08.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42. 

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 103 (Sainte Marie Madeleine, Textes, Prières, Miracles; Sr Marie-Ancilla, o. p.; éd. Bénédictines, 2017; p. 11-16; rev.)

« Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée »

Les paroles de Jésus-Christ Notre Seigneur qu’on lit dans l’Évangile, nous rappellent qu’il y a une mystérieuse unité vers laquelle nous devons tendre, pendant que nous nous fatiguons au sein de la multiplicité que présente ce siècle. Or nous y tendons en marchant et avant de nous reposer, pendant que nous sommes sur la voie, et pas encore dans la patrie, à l’époque des désirs et non au jour des jouissances. Tendons-y toutefois, mais tendons-y sans lâcheté et sans interruption, de manière à pouvoir y arriver enfin. (…) Pour préparer un repas au Sauveur, Marthe s’occupait de soins nombreux ; Marie sa sœur aima mieux être nourrie par lui ; elle laissa donc Marthe aux occupations multipliées du service, et pour elle, elle s’assit aux pieds du Seigneur et écoutait tranquillement sa parole. Docile et fidèle, elle avait entendu ces mots : « Cessez et voyez que je suis le Seigneur. » (Ps 45,11) Ainsi l’une des deux sœurs s’agitait, et l’autre était à table ; l’une préparait beaucoup et l’autre n’envisageait qu’une chose. (…) Que dit le Seigneur à Marthe ? « Marie a choisi la meilleure part ». La tienne n’est pas mauvaise, mais la sienne est meilleure. Pourquoi meilleure? Parce qu’ « elle ne lui sera point ôtée » On t’ôtera un jour ce fardeau imposé par les besoins d’autrui : les délices de la vérité sont éternelles. On ne lui ôtera donc pas le choix qu’elle a fait ; on ne le lui ôte pas, mais on y ajoute ; on y ajoute dans cette vie, dans l’autre on y mettra le comble, et jamais elle n’en sera séparée.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,13-24. 

Frères, vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire.
J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon
de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l’avis de personne,
sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas.
Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui.
Je n’ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur.
En vous écrivant cela, – je le déclare devant Dieu – je ne mens pas.
Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie.
Mais pour les Églises de Judée qui sont dans le Christ, mon visage restait inconnu ;
elles avaient simplement entendu dire : « Celui qui nous persécutait naguère annonce aujourd’hui la foi qu’il cherchait alors à détruire. »
Et l’on rendait gloire à Dieu à mon sujet.

Psaume 139(138),1-3.13-14ab.14cd-15. 

R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (Ps 138, 24b)

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; 
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois, 
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins, 
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres
toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi 
quand j’étais façonné dans le secret, 
modelé aux entrailles de la terre.

07.10.2024 – PRIÈRE DU ROSAIRE POUR LA PAIX EN TERRE SAINTE À JÉRUSALEM

Prière du Rosaire pour la Paix en Terre Sainte depuis l’église Saint-Sauveur de Jérusalem à 15h (UTC+2). Un an après l’attentat du Hamas en Israël et le début de la guerre meutrière à Gaza, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, a appellé à une journée de prière, de jeûne et de pénitence pour la Terre Sainte. Une intiative soutenue par le pape François et le custode de Terre Sainte, le père Francesco Patton, qui présidera ce temps de prière.

Les Catholiques du monde entier ont participé aux Olympiades du Rosaire

© Shutterstock/PeopleImages.com - Yuri A
© Shutterstock/PeopleImages.com – Yuri A

Les Catholiques du monde entier ont participé aux Olympiades du Rosaire

L’association Hosanna, un réseau social de prière catholique basé à Paris, s’était associée à l’application Rosario pour organiser ses propres « Olympiades du Rosaire » en marge des Jeux olympiques de 2024.

« Inspirés par les exploits extraordinaires des athlètes, les Olympiades du Rosaire encouragent les catholiques à refléter l’intensité des athlètes olympiques dans leur vie de prière », a déclaré Cassandre Verhelst, responsable de l’édition anglophone de Hozana, lors d’une interview accordée à Catholic Vote le 26 juillet 2024.

« Ces athlètes donnent toute leur vie et tout ce qu’ils ont à une cause, soulignait Cassandre Verhelst, faisant remarquer que Jésus est la cause la plus proche du cœur de tous les Chrétiens. L’idée était que pendant la durée des Jeux olympiques, nous nous mettions au défi de prendre l’habitude de prier le rosaire quotidiennement. »


Les Jeux olympiques de Paris ont commencé le vendredi 26 juillet et se sont poursuivis jusqu’au 11 août 2024. Les participants ont commencé par télécharger l’application et ont prié ensuite une dizaine de chapelet par jour avec un groupe de quatre autres participants. « Nous parlons toujours de la communion des saints et du fait de prier ensemble. Cela rend la chose très concrète », a expliqué Cassandre Verhelst.

« Ce qui est impressionnant, je pense, chez les jeunes Français c’est que chacun est engagé et a une vraie façon de témoigner de sa foi », a déclaré Mme Verhelst à Catholic Vote.

Adapté de : www.catholicvote.org 

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

07.10.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Justine)

Ste Justine

VIERGE ET MARTYRE († 304)

Sainte Justine (Giustina)
Vierge et martyre

Justine est un nom d’origine latine qui signifie « juste« .
Les Justine peuvent se tourner vers trois saintes :
– Justine Bezzoli naquit à Arezzo, en Toscane. Elle se fit religieuse chez les soeurs bénédictines de sa ville natale, d’abord au couvent Saint-Marc puis en celui de Tous-les-saints. Elle termina sa vie en recluse (ermite) à Civitella en 1319.
–  Une autre Justine est fêtée le 26 septembre. Elle fut courtisée par un magicien d’Antioche, Cyprien, qu’elle amena à se convertir au christianisme. Tous deux subirent le martyre à Nicomédie, Asie Mineure, pendant la persécution de Dioclétien, au début du IVe siècle.
–  Le 7 octobre, on fête aussi Justine de Padoue.

Justine de Padoue est née à une date inconnue au IIIe siècle.
Elle aurait été baptisée à Padoue par un disciple de saint Pierre. Si vive était sa foi qu’elle demeura attachée à Jésus-Christ et pour cela fut percée d’un coup d’épée, à Padoue, le 7 octobre 304 à l’époque des persécutions de Maximien, avant l’Édit de Constantin.

Sur la tombe de sainte Justine de Padoue fut fondée, au VIe siècle, par le préfet du prétoire Venanzio Opolione, la basilique Sainte-Justine (en italien Abbazia di Santa Giustina) . 
Elle fut, au XVe siècle un important centre monastique qui fut supprimé en 1810 par Napoléon Bonaparte. En 1919, le monastère a rouvert et abrite en son sein la ‘Biblioteca di Santa Giustina’.

Pour un approfondissement :
>>> Sainte Justine de Padoue, Vierge et Martyre

Sainte Justine priez pour nous !

07.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37. 

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »


Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »

Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 517-525; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian; éd. du Cerf, 1973; p. 142-143)

Par les Remèdes de Vie, guéris mon âme !

De Jérusalem, notre Paradis, Comme Adam coupable, Je suis descendu vers le vil Jéricho ; Je suis tombé entre les mains du Brigand. Ils me dépouillèrent de la lumière ; Ils couvrirent mon âme des plaies du péché ; Ils ne sont pas partis en me laissant à demi-mort, Mais après la mort, ils me livrent la guerre encore. Et Moïse le Lévite, Et Aaron le Prêtre antique, La nation du Grand Patriarche, Et les Prophètes de l’Ancienne Loi, Virent les plaies de mes souffrances incurables, Et les blessures terribles ; Ils passèrent avec le remède des seules paroles Et ne purent les guérir. À toi qu’ils appelaient Samaritain, Eux la race juive impudente, Je montrerai les souffrances de mon âme, À tes yeux divins qui les voit. Aie pitié de moi aussi comme Tu as eu pitié d’Adam, Mets le remède sur la blessure profonde de mon âme ; Recouvre-la avec ma robe première, Dont les brigands me dépouillèrent. Verse dessus l’huile et le vin, Le remède de vie de l’Esprit d’en-haut, En donnant de nouveau l’Esprit de l’onction Et la coupe de la Nouvelle Alliance. Porte-moi sur la monture de la Croix ; Emmène-moi à l’auberge, à l’Église ; Confie-moi au Grand-Prêtre, Qui en sacrifice offre ton Corps. Donne au lieu des deux deniers La Parole de l’Ancien et du Nouveau Testament, Pour guérir par elle mon âme, Comme par le pain vivra le corps.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,6-12. 

Frères, je m’étonne que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un Évangile différent.
Ce n’en est pas un autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent changer l’Évangile du Christ.
Pourtant, si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !
Nous l’avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu’un vous annonce un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !

Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Évangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine.
Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus Christ.

Psaume 111(110),1-2.7-8.9.10c. 

R/ Le Seigneur garde toujours mémoire de son alliance. (Ps 110, 5b)

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur 
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ; 
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.

Justesse et sûreté, les œuvres de ses mains, 
sécurité, toutes ses lois,
établies pour toujours et à jamais, 
accomplies avec droiture et sûreté !

Il apporte la délivrance à son peuple ; 
son alliance est promulguée pour toujours : 
saint et redoutable est son nom.
À jamais se maintiendra sa louange.