1902. 

Cependant, on constata qu’il était atteint de tuberculose. Le mal était très avancé. Le jeune prêtre n’avait révélé ses souffrances qu’au moment où il ne pouvait plus les cacher : pourquoi se plaindre quand on médite assidûment le chemin de croix du Sauveur ? Malgré un séjour en famille durant sept semaines, exigé par le Père Abbé, ses forces déclinèrent de plus en plus. À son retour au monastère, on l’envoya bientôt à l’infirmerie, nouvelle occasion d’offrir, pour le Christ et l’Église, ses souffrances physiques de plus en plus intolérables, aggravées par les négligences de son infirmier. Plus que jamais, le Père André l’écouta, le conseilla et le soutint. Il avait dit : « Quand je ne pourrai plus dire la Messe, Jésus pourra me retirer de ce monde ». Le 17 juin 1903, au petit matin, après avoir communié, Père Marie-Joseph rejoignit pour toujours le Christ Jésus. 

On a parfois souligné la banalité de cette courte existence : seize années discrètes à Casseneuil et neuf années dans la clôture d’un monastère, à faire des choses simples : prière, études, travail. Des choses simples, mais qu’il sut vivre de façon extraordinaire; de petites actions, mais accomplies avec une générosité sans limites. Le Christ avait mis en son esprit, limpide comme une eau de source, la conviction que Dieu seul est le suprême bonheur, que son Royaume est semblable à un trésor caché et à une perle précieuse. 

Le message du Père Marie-Joseph est très actuel : dans un monde de défiance, souvent victime de désespérance, mais assoiffé d’amour et de tendresse, sa vie peut être une réponse, surtout pour les jeunes en quête du sens de leur vie. Marie-Joseph était un adolescent sans relief et sans valeur aux yeux des hommes. Il doit la réussite de sa vie à la rencontre bouleversante de Jésus. Il a su se mettre à sa suite au sein d’une communauté de frères, avec le soutien d’un Père spirituel, à la fois témoin du Christ et capable d’accueillir et de comprendre. 

Il est pour les petits et les humbles un exemple magnifique. Il montre comment vivre, jour après jour, pour le Christ, avec amour, énergie et fidélité, en acceptant d’être aidés par un frère, par une sœur, expérimentés, capables de les mener sur les traces de Jésus.

Marie-Joseph Cassant a été béatifié le 3 octobre 2004, par saint Jean-Paul II (>>> Homélie du Pape) en même temps que : Pierre VigneAnna Katharina EmmerickMaria Ludovica De AngelisCharles d’Autriche.

Ce furent les dernières béatifications de saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Bx Marie-Joseph Cassant priez pour nous !