14.07.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Camille de Lellis
Prêtre et fondateur des :
« Clercs réguliers ministres des infirmes »
(Camilliens)

Camillo da Lellis, naît à Bucchianico près de Chieti dans les Abruzzes, le 25 mai 1550 ; il fut privé de sa mère dès le berceau. Malgré les heureux présages donnés par un songe qu’avait eu sa mère avant sa naissance, il eut une enfance peu vertueuse ; sa jeunesse fut même débauchée. Jusque vers l’âge de vingt-cinq ans, on le voit mener une vie d’aventures ; il se livre au jeu avec frénésie, et un jour en particulier il joue tout, jusqu’à ses vêtements.

Sa misère le fait entrer dans un couvent de Capucins, où il sert de commissionnaire. Un jour, en revenant d’une course faite à cheval, pour le service du monastère, il est pénétré d’un vif rayon de la lumière divine et se jette à terre, saisi d’un profond repentir, en versant un torrent de larmes : « Ah ! Malheureux que je suis, s’écria-t-il, pourquoi ai-je connu si tard mon Dieu ? Comment suis-je resté sourd à tant d’appels ? Pardon, Seigneur, pardon pour ce misérable pécheur ! Je renonce pour jamais au monde ! »

Transformé par la pénitence, Camille fut admis au nombre des novices et mérita, par l’édification qu’il donna, le nom de « frère Humble ». Dieu permit que le frottement de la robe de bure rouvrît une ancienne plaie qu’il avait eue à la jambe, ce qui l’obligea de quitter le couvent des Capucins. Lorsque guéri de son mal, il voulut revenir chez ces religieux, saint Philippe de Néri, consulté par lui, lui dit : « Adieu, Camille, tu retournes chez les Capucins, mais ce ne sera pas pour longtemps. » En effet, peu après, la plaie se rouvrit, et Camille, obligé de renoncer à la vie monastique, s’occupa de soigner les malades et d’édifier des hôpitaux.

Il est frappé par la détresse des autres malades et s’engage comme infirmier. L’indifférence de ses collègues, des mercenaires ou repris de justice, vis-à-vis des malades le bouleverse. Il ressent le besoin de réunir autour du Crucifix des hommes qui partagent son amour des malades. Il est guidé, en cette démarche, par son père spirituel, saint Philippe Néri. En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu’il soigne. Sa charité rayonnante lui attire de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissent pour prier ensemble et rivalisent de tendresse envers les malades, constituent le noyau initial des « Clercs Réguliers Ministres des Infirmes » que l’on appellera par la suite les « Camilliens » ou « Serviteurs des Malades ». 

C’est en 1586 que le pape Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590)reconnaît la Congrégation et autorise le port de la grande Croix rouge sur leur soutane. La mission de ces nouveaux religieux est « l’exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers tous les malades, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra. » 

Partout où se déclare une peste, il accourt ou envoie ses frères. Il finit par mourir d’épuisement à Rome, le 14 juillet 1614. 

Camillo da Lellis a été béatifié le 7 avril 1742 et canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758). 

Il est déclaré patron céleste des hôpitaux et des malades en 1886 par Léon XIII (Gioacchino Pecci, 1878-1903) et proclamé patron céleste des soignants en 1929 par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939). Saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978), en 1974, en a fait le protecteur particulier du service de santé de l’armée italienne. « La musique que je préfère, c’est celle que font les pauvres malades lorsque l’un demande qu’on lui refasse son lit, l’autre qu’on lui rafraîchisse la langue ou qu’on lui réchauffe les pieds. » 

Pour un approfondissement :
>>> Ordre des Camilliens  

Source principale : camilliens.fr/ (« Rév. x gpm »).  

Saint Camille de Lellis priez pour nous !

14.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,20-24. 

En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre.
Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui.

Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Expos. sur les 7 psaumes de la pénitence ; PL 79, 581s (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 176)

« Jésus se mit à faire des reproches aux villes qui ne s’étaient pas converties »

    Crions avec David ; écoutons-le pleurer et versons des larmes avec lui. Voyons comme il se redresse et réjouissons-nous avec lui : « Pitié pour moi, ô Dieu, selon ta grande tendresse » (Ps 50,3).     Plaçons devant les yeux de notre âme un homme gravement blessé, presque sur le point d’exhaler son dernier souffle, et qui gît nu dans la poussière. Dans son désir de voir venir un médecin, il gémit et prie celui qui comprend son état d’avoir pitié. Or le péché est une blessure de l’âme. Toi qui es ce blessé, apprends qu’au-dedans de toi est ton médecin et découvre-lui les plaies de tes péchés. Qu’il entende le gémissement de ton cœur, lui à qui toute pensée secrète est connue. Que tes larmes l’émeuvent, et s’il faut le chercher avec quelque insistance, du fond de ton cœur, fais monter vers lui de profonds soupirs. Que ta douleur parvienne jusqu’à lui et qu’on te dise, à toi aussi, comme à David : « Le Seigneur a effacé ton péché » (2S 12,13)…     « Pitié pour moi, ô Dieu, selon ta grande tendresse. » Ceux qui rapetissent leur faute parce qu’ils ne connaissent pas cette grande tendresse, ceux-là n’attirent à eux que peu de tendresse. Pour moi, je suis tombé lourdement, j’ai péché en connaissance de cause. Mais toi, médecin tout-puissant, tu corriges ceux qui te méprisent, tu instruis ceux qui ignorent leur faute, et tu pardonnes à ceux qui te l’avouent.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 7,1-9. 

Au temps d’Acaz, fils de Yotam, fils d’Ozias, roi de Juda, Recine, roi d’Aram, et Pékah, fils de Remalyahou, roi d’Israël, montèrent contre Jérusalem pour l’attaquer, mais ils ne purent lui donner l’assaut.
On informa la maison de David que les Araméens avaient pris position en Éphraïm. Alors le cœur du roi et le cœur de son peuple furent secoués comme les arbres de la forêt sont secoués par le vent.
Le Seigneur dit alors à Isaïe : « Avec ton fils Shear-Yashoub (c’est-à-dire : “Un-reste-reviendra”), va trouver Acaz, au bout du canal du réservoir supérieur, sur la route du Champ-du-Foulon.
Tu lui diras : “Garde ton calme, ne crains pas, ne va pas perdre cœur devant ces deux bouts de tisons fumants, à cause de la colère brûlante du roi d’Aram et du roi d’Israël,
Oui, Aram a décidé ta perte, en accord avec Éphraïm et son roi. Ils se sont dit :
Marchons contre le royaume de Juda, pour l’intimider, et nous le forcerons à se rendre ; alors, nous lui imposerons comme roi le fils de Tabéel.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cela ne durera pas, ne sera pas,
que la capitale d’Aram soit Damas, et Recine, le chef de Damas,
que la capitale d’Éphraïm soit Samarie, et le fils de Remalyahou, chef de Samarie. – Dans soixante-cinq ans, Éphraïm, écrasé, cessera d’être un peuple. Mais vous, si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir.” »

Psaume 48(47),2-3ab.3cd-4.5-6.7-8. 

R/ Jérusalem, ville de Dieu, Dieu l’affermira pour toujours ! (Ps 47, 9bc)

Il est grand, le Seigneur, hautement loué, 
dans la ville de notre Dieu,
sa sainte montagne, altière et belle,
joie de toute la terre.

La montagne de Sion, c’est le pôle du monde,
la cité du grand roi ;
Dieu se révèle, en ses palais, 
vraie citadelle.

Voici que des rois s’étaient ligués, 
ils avançaient tous ensemble ;
ils ont vu, et soudain stupéfaits, 
pris de panique, ils ont fui.

Et voilà qu’un tremblement les saisit : 
douleurs de femme qui accouche ;
un vent qui souffle du désert 
a brisé les vaisseaux de Tarsis.

Fatima : comment le 13 juillet 1917 a changé l’Église

Le message, délivré par Notre Dame de Fatima le 13 juillet 1917 a suscité de nombreuses conversions mais a aussi conduit certains à rejeter la foi.

C’est un 13 juillet que la plus complexe des sept apparitions de Marie à Fatima est survenue. Nous sommes en 1917. Le message qu’elle a délivré ce jour-là a inspiré à certains un parcours de conversion mais a provoqué chez d’autres une forte répulsion face à la foi. Certains ont pu y perdre la raison, d’autres s’y sont ralliés contre leur même raison. Ce jour-là, en effet, la Sainte Vierge fit un récit effrayant aux trois pastoureaux de Fatima, en les ouvrant à cette occasion à une vision de l’enfer, et en les mettant sévèrement en garde contre le risque d’une nouvelle guerre mondiale et d’une nouvelle ère des martyrs. Mais surtout, le message du 13 juillet 1917, la Vierge Marie a changé le regard de l’Église sur le monde contemporain.

L’enfer replacé au centre de la conscience catholique

La petite Lucie Dos Santos n’était âgée que de 10 ans lorsque Notre-Dame de Fatima lui est apparue pour la première fois, revenant chaque mois à partir du 13 mai 1917. La petite bergère était accompagnée de ses cousins François et Jacinthe, respectivement âgés de 8 et 7 ans, que le pape François a canonisés en mai 2017. Mais en juillet, au lieu de ne les inciter qu’à la récitation du Rosaire et à leur montrer le Ciel  — comme elle l’avait fait lors des deux premières apparitions  — elle leur a révélé un terrible signe.

« Nous avons vu comme une grande mer de feu, au sein de laquelle étaient plongés des démons et des êtres humains. (…) Les cris et les gémissements de douleur nous ont horrifiés et nous faisaient trembler de peur », raconta Lucie plus tard. Pour crédibiliser ce message de la Vierge, le terrain avait été préparé pendant un an, en particulier par les apparitions de l’ange et par la réaffirmation de la promesse du Salut. Néanmoins, la vision du 13 juillet a tellement secoué Jacinthe que sa personnalité en a été complètement changée.

Le plus impopulaire des messages du christianisme

Les messages de Jésus (Mc 1, 10), de Jean-Baptiste et de Pierre (Ac 2,38) sont identiques : « Repentez-vous ». Jésus a ainsi défini la mission de l’Église comme le prêche de la « pénitence pour le pardon des péchés » (Lc 24, 47). Du pape Pie XII au pape François, les pontifes qui se sont succédés ont répété que « le péché du siècle, c’est la perte du sens du péché ».

Le refus de la pénitence, du repentir – la conviction que le péché n’existe pas vraiment – est au coeur des principaux désastres moraux de l’époque, de l’épidémie de pornographie à la hausse spectaculaire des violences urbaines. Ceux qui ne voient jamais le mal commettent des actes effrayants. La vision de l’enfer communiquée par Marie à Fatima offre un contrepoids indispensable à la pensée présomptueuse selon laquelle « on ira tous au Paradis » quoi qu’on aie fait. Il est vrai que Dieu veut pardonner à tous, mais une seule le chose peut le freiner : notre refus du repentir et donc de Sa miséricorde.

La fin du romantisme guerrier

« La guerre prendra fin » déclare la Vierge aux enfants lors d’apparition de juillet. « Mais si les hommes ne cessent pas d’offenser Dieu, une plus terrible encore surviendra ». Quelles qu’en soient les dimensions singulières, le caractère général de ce message n’échappent pas aux enfants : la guerre n’est pas pour Dieu l’occasion de récompenser des vainqueurs, mais de sanctionner le péché.

Le paradigme de la « victoire » a longtemps existé dans l’histoire de la chrétienté. De Charlemagne à Jeanne d’Arc, de Notre Dame des Victoires aux Conquistadors. Chaque culture chrétienne vénère ses déclinaisons locales de Robin des Bois et du Roi Arthur, héros des vertus non-conventionnelle de la violence intelligente.

Le martyre est glorieux dans l’Éternité, douloureux ici-bas

Ce 13 juillet 1917, la Vierge a également a replacé à son juste niveau l’appréciation que font les chrétiens du martyre. A l’ère des « home cinema », nombreux sont ceux qui ont vu ou verront Silence, le dernier film de Martin Scorsese, qui suit la désillusion progressive d’un jésuite, parti chercher la gloire dans la martyre, et qui découvre à la place une horreur paralysant l’âme. Or cela fait un siècle que Marie avait enseigné cette leçon.

Les enfants ont en effet eu la vision du Pape gravissant une montagne « à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de douleur et de peine, (priant) pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin » comme en témoignera Lucie plus tard.  »Parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats » précisera t-elle. La Vierge sait que le martyre est glorieux dans l’Éternité, mais qu’il est douloureux et tragique ici-bas.

La signification de ce message dépasse de loin les seuls bergers qui en furent les récipiendaires. Ils nous apprennent, en effet, qu’il est d’une urgence absolue de consoler Jésus, de convertir les pécheurs et de se confier à Marie. Le 13 juillet est un épisode de leur histoire  — une histoire bien plus riche en consolation qu’en condamnation  — dont la signification touche chaque génération. L’actuelle en particulier.

Source : ALETEIA, le 11 juillet 2017

« Laissons-nous transformer par la Parole de Dieu »

« Laissons-nous transformer par la Parole de Dieu »

Lors de la messe de ce dimanche, les pèlerins ont été mis au défi de laisser la Parole atteindre et déterminer tous les aspects et dimensions de la vie.

 

Le recteur du sanctuaire de Fatima, le père Carlos Cabecinhas, qui a présidé aujourd’hui la messe dominicale dans l’enceinte de prière, a mis au défi les pèlerins de se laisser transformer par la Parole de Dieu, l’accueillant de manière à ce qu’elle détermine toutes les options, les attitudes et les dimensions de la vie.

« Laissons-nous transformer par la Parole de Dieu. Laissons-la atteindre et déterminer tous les aspects et dimensions de la vie de chacun de nous », a exhorté le président de la célébration.

Le père Carlos Cabecinhas a commencé l’homélie en faisant un diagnostic des mots qui sont des bruits du monde actuel, mettant en garde contre le danger qu’ils constituent en ne permettant pas de distinguer l’essentiel du superflu.

« Nous vivons dans un monde plein de mots, à tel sete que beaucoup d’entre eux ne deviennent pour nous que de la musique de fond, du bruit auquel on ne prête aucune attention. Combien de fois ne court-on pas le risque que la Parole de Dieu proclamée appartienne à ce groupe de bruit ? », a rappelé le recteur du sanctuaire de Fatima, défiant chaque pèlerin de se demander si, à la fin de la messe, ils sauraient répondre sur ce dont parlaient les lectures ou l’Évangile.

À partir des lectures proclamées ce dimanche, dans lesquelles le prophète Isaïe présente l’efficacité et l’action transformatrice de la Parole de Dieu, le père Carlos Cabecinhas a souligné que, si notre vie ne change pas, la faute n’est pas de la Parole, mais de notre « inattention » ou de notre manque de disponibilité intérieure » pour l’accueillir.

En ce sens, le président de la célébration a concrétisé certains obstacles qui empêchent la Parole de porter ses fruits : les soucis de la vie quotidienne, l’inconstance du cœur, la peur des incompréhensions des autres et l’erreur de « ne pas donner à Dieu la place qui n’est due qu’à Dieu » dans notre vie.

En conclusion, le recteur du Sanctuaire a présenté Notre-Dame comme un modèle d’écoute et d’expérience de la Parole, décrivant la Mère de Dieu comme l' »exemple parfait » de ceux qui gardent la Parole dans leur cœur et la mènent à la vie pratique.

« C’est avec elle que les saints petits bergers de Fatima, François et Jacinthe, ont appris à être un terrain fertile, où la Parole de Dieu a porté des fruits abondants », a ajouté le père Carlos Cabecinhas, invitant les pèlerins à entrer dans cette « École de Marie » pour apprendre l’art de l’écoute de la Parole.

Pour la messe de ce dimanche matin, 12 groupes de pèlerins se sont inscrits aux services du sanctuaire de Fatima, pour la plupart d’origine portugaise, mais aussi de pays étrangers, notamment : d’Espagne, des États-Unis, du Cameroun et de Côte d’Ivoire.

Cet après-midi commence le pèlerinage international d’anniversaire de juillet, présidé par D. Pedro Fernandes, évêque de Portalegre-Castelo Branco.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 12 juillet 2026

1984 : un parachutiste jordanien musulman est guéri par Marie

1984 : un parachutiste jordanien musulman est guéri par Marie

Une guérison miraculeuse a transformé la vie de Nasser, jeune musulman paralysé, l’ouvrant à une foi nouvelle et profonde en Jésus-Christ. Un moine de l’Abbaye de Latroun en Israël a communiqué un témoignage qu’il a recueilli de la bouche même du Père Joseph, curé d’Anjara, dans le nord de la Jordanie :

Nasser, jeune musulman, parachutiste de l’armée jordanienne à Amman, fait lors d’un saut une chute qui lui déplace une vertèbre et l’oblige à garder le lit. On ne peut le guérir. Il est fiancé à une jeune musulmane, élève chez les Sœurs du Rosaire. Grande est la tristesse des fiancés. On envoie Nasser à Londres où, après une piqûre malheureuse, il se trouve paralysé à vie. Il revient à l’hôpital militaire d’Amman. Les parents de la fiancée pensent à rompre les fiançailles et Nasser lui-même est de cet avis. Or, une amie de la fiancée, Sœur L. du Rosaire, en visite, mue par le Saint-Esprit, donne à Nasser une Médaille Miraculeuse. Il la baise et la porte. 

Sœur L. lui dit : « Ce que les médecins ne peuvent faire, Dieu le fera et te guérira. » Cette nuit-là, Nasser entend une voix en lui : « Nasser, tu es guéri, lève-toi. » Il répond : « Impossible, je suis paralysé à vie. » Une deuxième fois, la voix lui dit : « Nasser, lève-toi, tu es guéri ». Même réponse. Une troisième fois, la voix lui dit : « Je suis la Mère de Jésus, en son Nom, je te guéris, lève-toi. » Et en même temps, il sent deux mains vigoureuses qui le mettent debout. Il est guéri. Exultant de joie, vraiment guéri, il réveille tout l’hôpital. Médecins et infirmières n’en croient pas leurs yeux.

Le lendemain, il demande un certificat reconnaissant que sa guérison est miraculeuse. On ne lui fait qu’un certificat comme quoi sa guérison est humainement inexplicable. Qu’importe, Nasser se fait l’apôtre de Marie et clame partout que « Sittna Mariam », Notre Dame Marie, l’a guéri. Il prend part avec sa fiancée à une messe d’action de grâce. Rien ne s’oppose plus à leur union. Et Mgr Sinnaan, évêque d’Amman, est informé du fait soumis à son appréciation, ainsi que du désir de Nasser de devenir chrétien.

Article de « Message et Messagers » n° 163, déc. 1984 Rapporté dans le Recueil marial 1986 du Frère Albert Pfleger, mariste

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

13.07.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Henri II
Empereur d’Allemagne 
(972-1024)

Henri, surnommé le Pieux, appartenait à la famille impériale des Othons d’Allemagne, qui joua un si grand rôle au moyen âge. Touché d’une grâce spéciale de Dieu, il fit, jeune encore, un acte de hardiesse que lui eût dissuadé la prudence humaine, en promettant à Dieu de ne s’attacher qu’à Lui et en Lui vouant la continence perpétuelle. Héritier du royaume de Bavière par la mort de son père, il se vit obligé de prendre une épouse, pour ne pas s’exposer à la révolte de son royaume ; le choix du peuple et le sien se porta sur la noble Cunégonde, digne en tous points de cet honneur. Elle avait fait, dès son adolescence, le même vœu que son mari.

Henri, devenu plus tard empereur d’Allemagne, justifia la haute idée qu’on avait conçue de lui par la sagesse de son gouvernement ainsi que par la pratique de toutes les vertus qui font les grands rois, les héros et les Saints. Il s’appliquait à bien connaître toute l’étendue de ses devoirs, pour les remplir fidèlement, il priait, méditait la loi divine, remédiait aux abus et aux désordres, prévenait les injustices et protégeait le peuple contre les excès de pouvoirs et ne passait dans aucun lieu sans assister les pauvres par d’abondantes aumônes. Il regardait comme ses meilleurs amis ceux qui le reprenaient librement de ses fautes, et s’empressait de réparer les torts qu’il croyait avoir causés. 

Cependant son âme si élevée gémissait sous le poids du fardeau de la dignité royale. Un jour, comme il visitait le cloître de Vannes, il s’écria : « C’est ici le lieu de mon repos ; voilà la demeure que j’ai choisie ! » Et il demanda à l’abbé de le recevoir sur-le-champ. Le religieux lui répondit qu’il était plus utile sur le trône que dans un couvent ; mais, sur les instances du prince, l’abbé se servit d’un moyen terme : 
« Voulez-vous, lui dit-il, pratiquer l’obéissance jusqu’à la mort ?
Je le veux, répondit Henri.” 
– Et moi, dit l’abbé, je vous reçois au nombre de mes religieux ; j’accepte la responsabilité de votre salut, si vous voulez m’obéir.
Je vous obéirai.
– Eh bien ! Je vous commande, au nom de l’obéissance, de reprendre le gouvernement de votre empire et de travailler plus que jamais à la gloire de Dieu et au salut de vos sujets. » 
Henri se soumit en gémissant. 
Sa carrière devait être, du reste, bientôt achevée. Près de mourir, prenant la main de Cunégonde, il dit à sa famille présente : 
« Vous m’aviez confié cette vierge, je la rends vierge au Seigneur et à vous. »

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Saint Henri II priez pour nous !