18.03.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Cyrille de Jérusalem
Évêque, docteur de l’Église 
(315-386)

Cyrille naquit autour de 315 à Jérusalem ou aux environs. Sa vie représente le mélange de deux dimensions : d’une part, le soin pastoral et, de l’autre, la participation, malgré lui, aux controverses enflammées qui troublaient alors l’Église d’Orient. 

Il reçut une excellente formation littéraire ; ce fut la base de sa culture ecclésiastique, centrée sur l’étude de la Bible. 

Ordonné prêtre par l’Évêque Maxime. Lorsque celui-ci mourut ou fut déposé, en 348, Cyrille fut ordonné Évêque par Acacius, Archevêque métropolitain influent de Césarée de Palestine, philo-arien, qui était convaincu d’avoir trouvé en lui un allié. Il fut donc soupçonné d’avoir obtenu la nomination épiscopale grâce à des concessions à l’arianisme. 

En réalité, Cyrille se heurta très vite à Acacius non seulement sur le terrain doctrinal, mais également sur le terrain juridictionnel, car Cyrille revendiquait l’autonomie de son siège par rapport à l’Église métropolitaine de Césarée. 

En vingt ans, Cyrille connut trois exils : le premier en 357, à la suite d’une déposition de la part d’un Synode de Jérusalem, suivi en 360 par un deuxième exil voulu par Acacius et, enfin, par un troisième, le plus long – il dura onze ans – en 367, à l’initiative de l’empereur philo-arien Valente. 

Ce n’est qu’en 378, après la mort de l’empereur, que Cyrille put reprendre définitivement possession de son siège, en rétablissant l’unité et la paix entre les fidèles. 

D’autres sources, également anciennes, appuient la thèse de son orthodoxie, mise en doute par plusieurs sources de l’époque. Parmi celles-ci, la lettre synodale de 382, après le deuxième Concile œcuménique de Constantinople (381), auquel Cyrille avait participé en jouant un rôle important, est celle qui fait le plus autorité. Dans cette lettre, envoyée au Pontife romain, les Évêques orientaux reconnaissent officiellement l’orthodoxie la plus absolue de Cyrille, la légitimité de son ordination épiscopale et les mérites de son service pastoral, que la mort conclura en 387. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Saint Cyrille de Jérusalem

 et des écrits >>> Cyrille de Jérusalem 

Saint Cyrille de Jérusalem priez pour nous !

18.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12. 

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Paul VI

pape de 1963-1978

Message pour la Journée de la Paix, 1er Janvier 1971 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche X25; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

« Vous êtes tous frères » (Mt 23,8)

« Tout homme est mon frère. » La paix, en essence et en devenir, c’est cela. Et cela vaut pour tous. Cela vaut, frères dans la foi au Christ, tout spécialement pour nous. À la sagesse humaine qui, en un effort immense, est arrivée à une si haute et si difficile conclusion, nous pouvons, nous, croyants, fournir un soutien indispensable. Celui, avant tout, de la certitude (car des doutes de tout genre peuvent la guetter, l’affaiblir, l’annuler). Notre certitude en la parole divine de notre Maître, le Christ, gravée dans son Évangile : « Vous êtes tous frères » (Mt 23,8). Nous pouvons aussi offrir le réconfort d’une possibilité d’application (dans la vie pratique, en effet, comme il est difficile de se comporter tout à fait fraternellement envers tout homme !) ; nous le pouvons grâce au recours, comme à une règle pratique et normale d’action, à un autre enseignement, fondamental, du Christ : «Ainsi, tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : voilà pour la loi et les prophètes » (Mt 7, 12). Philosophes et saints, comme ils ont médité sur cette maxime singulière et concrète de la moralité sociale ! C’est encore nous, enfin, qui sommes en mesure de fournir l’argument suprême : celui de la paternité divine, commune à tous les hommes, proclamée à tous les croyants. Une véritable fraternité entre les hommes, pour être authentique et contraignante, suppose et exige une paternité transcendante et pleine d’amour métaphysique, de charité surnaturelle. Nous pouvons, quant à nous, enseigner la fraternité humaine, c’est-à-dire la paix, en enseignant à reconnaître, à aimer à invoquer Notre Père qui est aux cieux. Nous savons, nous, que nous sera barré l’accès à l’autel de Dieu si nous n’avons d’abord, nous-mêmes, enlevé l’obstacle à la réconciliation avec l’homme-frère (Mt 5,24 ; 6,14-15). Et nous savons que, si nous devenons des promoteurs de paix, alors nous pourrons être appelés fils de Dieu, et nous serons parmi ceux que l’Évangile proclame bienheureux (Mt 5,9).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 1,10.16-20. 

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe !
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.
Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.
Venez, et discutons – dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine.
Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ;
mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera. – Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

Psaume 50(49),7ab.8.13-14.16bc-17.21abc.23ab. 

R/ À celui qui veille sur sa conduite, je ferai voir le salut de Dieu. (Ps 49, 23cd)

« Écoute, mon peuple, je parle ;
Israël, je te prends à témoin.
Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ; 
tes holocaustes sont toujours devant moi.

« Vais-je manger la chair des taureaux 
et boire le sang des béliers ?
Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce, 
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.

« Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches 
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
Qui offre le sacrifice d’action de grâce,
celui-là me rend gloire. »

Un modèle pour les jeunes filles japonaises

Illustration
© Shutterstock/MIA Studio

Un modèle pour les jeunes filles japonaises

Le christianisme est la religion du Christ. Et le Christ nous est présenté par Marie. Qu’un adulte non chrétien ou qu’un petit baptisé cherche à connaître Jésus, il trouvera d’abord ce que les anges de Noël indiquent aux bergers, un nouveau-né dans les bras de sa mère. Le spectacle le plus rassurant – que craindre d’un tout-petit ? -, le plus aimable, parce qu’il évoque non seulement l’innocence et la grâce, mais surtout le sentiment le plus puissant et le plus pur qui soit accessible au cœur humain, l’amour maternel.

« Maman » est d’ordinaire le premier mot de l’enfant ; il est parfois le dernier du mourant, et on l’a entendu sur le champ de bataille comme à l’agonie des vieillards. Épuré par le christianisme, l’amour maternel atteint son point culminant.

Il y a quelques années, un professeur – non chrétien – de l’université de Kyoto, au Japon, a donné par radio des conférences où il parlait, aux jeunes japonaises, de « la Vierge des Chrétiens » :

« La pureté, disait-il, n’est pas une fiction. Elle a été réalisée dans sa perfection par la Mère du Christ, que les Chrétiens aiment à appeler la Vierge des vierges. Nos jeunes filles sont préparées à devenir de bonnes épouses et de bonnes mères. Ici encore, la Madone chrétienne, la Mère de Dieu, est leur plus parfait modèle. L’imitation de sainte Marie, fera plus, pour l’éducation de nos jeunes filles, que les exemples héroïques de n’importe laquelle des femmes célèbres de nos annales nationales. »

Alphonse de Parvillez, S. J. , Marie dans la pastorale in  Maria – études sur la Vierge Marie – sous la direction d’Hubert du Manoir, s. j. – Tome VI, 1961

www.lepelerin.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.03.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Patrick
Évêque
« Apôtre de l’Irlande » 
(385-461)

Patrick, jeune gallois d’une famille chrétienne, à 16 ans est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s’enfuit et retrouve ses parents.

Après un séjour en France où il est consacré évêque, il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l’évangéliser. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue.

Au Rock de Cashel, lors d’un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : « Voilà la figure de la Sainte Trinité ». Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra le symbole de l’Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.

Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l’Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.

« Saint Patrick fut le premier Primat d’Irlande. Mais il fut surtout celui qui sut mettre dans l’âme irlandaise une tradition religieuse si profonde que chaque chrétien en Irlande peut à juste titre se dire l’héritier de saint Patrick. C’était un Irlandais authentique, c’était un chrétien authentique: le peuple irlandais a su garder intact cet héritage à travers des siècles de défis, de souffrances et de bouleversements sociaux et politiques, devenant ainsi un exemple pour tous ceux qui croient que le Message du Christ développe et renforce les aspirations les plus profondes des peuples à la dignité, à l’union fraternelle et à la vérité. »  (discours au Corps diplomatique – saint Jean-Paul II – 29 septembre 1979)

Saint Patrick priez pour nous !

17.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,36-38. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE:

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Scivias, les chemins de Dieu, chap. 4 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire”; trad. P. Dumoulin; Éditions des béatitudes, 2012; p. 116)

L’amour du cœur de notre Père

Quelle que soit la diversité des membres des hommes, que ceux-ci soient noirs, souillés, lépreux, hydropiques et pleins d’infirmités, ou même rougis par le maléfice sous l’effet des conseils de la malice du diable, qu’ils soient stupides et entêtés à ne pas voir les biens du Seigneur, méritant accusations et reproches à cause de leurs nombreux oublis, parce qu’ils auraient dû pratiquer la justice et qu’ils pratiquent le mal en rejetant le bien et en méprisant la croix et le martyre du Seigneur, malgré tout cela Dieu le Père jette un regard empreint de bonté sur son œuvre faite de limon, tout comme un Père regarde ses fils et les élève jusqu’à sa poitrine. Parce qu’il est Dieu, il a pour ses fils l’amour d’un Père plein d’affection. À l’intérieur de son cœur, l’amour pour les hommes est tel qu’il a envoyé son Fils à la Croix, comme un doux Agneau… mais il y a aussi, parmi les hommes, beaucoup qui sont décorés d’ornements par le précieux trésor des vertus…

LECTURES :

Livre de Daniel 9,4-10. 

Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements,
nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances.
Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays.
À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi.
Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi.
Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui,
nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

Psaume 79(78),5a.8.9.11.13ab. 

R/ Pour la gloire de ton nom, Seigneur, délivre-nous ! (Ps 78, 9ab)

Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ?
Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres : 
que nous vienne bientôt ta tendresse, 
car nous sommes à bout de force !

Aide-nous, Dieu notre Sauveur, 
pour la gloire de ton nom ! 
Délivre-nous, efface nos fautes, 
pour la cause de ton nom !

Que monte en ta présence la plainte du captif ! 
Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.
Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,
sans fin nous pourrons te rendre grâce.