Étiquette : Notre-Dame de Fatima
12.09.2024 – CHAPELET À LOURDES
15.09.2024 – HOMÉLIE DU 24ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 8,27-35
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENGES.BE, le septembre 2024
15.09.2024 – HOMÉLIE DU 24ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 8,27-35

Dis-moi quelle est ta foi…
Textes bibliques : Lire
Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu
Les lectures de ce dimanche nous interpellent tous. Nous devons y repérer le fil rouge qui nous renvoie à la grande question : qui est Jésus ? Que va-t-il lui arriver ? Les textes de la Bible nous invitent à un travail de purification en Jésus Messie souffrant. Ce “Serviteur de Dieu”, nous le trouvons dans le livre d’Isaïe. En le lisant, nous pensons au prophète qui doit faire face à des adversaires virulents ; nous pensons aussi au peuple opprimé ; les croyants y sont méprisés. Mais la bonne nouvelle c’est que Dieu n’abandonne pas ses serviteurs, ceux qui suivent son chemin de justice et de paix. Malgré les malheurs qui les accablent, ils peuvent toujours compter sur lui. Et c’est aussi une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui.
La seconde lecture (lettre de Saint Jacques) est aussi un appel à la foi. C’est important d’accueillir Celui qui nous a aimés le premier. C’est par grâce (par amour) que nous sommes sauvés. Notre amour doit être de plus en plus à la mesure de cet amour gratuit. Mais saint Jacques nous avertit : la foi ne doit pas se contenter de belles paroles ; si elle n’agit pas, elle est morte. Comment se dire disciples de Jésus sans agir en conséquence ? Un jour, Jésus a dit : “Ce ne sont ceux qui disent Seigneur, Seigneur qui entreront dans le Royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père.” Les œuvres de la foi doivent compléter les mots de la foi.
L’évangile part d’une question posée aux disciples : Pour les gens, qui est Jésus ?Depuis vingt siècles, la question est posée. Et tout au long de ces années, de nombreuses réponses ont été données. Mais toutes ces réponses, même les meilleures, sont toujours incomplètes, bien loin de ce qu’il est en réalité. Le Seigneur ne se laisse pas enfermer dans des définitions. Le prophète Isaïe nous le dit à sa manière : “Autant le ciel est élevé au dessus de la terre, autant mes pensées sont élevées au dessus de vos pensées.
Mais le Seigneur veut nous aider à grandir dans la foi. Il veut nous faire progresser dans la connaissance de son mystère. Et il continue à nous interpeller personnellement : pour vous, qui suis-je ? C’est aussi à cette question que les enfants et les jeunes devront répondre dans leur groupe de catéchisme ou d’aumônerie. Et nous qui sommes envoyés pour témoigner de notre foi auprès d’eux, nous devrons aussi nous la poser : quelle place tient-il dans notre vie ? Est-il celui que je m’efforce de suivre ? Est-il Celui que je mets au centre de ma vie ?
Nous avons entendu la réponse de Pierre :“Tu es le Messie.” Cette réponse est bonne. Mais aussitôt, une question se pose : que mettons-nous derrière ces mots ? Pierre rêve d’un Messie selon les idées de son temps, un Messie qui viendrait restaurer le Royaume d’Israël, un Messie qui répondrait à ses aspirations humaines. Ce Messie nous débarrasserait de la souffrance ; il apporterait une bonne situation au monde. Ce rêve de Pierre est toujours d’actualité : nous voudrions un Messie qui résoudrait tous les douloureux problèmes dus à la crise économique, à la précarité, aux violences et aux guerres.
Mais ce n’est pas le point de vue de Jésus. Sa mission sera celle du “Serviteur souffrant”. Elle passera par la souffrance, la mort et la résurrection. Pierre, qui ne voudrait pas d’un Messie souffrant, le prend à part. Il lui dit que les croyants ne le feront pas souffrir, qu’ils veilleront sur lui. Jésus se retourne et lui fait de vifs reproches car ses pensées ne sont que des pensées humaines. Confondre le Royaume de Dieu avec le Royaume de ce monde, c’est se poser en adversaire de Dieu, en Satan. Et il ajoute devant la foule, que pour se mettre à sa suite, il faut accueillir la croix afin de sauver sa vie. “Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Pour nous, comme pour Jésus, le chemin de la foi sera un chemin de croix. Celui qui veut sauver sa vie devra accepter de la perdre.
Ces trois lectures, ainsi que le psaume sont un appel à la foi, une foi qui fait confiance à Dieu dans l’épreuve, une foi qui agit, une foi qui se laisse remettre en question. C’est une foi qui doit sans cesse être purifiée à la lumière de l’Évangile. Le Seigneur est là pour nous conduire au Royaume de Dieu. Mais trop souvent, nous sommes ailleurs. Aujourd’hui, il nous rejoint pour nous renouveler. Et il nous envoie dans ce monde marqué par l’incroyance, l’indifférence, la mal croyance. Ce monde a besoin de rencontrer des chrétiens qui n’ont pas peur de témoigner de la foi qui les anime.
Comme chaque dimanche, nous nous sommes rassemblés pour nous nourrir de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. C’est la nourriture que Dieu nous donne pour nous aider à grandir dans la foi. Nous lui demandons qu’il nous garde derrière lui. Nous nous engageons à marcher à sa suite avec amour dans une foi humble et confiante. Si la monté est rude par moments, je sais que tu es là. Merci Seigneur.

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 8 septembre 2024
12.09.2024 – MESSE PRÉSIDÉE PAR LE PAPE FRANÇOIS AU STADE NATIONAL SPORTS HUB DE SINGAPOUR
Messe à Singapour: le Pape encourage «l’amour qui construit»
50 000 fidèles de Singapour et des pays alentours ont pris part à la messe présidée par le Pape François, jeudi 12 septembre, au stade de la ville. Dans cette ville de tous les possibles, François a rappelé combien la grandeur et la majesté de nos projets peuvent nous faire oublier que sans l’amour, nous ne sommes rien.
Delphine Allaire – Envoyée spéciale à Singapour
Une marée de téléphones scintillants, d’ombrelles, d’uniformes scolaires et de chœurs d’enfants ont submergé l’enceinte du stade national de Singapour pour la première messe d’un Pape depuis près de quarante ans dans la cité-État. Le Pape François a conquis son auditoire en s’arrêtant une vingtaine de fois, lors du traditionnel tour en papamobile pour saluer et bénir des petits enfants de Singapour, suscitant la clameur et l’approbation des 50 000 fidèles présents. D’une organisation millimétrée, déjà déployée dans ce stade pour le bicentenaire de la ville il y a cinq ans, la messe solennelle a fait résonner les chants de nombreux chœurs d’enfants et d’adultes des différentes paroisses de Singapour ou des écoles dans une atmosphère aux accents britanniques prononcés, comme revendiqués dans l’identité singapourienne.
«Sans l’amour nous ne sommes rien»
Durant cette célébration eucharistique en anglais, le Pape a souhaité rappeler aux fidèles venus de Taïwan, Hong Kong, Malaisie voisine, des Philippines, du Vietnam et de Birmanie et leurs évêques, la primauté de l’amour sur toute forme de haine, la générosité sur l’égoïsme, la solidarité sur l’indifférence. «Sans l’amour nous ne sommes rien».François a dans son homélie souligné que l’ingénierie virtuose de Singapour ne serait pas si elle n’était pas motivée par l’amour.
«Même à l’origine de ces imposantes constructions, comme de toute autre entreprise qui laisse une trace positive dans ce monde, il n’y a pas, comme beaucoup le pensent, avant tout de l’argent, ni de la technique, ni même de l’ingénierie – tous, moyens utiles –, mais de l’amour: “l’amour qui construit”, justement», a lancé François, estimant qu’il n’y a pas d’œuvre bonne sans qu’il y ait peut-être des personnes brillantes, fortes, riches, créatives, mais aussi des femmes et des hommes fragiles, pour qui sans amour il n’y a pas de vie, ni d’élan, ni de raison d’agir, ni de force pour construire.
«Nous sommes un précieux trésor»
Sans cela, même ici, personne n’aurait pu faire pousser une si grande métropole, les architectes n’auraient pas dessiné, les ouvriers n’auraient pas travaillé et rien n’aurait été réalisé, considère le Saint-Père, qualifiant Singapour de signe, et derrière chacune de ses œuvres, autant d’histoires d’amour à découvrir. «D’hommes et de femmes unis les uns aux autres au sein d’une communauté, de citoyens dévoués à leur pays, de mères et de pères soucieux de leur famille, de professionnels et de travailleurs de tous types et de tous degrés, engagés avec honnêteté dans leurs différents rôles et tâches.»
Ainsi l’évêque de Rome exhorte chacun à apprendre à lire ces histoires, écrites sur nos façades, à en transmettre la mémoire, «car rien de durable ne grandit sans amour». Dans cette Église singapourienne, ethniquement si diverse et pourtant si unie et solidaire, l’édifice le plus beau, le trésor le plus précieux, l’investissement le plus rentable aux yeux de Dieu, «c’est nous», a poursuivi François.
Dans une terre où la dévotion mariale est d’une extrême intensité, marquée encore par une certaine européanité avec des grottes devant chaque chapelle, le Successeur de Pierre a souhaité en cette mémoire liturgique du Très Saint Nom de Marie commémorer sa tendre figure; de même que celle de saint François-Xavier, reçu à Singapour à de nombreuses occasions, la dernière fut le 21 juillet 1552, quelques mois avant sa mort, dont François cite une lettre adressée à Ignace, dans laquelle il exprime son désir d’aller dans toutes les universités de son temps pour «crier ici et là comme un fou et secouer ceux qui ont plus de doctrine que de charité» (Lettre de Cochin, janvier 1544), souhaitant que chacun fasse siennes ces paroles.
Désirs de paix en Birmanie
Miroir à la mosaïque d’ethnies et de religions de la cité-État, les chants d’offertoire et de communion ont été entonnés dans les quatre langues officielles: anglais, mandarin, malais, tamoul, durant cette messe célébrée par le cardinal William Goh, archevêque de Singapour. Les cardinaux Chow (Hong Kong), Francis (Malaisie) et Bo (Birmanie) étaient aussi présents. Parmi les fidèles, un groupe de plus de 200 Birmans, priant pour la paix et l’harmonie dans leur pays. «Cette messe est très précieuse. Beaucoup d’entre nous travaillons très dur pour nos familles et nos pays. C’est vraiment difficile pour nous, peuple de Birmanie. C’est impossible de venir en Italie voir le Pape. Comme vous le savez, c’est le chaos chez nous actuellement. Nous espérons vraiment la paix et l’harmonie de cette messe,» explique sœur Marie de saint joseph de l’adoration, religieuse missionnaire migrantes à Singapour, provenant de Birmanie
«C’est l’expérience d’une vie, d’une seule vie. Merci mon dieu je suis là aujourd’hui. J’avais déjà pu participer à la messe de Jean-Paul II en 1986. Même hier lorsque j’étais au marché, le poissonnier m’a dit: le chef catholique de ta religion est arrivé à Singapour! J’ai dit wahou!, ils ne sont pas catholiques mais s’en réjouissent. On fait la Une de l’actualité nous les catholiques à Singapour!», se réjouit de son coté une religieuse canossienne de la cité-État.
L’espérance d’un voyage au Vietnam
Mais les plus grandes espérances proviennent du Vietnam, pays victime d’un typhon meutrier pour lequel le Pape a prié durant la messe. Venu au nombre de 450 fidèles d’Hanoi, Ho Chi Minh ou de plus petites villes, tous attendent la prochaine visite apostolique sur leur terre.
«Nous avons beaucoup de chance de voir Sa Sainteté, c’est une grande fierté d’être là. Il y a maintenant de plus en plus de catholiques au Vietnam. Nous avons besoin d’un large soutien du Vatican et de l’Italie. Certains ne nous comprennent pas au Vietnam, mais ils sont de plus en plus en train de changer et de s’ouvrir. Nous avons encore besoin de gens pour nous aider à nous faire confiance», estime la jeune Veronica, 27 ans, originaire de la ville « au-delà du fleuve », Hanoï. «J’espère que le Pape mettra ensuite le Vietnam dans sa liste pour venir nous voir», affirme Hun, en souriant, un étudiant vietnamien de 20 ans.
Source : VATICANNEWS, le 12 septembre 2024
12.09.2024 – MESSE À LOURDES
12.09.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
La France converge vers Notre-Dame de Paris

La France converge vers Notre-Dame de Paris
En France, depuis le 28 juillet et jusqu’à ce 14 septembre 2024, un pèlerinage converge de 7 routes différentes du pays, vers la cathédrale Notre-Dame de Paris pour célébrer sa restauration. Tous les pèlerins vont se retrouver devant Notre-Dame ce 14 septembre
Ce projet a été porté par des laïcs et notamment Béatrice qui explique le sens et le déroulement du pèlerinage : « L’objectif est de redonner son sens sacré au monument, réveiller la piété populaire et prier les saints pour notre pays, puisque chaque route porte le nom d’un saint »
Les pèlerins ont sillonné toute la France depuis 7 semaines, de Brive-la-Gaillarde à Boulogne-sur-Mer en passant par Domrémy ou encore le Mont-Saint-Michel, les cortèges passent par des centaines d’abbayes, d’églises et de sanctuaires.
Voici les noms des sept routes :
- Saint Joseph pour la route Sud-Est, au départ de Lyon.
- Saint Jacques pour la route Sud-Ouest, au départ de Brive-la-Gaillarde.
- Sainte Jeanne d’arc pour la route Est, au départ du Sanctuaire du Mont Saint-Odile.
- Saint Martin, pour la route Ouest, au départ de Saint-Martin-en-Ré.
- Saint Michel Archange pour la route Normandie, au départ du Mont Saint-Michel.
- Saint Benoît-Joseph Labre pour la route Nord, au départ de Boulogne sur Mer.
- Sainte Anne pour la route Bretagne, au départ de Quimper.
Une procession sera organisée le 14 septembre pour fêter l’arrivée des 7 routes à Notre-Dame.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
12.09.2024 – SAINTE DU JOUR
Ste Catherine de Gênes
VEUVE ET MYSTIQUE († 1510)
Sainte Catherine de Gênes
Veuve
Patronne de Gênes
Commémorée le 15 septembre (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 12 septembre par le Diocèse de Gênes et par l’Église locale.
Caterina Fieschi, fille d’un vice-roi de Naples, naît à Gênes le 5 avril 1447. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l’Église deux papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l’âge de huit ans, conduite par l’Esprit de Dieu, elle se mit à pratiquer de rudes mortifications ; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller ; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu’elle levait les yeux sur une image de Marie tenant Jésus mort dans ses bras.
Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d’entrer dans l’état du mariage, où Dieu allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d’une incroyable sainteté. Après cinq ans d’abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l’amour divin : « Plus de monde, plus de péché » s’écria-t-elle. Jésus lui apparut alors chargé de sa croix, et couvert de sang de la tête aux pieds : « Vois, ma fille, lui dit-il, tout ce sang a été répandu au calvaire pour l’amour de toi, en expiation de tes fautes ! » La vue de cet excès d’amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même : « Ô amour ! Je ne pécherai plus » s’écria-t-elle.
Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours. L’Eucharistie devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion ; elle buvait seulement chaque jour un verre d’eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d’une forte santé.
À l’abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications ; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil ; tous les jours six à sept heures de prière à genoux ; jamais Catherine ne se départit de ces règles ; elle était surtout si détachée d’elle-même, qu’elle en vint à n’avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n’était pas Dieu.
Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire : Je veux, je ne veux pas, mien, tien, de ne jamais s’excuser, de se diriger en tout par ces mots : Que la Volonté de Dieu soit faite ! Elle eut la consolation de voir son époux revenir à Dieu, dans les derniers jours de sa vie, et de l’assister à sa mort. À partir de ce moment, Catherine se donna tout entière au soin des malades, et y pratiqua les actes les plus héroïques jusqu’au jour de son départ pour les demeures éternelles : le 15 septembre 1510 à Gênes.
Catherine de Gênes a été béatifiée le 6 avril 1675 par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676) et canonisée, le 23 avril 1737, par le pape Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740).
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Catherine de Gênes
Sainte Catherine de Gênes priez pour nous !

12.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,27-38.

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.

Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
Lettre 28, au cardinal Jacques Orsini (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 264-265)
Pour être fils du Très-Haut
Le saint et doux remède de l’âme, c’est de reconnaître son néant, c’est de voir toujours que le péché seul vient d’elle, et que tout le reste vient de Dieu. Quand elle se connaît et qu’elle connaît Dieu, elle connaît sa bonté sur elle ; et la connaissant, elle l’aime et elle se déteste, non pas comme créature, mais comme rebelle à son Créateur. En partant de cette sainte et vraie connaissance, elle ne se trompe pas de route, mais elle marche avec courage, car elle est unie et transformée en Celui qui est la voie, la vérité, la vie ; et elle est si forte, que ni le démon, ni la créature ne lui peuvent ôter sa force, parce quelle est devenue une même chose avec lui. Tout mon désir est de vous voir dans ces doux et puissants liens, et un des signes principaux qui montrent que nous sommes les amis et les disciples du Christ, c’est de rendre le bien pour le mal. Si nous ne le faisons pas, nous sommes en état de damnation. Le faire est agréable à Dieu en toute créature (…). Nous devons bien considérer que l’injure que nous faisons à Dieu, qui est infini, est plus grande que celle qui nous est faite par la créature, qui est finie. Et nous voulons cependant qu’il nous pardonne et qu’il fasse la paix avec nous ; nous désirons qu’il ne paraisse pas voir nos offenses. Nous devons faire de même pour nos ennemis : je vous le demande et je vous en conjure de la part de Jésus crucifié, faites-le pour l’honneur de Dieu et pour votre salut.

LECTURES :
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 8,1b-7.11-13.
Au sujet des viandes qui ont été offertes aux idoles, nous savons bien que nous avons tous la connaissance nécessaire ; mais la connaissance rend orgueilleux, tandis que l’amour fait œuvre constructive.
Si quelqu’un pense être arrivé à connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faudrait ;
mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est vraiment connu de lui.
Quant à manger ces viandes offertes aux idoles, le pouvons-nous ? Nous savons que, dans le monde, une idole n’est rien du tout ; il n’y a de dieu que le Dieu unique.
Bien qu’il y ait en effet, au ciel et sur la terre, ce qu’on appelle des dieux – et il y a une quantité de « dieux » et de « seigneurs » –,
pour nous, au contraire, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons ; et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout vient et par qui nous vivons.
Mais tout le monde n’a pas cette connaissance : certains, habitués jusqu’ici aux idoles, croient vénérer les idoles en mangeant de cette viande, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.
Et la connaissance que tu as va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort.
Ainsi, en péchant contre vos frères, et en blessant leur conscience qui est faible, vous péchez contre le Christ lui-même.
C’est pourquoi, si une question d’aliments doit faire tomber mon frère, je ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas faire tomber mon frère.

Psaume 139(138),1-3.13-14ab.23-24.
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.
C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.
Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ;
éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d’éternité.
