19.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24a. 

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;


elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Exhortation apostolique « Redemptoris custos », 18-19 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »

      En s’adressant à Joseph par les paroles de l’ange, Dieu s’adresse à lui comme à l’époux de la Vierge de Nazareth. Ce qui s’est accompli en elle par le fait de l’Esprit Saint exprime en même temps une particulière confirmation du lien sponsal qui préexistait déjà entre Joseph et Marie. Le messager dit clairement à Joseph : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse. » Ainsi, ce qui était advenu auparavant — son mariage avec Marie — s’était fait par la volonté de Dieu et devait donc être conservé. Dans sa maternité divine, Marie doit continuer à vivre comme « une vierge, épouse d’un mari » (Lc 1,27).       Dans les paroles de l’ « annonciation » nocturne, non seulement Joseph entend la vérité divine sur la vocation ineffable de son épouse, mais il y réentend aussi la vérité sur sa propre vocation. Cet homme « juste », qui, dans l’esprit des plus nobles traditions du peuple élu, aimait la Vierge de Nazareth et s’était lié à elle d’un amour sponsal, est à nouveau appelé par Dieu à cet amour.        « Joseph fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » ; « ce qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » : ne faut-il pas conclure, devant ces expressions, que son amour d’homme est lui aussi régénéré par l’Esprit Saint ? Ne faut-il pas penser que l’amour de Dieu, qui a été répandu dans le cœur de l’homme par le Saint-Esprit (Rm 5,5), façonne de la manière la plus parfaite tout amour humain ? Il façonne aussi — et d’une façon tout à fait singulière — l’amour sponsal des époux, et il approfondit en lui tout ce qui est humainement digne et beau, ce qui porte les signes de l’abandon exclusif de soi, de l’alliance des personnes et de la communion authentique du Mystère trinitaire.

LECTURES :

Deuxième livre de Samuel 7,4-5a.12-14a.16. 

Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan :
« Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur :
Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté.
C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »

Psaume 89(88),2-3.4-5.27.29. 

R/ Sa dynastie, sans fin subsistera. (Ps 88, 37a)

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; 
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; 
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance, 
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours, 
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

« Il me dira : “Tu es mon Père, 
mon Dieu, mon roc et mon salut !” »
Sans fin je lui garderai mon amour, 
mon alliance avec lui sera fidèle. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,13.16-18.22. 

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi.
Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous.
C’est bien ce qui est écrit : ‘J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations.’ Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : ‘Telle sera la descendance que tu auras !’
Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

François: la guerre est absurde, désarmons la Terre

Bombardement sur la bande de Gaza  (ANSA)

François: la guerre est absurde, désarmons la Terre

Dans une lettre adressée au directeur du Corriere della Sera, Luciano Fontana, en réponse à un message de proximité que celui-ci avait envoyé au Pape à l’hôpital, le Saint-Père demande au quotidien italien de réitérer dans ses pages un appel à la paix et au désarmement. Vatican News publie l’intégralité de la lettre du Pape. 

Monsieur le Directeur,

Je voudrais vous remercier pour les paroles de proximité avec lesquelles vous avez voulu être présent en ce moment de maladie où, comme j’ai eu l’occasion de le dire, la guerre apparaît encore plus absurde. La fragilité humaine, en effet, a le pouvoir de nous rendre plus lucides sur ce qui dure et sur ce qui passe, sur ce qui fait vivre et sur ce qui tue. C’est peut-être pour cela que nous avons si souvent tendance à nier nos limites et à fuir les personnes fragiles et blessées: elles ont le pouvoir de remettre en question la direction que nous avons choisie, en tant qu’individus et en tant que communauté.

Je voudrais vous encourager, vous et tous ceux qui consacrent leur travail et leur intelligence à informer, à travers les outils de communication qui unissent désormais notre monde en temps réel: ressentez l’importance des mots. Ce ne sont jamais seulement des mots: ce sont des actes qui construisent des environnements humains. Ils peuvent relier ou diviser, servir la vérité ou la desservir. Nous devons désarmer les mots pour désarmer les esprits et désarmer la Terre. Il y a un grand besoin de réflexion, de calme, de sens de la complexité.

Alors que la guerre ne fait que dévaster les communautés et l’environnement, sans offrir de solutions aux conflits, la diplomatie et les organisations internationales ont besoin de sang neuf et de crédibilité. Les religions peuvent d’ailleurs puiser dans la spiritualité des peuples pour raviver le désir de fraternité et de justice, l’espérance de paix.

Tout cela demande de l’engagement, du travail, du silence, des mots. Sentons-nous unis dans cet effort, que la Grâce céleste ne cessera d’inspirer et d’accompagner.

François

Rome, Policlinico Gemelli, 14 mars 2025

Source : VATICANNEWS, le 18 mars 2025

Une ombre s’est glissée dans le bonheur de Joseph

© Shutterstock/Renata Sedmakova

Une ombre s’est glissée dans le bonheur de Joseph

Une ombre s’est glisée dans le bonheur de Joseph. Désormais, Marie est perdue pour lui : il va se retrouver seul et elle aussi sera seule pour toujours. 

Tout cela est si inattendu, si mustérieux et si incroyable que Joseph ne sait plus que faire, mais c’est là que sa saintenté et sa sagesse spirituelle apparaissent en pleine lumière. C’est là qu’il réagit en homme juste, pleinement ajusté au vouloir de Dieu. 

Dans l’incertitude, sa première réaction est de s’arrêter à la solution la plus respectueuse de la personne de Marie. C’est le reflexe d’un homme bon, au grand coeur. Il respecte trop Marie pour la vouer à la réprobation de tout le village, et il respecte trop la loi de Dieu pour fonder un foyer sur des bases aussi incertaines. Il va donc simplement, mais la mort dans l’âme, rendre à Marie sa liberté. 

Cette grandeur d’âme de Joseph s’enracine en Dieu, et Dieu vient au devant de son serviteur : il lui révèle son dessein. Dès lors, tout s’éclaire : Joseph comprend le silence de Marie, il saisit d’une seule intuition de foi ce que Dieu attend d’elle et ce que Dieu attend de lui. Dieu, de nouveau, les réunit pour les insérer tous deux au coeur de l’histoire du salut. Elle donnera au Messie sa chair et ses traits ; lui, fils de David et charpentier, sera là pour lui donner légalement un nom dans la lignée royale de David.

Respect maximum des personnes, accueil docile des initiatives de Dieu : telles ont été les réactions de Joseph devant le mystère de la maternité de Marie. Et c’est bien ainsi qu’il nous faut à notre tour approcher du mystère de l’action de Dieu en nous, chez les autres et dans le monde. C’est bien ainsi qu’il faut nous situer, dans la foi, face à la venue du fils de Dieu.

La maternité de Marie a été depuis le début enveloppée de silence, comme toutes les grandes œuvres de Dieu, et ce silence qui voile l’incarnation de Jésus, personne jamais ne pourra le percer. Il nous faut, comme Joseph, y entrer par le oui de l’adoration.

La maternité de Marie n’a pas d’autre explication que l’amour de Dieu pour le monde et le choix infiniment libre qu’il a fait d’une femme pour l’associer intimement à son œuvre de recréation. Et puisque c’est Dieu lui-même qui a fait ce choix, puisque c’est lui qui a aimé, voulu et préparé Marie, ne craignons pas de l’accueillir chez nous, de lui faire une place dans notre souvenir, dans notre prière et dans notre cœur, oui dans notre cœur, car tout ce qui nous viendra par elle portera la marque de l’Esprit Saint.

Père Jean Lévêque, Carme de la Province de Paris

www.bibleetviemonastique.free.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie