06.10.2024 – PRIÈRE DU ROSAIRE POUR LE DON DE LA PAIX PRÉSIDÉE PAR LE PAPE FRANÇOIS À ROME

Dimanche 6 octobre 2024, KTO retransmet en direct la prière du Rosaire pour le don de la Paix présidée par le pape François depuis la basilique Sainte-Marie-Majeure (Rome) à 17h. L’occasion de prier notamment pour la Terre Sainte, un an après l’attentat du Hamas en Israël et le début de la guerre meutrière à Gaza. Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, a appellé à une journée de prière, de jeûne et de pénitence pour la Terre Sainte le 7 octobre.

06.10.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: les époux doivent être ouverts au don de la vie

«L’amour est exigeant, certes, mais il est beau, et plus nous le laissons nous entrainer, plus nous découvrons le vrai bonheur», c’est ce qu’a souligné le Pape lors de la prière de l’Angélus. Dans son exhortation du dimanche 6 octobre, François s’est focalisé sur l’amour conjugal. 

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

«La valeur de l’amour entre l’homme et la femme dans le dessein de Dieu» a été rappelé par le Saint-Père aux fidèles rassemblés ce dimanche place Saint-Pierre pour la prière mariale de l’Angélus. Partant de l’époque de Jésus, le Pape François a expliqué qu’à cette période, «la condition de la femme dans le mariage était très désavantageuse» par rapport à celle de l’homme.

Égaux en dignité et complémentaires

Le mari pouvait répudier sa femme, même pour des raisons insignifiantes, et cela était justifié par des interprétations légalistes des Écritures. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, «le Seigneur ramenait ses interlocuteurs aux exigences de l’amour», rappelant en effet que «l’homme et la femme ont été voulus par le Créateur pour être égaux en dignité et complémentaires dans la diversité, pour être l’un pour l’autre une aide, un compagnon», mais en «même temps un stimulant et un défi pour grandir» (cf. Gn 2,20-23).

L’homme et la femme, «une seule chair» 

François a invité les couples à s’accepter en vivant unis comme «une seule chair» dans la fidélité, le respect, dans la sincérité et la simplicité, a-t-il encore ajouté: même dans les difficultés. Cela demande «d’être ouvert à la confrontation, parfois à la dispute, quand c’est nécessaire, mais toujours prêt au pardon et à la réconciliation». «Et je vous en prie, a insisté le Souverain pontife, réconciliez-vous toujours, entre mari et femme, après les moments de dispute, toujours, avant d’aller dormir».

Les enfants, «la plus grande bénédiction de Dieu»

«La valeur de l’amour entre l’homme et la femme dans le dessein de Dieu» passe aussi par le «don de la vie». Le Pape trouve essentiel que les époux soient «ouverts au don de la vie, « des enfants », qui sont le plus beau fruit de l’amour, la plus grande bénédiction de Dieu», source de joie et d’espérance pour chaque foyer et pour toute la société.

«Comment est notre amour?»

«L’amour est exigeant, certes», a fait remarquer l’évêque de Rome, mais «il est beau, et plus nous le laissons nous entrainer, plus nous découvrons le vrai bonheur». Pour terminer, il a invité chacun à se poser ces quelques questions utiles pour la vie de couple: «comment est notre amour? Est-il fidèle? Est-il généreux? Comment sont nos familles: sont-elles ouvertes à la vie, au don des enfants? Et dans nos communautés, soutenons-nous les familles, en particulier les jeunes familles et les familles en difficulté?»

«Que la Vierge Marie aide les époux chrétiens», a ainsi prié le Pape François, en union spirituelle avec les fidèles réunis au sanctuaire de Pompéi pour la traditionnelle Supplication à Notre-Dame du Saint Rosaire.

Source : VATICANNEWS, le 6 octobre 2024

François appelle à un cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts

À l’issue de la prière mariale de l’Angélus place Saint-Pierre, ce dimanche 6 octobre, le Saint-Père a lancé un nouvel appel à la paix et au dialogue, la veille du premier anniversaire de l’attaque terroriste du Hamas contre Israël. Une situation qui, depuis ce jour, plonge au quotidien le Proche-Orient dans une souffrance toujours plus grande. François appelle la Communauté internationale «à mettre fin à la spirale de la vengeance et à stopper toute nouvelle attaque».

Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican

Demain, lundi 7 septembre, cela fera un an que l’attaque terroriste a été perpétrée contre le peuple israélien, auquel le Pape François a réitéré sa proximité spirituelle. «N’oublions pas qu’il y a encore de nombreux otages à Gaza, dont je demande la libération immédiate». C’est le vibrant appel du Saint-Père qui a retenti devant les milliers de fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, après la première prière de l’Angélus de ce mois d’octobre. Cette guerre a déclenché, en effet, des violences et des tensions qui se sont aggravées ces dernières semaines, avec les attaques de l’Iran contre Israël et l’escalade au Liban, où il n’y a pas vingt-quatre heures, des raids sur des villes et des villages du sud du pays ont tué 23 personnes et en ont blessé 93 autres. Un scénario angoissant et bouleversant. Dans ces multiples actions militaires destructrices qui continuent d’affecter la population palestinienne», les plus touchés sont pour la plupart «des civils innocents, des personnes qui doivent recevoir toute l’aide humanitaire dont elles ont besoin», a fustigé le Pape.

Toutes les nations ont droit d’exister en paix

Ainsi, le Saint-Père a une fois de plus appelé à un cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts, y compris au Liban. «Prions pour les Libanais, en particulier pour les habitants du sud, qui sont contraints de quitter leurs villages», a-t-il invité. Le Saint-Père a également appelé la Communauté internationale à mettre fin à la spirale de la vengeance et à stopper toute nouvelle attaque, «comme celle menée par l’Iran il y a quelques jours, qui pourrait plonger la région dans une guerre encore plus grande». Une occasion pour lui de marteler sur la fait que «toutes les nations ont le droit d’exister en paix et en sécurité, et leurs territoires ne doivent pas être attaqués ou envahis; la souveraineté doit être respectée et garantie par le dialogue et la paix, et non par la haine et la guerre».

Élever les supplications en ces moments tristes de guerres et de conflits

Dans cette situation, a fait savoir l’évêque de Rome, «la prière est plus que jamais nécessaire». Tel qu’annoncé au cours de la messe d’ouverture de la seconde session de la 16e Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, François a rappelé que «nous nous rendrons tous à la basilique Sainte-Marie-Majeure pour invoquer l’intercession de la Mère de Dieu, et demain sera une journée de prière et de jeûne pour la paix dans le monde. Unissons-nous à la force du Bien contre les complots diaboliques de la guerre».

Le Saint-Père a également exprimé sa proximité aux populations de la Bosnie-Herzégovine touchées par les inondations. «Que le Seigneur accueille les morts, réconforte leurs familles et soutienne ces communautés», a-t-il prié

Source: VATICANNEWS, le 6 octobre 2024

06.10.2024 – SAINT DU JOUR

St Bruno

St Bruno

FONDATEUR DES CHARTREUX († 1101)

Saint Bruno
Fondateur de l’Ordre des Chartreux 
(1030-1101)

« À la louange de la gloire de Dieu, le Christ, Verbe du Père, depuis toujours a choisi par l’Esprit Saint des hommes pour les mener en solitude et se les unir dans un amour intime. Répondant à cet appel, maître Bruno, l’an du Seigneur 1084, entra avec six compagnons au désert de Chartreuse et s’y établit. » Statuts I.1 de l’ordre des Chartreux.

Né à Cologne vers 1030 Bruno vient de bonne heure étudier à l’école cathédrale de Reims. Promu docteur, Chanoine du Chapitre cathédral, il est nommé en 1056 écolâtre, c’est-à-dire Recteur de l’Université. Il fut un des maîtres les plus remarquables de son temps : « un homme prudent, à la parole profonde. »

Il se trouve de moins en moins à l’aise dans une cité où les motifs de scandale ne font pas défaut du côté du haut clergé et de l’Évêque lui-même. Après avoir lutté, non sans succès, contre ces désordres, Bruno ressent le désir d’une vie plus totalement donnée à Dieu seul. 

Après un essai de vie solitaire de courte durée, il vient dans la région de Grenoble, dont l’évêque, le futur saint Hugues, lui offre un lieu solitaire dans les montagnes de son diocèse. Au mois de juin 1084 l’évêque lui-même conduit Bruno et ses six compagnons dans la vallée sauvage de Chartreuse qui donnera à l’Ordre son nom. Ils y installent leur ermitage, formé de quelques cabanes en bois s’ouvrant sur une galerie qui permet d’accéder sans trop souffrir des intempéries aux lieux de réunion communautaire : l’église, le réfectoire, la salle du chapitre. 

Après six ans de paisible vie solitaire, Bruno fut appelé par le pape Urbain II au service du Siège apostolique. Ne pensant pas pouvoir continuer sans lui sa communauté pensa d’abord se séparer, mais elle se laissa finalement convaincre de continuer la vie à laquelle il l’avait formée. Conseiller du pape, Bruno ne se sent pas à l’aise à la cour pontificale. Il ne demeure que quelques mois à Rome. Avec l’accord du pape il établit un nouvel ermitage dans les forêts de Calabre dans le sud de l’Italie, avec quelques nouveaux compagnons. C’est là qu’il meurt le 6 octobre 1101. À l’approche de sa dernière heure, pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vie monastique, fit sa confession générale, demanda humblement la Sainte Eucharistie, et s’endormit paisiblement dans le Seigneur.

Un témoignage de ses frères de Calabre : 

« Bruno mérite d’être loué en bien des choses, mais en cela surtout : il fut un homme d’humeur toujours égale, c’était là sa spécialité. Il avait toujours le visage gai, la parole modeste ; il montrait avec l’autorité d’un père la tendresse d’une mère. Nul ne l’a trouvé trop fier, mais doux comme l’agneau. »

Quelques extraits des « Statuts » de l’ordre :
« Séparés de tous, nous sommes unis à tous car c’est au nom de tous que nous nous tenons en présence du Dieu vivant. » Statuts 34.2
« Notre application principale et notre vocation sont de vaquer au silence et à la solitude de la cellule. Elle est la terre sainte, le lieu où Dieu et son serviteur entretiennent de fréquents colloques, comme il se fait entre amis. Là, souvent l’âme s’unit au Verbe de Dieu, l’épouse à l’Époux, la terre au ciel, l’humain au divin ». (Statuts 4.1)
« La grâce du Saint-Esprit rassemble les solitaires pour en faire une communion dans l’amour, à l’image de l’Église, une et répandue en tout lieu. » Statuts 21.1
« Qui persévère sans défaillance dans la cellule et se laisse enseigner par elle tend à faire de toute son existence une seule prière continuelle. Mais il ne peut entrer dans ce repos sans passer par l’épreuve d’un rude combat : ce sont les austérités auxquelles il s’applique comme un familier de la Croix, ou les visites du Seigneur, venu l’éprouver comme l’or dans le feu. Ainsi, purifié par la patience, nourri et fortifié par la méditation assidue de l’Écriture, introduit par la grâce du Saint-Esprit dans les profondeurs de son cœur, il pourra désormais, non seulement servir Dieu, mais adhérer à lui ». (Statuts 3.2)

Saint Bruno priez pour nous !

06.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,2-16. 

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.
Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme.
À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.

Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »


De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.
Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.
Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »
Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Acclamons et partageons les paroles de Dieu ?

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Homélie du 12 octobre 1980

« Ils ne font plus deux ; ils ne font qu’un ».

« Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit pas le séparer ». Cette expression « contient la grandeur essentielle du mariage et en même temps l’intensité morale de la famille ». Nous souhaitons aujourd’hui une telle grandeur et une telle dignité pour tous les époux du monde ; nous souhaitons une telle intensité sacramentelle et une telle intégrité morale pour toutes les familles. Et nous le demandons pour le bien de l’homme ! Pour le bien de chaque homme. L’homme n’a pas d’autre voie vers l’humanité sinon à travers la famille. Et la famille doit être située aux bases mêmes de tout effort afin que notre monde humain devienne toujours plus humain. Personne ne peut échapper à cette sollicitude : aucune société, aucun peuple, aucun système ; ni l’État, ni l’Église, ni même l’individu. L’amour, qui unit homme et femme en tant qu’époux et parents, est en même temps don et commandement… L’amour est don : « L’amour est de Dieu et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu » (1Jn 4,7). Et en même temps l’amour est un commandement, le plus grand commandement…: « Tu aimeras » (Mt 22,37-39). Obéir au commandement de l’amour veut dire réaliser toutes les obligations de la famille chrétienne. En fin de compte, toutes se réduisent à celle-ci : la fidélité et l’honnêteté conjugale, la paternité responsable et l’éducation. La « petite église » — l’Église domestique — indique la famille vivant dans l’esprit du commandement de l’amour : sa vérité intérieure, son effort quotidien, sa beauté spirituelle et sa force… Si Dieu est aimé au-dessus de tout autre chose, alors l’homme aime et est aimé avec toute la plénitude de l’amour qui lui est accessible. Si l’on détruit cette structure inséparable, dont parle le commandement du Christ, alors l’amour de l’homme se détachera de sa racine la plus profonde, perdra sa racine de plénitude et de vérité, qui lui sont essentielles. Nous implorons en faveur de toutes les familles chrétiennes, de toutes les familles du monde, pour que soit concédée cette plénitude et vérité de l’amour, tel que l’évoque le commandement du Christ.

LECTURES :

Livre de la Genèse 2,18-24. 

Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »
Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait. C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun.
L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.
Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place.
Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme.
L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »
À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

Psaume 128(127),1-2.3.4-5.6. 

Heureux qui craint le Seigneur 
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains : 
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison 
comme une vigne généreuse, 
et tes fils, autour de la table, 
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni 
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse ! 
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.
et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël !

Lettre aux Hébreux 2,9-11. 

mais Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de sa Passion et de sa mort. Si donc il a fait l’expérience de la mort, c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.
Celui pour qui et par qui tout existe voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ; c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances, celui qui est à l’origine de leur salut.
Car celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés, doivent tous avoir même origine ; pour cette raison, Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,