Marie est la médiatrice de toutes les grâces

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Marie est la médiatrice de toutes les grâces

Le sommet de l’amour de la création qui revient à Dieu est l’Immaculée… Et en elle advient le miracle de l’union de Dieu avec la création.

Comme à une épouse, le Père lui confie le Fils ; le Fils descend dans son sein virginal, en devenant Son Fils, pendant que l’Esprit Saint forme en elle de manière prodigieuse le corps de Jésus et fait sa demeure dans Son âme, il la remplit de manière si ineffable…

Depuis le moment où s’est réalisée cette union, l’Esprit Saint n’accorde pas de grâce, le Père ne fait pas descendre dans l’âme la vie surnaturelle, à travers le Fils et l’Esprit, si ce n’est pas à travers la Médiatrice de toutes les grâces, l’Immaculée, avec son assentiment, avec sa collaboration. Elle reçoit tous les trésors de grâce en sa propriété et elle les distribue à qui elle veut et dans la mesure qu’ elle veut. (1)

Saint Maximilien Kolbe

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.10.2024 – SAINT DU JOUR

St Ignace d'Antioche

St Ignace d’Antioche

ÉVÊQUE ET MARTYR († V. 115)

Saint Ignace
Patriarche d’Antioche, martyr
Docteur de l’Église 
(† v. 115)

Certains auteurs assurent qu’Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d’humilité, Il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des Cieux». Ce qui est certain, c’est qu’il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l’apôtre bien-aimé. 

Ignace fut un grand évêque, un homme d’une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l’empereur Trajan, il subit un long interrogatoire : 
« C’est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux? 
“ Nul autre que vous n’a jamais appelé Théophore un mauvais démon. 
Qu’entends-tu par ce mot Théophore ? 
Celui qui porte Jésus-Christ dans son cœur. 
Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur ? 
Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n’y a qu’un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel. 
Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat. 
Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ.
”» 

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. « Quel honneur pour moi, Seigneur, s’écrie le martyr, d’être mis dans les fers pour l’amour de Vous ! » et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux. 

L’interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d’Ignace : « Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j’ai hâte d’aller à Dieu. » 

Condamné aux bêtes, il fut conduit d’Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Il écrivit, pendant son long parcours, sept lettres, soit six à des Églises locales et une à l’évêque de l’une d’elles qui l’avait accueilli : Polycarpe de Smyrne.

Ces sept lettres nous renseignent sur la vie des Églises au début du second siècle, sur leur organisation hiérarchique et sur les hérésies menaçantes. Quatre lettres furent écrites de Smyrne (aux Éphésiens, aux Magnésiens, aux Tralliens, aux Romains) et les trois autres de Troas (aux Philadelphiens, aux Smyrniotes,  à l’évêque Polycarpe).

Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d’admiration : 
« Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m’est indifférent, hors l’espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j’expire sur le gibet d’une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ. » 

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu’au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI : 
>>> Saint Ignace d’Antioche

Saint Ignace priez pour nous !

17.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,47-54. 

En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde,
depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.


Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »


Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ;
ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974; p. 77-79; rev.)

Malheureux êtes-vous qui n’avez pas cru !

C’est sagesse de dire : « Lui qui transforme les lèvres des véridiques et qui ravit leur science aux vieillards. » (Jb 12,20 Vg) (…) Ces paroles peuvent s’appliquer plus directement aux Juifs, qui avant l’incarnation du Seigneur ont été véridiques puisqu’ils ont cru à sa venue et l’ont annoncée, mais qui, le jour où il est apparu dans la chair, ont déclaré : ce n’est pas Lui. Les lèvres des véridiques ont donc été transformées puisqu’ils avaient dit qu’Il devait venir et qu’ils ont déclaré : Il n’est pas là. Et la science a été ravie aux vieillards, puisqu’ils n’ont pas suivi en croyant les prédictions que leur mémoire tenait de leurs pères. C’est ce qui explique aussi la divine promesse qu’à la venue d’Élie, Il ramènera le cœur des fils vers leurs pères (cf. Mal 3,23-24) afin que la science, maintenant ravie au cœur des Juifs, revienne en eux par la miséricorde du Seigneur, le jour où les fils commenceront à comprendre ce que leurs pères ont annoncé sur le Seigneur. Mais si nous entendons aussi par vieillards les Juifs qui, entraînés par une foi déviée, ont entrepris de s’opposer à la parole de la Vérité, la science a été ravie aux vieillards dès le jour où elle a été reçue par l’Église, oui, cette petite jeune fille venue des Gentils, qui dit par la bouche du psalmiste : « J’ai compris plus que les anciens. » (Ps 118,100) C’est, en effet, pour avoir saisi la science par la pratique qu’elle peut montrer qu’elle a compris plus que les anciens, en ajoutant aussitôt ces paroles : « Parce que j’ai appliqué tes commandements. » Oui, c’est son zèle à faire passer dans les œuvres ce qu’elle a appris qui lui a valu de comprendre ce qu’elle devait enseigner.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,1-10. 

Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, à ceux qui sont sanctifiés et habitent Éphèse, ceux qui croient au Christ Jésus.
À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour.
Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté,
à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce
que Dieu a fait déborder jusqu’à nous en toute sagesse et intelligence.
Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :
pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.5-6. 

R/ Le Seigneur a fait connaître son salut. (Ps 97, 2a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, 
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, 
acclamez votre roi, le Seigneur !