09.10.2024 – SAINT DU JOUR

St Jean Leonardi

St Jean Leonardi

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1608)

Saint Jean (Giovanni) Leonardi
Prêtre et fondateur des :
« Clercs réguliers de la Mère de Dieu » (o.m.d.)

Giovanni Leonardi naît en 1541, à Diecimo, un village de la petite république de Lucques (aujourd’hui en Toscane). Ses parents sont de modestes propriétaires terriens. 

En 1567 il se rend dans la capitale pour y devenir pharmacien. Il se joint à une association de jeunes s’engageant à une vie radicalement évangélique, dirigée par un père dominicain. Abandonnant la pharmacie il se met à l’étude de la théologie.

Ordonné prêtre en 1572, il se consacre à la formation chrétienne des jeunes dans sa paroisse de Lucques puis fonde une « Compagnie de la Doctrine chrétienne », dont le but est de faire passer par l’enseignement les prescriptions du concile de Trente dans la vie des paroisses. 

En 1574, cette communauté devient l’institut religieux des « Clercs réguliers de la Mère de Dieu ». Leur but est de travailler à l’approfondissement de la foi et de la dévotion.

Son esprit réformateur lui vaut des inimitiés, et il est expulsé de son pays, la République de Lucques. Mais il a le soutien du pape Clément VIII (Ippolito Aldobrandini, 1592-1605) qui l’invite à Rome pour y réformer plusieurs communautés religieuses. Avec ses clercs il travaille à répandre le culte marial, la dévotion aux quarante heures et la communion fréquente. Le sanctuaire de Sainte Marie in Portico leur est confié en 1601 et ils y font renaître le culte marial autour de l’ancienne et vénérable icône.

Le pape, qui l’estime pour ses qualités de fermeté et de discernement, l’emploie à diverses tâches délicates comme la réforme de la congrégation bénédictine de Montevergine. Jean Leonardi fonde ensuite avec Jean Vivès le séminaire de la Propaganda Fide (Propagation de la foi). 

Il passe de la terre au ciel le 9 octobre 1609 en se dévouant auprès de ses frères atteints de l’épidémie d’influenza qui sévissait alors à Rome. Il laisse à sa mort deux maisons de Clercs de la Mère de Dieu, une à Lucques et l’autre à Rome. Trois autres furent ouvertes au XVIIe siècle.

L’institut des « Clercs réguliers de la Mère de Dieu » recevra l’approbation pontificale en 1614. La règle définitive de sa communauté n’est publiée qu’en 1851. 

Giovanni Leonardi est béatifié en 1861 et canonisé en 1938. Sa dépouille repose dans l’église Sainte Marie in Portico de Rome. Liturgiquement il est commémoré le 9 octobre. 
Le 8 août 2006 le pape Benoît XVI l’a déclaré patron des pharmaciens.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Jean Leonardi


Saint Jean Leonardi priez pour nous !

09.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4. 

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (1894-1967)

carme, fondateur de Notre Dame de Vie

Les premières oraisons (Je veux voir Dieu, éd. du Carmel, 1949; p. 169)

« Lorsque vous voulez prier, dites : Notre Père qui êtes aux cieux… »

Ces débutants à l’âme ardente et généreuse, remplie de grands désirs, (…) les voici à la suite de Jésus ; ce sont ses apôtres au début de la vie publique. Ils ont vu leur Maître plongé pendant de longues heures dans une oraison silencieuse qui l’absorbe complètement. Ils voudraient savoir réaliser cette attitude, suivre leur Maître jusqu’en ces profondeurs paisibles et mystérieuses. Relisons la scène évangélique : Un jour que Jésus était en prière en un certain lieu, un de ses disciples lui dit quand il eut fini : « Seigneur, apprenez-nous à prier comme Jean l’a appris à ses disciples ». Il leur dit : « Lorsque vous voulez prier, dites : Notre Père qui êtes aux cieux… » (…) Ils demandaient la science de l’oraison et c’est une prière vocale que Jésus leur enseigne. Mais quelle prière vocale ! Simple et sublime qui, en ses formules concises, précise l’attitude filiale du chrétien devant Dieu, énumère les vœux et les demandes qu’il doit présenter. Le Pater est la prière parfaite que l’Église met sur les lèvres du prêtre à l’instant le plus solennel du sacrifice. C’est la prière des petits qui n’en savent point d’autre, la prière des saints qui en savourent les formules si pleines. (…) Souvent donc, à quelque degré de vie spirituelle que nous soyons, quelle que soit notre ferveur ou notre sécheresse, pour bien prier et pour apprendre à prier comme il faut, humblement et posément récitons le Notre Père, la prière que Jésus lui-même a composée pour nous. En nous enseignant le Pater, Jésus a consacré l’excellence de la prière vocale.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 2,1-2.7-14. 

Frères, au bout de quatorze ans, je suis de nouveau monté à Jérusalem ; j’étais avec Barnabé, et j’avais aussi emmené Tite.
J’y montais à la suite d’une révélation, et j’y ai exposé l’Évangile que je proclame parmi les nations ; je l’ai exposé en privé, aux personnages les plus importants, car je ne voulais pas risquer de courir ou d’avoir couru pour rien.
Or, ils ont constaté que l’annonce de l’Évangile m’a été confiée pour les incirconcis (c’est-à-dire les païens), comme elle l’a été à Pierre pour les circoncis (c’est-à-dire les Juifs).
En effet, si l’action de Dieu a fait de Pierre l’Apôtre des circoncis, elle a fait de moi l’Apôtre des nations païennes.
Ayant reconnu la grâce qui m’a été donnée, Jacques, Pierre et Jean, qui sont considérés comme les colonnes de l’Église, nous ont tendu la main, à moi et à Barnabé, en signe de communion, montrant par là que nous sommes, nous, envoyés aux nations, et eux, aux circoncis.
Ils nous ont seulement demandé de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai pris grand soin de faire.
Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu’il était dans son tort.
En effet, avant l’arrivée de quelques personnes de l’entourage de Jacques, Pierre prenait ses repas avec les fidèles d’origine païenne. Mais après leur arrivée, il prit l’habitude de se retirer et de se tenir à l’écart, par crainte de ceux qui étaient d’origine juive.
Tous les autres fidèles d’origine juive jouèrent la même comédie que lui, si bien que Barnabé lui-même se laissa entraîner dans ce jeu.
Mais quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Si toi qui es juif, tu vis à la manière des païens et non des Juifs, pourquoi obliges-tu les païens à suivre les coutumes juives ? »

Psaume 117(116),1.2. 

R/ Allez dans le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle. (Mc 16, 15)

Louez le Seigneur, tous les peuples ; 
fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; 
éternelle est la fidélité du Seigneur !

En octobre, le Pape invite à prier pour la mission partagée de l’Église

En octobre, le Pape invite à prier pour la mission partagée de l’Église

Alors que s’ouvre la deuxième session de la XVIe Assemblée du Synode des évêques, le Pape François invite l’Église à prier pour la «mission partagée» entre les prêtres, les religieux et les laïcs. Que l’on soit «chauffeur de bus», «agricultrice» ou «pêcheur», souligne François, chacun est appelé à participer à la mission de l’Église par le témoignage de sa propre vie. 

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

«Nous, les prêtres, ne sommes pas les maîtres des laïcs, mais leurs pasteurs». Par cette phrase, le Pape François résume sa vision de la synodalité et insiste sur l’importance de donner de la place à tous dans l’Église, consacrés comme laïcs. Pour le mois d’octobre, François confie à la prière de l’Église universelle la synodalité et la mission partagée.

«Nous sommes tous responsables de la mission de l’Église», commence ainsi le Pape dans la traditionnelle vidéo mensuelle du Réseau mondial de prière du Pape, insistant ensuite: «chacun d’entre nous».

Une co-responsabilité

Pour le Saint-Père, tous les membres de l’Église ont une égale mission, sans lien hiérarchique mais complémentaire. Pour lui, Jésus a appelé les baptisés «non pas pour que les uns soient supérieurs aux autres, ni pour que les uns soient d’un côté et les autres de l’autre, mais afin que nous nous complétions».

Cette responsabilité de la mission, partagée entre les différents membres de l’Église, est d’ailleurs le sujet de la deuxième session de la XVIe Assemblée du Synode des évêques qui s’ouvre par une retraite ce lundi 30 septembre. Pendant trois semaines, 368 participants, qu’ils soient laïcs, religieux, prêtres ou évêques, s’interrogeront sur les manières de permettre à tous les baptisés de vivre sa propre vocation au sein de l’Église universelle.

Donner le témoignage de sa vie

Cette place faite aux laïcs s’accompagne d’une responsabilité. En effet, pour le Saint-Père, «les laïcs, les baptisés, sont chez eux dans l’Église, et ils doivent en prendre soin». Et pour ce faire, «chacun apporte ce qu’il sait faire le mieux».

Ainsi, interroge le Pape: «Que puis-je faire, moi qui suis chauffeur de bus? Ou moi, agricultrice? Ou encore moi, pêcheur?». Répondant à sa propre question, François donne une réponse qui concerne chaque membre de l’Église: «témoigner par nos vies et partager la responsabilité de la mission de l’Église».

Le Souverain pontife conclut sa vidéo en encourageant l’Église universelle à prier pour que «l’Église continue à soutenir, de toutes les manières possibles, un style de vie synodal, sous le signe de la coresponsabilité, en favorisant la participation, la communion et la mission partagée entre prêtres, religieux et laïcs».

Source: VATICANNEWS, le 30 septembre 2024

Les sanctuaires marials ont une place très importante dans la vie de l’Église

© Unsplash/Nick Castelli
© Unsplash/Nick Castelli

Les sanctuaires marials ont une place très importante dans la vie de l’Église

Le père Michel Daubanes, recteur du sanctuaire de Lourdes, a eu l’amabilité de répondre à plusieurs questions concernant les sanctuaires marials :

Q. : Quel rôle les sanctuaires marials peuvent-ils jouer dans la nouvelle évangélisation de notre société ?

Père. D. : Je pense que les sanctuaires marials ont une place très, très importante dans la vie de l’Église aujourd’hui. Cette vie de l’Église doit être missionnaire, comme le dit le Pape François lorsqu’il affirme que nous sommes des disciples en mission. C’est dans les sanctuaires que les très nombreux pèlerins viennent se remettre à la Vierge Marie, lui confier leurs prières, demander des grâces pour eux-mêmes, pour les membres de leur famille, et aussi pour leur entourage.
Dans un sanctuaire marial, que ce soit à Lourdes, à Fatima, ou ailleurs dans le monde, ce qui me semble très important (aujourd’hui comme hier, mais aujourd’hui en particulier), c’est le fait de recevoir la joie de vivre le pardon sacramentel à travers la possibilité de se confesser. Dans nos sociétés, on a peut-être de plus en plus tendance à ne pas vivre le sacrement de la confession, du pardon, de la réconciliation, et c’est bien dommage parce que sans ce sacrement, on peut être submergé, tétanisé dans sa vie de foi, dans une vie de relation où il n’y a pas de pardon possible. Le fait même de bénéficier de la miséricorde de Dieu, nous permet vraiment de revenir à la foi avec une grande joie, avec une grande foi et une grande sérénité.

L’autre aspect que je vois et qui peut caractériser les sanctuaires est la beauté de la liturgie. Si la liturgie est belle, si la prière est belle, les pèlerins seront davantage nourris par cette liturgie et, en fait, invités à l’écouter dans la joie de revenir plus fortement à la foi dans la vie quotidienne. Cela passe bien sûr par le sacrement de l’Eucharistie, la célébration de la messe, mais aussi par tout ce qui relève de la piété populaire (par exemple, la procession nocturne aux flambeaux à Lourdes), où le sanctuaire permet au pèlerin de vivre et de comprendre vraiment sa foi.

Le dernier aspect que je voudrais souligner, c’est l’esprit fraternel qui existe dans ces sanctuaires, la solidarité, la charité, la fraternité qui se vit à l’intérieur du sanctuaire, qui touche chaque personne au-delà de son séjour de quelques heures

Adapté de : www.exaudi.org

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

08.10.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Pélagie

VIERGE ET MARTYRE († V. 302)

Sainte Pélagie
Vierge et martyre à Antioche
(† v. 302)

 Nous avons le récit de sa mort grâce à saint Jean Chrysostome. Au début de la persécution de Dioclétien vers 302, les policiers se présentent au domicile de Pélagie qui n’a que 15 ans. 

Elle est seule et ils viennent l’emmener car elle est chrétienne. Devant leur attitude dont elle sait que cela risque de se terminer par un viol avant d’être menée au tribunal, « Pélagie – écrit saint Jean Chrysostome – imagina une ruse si habile que les soldats n’en sont pas encore revenus. D’un air calme et gai, feignant d’avoir changé d’avis, elle les prie de la laisser se retirer un moment, juste le temps de revêtir la parure qui convient à une nouvelle épousée. Ils n’y voient aucun inconvénient. Quant à elle elle sort posément de la chambre, monte en courant sur le toit de la maison et se précipite dans le vide. C’est ainsi que Pélagie déroba son corps à la souillure, qu’elle délivra son âme pour lui permettre de monter au ciel et qu’elle abandonna sa dépouille mortelle à un ennemi désormais inoffensif.» 

Pour un approfondissement :
>>> Homélie N. 1 de Jean Chrysostome

Sainte Pélagie priez pour nous !