16.10.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: l’Esprit Saint garant de la vie éternelle 

Depuis la place Saint-Pierre, le Pape a repris son cycle de catéchèse portant sur l’Esprit Saint. Le Saint-Père a appelé les fidèles à cultiver la foi en l’Esprit Saint, qui donne «la vie éternelle» et «libère de l’horreur de devoir admettre que tout s’arrête ici». 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

Malgré un temps maussade et en raison des travaux du Synode en cours dans la salle Paul IV du Vatican, l’audience générale du Pape François s’est tenue ce mercredi 16 octobre place Saint-Pierre à Rome. S’appuyant sur la lecture du jour, tiré de l’Évangile selon saint Jean (Jn 14, 15-17), le Saint-Père s’est intéressé à la façon dont l’Esprit Saint «est présent et à l’œuvre dans la vie de l’Église».

Le concile de Constantinople

Le Pape François a en premier lieu rappelé qu’au cours des trois premiers siècles, «l’Église n’a pas ressenti le besoin de formuler explicitement sa croyance en l’Esprit Saint» mais que «l’hérésie» , dont le processus a commencé au quatrième siècle avec saint Anthanase d’Alexandrie, «a poussé l’Église à préciser cette foi». «C’est l’expérience de l’Église de l’action sanctificatrice et divinisatrice du Saint-Esprit qui a conduit l’Église à la certitude de sa pleine divinité» a poursuit le Souverain pontife. La divinité de l’Esprit Saint a ensuite été définie par le Concile œcuménique de Constantinople en 381, avec les termes bien connus aujourd’hui: «Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie; il procède du Père et du Fils; avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire; il a parlé par les prophètes». Saint Basile le Grand, principal architecte de cette formule, affirme ainsi l’égalité des trois personnes de la Trinité qui reçoivent la même gloire et la même adoration.

L’Esprit Saint donne «la vie éternelle»

Cependant, a précisé François, «la définition conciliaire n’était pas un point d’arrivée, mais un point de départ». Le Pape s’est alors interrogé: «Que nous dit, à nous croyants d’aujourd’hui, l’article de foi que nous proclamons chaque dimanche à la Messe?». Rappelant en quelques mots les litiges et divisions qui découleront du Credo de Nicée entre l’Église d’Orient et l’Église d’Occident, le Saint-Père a appelé les fidèles à valoriser «la prérogative la plus importante (…) qui est proclamée dans l’article du Credo, à savoir que l’Esprit Saint est «vivifiant», c’est-à-dire qu’il donne la vie». Lors de la Création, l’Esprit Saint fait d’Adam, à l’origine «une statue de boue», un «être vivant» (cf. Gn 2,7). Maintenant, «dans la nouvelle création, c’est l’Esprit Saint qui donne aux croyants la vie nouvelle, la vie du Christ, la vie surnaturelle, en tant qu’enfants de Dieu». Ainsi, l’Esprit Saint donne «la vie éternelle» car, a poursuivi François, «la foi nous libère de l’horreur de devoir admettre que tout s’arrête ici, qu’il n’y a pas de rédemption pour la souffrance et l’injustice qui règnent en souveraines sur la terre».

L’évêque de Rome a conclu en appelant les croyants à cultiver cette foi en l’Esprit Saint et en rendant «grâce au Christ qui nous a obtenu ce don précieux au prix de sa vie».

À l’issue de l’audience générale, le Pape François a eu une pensée pour les pays touchés par la guerre, tels que l’Ukraine, la Palestine, Israël et la Birmanie. Il a exhorté à ne pas oublier que «la guerre est une défaite».

Source : VATICANNEWS, le 16 octoz2024

Les piscines de Lourdes, enfin réouvertes !

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© Shutterstock/BigTunaOnline

Les piscines de Lourdes, enfin réouvertes !

Cinq piscines du sanctuaire de Lourdes ont réouvert en août, à l’occasion du grand pèlerinage national de l’Assomption (du 12 au 16 août 2024). Une décision importante pour le sanctuaire, car l’immersion dans l’eau de Lourdes est une étape essentielle du pèlerinage. 

Jusqu’en 2020, presque 400 000 pèlerins pouvaient s’immerger entièrement chaque année dans les bains. Mais suite à la pandémie de Covid 19, les piscines ont toutes fermé pour des raisons sanitaires évidentes. Prévue pour la fin de l’année 2024, la réouverture des piscines a été avancée de quelques mois. Sur les dix-huit bassins, seuls cinq ont été ouverts pour le Pèlerinage national de l’Assomption qui voit affluer quelque  20 000 pèlerins pour la messe du 15 août !

Depuis presque 4 ans, la plongée dans les bains avait été remplacée par le « geste de l’eau ». Les pèlerins ont pu continuer à se rendre dans les bâtiments des piscines, mais juste pour se laver les mains, le visage ou encore boire l’eau de source. Cette réouverture « était vraiment attendue par la plupart des pèlerins. C’est un peu la signature de Lourdes. C’est le seul sanctuaire au monde – je crois – qui propose cette démarche d’être baigné dans l’eau miraculeuse de ce sanctuaire », a confié à RCF le P. Sébastien Antoni, assomptionniste et directeur du Pèlerinage national de Lourdes. 

Se plonger dans les bassins de Lourdes, « c’est aussi retrouver une démarche en lien avec son propre baptême. On est plongé dans l’eau et on en ressort lavé et purifié », explique le directeur du Pèlerinage national de Lourdes. Lors de sa neuvième apparition, le 25 février 1858, la Vierge Marie a dit à sainte Bernadette « d’aller boire à la source ». « Je ne trouvai qu’un peu d’eau vaseuse, a rapporté Bernadette. Au quatrième essai je pus boire. » 

Si l’eau de Lourdes, tout à fait potable, ne présente aucune propriété thérapeutique, on lui associe de nombreux miracles. « Cette eau n’aurait pas de vertu sans la foi », a déclaré sainte Bernadette.

Adapté de : www.fr.zenit.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.10.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Marguerite-Marie Alacoque

Ste Marguerite-Marie Alacoque

VISITANDINE († 1690)

Sainte Marguerite-Marie Alacoque
Confidente du Sacré-Cœur

Marguerite-Marie Alacoque, cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn, naît dans un village du charolais, à Verosvres (Vroules en patois charolais), le 22 juillet 1647. Son père, notaire royal, décède quand elle a huit ans.

À 10 ans elle est très malade et elle fait vœu de devenir religieuse si Notre Dame la guérit. Ayant retrouvé la santé, elle oublie sa promesse, mais un peu plus tard la maladie de sa mère la lui rappelle. C’est pourquoi, bien que sa famille soit contre, le 25 mai 1671, elle entre au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial où elle prend l’habit des visitandines le 25 août 1671.

Marguerite-Marie fait profession le 6 novembre 1672. Elle épouse dès ce moment-là le Christ souffrant, le Christ en agonie. Jusque-là, elle a bien souvent entendu la voix du Seigneur au fond d’elle. 

Mais le 27 décembre 1673, le Christ lui apparaît physiquement, lui révélant son divin Cœur rayonnant comme un soleil, portant la trace du coup de lance, la couronne d’épines. Une croix le domine. Il lui adresse alors ce premier message : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen. » Le Christ alors unit le cœur de Marguerite-Marie au sien, et dès cet instant Marguerite-Marie gardera toujours une douleur au côté. La mission laissée à la sainte n’est pas petite : faire connaître aux hommes l’Amour débordant de Dieu… C’est la première des trois grandes apparitions.

La deuxième grande apparition a lieu l’année suivante, un premier vendredi du mois. Le Christ lui apparaît de nouveau manifestant son divin Cœur, “tout rayonnant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils”. Le Christ alors se plaint que les hommes soient si loin de son Amour, et le lui rendent si peu. Il lui dit alors : « Tu communieras […] tous les premiers vendredis de chaque mois. Et, toutes les nuits du jeudi au vendredi je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j’ai bien voulu sentir au jardin des Olives […] Et, pour m’accompagner […] tu te lèveras entre onze heures et minuit pour te prosterner pendant une heure avec moi ». De plus, le Christ lui rappelle alors l’importance de l’obéissance, car Satan « n’a point de pouvoir sur les obéissants ».

Durant l’octave du Saint-Sacrement, en 1675, c’est la troisième grande apparition, et sans nul doute la plus connue. De nouveau, le Christ lui révèle son divin Cœur, et lui laisse ces paroles : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris […] Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. » Il lui demande alors que soit instaurée la fête du Sacré-Cœur, un culte public ! Marguerite-Marie, petite visitandine dans une petite ville, voit alors évidemment mal par quel moyen elle pourrait y répondre ! Plusieurs visions suivront jusqu’en 1677.

Au début elle passe pour possédée, mais, heureusement, elle est soutenue par son confesseur, le père Claude La Colombière (canonisé le 31 mai 1992) qui, quand Marguerite-Marie lui ouvre sa conscience, voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage. Peu à peu la communauté accepte et vénère le Sacré Cœur (cœur souffrant entouré de flammes et d’une couronne d’épines).

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et, en 1899, le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur (3e vendredi après la Pentecôte).

En 1689, Marguerite-Marie reçoit un dernier message du Seigneur : elle doit faire savoir au roi, Louis XIV, qu’il doit se consacrer au Sacré Cœur, ainsi que tous les grands du royaume, et Lui construire un lieu de culte. Le message arriva-t-il au destinataire ? Nul ne sait, mais toujours est-il qu’il n’y eut point de suite.

En octobre 1690, elle annonce à ses sœurs, incrédules, que le Seigneur veut la rappeler à Lui, et en effet, sœur Marguerite-Marie rend saintement son âme à Dieu le 17 octobre. Depuis son corps repose à la basilique de Paray-le-Monial.

Déclarée vénérable en 1824 et bienheureuse en 1864, Marguerite-Marie à été canonisée le 13 mai 1920 par le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922).

Martyrologe Romain : À Paray-le-Monial en Bourgogne, l’an 1690, la naissance au ciel de sainte Marguerite-Marie Alacoque, dont la mémoire a été célébrée la veille.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous !

16.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,42-46. 

En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela.
Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques.
Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »


Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. »
Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes,vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Isaac le Syrien (7e siècle)

moine près de Mossoul

Discours ascétiques, 1ère série, n°60

« Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous chargez les autres de fardeaux impossibles »

      La sobriété vigilante aide l’homme plus que les œuvres extérieures… Comment est-ce que quelqu’un pourrait vraiment dominer les désirs corporels –- le relâchement, la colère, la gourmandise –- et ne pas acquérir la douceur ? S’il s’exerce avec discernement, le détachement de tout, le refus du confort corporel et de l’opinion des autres suivent ; si, pour l’amour de Dieu, quelqu’un accueille avec diligence et joie le mal qu’on lui fait, il est pur en son cœur (Mt 5,8). Et s’il ne méprise personne, il est vraiment libre…            Ne nourris pas de haine pour le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si, pour l’amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le haïrais-tu ? Ce sont ses péchés qu’il convient de haïr, tout en priant pour lui, si tu veux ressembler au Christ : loin de s’indigner contre les pécheurs, il priait pour eux (Lc 23,34)… Toi qui n’es qu’un homme, pourquoi mépriser le pécheur ? Est-ce parce qu’il lui manque ta vertu ? Mais où donc est ta vertu si tu manques de charité ? 

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,18-25. 

Frères, si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi.
On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche,
idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme,
envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.
Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité,
douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas.
Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises.
Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit.

Psaume 1,1-2.3.4.6. 

R/ Qui marche à ta suite, Seigneur, aura la lumière de la vie (Jn 8, 12)

Heureux est l’homme 
qui n’entre pas au conseil des méchants, 
qui ne suit pas le chemin des pécheurs, 
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur 
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre 
planté près d’un ruisseau, 
qui donne du fruit en son temps, 
et jamais son feuillage ne meurt ; 
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants. 

Mais ils sont comme la paille 
balayée par le vent :
Le Seigneur connaît le chemin des justes, 
mais le chemin des méchants se perdra.