20.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38. 

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.

Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Tauler (v. 1300-1361)

dominicain à Strasbourg

Sermon 77, pour la fête d’un Confesseur (trad. Cerf 1991, p. 626)

« Veillez, car c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra »

      Ces mots signifient : vous devez être éveillés et vigilants, car vous ne savez pas le temps où le Seigneur viendra des noces… Car, dès qu’un sentiment d’orgueil, de complaisance en soi-même ou de volonté propre entre en l’homme, aussitôt l’Ennemi est là et lui coupe la bourse précieuse de toutes ses bonnes œuvres. Mes enfants ! Combien en verrez-vous de ces gens qui auront fait de grandes œuvres et auront ainsi acquis grand renom, mais la présomption les aura dépouillés de tout. On les rangera après les autres hommes, pauvres, simples, que personne n’apprécie en raison de leur extérieur et de leurs œuvres. Parce qu’ils s’abaissent avec humilité, ces derniers seront placés au-dessus des autres. Veillez donc avec une âme vigilante et, de vos yeux ouverts, vous verrez la vérité pure. (…)       « Que vos reins soient ceints d’une tenue de service et vos lampes allumées. » Il y a ici trois points à noter. Premièrement : les reins doivent être ceints comme quelqu’un qu’on attache solidement avec une corde pour pouvoir le conduire contre sa volonté, ou encore comme un cheval bridé(…); ces reins sont les plaisirs des sens qu’on doit lier et refréner. (…) Deuxièmement : vous devez porter dans vos mains des lampes allumées, c’est-à-dire des œuvres d’amour. Vos mains ne doivent jamais cesser de faire l’œuvre de la charité vraie et brûlante. (…) Troisièmement : vous devez attendre le Seigneur quand il reviendra des noces : « Le Seigneur les établira sur tous ses biens ; il se ceindra et les servira. » Ces noces, d’où le Seigneur vient, ont lieu au plus intime de l’âme, dans son fond, là où se trouve la noble image. Quel contact intime l’âme a avec Dieu dans ce fond et Dieu avec elle, et quelle œuvre merveilleuse Dieu fait là ! Quelle jouissance et quelle joie il y trouve ! Cela dépasse tout sentiment et toute intelligence, et pourtant l’homme n’en sait rien et n’en éprouve rien.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,12-22. 

Frères, au temps où vous étiez païens, vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

Psaume 85(84),9ab-10.11-12.13-14. 

R/ Ce que dit le Seigneur, c’est la paix, la paix pour son peuple. (Ps 84, 9b)

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent, 
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent, 
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre 
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits, 
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, 
et ses pas traceront le chemin.

Marie a eu besoin d’aide, tout comme nous

Marie a eu besoin d’aide, tout comme nous

Ce que je sais sur l’Assomption de Marie pourrait se résumer en une phrase simple et pourtant surprenante : « Marie était humaine et avait besoin d’aide. »

J’ai entendu cette phrase il y a quelques années, au cours d’une retraite dans le Michigan, dans un centre de retraite qui accueillait la communauté catholique Saint-Joseph pour les personnes sourdes. Le père Ken, directeur du centre de retraite, a passé le week-end à faire la navette entre la cuisine pour mon groupe et son rôle d’aumônier auprès de l’autre groupe présent sur le campus, composé en grande partie de personnes sourdes ou malentendantes.

Un soir, comme quelques amis et moi avions du temps libre, il nous a invités à assister à la messe de la vigile de l’Assomption avec la communauté des sourds, où il allait interpréter la messe et son homélie en langue des signes américaine (ASL). Par courtoisie envers les personnes  entendantes, il a prononcé à voix haute quelques phrases de son homélie tout en les signant, pour expliquer en quoi les signes pour « Ascension » et « Assomption » diffèrent sur un point important : L’Église célèbre l’Ascension de Jésus 40 jours après Pâques. Le signe de l’Ascension consiste à utiliser la main gauche comme une sorte de socle représentant la terre, tandis que l’index et le majeur de la main droite sont dirigés vers la paume gauche pour former une silhouette humaine qui s’élève au-dessus de celle-ci par un mouvement de gauche à droite, symbolisant Jésus s’élevant de la terre vers le ciel.

En revanche, pour l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, la silhouette formée par la main droite et la paume gauche restent unies et s’élèvent ensemble vers le ciel.

Le père Ken nous a expliqué que, Jésus étant divin, le Fils de Dieu, il est monté au ciel avec son corps par sa propre puissance et sa divinité, représentées par la main droite qui s’élève d’elle-même pour le signe de l’« ascension ».

Mais comme Marie était humaine et non divine, « elle avait besoin d’aide ». Elle n’est donc pas montée au ciel par sa propre puissance, comme Jésus l’a fait, mais c’est par la volonté de Dieu que son corps a été élevé au ciel après sa mort, ce que symbolise la paume gauche qui la porte et l’aide à monter vers le ciel.

Le fait de réfléchir aux différentes façons dont « Marie avait besoin d’aide », non seulement lors de son Assomption mais tout au long de sa vie, m’apporte un profond sentiment de paix. Marie était aussi une humble jeune fille de Galilée, entièrement humaine, comme chacun de nous. Comme n’importe quelle autre maman, elle a eu besoin de l’aide de ses amis et de sa famille pour élever Jésus.

Allison Magera, 14 août 2026

University of Dayton

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

19.10.2026 – SAINTS DU JOUR

Saints Martyrs canadiens
Missionnaires jésuites

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l’Église universelle.

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l’Église universelle. 

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) les Jésuites œuvraient, dans le Canada à l’annonce de la Bonne nouvelle auprès des peuplades indigènes, notamment les Hurons qui avaient comme ennemi les Iroquois. Alors s’ouvrit pour les missionnaires ce que l’on a justement appelé « l’ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer des chrétiens qui avaient été fait prisonniers. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme du martyre. Parmi ses compagnons d’apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d’un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices.

Au nombre des autres victimes furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l’héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada. 

>>> Pour un approfondissement biographique des martyrs, cliquer sur les noms ci-dessus ou ci-dessous : 

Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil
Autre approfondissement :
  >>>Saints Martyrs Canadiens

Sources principales : Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Saints Martyrs canadiens priez pour nous !

Sts Martyrs canadiens

19.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,13-21. 

En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »
Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté.
Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?”

Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 186-187)

« Les biens de Dieu me contentent car je mets ma confiance en lui »

[Sainte Hildegarde présente une vision où vice et vertu se répondent :] – Avarice : « Je ne suis pas bête… je m’empare de tout, je rassemble tout en moi et plus je rassemble, plus je possède. Il vaut mieux pour moi posséder tout ce qui m’est nécessaire que de supplier les autres. Ce n’est pas une faute que de s’emparer de ce qui a été accumulé par celui qui a plus que le nécessaire. Quand j’aurai tout que je veux, je n’aurai plus le souci de demander quoi que ce soit à autrui. Et quand je verrai en ma possession tout ce que j’ai voulu, je serai comblé de tout ce que j’aime. Alors je ne craindrai personne et je vivrai heureuse, je n’aurai pas besoin de demander l’aumône. Car dans ma dureté, j’ai un savoir astucieux : je réclame tout pour moi et nul ne peut me tromper. Que risquerai-je alors face aux menaces ? Nul ne pourra me nuire. Je ne suis ni voleur ni brigand, mais je prends tout ce que je veux grâce à mon habileté. » – Pur contentement : « Ruse de l’ennemi ! Rapide comme un loup pour le pillage, tu dévores comme un vautour ! Tu vis dans la dureté et en toutes chose tu oublies Dieu parce que tu n’as pas confiance en lui. Tu es dure, rude et sans pitié, tu ne veux pas le succès d’autrui. Tu tires ta substance de ce qui appartient aux autres, car rien ne te suffit. Moi, au contraire, tous les biens de Dieu me contentent, je me réjouis car je mets ma confiance en lui. J’embrasse le soleil, car il fait ma joie, la lune, car je l’aime, et ce qu’ils font pousser me suffit, pourquoi désirerai-je plus que ce qu’il me faut ? J’éprouve de la pitié pour tous, je suis doux et utile à tous. Je participe au festin du roi, car je suis fils de roi. »

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,1-10. 

Frères, vous étiez des morts, par suite des fautes et des péchés
qui marquaient autrefois votre conduite, soumise aux forces mauvaises de ce monde, au prince du mal qui s’interpose entre le ciel et nous, et dont le souffle est maintenant à l’œuvre en ceux qui désobéissent à Dieu.
Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les convoitises de notre chair, cédant aux caprices de la chair et des pensées, nous qui étions, de par nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus.
Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

Psaume 100(99),1-2.3.4.5. 

R/ Allez vers le Seigneur parmi les chants d’allégresse. (Ps 99, 2)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce, 
dans sa demeure chanter ses louanges ; 
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d’âge en âge.