Marie nous apprend à avoir la foi

Illustration
La Visitation de Ghirlandaio, 1491. CC0/wikimedia

Marie nous apprend à avoir la foi

Marie nous apprend à avoir la foi. Croire, c’est reconnaître que la main invisible de Dieu agit et atteint précisément là où l’homme ne peut pas aller. Croire, c’est aussi se tenir dans cette situation difficile et dramatique d’aujourd’hui avec l’espérance chrétienne. La difficulté du moment présent, cette guerre qui semble balayer toute espérance et anéantir la confiance en l’homme, la désorientation qui nous accompagne, n’annulent pas notre ferme certitude que Dieu n’abandonne pas ceux qui l’aiment, que nous ne sommes pas seuls et que Dieu conduit l’histoire.

Marie nous apprend aussi à entrer dans le temps de la gestation, un temps de patience, de silence et d’attente. Les choses de l’homme se font en un instant, les choses de Dieu demandent du temps et viennent lentement : une longue gestation est nécessaire pour que naisse ce qui est nouveau. Nous ne savons plus attendre ; nous voulons contrôler les événements, mais ils nous échappent et nous désorientent.

J’aime à penser que la grossesse de Marie s’est également nourrie de patience, de foi, de silence, d’écoute, de prière, de marche. Et cela a conduit Marie à voir et à reconnaître en elle-même les lieux et les événements où la main de Dieu a fait quelque chose de nouveau : chez sa cousine Élisabeth (Lc 1,39-45), chez son mari Joseph (Mt 1,18-25).

Aujourd’hui, nous ne comprenons pas tout, nous ne sommes pas en mesure d’interpréter correctement ce qui se passe, et c’est peut-être l’un des éléments qui nous désoriente le plus : ne pas pouvoir déchiffrer et décoder le dramatique moment présent, ne pas posséder la clé d’interprétation qui nous permette de contrôler l’actualité, le temps présent et la dérive sans fin de la violence, de l’injustice et de la douleur. Mais la certitude que rien ne nous séparera de l’amour de Dieu, la sécurité que nous tirons de sa fidélité, ne peuvent faillir, et rien, absolument rien ni personne ne devrait jamais nous séparer de l’amour de Dieu.

Mgr Pierbattista Pizzaballa 

Archevêque catholique  et actuel Patriarche latin de Jérusalem

Extrait de son homélie du 31 août 2024

Adapté de : www.lpj.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.11.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Marguerite

Ste Marguerite

REINE D’ÉCOSSE († 1093)

Sainte Marguerite
Reine d’Écosse 
(1046-1093)

Marguerite était la nièce de saint Étienne de Hongrie. Elle naît en 1046, et montra bientôt de merveilleuses dispositions pour la vertu qui lui mérita dans la suite le nom de mère des orphelins et de trésorière des pauvres de Jésus-Christ.

Forcée de chercher un asile en Écosse, elle donna l’exemple d’une sainteté courageuse dans les épreuves, si bien que le roi Malcolm III, plein d’estime pour elle et épris des charmes de sa beauté, lui offrit sa main et son trône. Marguerite y consentit, moins par inclination que dans l’espoir de servir à propager le règne de Jésus-Christ. Elle avait alors environ vingt-trois ans.

Son premier apostolat s’exerça envers son mari, dont elle adoucit les mœurs par ses attentions délicates, par sa patience et sa douceur. Convertir un roi, c’est convertir un royaume : aussi l’Écosse entière se ressentit de la conversion de son roi : la cour, le clergé, le peuple furent bientôt transformés.

Marguerite, apôtre de son mari, fut aussi l’apôtre de sa famille. Dieu lui donna huit enfants, qui firent tous honneur à la vertu de leur pieuse mère et à la valeur de leur père. Dès le berceau elle leur inspirait l’amour de Dieu, le mépris des vanités terrestres et l’horreur du péché.

L’amour des pauvres, qui avait brillé dans Marguerite enfant, ne fit que s’accroître dans le cœur de la reine. Pour les soulager, elle n’employait pas seulement ses richesses, elle se dépensait tout entière : « La main des pauvres,aimait-elle à dire, est la garantie des trésors royaux : c’est un coffre-fort que les voleurs les plus habiles ne sauraient forcer. » Aussi se fit-elle plus pauvre que les pauvres eux-mêmes qui lui tendaient la main ; car elle ne se privait pas seulement du superflu, mais du nécessaire, pour leur éviter des privations.

Quand elle sortait de son palais, elle était toujours environnée de pauvres, de veuves et d’orphelins, qui se pressaient sur ses pas. Avant de se mettre à table, elle servait toujours de ses mains neuf petites orphelines et vingt-quatre vieillards ; l’on vit même parfois entrer ensemble dans le palais jusqu’à trois cents pauvres. Malcolm se faisait un plaisir de s’associer à sa sainte épouse pour servir les pauvres à genoux, par respect pour Notre-Seigneur, dont ils sont les membres souffrants. 

Marguerite meurt à Édimbourg le 16 novembre 1093 ; sa mort jeta le deuil dans tout le royaume.

Sainte Marguerite priez pour nous !

16.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.
Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.”
Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne,
comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?
Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l’Église

Sur le Cantique des Cantiques, sermon 36, 5-6 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche D33; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d’Orval)

Se connaître soi-même pour connaître Dieu

Pour atteindre à l’humilité, on ne peut rien trouver de plus direct ni de mieux adapté que la rencontre de soi-même dans la vérité. Il suffit pour cela de ne rien dissimuler, de chasser l’esprit de tricherie, de se placer face à soi-même sans se laisser détourner. Se regardant ainsi, à la lumière de la vérité, l’âme ne découvrira-t-elle pas qu’elle est dans « la région de la dissemblance » ? Alors, soupirant tristement, car sa réelle misère ne saurait plus lui demeurer cachée, ne s’écriera-t-elle pas vers le Seigneur, avec le prophète : « Dans ta vérité, tu m’as rendu humble » (Ps 118,75 Vg) ? Et comment ne se sentirait-elle pas pénétrée d’humilité, quand elle se connaît en toute vérité ? Car l’âme se perçoit sous le poids du péché (…) aveugle, repliée sur elle-même, sans force, sujette à de multiples erreurs, exposée à mille dangers, alarmée par mille craintes, anxieuse pour mille problèmes, en butte à mille soupçons, préoccupée par mille besoins, avec un penchant pour le vice et une impuissance pour la vertu. Pourra-t-elle avoir encore un regard hautain et tenir sa tête haute ? Quand la souffrance se fait perçante comme une épine, n’est-ce pas vers celle-ci que l’âme se tournera ? Je veux dire qu’elle se tournera du côté des larmes, se tournera du côté des pleurs et des gémissements, se tournera vers le Seigneur et criera avec humilité : « Guéris mon âme, car j’ai péché contre toi » (Ps 40,5). À peine se sera-t-elle tournée vers le Seigneur que l’âme recevra la consolation, puisqu’il est, lui, « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation » (2 Co 1,3). (…) Suite à pareille expérience, Dieu se manifeste comme Sauveur. (…) Aussi, te connaître toi-même sera une étape pour reconnaître Dieu. Par le renouvellement en toi de son image, lui-même deviendra visible. En effet, lorsque, le visage sans masque, tu réfléchiras comme dans un miroir la gloire du Seigneur, tu seras transformé en cette même image, toujours plus nette et claire, comme il convient à l’action de l’Esprit de Dieu (cf. 2 Co 3,18).

LECTURES :

Troisième lettre de saint Jean 1,5-8. 

Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et particulièrement pour des étrangers.
En présence de l’Église, ils ont rendu témoignage à ta charité ; tu feras bien de faciliter leur voyage d’une manière digne de Dieu.
Car c’est pour son nom qu’ils se sont mis en route sans rien recevoir des païens.
Nous devons donc apporter notre soutien à de tels hommes pour être des collaborateurs de la vérité.

Psaume 112(111),1-2.3-4.5-6. 

R/ Heureux qui craint le Seigneur. (Ps 111, 1a)

Heureux qui craint le Seigneur, 
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ; 
la race des justes est bénie.

Les richesses affluent dans sa maison : 
à jamais se maintiendra sa justice.
Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres, 
homme de justice, de tendresse et de pitié.

L’homme de bien a pitié, il partage ; 
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ; 
toujours on fera mémoire du juste.

Dans n’importe quel danger, on peut obtenir le salut de la Vierge glorieuse

Illustration
La Vierge en prière de Sassoferrato, vers 1650. CC0/wikimedia

Dans n’importe quel danger, on peut obtenir le salut de la Vierge glorieuse

C’est déjà une merveille pour les saints de recevoir une grâce qui sanctifie leur âme ; mais la grâce que reçut l’âme de la Vierge fut en telle abondance qu’elle rejaillit jusque sur sa chair, afin que dans cette chair Marie conçut le Fils de Dieu…

La grâce de Marie fut tellement abondante qu’elle a rejailli sur l’humanité tout entière. Qu’un saint possède assez de grâce pour suffire au salut d’un grand nombre, n’est-ce pas une grande chose ?

Mais en posséder assez pour satisfaire au salut de tous les hommes de ce monde, voilà qui est la plus étonnante des merveilles. C’est le cas du Christ, et c’est aussi celui de la bienheureuse Vierge ; car dans n’importe quel danger, on peut obtenir le salut de la Vierge glorieuse.

Saint Thomas d’Aquin

Sur la Salutation Angélique , traduction . Synave, Vie de Jésus, t. I, trad. de la Somme Théologique, éd. de la Revue des Jeunes, 1927.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

15.11.2024 – SAINT DU JOUR

St Albert le Grand

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1280)

Saint Albert Le Grand
Évêque et docteur de l’Église 
(1193-1280)

Albert le Grand naît aux environs d’Augsbourg de parents riches. Dès son enfance, il montra dans ses études une rare perspicacité ; le goût des sciences lui fit abandonner les traditions chevaleresques de sa famille et le conduisit à l’université de Padoue où il sut tempérer son ardeur pour l’étude par une vive piété. 

À l’âge de trente ans, encore incertain de son avenir, mais inspiré par la grâce, il alla se jeter aux pieds de la très Sainte Vierge, et crut entendre la céleste Mère lui dire : « Quitte le monde et entre dans l’ordre de Saint Dominique. » Dès lors, Albert n’hésita plus, et malgré les résistances de sa famille, il entra au noviciat des Dominicains. Tels furent bientôt ses progrès dans la science et la sainteté, qu’il dépassa ses maîtres eux-mêmes.

Muni du titre de docteur en théologie, il fut envoyé à Cologne, où sa réputation lui attira pendant longtemps de nombreux et illustres disciples. Mais un seul suffirait à sa gloire, c’est saint Thomas d’Aquin. 

Ce jeune religieux, déjà tout plongé dans les plus hautes études théologiques, était silencieux parmi les autres au point d’être appelé par ses condisciples : « le Bœuf muet de Sicile ». Mais Albert les fit taire en disant : « Les mugissements de ce bœuf retentiront dans le monde entier. »

De Cologne, Albert fut appelé à l’Université de Paris avec son cher disciple. C’est là que son génie parut dans tout son éclat et qu’il composa un grand nombre de ses ouvrages. Plus tard l’obéissance le ramène en Allemagne comme provincial de son Ordre ; il dit adieu, à sa cellule, à ses livres, à ses nombreux disciples, et voyage sans argent, toujours à pied, à travers un immense territoire pour visiter les nombreux monastères soumis à sa juridiction. Il était âgé de soixante-sept ans quand il dut se soumettre à l’ordre formel du pape et accepter, en des circonstances difficiles, le siège épiscopal de Ratisbonne ; là, son zèle infatigable ne fut récompensé que par de dures épreuves où se perfectionna sa vertu.

Rendu à la paix dans un couvent de son Ordre, il lui fallut bientôt, à l’âge de soixante-dix ans, reprendre ses courses apostoliques. Enfin il put rentrer définitivement dans la retraite pour se préparer à la mort. On s’étonne que, parmi tant de travaux, de voyages et d’œuvres de zèle, Albert ait pu trouver le temps d’écrire sur les sciences, la philosophie et la théologie des ouvrages qui ne forment pas moins de vingt et un volumes in-folio, et on peut se demander ce qui a le plus excellé en lui du savant, du saint ou de l’apôtre.

Il mourut âgé de quatre-vingt-sept ans, le 15 novembre 1280 ; son corps fut enterré à Cologne dans l’église des dominicains. Il lui a fallu attendre jusqu’au 16 décembre 1931 les honneurs de la canonisation et l’extension de son culte à l’Église universelle. En proclamant sa sainteté, le pape Pie XI y ajouta le titre si glorieux et si bien mérité de docteur de l’Église.

 Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>>  Saint Albert le Grand

Saint Albert Le Grand priez pour nous !