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« Mais oui, tu auras ton bouquet !

« Mais oui, tu auras ton bouquet !
Le Chanoine Clovis Cantaloube raconte dans l’avant-propos d’un livre, La Réforme en France vue d’un village cévenol, qu’il y a bien longtemps, par un clair matin de mai, un enfant demanda un bouquet à un vieillard en redingote qui, un sécateur à la main, contemplait ses rosiers :
« Bien sûr ! Tu l’auras ton bouquet, dit le vieil homme. Mais que veux-tu en faire ? –C’est pour la Sainte Vierge ».
A l’aveu de l’enfant que le bouquet serait pour la Vierge Marie, le vieillard sourit mystérieusement : « Mais oui, tu auras ton bouquet ! » . Et le sécateur se mit à couper les plus belles roses. Il y ajouta même, pour le faire plus beau, de longues branches de seringa, lourdes de clochettes blanches et de senteurs.
Bientôt l’enfant en eut une brassée. Il dit merci, non des lèvres, mais des yeux. Les yeux du vieillard répondirent à ceux de l’enfant et un sourire, plus mystérieux encore que le premier, illumina son visage. C’était l’ancien pasteur du village, qui, retiré du ministère, achevait ses jours dans sa maison, au milieu des champs.
Chanoine Clovis Cantaloube
Extrait de La Réforme en France vue d’un village cévenol, Les Éditions du Cerf, 1951 ; 309 p.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
07.05.2025 – SAINTE DU JOUR
Sainte Rosa Venerini († 1728)
Vierge et fondatrice des
« Maestre Pie Venerini » ou Pieuses Maîtresses)
Rosa Venerini naît le 9 février 1656 à Viterbe (Latium, Italie). Ses parents, Goffredo Venerini et Marzia Zampechetti ont eu trois autres enfants, Domenico, Maria Maddalena et Orazio. Son père était médecin, originaire de Castelleone di Suasa dans la Province d’Ancône ; il exerça à Viterbe.
Petite fille, elle était déjà douée d’une grande sensibilité et d’une fine intelligence ; son éducation chrétienne développa en elle de grandes qualités de cœur et de fermes principes religieux. À l’âge de 7 ans, elle fit vœu de se consacrer à Dieu.
Durant son adolescence, elle fut en proie à de nombreux conflits intérieurs, entre les attractions du monde et sa promesse, mais elle dépassa ses crises par la prière et les mortifications.
Arrivée à l’âge de 20 ans, Rosa s’interrogeait : pour les femmes, à cette époque, il n’y avait que le mariage ou le couvent. Elle se sentait appelée au service de l’Église, mais ne parvenait pas encore clairement à déterminer sa vocation.
À la fin de 1676, en accord avec ses parents, elle rejoignit le monastère dominicain de Sainte-Catherine à Viterbe où elle espérait prononcer ses vœux. Mais la mort prématurée de son père l’obligea à retourner chez elle pour rester auprès de sa mère dont la santé était fragile. Après le décès prématuré de son frère Dominique, la mort de sa mère, et le mariage de sa sœur, en mai 1684 elle a commencé à rassembler des enfants et leurs mamans dans sa maison pour la récitation du Rosaire. C’est à cette époque qu’elle réalisa la pauvreté culturelle, morale et spirituelle des femmes de son temps, et qu’elle envisagea la création d’écoles qui offriraient une formation chrétienne satisfaisante à toutes ces personnes.
Le 30 août 1685, avec l’approbation de l’évêque de Viterbe, le card. Urbano Sacchetti, et avec la collaboration de deux compagnes, Gerolama Coluzzelli et Porzia Bacci, Rosa laissa la maison paternelle pour fonder une première école, projetée selon le plan original qu’elle avait mûri dans la prière et dans la recherche de la volonté de Dieu.
Sans grandes prétentions, Rosa avait ouvert la « première école publique féminine en Italie ». Les débuts étaient modestes et humbles, mais la portée était prophétique : la promotion humaine et l’élévation spirituelle des femmes étaient une réalité qui ne devait pas tarder à avoir l’approbation des Autorités religieuses et civiles.
Le cardinal Marc Antoine Barbarigo, évêque de Montefiascone, comprit le caractère génial du projet de Viterbe et appela Rose dans son Diocèse. La fondatrice, toujours prête à se sacrifier pour la gloire de Dieu, répondit positivement à l’invitation : de 1692 à 1694, elle ouvrit une dizaine d’écoles à Montefiascone et dans les zones qui sont aux alentours du lac de Bolsena.
Après l’ouverture des écoles de Viterbe et de Montefiascone, d’autres écoles furent créées dans la province du Latium.
Le 8 décembre 1713, avec l’aide de l’Abbé Degli Atti, grand ami de la famille Venerini, Rosa ouvrit une école au centre de Rome.
Le 24 octobre 1716, elle eut la visite du pape Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) qui, accompagné par huit cardinaux, voulut assister aux leçons. Émerveillé et satisfait, il s’adressa en fin de matinée à la fondatrice : « Madame Rosa, vous faites ce que nous n’arrivons pas à faire, nous vous remercions, car avec ces écoles, vous sanctifierez Rome ».
Au soir du 7 mai 1728, Rosa Venerini mourut saintement dans la maison de Saint-Marc à Rome. Elle avait ouvert plus de 40 écoles.
Rosa Venerini a été béatifiée le 4 mai 1952 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 15 octobre 2006, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).
Pour un approfondissement biographique :
Sainte Rosa Venerini priez pour nous !

07.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,35-40.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Baudouin de Ford (?-v. 1190)
abbé cistercien, puis évêque
Le Sacrement de l’autel, II, 3 ; SC 93, t. 1 (trad. E. de Solms, o.s.b.; Éd. Cerf 1963; p. 255.257)
« Moi, je suis le pain de vie »
Le Christ dit : « Qui vient à moi n’aura plus faim, qui croit en moi n’aura plus soif ! » (…) Et le psalmiste dit : « Le pain raffermit le cœur de l’homme » et « le vin réjouit le cœur de l’homme » (103,15). Pour ceux qui croient en lui, le Christ est nourriture et breuvage, pain et vin. Pain qui fortifie et raffermit (…), breuvage et vin qui réjouit (…). Tout ce qui en nous est fort et solide, joyeux et allègre pour accomplir les commandements de Dieu, supporter la souffrance, exécuter l’obéissance et défendre la justice, tout cela est force de ce pain et joie de ce vin. Bienheureux ceux qui agissent fortement et joyeusement ! Et comme personne ne le peut de lui-même, bienheureux ceux qui désirent avidement pratiquer ce qui est juste et honnête, et être en toutes choses fortifiés et réjouis par celui qui a dit : « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice » (Mt 5,6). Si le Christ est le pain et le breuvage qui assurent maintenant la force et la joie des justes, combien plus le sera-t-il au ciel, quand il se donnera aux justes sans mesure ? Remarquons-le, dans les paroles du Christ (…), cette nourriture qui demeure pour la vie éternelle est appelée pain du ciel, vrai pain, pain de Dieu, pain de vie (…). Pain de Dieu pour le distinguer du pain qui est fait et préparé par le boulanger (…) ; pain de vie, pour le distinguer de ce pain périssable qui n’est pas la vie et ne la donne pas, mais la conserve à peine, difficilement et pour un temps. Celui-là au contraire est la vie, donne la vie, conserve une vie qui ne doit rien à la mort.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8.
Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.
Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil.
Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.
Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient.
C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.

Psaume 66(65),1-3a.4-5.6-7a.
R/ Acclamez Dieu, toute la terre ! (Ps 65, 1)
Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »
Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.
Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

06.05.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
06.05.2025 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
06.05.2025 – CHAPELET À LOURDES
06.05.2025 – MESSE À LOURDES
06.05.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Honorer Marie, c’est toujours honorer Jésus

Honorer Marie, c’est toujours honorer Jésus
Toutes les grâces de Marie – son immaculée conception, sa maternité virginale, sa virginité perpétuelle et même sa glorieuse assomption – mettent en évidence le fait que Jésus est le Fils de Dieu.
Toutes les grâces de Marie, tous ses privilèges, ne sont que l’écrin qui met en évidence la perle : Jésus est Dieu. Si bien que, honorer Marie, c’est toujours honorer Jésus.
Pour la promulgation du dogme de l’Immaculée Conception en 1854, le bienheureux Pie IX écrivait :
« Comme le Fils unique a dans le ciel un Père, que les séraphins proclament trois fois saint, il convenait absolument qu’il eût sur la terre une Mère en qui l’éclat de sa sainteté n’eût jamais été flétri. »
L’homme pécheur balbutie devant un si grand miracle, il ne sait que dire :
Le péché originel, qui nous frappe tous, n’est-il pas transmis avec la nature même que nous recevons de nos pères ? Cette nature n’est-elle pas déchue ? Comment Marie pouvait-elle être soustraite à une telle hérédité ?
Le Concile Vatican II nous éclaire sur ce mystère : Marie, dit-il, a été « rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils et, indemne de toute tache de péché, ayant été comme pétrie par l’Esprit Saint, [elle a été] forméecomme une nouvelle créature. »
Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, homélie du 7 décembre 2012
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie