06.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Pierre Nolasque († 1256)
Prêtre et fondateur de l’Ordre :

« Notre-Dame de la Merci »

Pierre Nolasque naquit d’une illustre famille, près de Carcassonne, en France, à la fin du XIIe siècle (± 1189). Il excella, toute sa vie, dans la pratique de la charité à l’égard du prochain. À peine adolescent il perdit ses parents.

L’hérésie des Albigeois ravageait alors le Midi de la France. Pour s’y soustraire, il vendit son patrimoine, et se retira en Espagne, où il était appelé par le roi Jacques d’Aragon. Il se rendit ensuite à Barcelone, et y consacra toute sa fortune au rachat des captifs enlevés sur mer par les Sarrasins. Mais le sacrifice de ses biens ne suffisait pas à sa charité. Il voulait encore se vendre lui-même pour délivrer ses frères et se charger de leurs chaînes. Une nuit qu’il priait en songeant à la délivrance des captifs, la Sainte Vierge lui apparut et lui recommanda d’établir, en son honneur, un Ordre religieux consacré à cette œuvre de charité. Il s’empressa d’obéir à cet avertissement céleste, d’autant plus que le roi et Raymond de Pennafort avaient reçu en même temps la même révélation. 

Il fonda l’ordre de « Notre-Dame de la Merci » pour la rédemption des captifs. Le caractère particulier de cet ordre, consiste en ce qu’il joignait aux trois vœux ordinaires de religion un quatrième vœu : celui de se livrer en gage aux païens, s’il en était besoin, pour la délivrance des chrétiens.

À cet exemple héroïque de charité il joignait celui de toutes les vertus. Favorisé du don de prophétie, il prédit au roi d’Aragon la conquête du royaume de Valence sur les Maures. Il était soutenu par de fréquentes apparitions de son ange gardien et de la Vierge Mère de Dieu. 

Enfin, accablé par l’âge, le travail et la pénitence, il reçut l’avertissement de sa mort prochaine. Lorsqu’on lui eut administré les derniers sacrements, il exhorta encore ses frères à la charité envers les captifs. Puis, en disant ces paroles : « Le Seigneur a envoyé la rédemption à son peuple », il rendit son âme à Dieu, au milieu de la nuit de Noël, l’an 1256.

Saint Pierre Nolasque priez pour nous !

06.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,30-35. 

En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Vincent de Paul (1581-1660)

prêtre, fondateur de communautés religieuses

Conférence du 22 octobre 1646 (Entretiens aux Filles de la Charité, Tome IX, éd. Gabalda, p. 298, rev.)

Aller vers le Pain de Vie

Allez à la sainte communion chaque fois que la bonté de Dieu vous le permet. — Mais je n’y ai point de goût. — Oh ! n’importe, ne manquez pas d’y aller. C’est Dieu qui vous appelle. Il n’y a pas de remède plus efficace contre les maladies de nos âmes. C’est là qu’il faut aller se fortifier ; c’est là qu’il faut aller dire ses peines, car là est le vrai médecin qui sait les remèdes convenables ; c’est là qu’il faut aller étudier l’amour, le support mutuel, la cordialité, l’exemple du prochain et toutes les autres vertus qui nous sont nécessaires. Allez donc là, mes filles, quand Jésus Christ vous y appelle, et ne regardez pas si vous y êtes portées par un goût sensible, car votre ennemi essayera de tout son pouvoir de vous empêcher d’en approcher, afin de vous frustrer des grâces que Dieu veut vous y donner pour vous faire entrer dans la pratique des divines vertus de son Fils.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a. 

En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères !
Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner.
Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »
Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.
Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.
Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.

Psaume 31(30),3bc.4.6.7b.8a.17.20cd. 

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit. (Ps 30, 6a)

Sois le rocher qui m’abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.
Ma forteresse et mon roc, c’est toi : 
pour l’honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.

En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Moi, je suis sûr du Seigneur.
Ton amour me fait danser de joie.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; 
sauve-moi par ton amour.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.

Les apparitions de 1994 à Itapiranga au Brésil, reconnues dès 2009

© Shutterstock/Nancy Bauer
© Shutterstock/Nancy Bauer

Les apparitions de 1994 à Itapiranga au Brésil, reconnues dès 2009

A Itapiranga, en Amazonie, au Brésil, la Vierge Marie est apparue à Maria do Carmo et à son fils, Edson Glauber en 1994, le Christ, saint Joseph et saint Michel archange sont également apparus aux deux voyants. En 2009, l’évêque du lieu a reconnu le caractère surnaturel des apparitions.

Maria do Carmo est une mère de famille amazonienne. Edson Glauber est né le 27 octobre 1972, et au moment des premières apparitions, il a 21 ans et étudie les sciences économiques à l’université amazonienne. Les toutes premières apparitions ont eu lieu à Manaus, capitale de l’Amazonie, où vit la famille. Puis, la Vierge a demandé, à Edson et à sa mère de se rendre à Itapiranga, ville natale du père d’Edson. Ce lieu a été choisi car il était alors particulièrement déchristianisé et éloigné de Dieu. Maria do Carmo est morte le 8 novembre 2020, son fils Edson un an plus tard en 2021 d’une maladie fulgurante.

Notre Dame expliqua à Edson : « Je veux montrer à mes enfants, partout dans le monde, l’Amour que j’ai pour mon Fils Jésus et l’Amour que Jésus a pour moi, sa Mère. C’est pourquoi j’ai choisi une mère et un fils pour représenter cet Amour. » Voici quelques uns des principaux messages de la Vierge :

Lors de l’apparition du 7 mai 1994, la Sainte Vierge montre à Maria les âmes qui vont en Enfer, en particulier celles appartenant à des sectes, à la franc-maçonnerie, pratiquant l’occultisme ou la sorcellerie, la Vierge dit : « toutes ces âmes vont en enfer, car elles ont préféré les ténèbres à la lumière. »

Le 8 mai 1994, jour de la fête des mères, la Vierge apparaît pleurant, tenant un fœtus ensanglanté dans ses mains. Elle veut attirer l’attention des mères qui rejettent et tuent leurs enfants : « l’avortement est un péché grave ! Ceux qui pratiquent l’avortement doivent se confesser au prêtre, avec un profond repentir ; car dans ce cas, les mots ne suffisent pas ! Les mères qui ont commis cet acte doivent quotidiennement prier en réparation pour l’enfant tué. »

C’est aussi à Itapiranga que le Ciel a révélé au monde la dévotion aux trois Sacrés Cœurs de Jésus, Marie et Joseph. Cette dévotion a été montrée à Edson le 25 décembre 1996 au moyen d’une grande vision au cours de laquelle il vit le cœur très chaste de saint Joseph couronné de 12 lys; en son centre se trouvait le M de Marie surmonté d’une croix (comme sur la médaille miraculeuse), signe de son amour infini pour Jésus et Marie.

www.hozana.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

05.05.2025 – SAINT DU JOUR

St Nunzio Sulprizio

 « Le petit saint boiteux »

 (1817-1836)

Nunzio Sulprizio naît à Pescosansonesco (Pescara, Italie) le 13 avril 1817, dimanche “in albis”, de Domenico, un pauvre cordonnier, et Rosa Luciani, fileuse ; il est baptisé le jour même. 

Domenico meurt en août 1820, à 26 ans, et Nunzio se retrouve orphelin à l’âge de 3 ans. 

Ouvrier à Naples, et battu par son oncle, il portait une plaie infectée à la jambe. Mais, par sa patience, sa douceur joyeuse, sa présence aux autres, on l’appelait « le petit saint boiteux ».

Il a à peine 19 ans quand, le 5 mai 1836, Nunzio va voir Dieu pour toujours. 

Autour de lui se répand un parfum de roses. Son corps, défait par la maladie, devient singulièrement beau et frais, on l’expose pendant cinq jours.

Dès le 9 juillet 1859, le Bx Pie IX (Giovanni Mastai Ferretti, 1846-1878) reconnaît l’héroïcité de ses vertus et le proclame vénérable.

Le 1er décembre 1963, devant tous les évêques du monde réunis au Concile Vatican II, saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) éleva Nunzio Sulprizio à la gloire des autels, le proposant comme modèle des ouvriers, de tous les jeunes, même ceux d’aujourd’hui :

« Il vous dira que vous, jeunes, pouvez régénérer en vous-mêmes le monde dans lequel la Providence vous a appelés à vivre et qu’il vous appartient à vous, les premiers, de vous consacrer au salut d’une société qui a précisément besoin d’âmes fortes et intrépides. » 

« À vous, travailleurs, disait encore saint Paul VI, ce collègue pauvre et souffrant apporte un message aux nombreux chapitres. Il dit avant tout que l’Église pense à vous, qu’elle vous estime et a confiance en vous, qu’elle voit dans votre condition la dignité de l’homme et du chrétien. Il dit encore combien le travail a souffert et qu’il a encore besoin de protection, d’assistance et d’aide pour être libre et humain et pour permettre à la vie son expansion légitime. […] Nunzio Sulprizio vous dira combien il est injuste de priver la vie du travailleur de son aliment supérieur et de son expression spirituelle qu’est la prière. »

Nunzio a été canonisé le 14 octobre 2018 par le pape François, à Rome.

Pour un approfondissement biographique :

>>> Bx Nunzio Sulprizio – orphelin –

St Nunzio Sulprizio priez pour nous !

05.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29. 

Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »


Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint John Henry Newman (1801-1890)

cardinal, théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre

PPS IV,17 « Christ Manifested in Remembrance »

«— Rabbi, quand es-tu arrivé ici ?… — L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez »

Le Christ a refusé de rendre témoignage à lui-même, de dire qui il était et d’où il venait ; il a été parmi ses contemporains « comme celui qui sert » (Lc 22,27). Apparemment, ce n’était qu’après sa résurrection, et surtout après son ascension, quand l’Esprit Saint est descendu, que les apôtres ont compris qui avait été avec eux. Quand tout était fini ils l’ont su, mais non sur le moment. Or nous voyons ici, je crois, la manifestation d’un principe général qui se présente à nous souvent, à la fois dans l’Écriture et dans le monde : c’est que nous ne discernons pas la présence de Dieu au moment où elle est avec nous, mais seulement après, quand nous reportons nos regards vers ce qui s’est passé et qui n’est plus… Des événements nous arrivent, agréables ou pénibles ; nous n’en connaissons pas sur le moment la signification ; nous ne voyons pas en eux la main de Dieu. Si nous avons bien la foi, nous confessons ce que nous ne voyons pas, et nous prenons tout ce qui nous arrive comme venant de lui. Mais, que nous l’acceptions ou non dans un esprit de foi, il n’y a certainement pas d’autre moyen de l’accepter. Nous ne voyons rien. Nous ne voyons pas pourquoi telle chose arrive, ou à quoi elle tend. Un jour, Jacob s’est écrié : « Tout est contre moi ! » (Gn 42,36) ; certainement il semblait bien que ce soit ainsi… Et pourtant tous ses malheurs devaient tourner à bien. Considérez son fils Joseph, vendu par ses frères, emmené en Égypte, emprisonné, les fers entrant même dans son âme, et qui attendait que le Seigneur jette sur lui un regard de bienveillance. Plusieurs fois le texte sacré dit : « Le Seigneur était avec Joseph »… Après coup, il a compris ce qui sur le moment était si mystérieux, et il dit à ses frères : « Dieu m’a envoyé en avant de vous pour sauver vos vies. Ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, c’est Dieu » (Gn 45,7). Merveilleuse providence, si silencieuse et pourtant si efficace, si constante et infaillible ! C’est ce qui déjoue le pouvoir de Satan ; il ne peut pas discerner la main de Dieu à l’œuvre dans le cours des événements.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 6,8-15. 

En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants.
Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne,
mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler.
Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu’ils disent : « Nous l’avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. »
Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, et, s’étant saisis d’Étienne à l’improviste, ils l’amenèrent devant le Conseil suprême.
Ils produisirent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse de proférer des paroles contre le Lieu saint et contre la Loi.
Nous l’avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruirait le Lieu saint et changerait les coutumes que Moïse nous a transmises. »
Tous ceux qui siégeaient au Conseil suprême avaient les yeux fixés sur Étienne, et ils virent que son visage était comme celui d’un ange.

Psaume 119(118),23-24.26-27.29-30. 

R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur ! (Ps 118, 1)

Lorsque des grands accusent ton serviteur, 
je médite sur tes ordres.
Je trouve mon plaisir en tes exigences : 
ce sont elles qui me conseillent.

J’énumère mes voies : tu me réponds ; 
apprends-moi tes commandements.
Montre-moi la voie de tes préceptes, 
que je médite sur tes merveilles.

Détourne-moi de la voie du mensonge, 
fais-moi la grâce de ta loi.
J’ai choisi la voie de la fidélité, 
je m’ajuste à tes décisions.