Étiquette : Notre-Dame de Fatima
29.06.2026 – SOLENNITÉ DES SAINTS PIERRE ET PAUL – INTÉGRALITÉ DES LECTURES
29.06.2026 – MESSE DE LA SOLENNITÉ DES SAINTS PIERRE ET PAUL À NOTRE-DAME DE LA GARDE
29.06.2026 – SAINTS DU JOUR

Solennité des saints Pierre et Paul
Extraits de l’homélie de saint Jean-Paul II
(Jeudi 29 juin 2000)
« Mais pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15)
Cette question sur son identité, Jésus la pose aux disciples, alors qu’il se trouve avec eux en haute Galilée. Il était arrivé plusieurs fois que ce soit eux qui posent des questions à Jésus ; désormais, c’est Lui qui les interpelle. Il pose une question précise, qui attend une réponse. C’est Simon-Pierre qui prend la parole au nom de tous : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). La réponse est extraordinairement lucide. La foi de l’Église s’y reflète de façon parfaite. Nous aussi, nous nous y reflétons. De façon particulière, dans les paroles de Pierre se reflète l’Évêque de Rome, par volonté divine son indigne successeur. […]
« Tu es le Christ ! »
À la confession de Pierre, Jésus répond : « Tu es heureux Simon, fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 16, 17).
Tu es heureux, Pierre ! Heureux, car cette vérité, qui est centrale dans la foi de l’Église, ne pouvait naître dans ta conscience d’homme que par l’œuvre de Dieu. « Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Mt 11, 27). Nous réfléchissons sur cette page de l’Évangile particulièrement riche : le Verbe incarné avait révélé le Père à ses disciples ; à présent est venu le moment où le Père lui-même leur révèle son Fils unique. Pierre accueille l’illumination intérieure et proclame avec courage : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! ». Ces paroles sur les lèvres de Pierre proviennent du plus profond du mystère de Dieu. Elles révèlent l’intime vérité, la vie même de Dieu. Et Pierre, sous l’action de l’Esprit divin, devient témoin et confesseur de cette vérité surhumaine. Sa profession de foi constitue ainsi la base solide de la foi de l’Église « Sur toi je bâtirai mon Église » (cf. Mt 16, 18). Sur la foi et sur la fidélité de Pierre est édifiée l’Église du Christ. La première communauté chrétienne en était bien consciente, elle qui, comme le rapportent les Actes des Apôtres, lorsque Pierre se retrouva en prison, se recueillit pour élever à Dieu une prière implorante pour lui (cf. Ac 12, 5). Elle fut écoutée, car la présence de Pierre était encore nécessaire à la communauté qui accomplissait ses premiers pas : le Seigneur envoya son ange le libérer des mains des persécuteurs (cf. ibid., 12, 7-11). Il était écrit dans les desseins de Dieu que Pierre, après avoir confirmé longuement ses frères dans la foi, souffrirait le martyre ici à Rome, avec Paul, l’Apôtre des Nations, ayant lui aussi échappé plusieurs fois à la mort.
« Le Seigneur lui, m’a assisté et m’a rempli de force afin que, par moi, le message fût proclamé et qu’il parvînt aux oreilles de tous les païens » (2 Tm 4, 17)
Ce sont les paroles de Paul au fidèle disciple. Elles témoignent de l’œuvre qui a été accomplie en lui par le Seigneur, qui l’avait choisi comme ministre de l’Évangile, « le saisissant » sur la route de Damas (cf. Ph 3, 12). Enveloppé dans une lumière fulgurante, le Seigneur s’était présenté à lui, disant : « Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Ac 9, 4), tandis qu’une puissance mystérieuse le jetait à terre (cf. Ac 9, 5). « Qui es-tu, Seigneur ? », avait demandé Saoul. « Je suis Jésus que tu persécutes ! » (Ac 9, 5). Telle fut la réponse du Christ. Saoul persécutait les fidèles de Jésus et Jésus lui faisait savoir que c’était Lui-même qui était persécuté à travers eux. Lui, Jésus de Nazareth, le Crucifié, que les chrétiens affirmaient être ressuscité. Si, à présent, Saoul en ressentait la puissante présence, il était clair que Dieu l’avait réellement ressuscité des morts. C’est véritablement Lui le Messie attendu par Israël, c’était Lui le Christ vivant et présent dans l’Église et dans le monde ! Saoul aurait-il pu par sa seule raison comprendre tout ce qu’un tel événement comportait ? Certainement pas ! Cela faisait partie en effet des desseins mystérieux de Dieu. Ce sera le Père qui donnera à Paul la grâce de connaître le mystère de la rédemption, opérée par le Christ. Ce sera Dieu qui lui permettra de comprendre la réalité merveilleuse de l’Église, qui vit pour le Christ, avec le Christ et dans le Christ. Et lui, participant à cette vérité, ne cessera de la proclamer inlassablement jusqu’aux extrémités de la terre. De Damas, Paul commencera son itinéraire apostolique qui le conduira à diffuser l’Évangile dans tant de parties du monde alors connu. Son élan missionnaire contribuera ainsi à la réalisation du mandat du Christ aux Apôtres : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). […]
Pour approfondir, lire les Catéchèses du pape Benoît XVI :
Pierre, le pêcheur
Pierre, l’Apôtre
Pierre, le roc sur lequel le Christ a fondé l’Église
Paul, l’Apôtre (1)
Saint Paul (2) : Les voyages de saint Paul
Saint Paul (3) : La conversion de Paul
Saint Paul (4) : L’apostolat de saint Paul
Saint Paul (5) : Les relations entre saint Paul et les apôtres
Saint Paul (6) : Le « Concile » de Jérusalem et l’incident d’Antioche
Saint Paul (7) : Saint Paul et la vie terrestre de Jésus
Saint Paul (8) : Saint Paul premier théologien de l’Église
Saint Paul (9) : Le christocentrisme de saint Paul
Saint Paul (10) : La théologie de la Croix dans la christologie
Saint Paul (11) : La résurrection du Christ dans la prédication de saint Paul
Saint Paul (12) : Eschatologie – L’attente de la parousie
Saint Paul (13) : La doctrine de la justification chez saint Paul
Saint Paul (14) : Une foi incarnée dans l’amour fait obstacle aux divisions dans l’Église
Saint Paul (15) : Les relations entre Adam et le Christ et la doctrine de saint Paul
Saint Paul (16) : Le rôle des sacrements
Saint Paul (17) : Le culte spirituel
Saint Paul (18) : La vision théologique des Lettre aux Colossiens et aux Éphésiens
Saint Paul (19) : La vision théologique des Lettres pastorales
Saint Paul (20) : Le martyre et son héritage
Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).
Saints Pierre et Paul priez pour nous !

29.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.

Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Bernard (1091-1153)
moine cistercien et docteur de l’Église
3ème sermon pour la fête des saints apôtres Pierre et Paul, passim
« Je suis le moindre des apôtres ; je ne mérite même pas de porter ce nom » (1Co 15,9)
C’est avec raison, mes frères, que l’Église applique aux saints apôtres Pierre et Paul ces paroles du Sage : « Ce sont des hommes de miséricorde, dont les bienfaits ne tombent pas dans l’oubli ; les biens qu’ils ont laissés à leur postérité subsistent toujours » (Si 44,10-11). Oui, on peut bien les appeler des hommes de miséricorde : parce qu’ils ont obtenu miséricorde pour eux-mêmes, parce qu’ils sont pleins de miséricorde, et que c’est dans sa miséricorde que Dieu nous les a donnés. Voyez, en effet, quelle miséricorde ils ont obtenue. Si vous interrogez saint Paul sur ce point…, il vous dira de lui-même : « J’ai commencé par être un blasphémateur, un persécuteur, un insulteur ; mais j’ai obtenu miséricorde de Dieu » (1Tm 1,13). En effet, qui ne sait tout le mal qu’il a fait aux chrétiens de Jérusalem… et même dans la Judée tout entière ?… Pour ce qui est du bienheureux Pierre, j’ai une autre chose à vous dire, mais une chose d’autant plus sublime qu’elle est unique. En effet, si Paul a péché, il l’a fait sans le savoir, car il n’avait pas la foi ; Pierre au contraire avait les yeux grands ouverts au moment de sa chute (Mt 26,69s). Mais « là où la faute a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 5,20)… Si saint Pierre a pu s’élever à un tel degré de sainteté après avoir fait une chute si lourde, qui pourra désormais désespérer, pour peu qu’il veuille lui aussi sortir de ses péchés ? Remarquez ce que dit l’Évangile : « Il sortit et pleura amèrement » (v. 75)… Vous avez entendu quelle miséricorde les apôtres ont obtenue, et désormais personne parmi vous ne sera accablé de ses fautes passées plus qu’il ne faut… Si tu as péché, Paul n’a-t-il pas péché davantage ? Si tu as fait une chute, Pierre n’en a-t-il pas fait une plus profonde que toi ? Or, l’un et l’autre, en faisant pénitence, non seulement ont obtenu le salut mais sont devenus de grands saints, sont même devenus les ministres du salut, les maîtres de la sainteté. Fais donc de même, mon frère, car c’est pour toi que l’Écriture les appelle « des hommes de miséricorde ».

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 12,1-11.
À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain.
Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison.
Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains.
Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »
Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision.
Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.
Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.
R/ De toutes mes frayeurs, le Seigneur me délivre. (Ps 33, 5)
Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !
Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.
Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe à l’entour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.16b.17-18.
Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
Τous m’ont abandonné.
Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Notre-Dame de Laghet, célèbre sanctuaire marial au-dessus de Nice

Notre-Dame de Laghet, célèbre sanctuaire marial au-dessus de Nice
Sur un éperon rocheux, dans le vallon de Laghet, au-dessus de Nice en France, existait depuis le XVème siècle une petite chapelle qui servait d’abri tant aux hommes qu’aux bêtes, entourée de quelques maisons où vivaient des paysans ou des bergers. Elle avait été restaurée en 1625 par les soins de Don Jacques Fighiera, prêtre d’Eze, dont dépendait le territoire de Laghet.
En 1652, la Vierge Marie manifeste sa présence invisible par des signes de sa bonté : guérisons « spectaculaires », délivrances de prisonniers et de possédés se multiplient. La nouvelle se répand. On vient de tout le voisinage. Don Jacques Fighiera possédait une belle statue de la Vierge qu’il avait fait sculpter dans un tronc de sorbier par un artiste parisien, Pierre Moise. En présence des miracles que la Vierge accomplissait à Laghet, Don Jacques Fighiera décida de donner cette statue au Sanctuaire. Elle fut portée en procession par les Pénitents Blancs d’Èze, le 24 juin 1652. C’est cette statue que l’on peut voir dans l’église au-dessus du maître- autel.
Les miracles se multiplient et les pèlerins accourent en foule de Nice, de Monaco. , de la Provence et de la Ligurie voisine (Vintimille, San Remo…) Le sanctuaire est construit en 3 ans. L’église est inaugurée le 21 novembre 1656. Devant ce mouvement de pèlerins, l’évêque de Nice, Monseigneur de Palletis, réunit une commission de théologiens pour examiner les « faits de Laghet ». Le 20 décembre 1653, cette commission conclut à l’authenticité des miracles. La renommée de ce lieu de culte grandit et le sanctuaire Notre-Dame de Laghet est aujourd’hui l’un des plus fréquentés en France.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
PUBLICATION : ST-FRANÇOIS DE FATIMA PAR L’ABBÉ MARTIAL PYTHON

Saint François de Fatima : l’enfant poète et mystique
De Martial Python (Auteur)
Editeur(s) : Edb
Date de parution : 23/04/2026
Résumé :
La vie de François Marto, un jeune berger de Fatima amoureux de la nature. Il développe sa profondeur spirituelle après les apparitions de Marie, portant une attention particulière aux plus pauvres. ©Electre 2026
Quatrième de couverture :
« Un petit garçon les conduira… »
Isaïe 11,6
François Marto (1908-1919) est issu d’une famille rurale, modeste et fervente. Bien avant les apparitions de la Vierge Marie à Fatima, ce petit contemplatif dans l’âme est sensible à la musique, à la beauté de la nature, ce qui développe chez lui un esprit poétique. En chaque créature, le petit berger voit un reflet de la beauté de Dieu.
En 1917, les apparitions intensifient sa vie spirituelle et François passe des heures devant le tabernacle de l’église du village pour adorer « Jésus caché ». Tout entier consacré à une vie de prière et d’offrande, son seul désir est de consoler les coeurs de Jésus et de Marie. À l’aube de ses 11 ans, atteint de la grippe espagnole, François meurt le sourire aux lèvres. Il sera proclamé saint par le pape François le 13 mai 2017.
Un récit biographique, riche et émouvant, pour découvrir le plus méconnu des voyants de Fatima, cet enfant dont le caractère paisible et contemplatif cachait une force hors du commun.
L’auteur

MARTIAL PYTHON
Martial Python est prêtre catholique à Givisiez en Suisse. Il assure la direction spirituelle au séminaire et est l’aumônier de l’Ordre des Vierges consacrées du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.
28.06.2026 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: l’amour véritable exige le détachement, la perte et l’accueil
En ce dimanche 28 juin, le Pape Léon XIV a commenté le passage de l’Évangile de Saint Matthieu (Mt 10, 37-42), où Jésus rappelle la primauté du lien à Dieu sur tous les autres liens et biens. Le Pape a exhorté les fidèles à être des témoins du Royaume de Dieu et les a encouragés à vivre d’un amour fructueux, impliquant le détachement, le don de soi et l’accueil de l’autre.
Cécile Mérieux – Cité du Vatican
En ce dimanche 28 juin, la chaleur n’a pas découragé près de 20 000 pèlerins à se réunir place Saint-Pierre pour l’Angélus. Sous leurs ombrelles et casquettes, équipés d’éventails, les fidèles ont reçu les salutations et la bénédiction du Saint-Père depuis la fenêtre de ses appartements pontificaux. Avant de réciter la prière mariale, le Pape est revenu sur un passage de l’Évangile de Saint Matthieu (Mt 10, 37-42).
Léon XIV a relayé l’exhortation de Jésus qui invite à le suivre et à être des témoins de son Royaume. Cependant, le Pape avertit: «il ne s’agit pas d’un simple geste extérieur, mais de nous engager pleinement dans une relation d’amour avec Lui.» Un amour qui ne peut être fructueux qu’à condition de réunir trois choses, énumère Léon XIV: le détachement, la perte et l’accueil.
Le détachement
L’évêque de Rome reprend les paroles de Jésus pour souligner la primauté des liens qui attachent à Dieu plutôt qu’à tous biens terrestres, y compris familiaux: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi» (v. 37). Ainsi, le Seigneur veut que ses disciples soient libérés de tout attachement pour partir en mission et se consacrer à leur œuvre de diffusion de la foi.
«Mais cela vaut pour chacun,indique Léon XIV, même les liens affectifs les plus importants trouvent leur plénitude grâce à l’amour que le Christ nous offre.» Le Souverain pontife prend l’exemple de la vie conjugale, qui implique le départ d’un foyer parental pour en fonder un autre. Le Pape augustin ne manque pas de faire référence au saint fondateur de son ordre, reprenant l’image du laboureur qui perd temporairement ce qu’il sème, développée par saint Augustin (Discours 330, 2). «Ce n’est qu’en « perdant » cette graine, semée dans la terre, qu’il pourra la voir fleurir», fait constater Léon XIV.
La perte
Accepter de perdre par amour est difficile, d’autant plus aujourd’hui, où la perte est associée à la «une faiblesse et où l’on est obsédé par le fait d’avoir et de posséder», admet l’évêque de Rome. Or, l’amour véritable est celui qui inclut un «don de soi», sans quoi il ne serait être fructueux,explique Léon XIV en citant plusieurs exemples: «lorsque nous sommes prêts à perdre un peu de nous pour faire de la place à l’autre, à perdre un peu de temps pour écouter un ami, à perdre un peu de confort pour partager une situation de détresse».
“Celui qui garde la vie seulement pour lui – dit l’Évangile – la perd en réalité (cf. v. 39), car elle ne s’ouvre pas à la joie de l’amour et devient stérile.”
Jésus à ouvert la voie, «Il s’est offert, Il s’est perdu lui-même» insiste le Souverain pontife, pour le salut des hommes et des femmes. «De la même manière, encourage le Pape, si nous vivons dans la logique du don, nous serons nous aussi capables de faire naître une vie nouvelle dans nos relations.»
L’accueil
Dernière exigence pour un amour fructueux: l’accueil, qui se manifeste par de petits gestes sans cesse renouvelés, par la disponibilité pour l’autre et le service. À nouveau, Léon XIV invite à observer les disciples que Jésus envoie au-devant de lui «sans provisions, c’est-à-dire d’être dans le besoin, car c’est ainsi qu’ils pourront susciter l’accueil chez ceux qu’ils rencontreront. Et ainsi, en accueillant ceux qui viennent au nom de Jésus, on accueille Jésus lui-même et le Père céleste qui l’a envoyé. L’amour pour le Seigneur passe toujours par l’accueil des frères.»
Source : VATICANNEWS, le 28 juin 2026