Aljustrel : l’endroit que le monde visite pour connaître Fatima

Aljustrel : l’endroit que le monde visite pour connaître Fatima

À quelques kilomètres du sanctuaire, les maisons des petits bergers gardent la mémoire des espaces où tout a commencé. Un endroit où le temps ralentit et où les coins racontent l’histoire de Fatima.

 

Du sanctuaire de Fatima à Aljustrel, il y a un peu plus de deux kilomètres. À pied, le trajet jusqu’à la patrie des bergers se fait en une demi-heure. Là, la distance et le temps ne peuvent pas mesurer l’expérience d’un endroit où tout semble ralentir.

Dans ce petit village, où sont nés et ont vécu les voyants des apparitions de Fatima, Lucia, Francisco et Jacinta, le rythme précipité du monde laisse place au gazouillis des oiseaux et au vent qui traverse doucement les rues bordées de maisons en pierre, dans un silence qui invite le pèlerin à voyager dans le temps et à la contemplation.

Les maisons des voyants se trouvent sur la Rua dos Pastorinhos, l’une des rues principales de cet endroit. En entrant dans la maison de Francisco et Jacinta Marto, le visiteur est conté à la réalité d’une extrême humilité dans laquelle ils vivaient.

Le mobilier simple et les petites chambres transportent le visiteur dans le quotidien de l’époque. Entre les chambres de Francisco et Jacinta Marto, se trouve la cuisine, où le bois dans la cheminée anime l’environnement où la famille de onze personnes a partagé des histoires, à la fin de la journée.

À deux cents mètres, vous arrivez à la maison où Lúcia de Jesus est née et a vécu son enfance. À l’entrée, une photo de la voyante, à la date des apparitions, accueille les visiteurs. Dans la même pièce, une chaise et un crucifix rappellent un passage des Mémoires de Sœur Lucia : « Tu montes sur une chaise, amène-le ici et, à genoux, tu lui donnes trois câlins et trois baisers : un pour Francisco, un pour moi et un autre pour toi ».

Sur le mur, les aiguilles d’une horloge sont à sept heures, le moment de la naissance de Sœur Lucia. Les immeubles semblent suivre le rythme d’Aljustrel, où le temps ne se mesure pas en minutes ou en heures, mais en souvenirs préservés dans chaque maison et dans chaque espace.

En 2024, la maison de Sœur Lucia a fait l’objet d’une intervention qui offre désormais aux visiteurs un programme muséologique qui relève du concept de « muséologie du silence », où chaque espace vit pour lui-même et pour le témoignage qu’il donne comme lieu de mémoire.

C’est dans cette maison que Lúcia de Jesus est née et a vécu jusqu’à l’âge de 14 ans. Les murs et le mobilier d’origine fonctionnent comme des témoignages vivants d’un passé qui reste présent, offrant à des centaines de milliers de pèlerins une immersion dans la vie de la voyante.

À l’extérieur, vous pouvez également visiter l’un des lieux des apparitions angéliques : le Poço do Arneiro, où la famille collectait habituellement de l’eau dans des billes d’argile. Parmi les arbres, un monument marque l’endroit où l’Ange de la Paix est apparu aux trois enfants, en 1916, et leur a demandé la prière, la pénitence et le sacrifice.

Malgré son caractère rural, Aljustrel est un point de passage obligatoire pour ceux qui veulent connaître l’événement de Fatima dans toutes ses dimensions. Chaque jour, des groupes de pèlerins, de touristes et de familles, de différentes nationalités, arrivent et parcourent ces mêmes espaces, où tout a commencé.

Teresinha et Cícero sont venus de l’État de Santa Catarina, au Brésil, pour connaître ces lieux et ils parlent d’une sensation unique.

« En marchant sur ce sol, nous ressentons une très grande paix. Pour nous, la foi est tout et ces endroits sont très spéciaux », partage le couple, reconnaissant d’être à l’endroit où vivaient les voyants.

Le même lien est partagé par Gemma Travieso, des îles Canaries, Espagne.

« En entrant dans ces maisons pour la première fois, j’ai tenu une promesse liée à la santé de ma fille. Ici, nous réalisons la dévotion des parents des petits bergers et que la foi peut tout faire », dit le pèlerin espagnol.

Dans le silence des espaces d’Aljustrel, le pèlerin trouve un lieu de contrastes harmonieux entre le passé et le présent, entre un lieu calme et un monde qui veut le visiter pour connaître plus profondément la vie et la mémoire de trois habitants spéciaux.

En 2025, plus de 420 000 pèlerins ont visité ces espaces muséaux, qui font partie de la mémoire de l’événement de Fatima.

Les maisons des bergers peuvent être visitées tous les jours et gratuitement, de 9h00 à 12h45 et de 14h00 à 17h45. Ils ferment l’après-midi du 24 décembre et les 25 décembre et 1er janvier.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 26 juin 2026

« Leone a Roma », le documentaire sur les années de Prevost dans la Ville éternelle

« Leone a Roma », le documentaire sur les années de Prevost dans la Ville éternelle

Diffusion à 18 h en trois langues (anglais, italien, espagnol) sur les chaînes de Vatican News. Avant-première réservée aux journalistes accrédités auprès de la Salle de presse du Saint-Siège à la Cinémathèque vaticane, mercredi 1er juillet à 17 h

2026.05.06 LEONE A ROMA Documentario

Vatican News

À la suite de «León de Perú» et «Leo from Chicago», Radio Vatican – Vatican News publie «Leone a Roma», un nouveau documentaire qui retrace les années passées par Robert Francis Prevost, l’actuel Pape Léon XIV, dans la Ville éternelle. Une période d’environ vingt ans qui s’étend de son arrivée en Italie en provenance des États-Unis en 1981, aux années passées à la tête de l’Ordre de Saint-Augustin pendant deux mandats, jusqu’à sa nomination au poste de préfet du dicastère pour les Évêques et sa création cardinalice en 2023. Des années d’études, d’amitiés, de voyages, d’excursions, de rencontres, de réunions, de pèlerinages, de travail. Le tout raconté à travers des images et des séquences vidéo inédites, ainsi que par les témoignages de confrères, de camarades d’études, de vieux amis, de membres de l’Ordre des Augustins ou du dicastère pour les Évêques.

Leone a Roma vient ainsi compléter le parcours proposé par les médias du Vatican pour mieux faire connaître la personnalité et la vie du Souverain pontife, parcours qui avait débuté avec le documentaire León de Perú, publié en juin 2025, consacré à ses années de mission dans ce pays d’Amérique du Sud, et s’était poursuivi avec Leo from Chicago, publié en novembre, consacré aux racines américaines de Mgr Prevost.

Il s’agit d’une production de la Direction éditoriale du dicastère pour la communication. Ce documentaire a été réalisé par les journalistes Felipe Herrera-Espaliat, Salvatore Cernuzio et Tiziana Campisi, et monté par Jaime Vizcaíno Haro et Stefano Anella.

Mercredi 1er juillet à 18h00 (heure de Rome), le documentaire sera publié sur la chaîne YouTube de Vatican News, dans un premier temps en trois langues (anglais, italien et espagnol), et diffusé également par les médias internationaux qui en feront la demande. Pour les journalistes accrédités auprès de la Salle de presse du Saint-Siège, une projection en avant-première est prévue ce même mercredi, à 17h, à la Cinémathèque vaticane.

La bande-annonce du documentaire « Leone a Roma »

Source : VATICANNEWS, le 26 juin 2026

Marie sait défaire les nœuds de la désobéissance et de la mort

Marie sait défaire les nœuds de la désobéissance et de la mort

Marie, en accueillant le Salut, est définie « cause de salut» pour ceux dont Ève avait causé la mort. Marie sait défaire les nœuds de la désobéissance et de la mort :

« Car, de même qu’Ève, ayant pour époux Adam, et cependant encore vierge – car ils étaient nus tous les deux dans le paradis et n’en avaient point honte (Gn 2,25), parce que, créés peu auparavant, ils n’avaient pas de notion de la procréation : il leur fallait d’abord grandir, et seulement ensuite se multiplier (Gn 1,28) – de même donc qu’Ève, en désobéissant, devint cause de mort pour elle-même et pour tout le genre humain, de même Marie, ayant pour époux celui qui lui avait été destiné par avance, et cependant Vierge, devint, en obéissant, cause de salut (cf. He 5,9) pour elle-même et pour tout le genre humain.

C’est pour cette raison que la Loi donne à Celle qui est fiancée à un homme, bien qu’elle soit encore vierge, le nom d’épouse de celui qui l’a prise pour fiancée (Dt 22,23-24), signifiant de la sorte le retournement qui s’opère de Marie à Ève.

Car ce qui a été lié ne peut être délié que si l’on refait en sens inverse les boucles du nœud. »

Saint Irénée, Contre les hérésies, III, 22, 4

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

28.06.2026 – SAINT DU JOUR

St Irénée de Lyon

Saint Irénée
Évêque et martyr 
(135-140 – † 202-203)

Irénée naît selon toute probabilité à Smyrne (aujourd’hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l’école de l’Évêque Polycarpe, lui-même disciple de l’Apôtre Jean.

Nous ne savons pas quand il se rendit d’Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon : c’est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. Toujours en 177, il fut envoyé à Rome, porteur d’une lettre de la communauté de Lyon au pape Éleuthère. Cette mission romaine permit à Irénée d’échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l’Évêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison. 

Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Évêque de la ville. Le nouveau pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal.
Il exposa sans relâche la Tradition apostolique et publia un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies, Adversus haereses.

Il mourut, très probablement martyr, vers 202-203.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Irénée de Lyon

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Irénée de Lyon priez pour nous !

28.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,37-42. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;

celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera.
Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.

Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélies sur les Actes des apôtres, n° 45 ; PG 60, 318 (2000 ans d’homélies, Pour l’année A; trad. Brésard; Éd. Soceval 2001; p.184)

« Qui vous accueille, m’accueille »

« Celui qui reçoit l’un de ces petits, c’est moi qu’il reçoit » dit le Seigneur (Lc 10,48). Plus ce frère est petit, plus le Christ est présent. Car lorsqu’on reçoit un grand personnage, on le fait souvent par vaine gloire ; mais celui qui reçoit un petit, le fait avec une intention pure et pour le Christ. « J’étais un étranger, dit-il, et vous m’avez accueilli. » Et encore : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,35.40). Puisqu’il s’agit d’un croyant et d’un frère, serait-ce le plus petit, c’est le Christ qui entre avec lui. Ouvre ta maison, reçois-le. « Qui reçoit un prophète en sa qualité de prophète, recevra une récompense de prophète. » Donc celui qui reçoit le Christ recevra la récompense de l’hospitalité du Christ. Ne mets pas en doute ses paroles, fais-leur confiance. Lui-même nous l’a dit : « En eux, c’est moi qui me présente. » Et pour que tu n’en doutes pas, il décrète le châtiment pour ceux qui ne le reçoivent pas, les honneurs pour ceux qui le reçoivent (Mt 25,31s). Il ne le ferait pas s’il n’était pas personnellement touché par l’honneur ou le mépris. « Tu m’as reçu, dit-il, dans ta demeure ; je te recevrai dans le Royaume de mon Père. Tu m’as délivré de la faim ; je te délivrerai de tes péchés. Tu m’as vu enchaîné ; je te ferai voir ta libération. Tu m’as vu étranger ; je ferai de toi un citoyen des cieux. Tu m’as donné du pain ; je te donnerai le Royaume comme ton héritage et ta pleine propriété. Tu m’as aidé en secret ; je le proclamerai publiquement et je dirai que tu es mon bienfaiteur et moi ton débiteur. »

LECTURES :

Deuxième livre des Rois 4,8-11.14-16a. 

Un jour, Élisée passait à Sunam ; une femme riche de ce pays insista pour qu’il vienne manger chez elle. Depuis, chaque fois qu’il passait par là, il allait manger chez elle.
Elle dit à son mari : « Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous est un saint homme de Dieu.
Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ; nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe, et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer. »
Le jour où il revint, il se retira dans cette chambre pour y coucher.
Puis il dit à son serviteur : « Que peut-on faire pour cette femme ? » Le serviteur répondit : « Hélas, elle n’a pas de fils, et son mari est âgé. »
Élisée lui dit : « Appelle-la. » Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte.
Élisée lui dit : « À cette même époque, au temps fixé pour la naissance, tu tiendras un fils dans tes bras. 

Psaume 89(88),2-3.16-17.18-19. 

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante ! (Ps 88, 2a)

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; 
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; 
ta fidélité est plus stable que les cieux.

Heureux le peuple qui connaît l’ovation ! 
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie, 
fier de ton juste pouvoir.

Tu es sa force éclatante ; 
ta grâce accroît notre vigueur.
Oui, notre roi est au Seigneur ; 
notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,3-4.8-11. 

Frères, ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant.
De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

27.06.2026 – CONSISTOIRE EXTRAORDINAIRE : ALLOCUTION CONCLUSIVE DU PAPE LÉON XIV ET TE DEUM

Le Pape clôt le consistoire, «une expérience de communion au service de la mission»

Dans la nouvelle salle du Synode, Léon XIV a prononcé son discours de clôture, axé sur l’espérance, la synodalité et la responsabilité de l’Église dans un monde marqué par la guerre et une crise des relations humaines. À l’entame de son intervention, le Souverain pontife a exprimé sa solidarité, ainsi que celle de l’ensemble du Collège des cardinaux, envers le peuple vénézuélien «affecté par le violent séisme de ces derniers jours».

Sebastián Sansón Ferrari – Cité du Vatican

Avant de présenter une réflexion finale sur le consistoire extraordinaire qui s’est tenu les 26 et 27 juin 2026 au Vatican, le Pape Léon XIV a exprimé sa solidarité, ainsi que celle de l’ensemble du Collège des cardinaux, envers le peuple vénézuélien, «durement touché par le violent séisme de ces derniers jours». «Nous assurons de nos prières les victimes, leurs familles et tous ceux qui subissent les conséquences de cette tragédie. Nous confions également au Seigneur tous ceux qui participent aux opérations de secours, et nous prions pour que la solidarité de la communauté internationale envers cette nation bien-aimée ne faiblisse pas», a ajouté le Pape.

Des cardinaux issus d’Églises, de cultures et de contextes si divers

Depuis la nouvelle salle du Synode, le samedi 27, le Souverain pontife a prononcé un discours de grande envergure dans lequel il a remercié les cardinaux pour «la liberté, la fraternité et l’esprit ecclésial avec lesquels vous avez pris part à nos travaux. Je garde en mémoire non seulement le contenu de vos réflexions, mais aussi l’expérience qui les a rendues possibles.»

«Nous avons cherché ensemble la volonté du Seigneur, convaincus que le Christ continue d’agir dans son Église: c’est Lui qui nous précède, qui nous rassemble, qui parle à travers nos frères et qui nous guide dans notre mission. Tout vient de Lui et tout retourne à Lui», a-t-il poursuivi. C’est pourquoi, a-t-il déclaré, «voir des cardinaux issus d’Églises, de cultures et de contextes si divers s’écouter les uns les autres et chercher ensemble ce qui sert le mieux l’Évangile a été pour moi une source de consolation et d’espérance».

La synodalité 

Au cœur de sa réflexion, le Pape a insisté sur le fait que la synodalité ne doit pas être comprise comme une méthode organisationnelle ou une succession de réunions, mais comme une manière d’être Église. «La véritable question de la synodalité n’est pas de savoir qui a le pouvoir de décider, mais: “Comment, ensemble, préservons-nous le don que le Seigneur a confié à son Église?”», a-t-il déclaré. Selon Léon XIV, ce cheminement naît de la rencontre, grandit à travers l’écoute mutuelle et mûrit par le discernement guidé par le Saint-Esprit. Il a donc demandé aux cardinaux de promouvoir la mise en œuvre du processus synodal dans leurs Églises particulières, en favorisant une compréhension authentique de celui-ci.

Les blessures du monde

Le Successeur de Pierre a également souligné que, lors du consistoire, les cardinaux avaient fait part de leur inquiétude face aux guerres, à la pauvreté, aux injustices et à la violence qui touchent de nombreux peuples à travers le monde. Il a toutefois ajouté que derrière ces tragédies se cache une crise encore plus profonde: «La solitude, la crise des relations, la perte d’espérance et la difficulté à se reconnaître mutuellement comme frères et sœurs».

Le Pape a particulièrement mis en avant la situation des jeunes, dont la quête de sens et d’authenticité — et, dans certains cas, la souffrance qui les conduit même à mettre fin à leurs jours — représente «l’une des blessures les plus profondes de notre temps». Il a également souligné l’importance de la famille en tant qu’école des relations, de la solidarité et de l’espérance. Dans ce contexte, il a annoncé une rencontre en octobre avec les responsables des Églises orientales et les présidents des conférences épiscopales afin d’évaluer l’accueil réservé à Amoris Laetitia, à laquelle participeront également des familles.

Une culture du dialogue contre la logique de la guerre

Un passage de son allocution était consacré à la paix. Le Pape Léon XIV y affirmait que les cardinaux avaient clairement saisi l’un des enseignements de l’encyclique Magnifica humanitas: la guerre ne naît pas seulement des conflits entre États, mais d’une «culture du pouvoir» qui imprègne les relations humaines, l’économie, la politique, la technologie et même la religion.

En réponse, il a proposé de reconstruire une culture de coopération et de dialogue, de renforcer le multilatéralisme et de promouvoir la participation des laïcs à la vie publique, en s’inspirant de la doctrine sociale de l’Église. Le Saint-Père a également défendu la réponse non violente comme un choix profondément évangélique, précisant qu’elle ne signifie pas la passivité, mais plutôt affronter les conflits sans reproduire la logique de la haine. Dans ce contexte, il a révélé que plusieurs groupes de travail avaient demandé une réflexion théologique et pastorale plus approfondie sur la légitime défense, à la lumière des changements qui affectent les conflits contemporains.

Une Église qui témoigne avant d’organiser

Le Pape a insisté sur le fait que le renouveau de l’Église ne dépend pas seulement de réformes structurelles, mais avant tout du témoignage de communautés capables de vivre l’Évangile de manière crédible. Il a également réaffirmé son intention de poursuivre cette rencontre annuelle à partir de l’année prochaine, précisant que la date n’avait pas encore été fixée, mais qu’il espérait l’annoncer d’ici la fin de l’année.

Un dernier appel à la paix

À la fin de son discours, Léon XIV a fait sien l’appel unanime issu du consistoire et a invité les cardinaux à le transmettre à toutes les Églises et à tous les peuples du monde. «Dieu continue d’ouvrir des chemins de réconciliation et de paix dans l’histoire. Nous avons la responsabilité de les parcourir avec courage et d’aider le monde à les reconnaître», a-t-il déclaré. Le Souverain pontife a également remercié chacun pour sa contribution, «ainsi que les rapporteurs, les modérateurs et tous ceux qui, avec générosité et discrétion, ont rendu possibles ces journées de travail et de fraternité».

“Merci de m’avoir aidé, une fois encore, à reconnaître l’œuvre que le Christ continue d’accomplir parmi son peuple et dans le monde. Nous confions les fruits de ce consistoire à l’intercession de la Vierge Marie, Mère de l’Église. Qu’elle nous enseigne à préserver l’unité dans la diversité et à servir l’Évangile de la paix avec humilité, courage et espérance. Merci!”

Source : VATICANNEWS, le 27 juin 2026