08.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,44-51. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.


Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)

évêque, théologien et martyr

Contre les hérésies, V, 2, 2 (trad. bréviaire 3e jeu. Pâques rev.)

« Le pain que je donnerai c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »

      Ils sont complètement dans l’erreur, ceux qui rejettent le projet de Dieu pour sa création, nient le salut de la chair et méprisent l’idée de sa régénération en déclarant qu’elle est incapable de recevoir une nature impérissable. S’il n’y a pas de salut pour la chair, alors le Seigneur ne nous a pas non plus rachetés par son sang, la coupe de l’eucharistie n’est pas une communion à son sang, et le pain que nous rompons n’est pas une communion à son corps (1Co 10,16). Car…c’est parce qu’il est devenu vraiment homme que le Verbe de Dieu nous a rachetés par son sang…       Parce que nous sommes ses membres (1Co 6,15) et que nous sommes nourris par sa création…, il a déclaré que la coupe, tirée de la création, est son propre sang par lequel notre sang est fortifié ; et il a confirmé que le pain, tiré de la création, est son propre corps par lequel nos corps grandissent.       Donc, si la coupe que nous avons préparée, et le pain que nous avons confectionné reçoivent la parole de Dieu et deviennent l’eucharistie, c’est-à-dire le sang et le corps du Christ, qui fortifient et affermissent la substance de notre chair, comment peut-on prétendre que la chair est incapable de recevoir le don de Dieu, la vie éternelle ? Notre chair est vraiment nourrie par le sang et le corps du Christ, et elle est membre du corps du Christ, comme l’écrit saint Paul : « Nous sommes les membres de son corps, formés de sa chair et de ses os » (Ep 5,30; Gn 2,23). Il ne dit pas cela de je ne sais quel homme spirituel et invisible… : il nous parle de l’organisme authentiquement humain, composé de chair, de nerfs et d’os. C’est cet organisme-là qui est nourri de la coupe qui est le sang du Christ, et fortifié par le pain qui est son corps… Et nos corps qui sont nourris par cette eucharistie, après avoir été couchés dans la terre…, ressusciteront en leur temps, lorsque le Verbe, la Parole de Dieu, leur fera le don de la résurrection, « pour la gloire de Dieu le Père » (Ph 2,11).

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 8,26-40. 

En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer.
Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe.
L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »
Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? »
L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui.
Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : ‘Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche.
Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.’
Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? »
Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
[…]
Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque.
Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

Psaume 66(65),8-9.16-17.20. 

R/ Acclamez Dieu, toute la terre ! (Ps 65, 1)

Peuples, bénissez notre Dieu ! 
Faites retentir sa louange,
car il rend la vie à notre âme, 
il a gardé nos pieds de la chute.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : 
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
quand je poussai vers lui mon cri, 
ma bouche faisait déjà son éloge.

Béni soit Dieu 
qui n’a pas écarté ma prière, 
ni détourné de moi son amour !

Une première fumée noire depuis la cheminée de la chapelle Sixtine

Une première fumée noire depuis la cheminée de la chapelle Sixtine

Après leur entrée dans la chapelle Sixtine ce mercredi 7 mai, les cardinaux ont procédé au premier scrutin pour l’élection du Successeur de Pierre. Ils ont fait savoir le résultat de ce premier vote par une fumée noire: aucun cardinal n’a recueilli sur son nom les 89 voix nécessaires pour accéder au trône de Pierre. 

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

L’attente des fidèles leur a semblé interminable. Ils étaient 45 000 personnes à lever les yeux la cheminée pendant plus de trois heures après le «Extra omnes». À 21h, la fumée noire s’est élevée de la petite cheminée qui dépasse de la chapelle Sixtine, à gauche de la basilique Saint-Pierre, ce mercredi 7 mai. Aucun Pape n’a donc été choisi par le collège des 133 cardinaux électeurs à l’issue de ce premier scrutin.

Après la procession de la chapelle Pauline à la chapelle Sixtine à 16h30, les cardinaux ont invoqué l’Esprit Saint avec le chant du Veni creator,puis ont prononcé le serment, chacun à leur tour, main sur l’Évangile, conformément à la constitution apostolique Universi Dominici gregis promulguée par le Pape Jean-Paul II en 1996.

C’est alors que le maitre des cérémonies pontificales, Mgr Diego Ravelli, a prononcé le célèbre «Extra omnes», «Tous dehors» en français. Avec lui, seul l’ancien prédicateur de la Maison pontificale, le cardinal italien non-électeur Raniero Cantalamessa est resté pour une prédication juste avant de sortir, pour laisser place au premier tour de vote.

Des milliers de fidèles place Saint-Pierre

Sur la place Saint-Pierre, plusieurs milliers de fidèles ont suivi la cérémonie sur les écrans géants. Des drapeaux de toutes les couleurs étaient posés sur les barrières de sécurité, dont certains représentant les nationalités des cardinaux électeurs, provenant des plus de 70 pays. Tous fixaient la cheminée d’où s’est élevée la fumée blanche dans une ambiance fébrile. 

Pour le premier résultat du vote de ce 76e conclave, les cardinaux ont voté à bulletin secret, avant le dépouillement. Aucun nom n’ayant obtenu les deux tiers des votes des cardinaux, soit 89 votes, les bulletins ont été brûlés dans le poêle en fonte. Afin d’accroître la visibilité de la fumée, un deuxième poêle, plus moderne est utilisé depuis 2005, avec des sortes de fumigènes. Cette fumée noire est causée par plusieurs composants, dont du perchlorate de potassium, de l’anthracène et du soufre pour une durée totale d’environ 7 minutes.

Autre signe, les cloches de la basilique n’ont pas sonné, comme lorsque c’est prévu lors de l’élection d’un nouveau Souverain pontife. Ce vote n’est pas une surprise, puisque depuis 1878, depuis que le conclave est installé dans la chapelle Sixtine, la première fumée du conclave a toujours été noire.

Le programme du jeudi 8 mai

Après ce vote initial, les cardinaux ont rejoint la résidence Sainte-Marthe, de l’autre côté du Vatican, pour le dîner et pour y passer la première nuit de conclave.

Jeudi 8 mai, les cardinaux ont rendez-vous à 8h15 pour participer à la messe et à l’office des laudes dans la chapelle Pauline. Une heure plus tard, à 9h15, les électeurs du Souverain pontife devront voter par deux fois (en cas de non-élection au premier scrutin), après avoir chanté l’office de tierce. Ils rentreront ensuite pour déjeuner à la résidence Sainte-Marthe, avant de procéder à nouveau à deux tours de scrutin à partir de 16h30.

Dès qu’un nom recueillera plus des deux tiers du collège cardinalice, la fumée blanche tant attendue sortira de la cheminée, puis environ une heure après, le nouveau Pape saluera la foule depuis la loge de la basilique Saint-Pierre, en tenue blanche.

Source : VATICANNEWS, le 7 avril 2025

Conclave : invoquons l’Esprit Saint

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je susciterai pour moi un prêtre fidèle qui agira selon mon cœur et mon désir. Je bâtirai pour lui une maison stable, et il marchera en ma présence pour toujours. » (1 S 2, 35)

CONCLAVE

Invoquons l’Esprit Saint pour l’Église

Ce mercredi 7 mai, les cardinaux électeurs se retrouveront dans la chapelle Sixtine pour élire le successeur de Pierre. Nous vous proposons un parcours de prière et une sélection de chants pour invoquer l’Esprit : qu’il inspire l’Église tout entière et, particulièrement, le choix des cardinaux. 

Conclave : Viens, Esprit SaintJe prie 

14 chants à l’Esprit SaintJe chante

Extrait de : prions en église

« Mais oui, tu auras ton bouquet !

© Unsplash/Ivanna Skorobohatko

« Mais oui, tu auras ton bouquet !

Le Chanoine Clovis Cantaloube raconte dans l’avant-propos d’un livre, La Réforme en France vue d’un village cévenol, qu’il y a bien longtemps, par un clair matin de mai, un enfant demanda un bouquet à un vieillard en redingote qui, un sécateur à la main, contemplait ses rosiers :

« Bien sûr ! Tu l’auras ton bouquet, dit le vieil homme. Mais que veux-tu en faire ? –C’est pour la Sainte Vierge ».

A l’aveu de l’enfant que le bouquet serait pour la Vierge Marie, le vieillard sourit mystérieusement : « Mais oui, tu auras ton bouquet ! » . Et le sécateur se mit à couper les plus belles roses. Il y ajouta même, pour le faire plus beau, de longues branches de seringa, lourdes de clochettes blanches et de senteurs.

Bientôt l’enfant en eut une brassée. Il dit merci, non des lèvres, mais des yeux. Les yeux du vieillard répondirent à ceux de l’enfant et un sourire, plus mystérieux encore que le premier, illumina son visage. C’était l’ancien pasteur du village, qui, retiré du ministère, achevait ses jours dans sa maison, au milieu des champs.

Chanoine Clovis Cantaloube

Extrait de La Réforme en France vue d’un village cévenol, Les Éditions du Cerf, 1951 ; 309 p.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

07.05.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Rosa Venerini († 1728)

Vierge et fondatrice des

« Maestre Pie Venerini » ou Pieuses Maîtresses)

Rosa Venerini naît le 9 février 1656 à Viterbe (Latium, Italie). Ses parents, Goffredo Venerini et Marzia Zampechetti ont eu trois autres enfants, Domenico, Maria Maddalena et Orazio. Son père était médecin, originaire de Castelleone di Suasa dans la Province d’Ancône ; il exerça à Viterbe.

Petite fille, elle était déjà douée d’une grande sensibilité et d’une fine intelligence ; son éducation chrétienne développa en elle de grandes qualités de cœur et de fermes principes religieux. À l’âge de 7 ans, elle fit vœu de se consacrer à Dieu.

Durant son adolescence, elle fut en proie à de nombreux conflits intérieurs, entre les attractions du monde et sa promesse, mais elle dépassa ses crises par la prière et les mortifications. 

Arrivée à l’âge de 20 ans, Rosa s’interrogeait : pour les femmes, à cette époque, il n’y avait que le mariage ou le couvent. Elle se sentait appelée au service de l’Église, mais ne parvenait pas encore clairement à déterminer sa vocation.

À la fin de 1676, en accord avec ses parents, elle rejoignit le monastère dominicain de Sainte-Catherine à Viterbe où elle espérait prononcer ses vœux. Mais la mort prématurée de son père l’obligea à retourner chez elle pour rester auprès de sa mère dont la santé était fragile. Après le décès prématuré de son frère Dominique, la mort de sa mère, et le mariage de sa sœur, en mai 1684 elle a commencé à rassembler des enfants et leurs mamans dans sa maison pour la récitation du Rosaire. C’est à cette époque qu’elle réalisa la pauvreté culturelle, morale et spirituelle des femmes de son temps, et qu’elle envisagea la création d’écoles qui offriraient une formation chrétienne satisfaisante à toutes ces personnes.

Le 30 août 1685, avec l’approbation de l’évêque de Viterbe, le card. Urbano Sacchetti, et avec la collaboration de deux compagnes, Gerolama Coluzzelli et Porzia Bacci, Rosa laissa la maison paternelle pour fonder une première école, projetée selon le plan original qu’elle avait mûri dans la prière et dans la recherche de la volonté de Dieu. 

Sans grandes prétentions, Rosa avait ouvert la « première école publique féminine en Italie ». Les débuts étaient modestes et humbles, mais la portée était prophétique : la promotion humaine et l’élévation spirituelle des femmes étaient une réalité qui ne devait pas tarder à avoir l’approbation des Autorités religieuses et civiles. 

Le cardinal Marc Antoine Barbarigo, évêque de Montefiascone, comprit le caractère génial du projet de Viterbe et appela Rose dans son Diocèse. La fondatrice, toujours prête à se sacrifier pour la gloire de Dieu, répondit positivement à l’invitation : de 1692 à 1694, elle ouvrit une dizaine d’écoles à Montefiascone et dans les zones qui sont aux alentours du lac de Bolsena. 

Après l’ouverture des écoles de Viterbe et de Montefiascone, d’autres écoles furent créées dans la province du Latium. 

Le 8 décembre 1713, avec l’aide de l’Abbé Degli Atti, grand ami de la famille Venerini, Rosa ouvrit une école au centre de Rome. 

Le 24 octobre 1716, elle eut la visite du pape Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) qui, accompagné par huit cardinaux, voulut assister aux leçons. Émerveillé et satisfait, il s’adressa en fin de matinée à la fondatrice : « Madame Rosa, vous faites ce que nous n’arrivons pas à faire, nous vous remercions, car avec ces écoles, vous sanctifierez Rome ». 

Au soir du 7 mai 1728, Rosa Venerini mourut saintement dans la maison de Saint-Marc à Rome. Elle avait ouvert plus de 40 écoles. 

Rosa Venerini a été béatifiée le 4 mai 1952 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 15 octobre 2006, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013). 

Pour un approfondissement biographique :

>>> Rosa Venerini (1656-1728)

Sainte Rosa Venerini priez pour nous !