Petite anthologie du Sant Carlo Acutis

La publication de la Lettre d’anthologie ci-après a été aimablement autorisée par les moines de l’Abbaye de St-Joseph de Clairval.

Bien chers Amis,

B‌eaucoup de chrétiens désabusés estiment qu’au début du troisième millénaire, il n’est plus possible pour un jeune de suivre le chemin de la sainteté dans le monde de l’adolescence, à moins de s’enfermer dans une “bulle” imperméable au temps et à l’entourage. Carlo Acutis, un jeune Italien mort à quinze ans en 2006, dont le Pape François fait l’éloge dans son Exhortation apostolique Christus vivit (25 mars 2019), prouve le contraire. Ce jeune plein d’entrain et exceptionnellement doué, notamment pour l’informatique, voyait l’Eucharistie comme « son auto-route vers le Ciel ».

Carlo naît à Londres le 3 mai 1991, d’Andrea et Antonia Acutis, jeune ménage italien travaillant alors en Angleterre. Ses parents ne sont pas pratiquants ; cependant, l’enfant est baptisé dès le 15 mai, et il sera instruit dans la religion catholique. Carlo observe avec un vif intérêt tout ce qui l’entoure ; cette capacité à observer, puis à aller au bout de ses réflexions, sera une de ses qualités dominantes. Il dira du Baptême : « C’est une chose très importante, parce qu’elle permet aux âmes de se sauver grâce à leur insertion dans la Vie divine. Les gens qui participent à un Baptême se polarisent trop souvent sur les confettis, les bonbons et la robe blanche, qui font partie de la fête, mais ils ne se soucient absolument pas de comprendre le sens de ce grand don que Dieu fait à l’humanité.

» Ce don est la possibilité de devenir enfant de Dieu (Jn 1, 12) et héritiers de son Royaume éternel (cf. Rm 8, 17) .

«Le Seigneur ne serait pas content »

L‌ a famille Acutis rentre à Milan dès septembre 1991.

De caractère très sociable, Carlo est un enfant pacifique ; à sa nourrice polonaise, qui lui conseille de se montrer plus pugnace avec les enfants agressifs, il répond : « Le Seigneur ne serait pas content si je réagissais avec violence. » La période estivale se passe au bord de la mer, à Centola, près de Salerne. L’enfant est vite adopté par toute la population de ce village tranquille, et il devient l’ami de tous. Il récite avec ferveur le chapelet et va à la Messe chaque jour depuis sa première Communion faite à l’âge de sept ans. Son recueillement quand il communie impressionne les témoins.

À Milan, Carlo est scolarisé à l’Institut Tommaseo des Sœurs Marcellines. Il demeure fidèle à la Messe quotidienne, et trouve toujours une « grande personne » pour l’y accompagner. En chemin, l’enfant s’arrête pour bavarder un peu avec les concierges, en général étrangers, qui n’ont pas l’habitude d’une telle attention de la part des habitants de la métropole lombarde. Son tact lui permet de se mettre au niveau de ses interlocuteurs, quel que soit leur milieu social. Il témoigne le plus grand respect aux personnes pauvres, faibles et abandonnées, et estime qu’un rang élevé ou la richesse matérielle obligent ceux qui les possèdent à en faire profiter les moins favorisés.

Un chômeur qui mendiait à l’entrée d’une église se souvient de la charité de Carlo, qui lui donnait chaque jour une pièce de monnaie et lui parlait gentiment. Cet homme avait parlé au garçon d’une de ses amies, indigente, qui se laissait mourir de dépression et de misère.

Carlo et sa mère parvinrent à la faire hospitaliser. « Carlo était trop bon et trop pur pour cette terre », conclut le brave homme.

Carlo n’est pas un saint de vitrail. Il aime beaucoup les animaux, chats et chiens en particulier (ses parents en ont plusieurs), qu’il met en scène dans des vidéos comiques. Il joue volontiers au football, apprend en autodidacte le saxophone, et surtout se passionne pour l’informatique. Toutefois, ces centres d’intérêt ne sont jamais une fin en soi. Faire fructifier les talents reçus de Dieu lui est un moyen de Le glorifier, et de procurer le bien de son prochain ; sa modestie, d’ailleurs, égale son intelligence. Carlo ne garde jamais pour lui ce qu’il a appris ; il s’empresse toujours de le partager avec les autres. Jamais on ne l’entend se vanter de ce qu’il a ou de ce qu’il sait. La tyrannie de la mode (il faut avoir des vêtements de marque, conformes à la tendance du moment) le laisse indifférent ; il voit dans ces modes le résultat de spéculations commerciales et, pour sa part, s’habille simplement et sans recherche. À l’école, il noue de fortes amitiés, mais n’est pas toujours compris. Plusieurs se demandent, par exemple, pourquoi il passe toujours ses vacances à Assise, alors que les moyens financiers de ses parents lui permettraient de s’offrir des voyages dans des pays lointains et des lieux plus à la mode. Peu avant de mourir, Carlo confiera à son père spirituel : « Assise est le lieu où je me sens le plus heureux !

Les nombreuses amitiés, masculines comme féminines, de l’adolescent se maintiennent dans les limites d’une chasteté sans compromission. Il n’admet pas les familiarités entre jeunes de sexes différents, ni les cohabitations pré-matrimoniales. Une jeune fille témoignera de sa fidélité à l’Église et à ses enseignements, notamment en matière de sexualité et de morale familiale. Lors d’une discussion sur l’avortement, pendant un cours de religion, Carlo prend la défense de la vie humaine, démontrant que l’embryon est un être humain dès sa conception, et que sa suppression est un homicide.

Heureux et authentique

À‌ quatorze ans, Carlo est inscrit au lycée de l’Institut Léon XIII à Milan, tenu par les Jésuites. Il propose ses services pour mettre au point le site internet de l’établissement, travail auquel il consacre tout l’été 2006. Il s’occupe également de préparer des enfants au sacrement de Confirmation. En classe, il est particulièrement attentif aux camarades qui rencontrent des difficultés pour suivre le rythme des études ; il donne à l’un ou à l’autre des leçons particulières de mathématiques. Un Père jésuite, proche de Carlo pendant ces années, résume son impression sur lui : « Je suis persuadé qu’il était comme le levain dans la pâte, ou plus encore comme le grain de blé enfoui en terre ; il ne faisait pas de bruit mais faisait croître… De lui, on pouvait dire : voilà un jeune chrétien heureux et authentique.

»Carlo passe de longues heures à mettre au point des logiciels pour répondre aux besoins de ses amis. Il est toujours disponible pour les initier aux mystères de l’informatique, car il considère qu’il est indispensable, de nos jours, qu’un jeune sache bien utiliser un ordinateur. Un professionnel de la programmation témoigne :

«J’ai été stupéfait de sa compétence dans le domaine de la programmation ; à quinze ans, il était au même niveau que moi, qui ai publié plusieurs livres sur le sujet, utilisés dans des universités et des entreprises… il était extraordinairement intuitif. » Avant les examens Carlo propose à tous ses amis de les aider à utiliser leur ordinateur. Mais il se montre un exemple vivant, une sorte de boussole qui enseigne à tous le moyen d’éviter les excès, voire les dérives catastrophiques qui peuvent résulter de la multiplicité des connexions possibles sur la “toile”. La première dérive est de se laisser entraîner dans un monde virtuel, aux dépens du monde réel où Dieu est présent et nous donne une tâche à accomplir sous son regard. Alors, la voix de la conscience s’affaiblit, les incitations à la transgresser deviennent d’autant plus séduisantes qu’elles apparaissent elles aussi virtuelles.

Des photocopies

D‌ ans l’Exhortation apostolique Christus vivit, le Pape François s’adresse ainsi aux jeunes : « Le monde numérique peut t’exposer au risque du repli sur soi, de l’isolement ou du plaisir vide. Mais n’oublie pas qu’il y a des jeunes qui sont aussi créatifs, et parfois géniaux, dans cet environnement. C’est ce que faisait le jeune vénérable Carlo Acutis. Il savait très bien que ces mécanismes de la communication, de la publicité et des réseaux sociaux peuvent être utilisés pour faire de nous des êtres endormis, dépendants de la consommation et des nouveautés que nous pouvons acquérir, obsédés du temps libre et prisonniers de la négativité. Cependant, il a été capable d’utiliser les nouvelles techniques de communication pour transmettre l’Évangile, pour communiquer valeurs et beauté. Il n’est pas tombé dans le piège.

Il voyait que beaucoup de jeunes, même s’ils semblent différents, finissent en réalité par se ressembler, en courant derrière ce que les puissants leur imposent à travers les mécanismes de consommation et d’abrutissement.

C’est ainsi qu’ils ne laissent pas jaillir les dons que le Seigneur leur a faits ; ils n’offrent pas à ce monde ces talents si personnels et si uniques que le Seigneur a semés en chacun. Ainsi, disait Carlo, il arrive que “tous les hommes naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies”. Ne permets pas que cela t’arrive ! » (nos 104-106).

Carlo Acutis garde toujours à l’esprit les quatre « fins dernières»: la mort, le jugement, l’enfer et le paradis, réalités ultimes de la vie de tout homme. Son attention à ces sujets le fait parfois traiter d’excessif ou de bigot, même par ses amis. Il a rencontré des prêtres qui ne croient pas à l’existence de l’enfer ni même du Purgatoire, ce qui l’a scandalisé. Pour lui, ce point de la doctrine catholique, maintes fois enseigné par Jésus-Christ et par le Magistère de l’Église, est hors de doute :

«Si vraiment les âmes courent le risque de se damner, comme en effet tant de saints en ont témoigné et comme l’ont confirmé les apparitions de Fatima, je me demande pourquoi, aujourd’hui, on ne parle presque jamais de l’enfer, parce que c’est une chose tellement terrible et épouvantable que je suis effrayé, rien que d’y penser…l’unique chose que nous devions vraiment craindre est le péché. » En effet, « aux yeux de la foi, aucun mal n’est plus grave que le péché et rien n’a de pires conséquences pour les pécheurs eux-mêmes, pour l’Église et pour le monde entier » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1488).

Carlo n’oublie pas les âmes du Purgatoire ; il est convaincu que l’aide la plus efficace que nous puissions apporter aux défunts est d’assister à la Messe à leur intention, pour les délivrer du Purgatoire. Le Pape et l’Église sont chers à son cœur. Il a été impressionné, au cours d’une visite au Vatican en 2000, par la consécration à la Madone faite par le Pape saint Jean-Paul II en union avec les évêques du monde entier. Carlo prie pour que tous les peuples de la terre connaissent et aiment Jésus-Christ.

Il regarde à la télévision la rencontre inter-religieuse d’Assise en 2002 et commente : « Le Pape a sûrement été inspiré de Dieu, car par cette rencontre, la possibilité est donnée à tous de connaître et d’aimer le Christ, unique Sauveur du monde, dont dépend le salut de tous.

Des personnes complètes

L‌e jeune homme se lie d’amitié avec Rajesh, un employé de maison de sa famille, de religion hindouiste et de caste brahmane. Il s’efforce de l’évangéliser et l’éblouit par sa connaissance du Catéchisme de l’Église catholique, qu’il connaît presque par cœur et explique de manière lumineuse. Rajesh finira par demander le Baptême et attendra avec un grand désir le jour où il pourra recevoir le Corps et le Sang du Christ, ce sacrement dont Carlo lui a parlé avec flamme : « Les vertus, lui disait l’adolescent, s’acquièrent principalement par une intense vie sacramentelle, et c’est l’Eucharistie qui en est certainement le sommet ; à travers ce sacrement, le Seigneur nous fait devenir des personnes complètes, faites à son image. » Carlo prépare aussi Rajesh à la Confirmation en lui confiant qu’il a reçu, par ce sacrement, une force mystérieuse se traduisant en particulier par une croissance de sa dévotion eucharistique ; le jour de sa Confirmation, son ami ressent la même force en recevant l’Esprit-Saint.

Carlo passe la majeure partie de ses vacances à Assise, dans une maison appartenant à sa famille. Les exemples de saint François lui deviennent familiers, spécialement son humilité. Il comprend que l’humilité, cette vertu directement contraire à l’orgueil inné dont nous avons hérité en tant qu’enfants d’Adam, est le chemin royal de la vraie sainteté. Il apprécie spécialement le sanctuaire de l’Alverne, où saint François a reçu les stigmates puis est mort en 1224, configuré de manière extraordinaire à la Passion du Christ ; c’est là que Carlo approfondit, au cours de plusieurs retraites, le mystère de la Messe, sacrifice parfait qui rend présent, de manière non sanglante, le sacrifice sanglant du Calvaire.

La vie spirituelle de Carlo Acutis est centrée sur la Messe quotidienne. Les rares fois où il ne peut y prendre part, en raison d’un empêchement scolaire, il se recueille et fait une “communion spirituelle”. « L’Eucharistie est mon autoroute vers le Ciel ! » répète-t-il souvent. Sa vie lui apparaît comme une Messe unie au sacrifice rédempteur du Christ. « Les âmes se sanctifient très efficacement grâce aux fruits de l’Eucharistie quotidienne, affirme-t-il, et ainsi elles ne risquent pas de se trouver dans des périls qui mettraient en jeu leur salut éternel. » Carlo est très sensible à la manière plus ou moins recueillie et fervente dont les prêtres célèbrent la Sainte Messe. Avant ou après la Messe, il fait un temps d’adoration. Il sait que l’Église attache une indulgence plénière à l’adoration du Saint-Sacrement pendant une demi-heure, et il applique souvent ce bienfait spirituel aux âmes du Purgatoire « les plus abandonnées ». Il se fait l’apôtre convaincu de la participation à la Messe dominicale auprès de personnes qui n’y vont plus, et plusieurs de ses amis reprendront la pratique religieuse, certains après sa mort.

Un site internet

C‌ arlo se passionne pour les miracles eucharistiques qui se sont multipliés au cours des siècles. Il utilise sa compétence pour créer un site internet consacré à ces miracles (www.miracolieucaristici.org ; ce site, qui existe toujours, est traduit en de nombreuses langues).

Le miracle de Lanciano le touche particulièrement : dans ce village des Abruzzes, on vénère depuis l’an 750 une hostie miraculeusement transformée en chair et en sang au moment où le prêtre prononçait les paroles de la consécration ; analysée en 1970 par des spécialistes, la chair s’est avérée être un tissu du myocarde (cœur) ; le sang, qui semble frais, appartient au groupe AB. Ce fait scientifique étonnant confirme Carlo dans sa dévotion particulière envers le Sacré-Cœur de Jésus, qui mérite d’être adoré « en tant que symbole naturel et très expressif de cet amour inépuisable que notre divin Rédempteur ne cesse d’éprouver à l’égard du genre humain » (Pie XII, Haurietis aquas, n° 42). Il obtiendra de ses parents, revenus, sous son influence, à la pratique religieuse, que la famille Acutis se consacre au Sacré-Cœur. Il offre communions et sacrifices « pour réparer les indignités que Jésus reçoit dans le sacrement de son Amour », selon la demande faite par le Seigneur Lui-même à sainte Marguerite-Marie (Paray-le-Monial – 1675).

Au cours de ses temps d’adoration du Saint-Sacrement, Carlo médite sur les mystères de la vie du Christ, en particulier de son enfance. La pauvreté choisie par le Fils unique de Dieu dans son Incarnation et sa naissance dans l’étable de Bethléem le frappent particulièrement.

Peu avant sa mort, il confiera à son père spirituel que la pratique assidue de l’adoration eucharistique l’a fait grandement progresser dans la prière ; désormais, il est moins distrait et son amour pour Jésus s’est beaucoup accru. Pour corriger ses défauts : gourmandise, paresse, propension au bavardage, distractions dans la récitation du Rosaire…, le jeune homme recourt chaque semaine au sacrement de Pénitence et de la réconciliation. « Pour s’envoler vers les hauteurs, dit-il, la montgolfière a besoin de lâcher du lest, tout comme l’âme, pour s’élever vers le Ciel, a besoin d’enlever même les plus petits poids que sont les péchés véniels… Faites comme moi et vous verrez les résultats !»

Depuis sa petite enfance, Carlo éprouve respect et affection pour les moniales cloîtrées. Il a fait sa première Communion dans l’église des Sœurs ermites de Saint-Ambroise à Perego ; il a aussi rencontré des moniales de plusieurs autres couvents. C’est à l’intercession des religieuses qu’il attribuera, adolescent, la grâce de vaincre les tentations contre la chasteté et la tempérance (alcool, drogues), qui sont cause de tant de péchés et de ravage chez les jeunes de son âge. Se souvenant que la famille doit être « comme un sanctuaire de l’Église à la maison » (Vatican II, Apostolicam actuositatem, n° 11), il conseille aux parents de prier avec leurs enfants pour leur obtenir la persévérance dans l’état de grâce au moment de l’adolescence. Sa dévotion mariale se concrétise par une affection particulière pour le sanctuaire de la Madone de Pompéi, près de Naples, où il se consacre plusieurs fois à Notre-Dame du Rosaire. En ce lieu, il obtient de Marie la grâce de la conversion d’une femme qui ne fréquentait plus les sacrements depuis trente ans. Carlo se rend aussi à Lourdes et à Fatima, lieux d’apparitions mariales qui influencent beaucoup sa spiritualité.

Tout droit au Ciel

«M‌on fils menait une vie absolument normale, témoigne le père de Carlo, mais il avait toujours présent à l’esprit le fait que nous devrons tous mourir un jour ou l’autre. Quand on évoquait devant lui un projet d’avenir, il répondait : “Oui, si nous sommes encore en vie demain et après-demain, car il n’y a que Dieu qui connaisse le futur” ». Au début d’octobre 2006, Carlo, qui a quinze ans et demi, tombe malade. Les symptômes font penser à une simple angine ; ni les parents ni le médecin familial ne s’inquiètent. Mais le jeune homme, comme saisi par une intuition, dit à ses parents : « J’offre au Seigneur, pour le Pape et l’Église, toutes les souffrances que j’aurai à endurer, et aussi pour aller tout droit au Ciel sans passer par le Purgatoire. » Le dimanche suivant, il est dans une faiblesse extrême et on le conduit immédiatement en clinique. Les examens révèlent la terrible réalité : leucémie aiguë M3, une des formes les plus agressives du cancer du sang. Lorsqu’il apprend par ses parents la gravité de sa maladie, le garçon, serein, s’écrie : « Le Seigneur me réveille ! »

L’assistance respiratoire s’avérant peu efficace, Carlo est transféré à l’hôpital spécialisé de Monza. À sa grande satisfaction, sa mère et sa grand-mère sont autorisées à dormir dans sa chambre. Un prêtre lui administre les sacrements. Son état s’aggrave rapidement, lui occasionnant de grandes souffrances. La patience du jeune homme fait l’admiration du personnel soignant ; lorsqu’on lui demande comment il se sent, il répond en souriant : « Bien, comme toujours », ou : « Cela pourrait être pire. »

Tombé dans le coma, Carlo est victime, le 11 octobre, d’une hémorragie qui entraîne la mort cérébrale. Le mourant est cependant maintenu sous respirateur jusqu’à ce que le cœur s’arrête de lui-même, le 12 au matin. Les parents de Carlo font transporter son corps à la maison, dans sa chambre. Les quatre jours suivants voient un défilé continuel devant sa dépouille. Une foule immense assiste à ses obsèques, et beaucoup doivent rester à l’extérieur faute de place. Au moment de l’Ite Missa est, les cloches se mettent à sonner en volée, car il est exactement midi, heure de l’Angélus… Cette coïncidence est perçue par bien des assistants comme un signe de l’entrée de Carlo dans la gloire céleste.

En juin 2018, en vue du procès de béatification, le corps de Carlo, enterré à Assise selon son désir, a été exhumé et trouvé intact. En avril 2019, on l’a transféré au sanctuaire franciscain de la Spogliazione. Le 21 février 2020, un miracle attribué à son intercession a été reconnu officiellement : la guérison humainement inexplicable, en 2010, d’un enfant brésilien qui présentait une malformation grave et fatale du pancréas.

La famille de l’enfant avait invoqué Carlo. La béatification du serviteur de Dieu sera célébrée à Assise le 10 octobre 2020. Une seconde guérison inexplicable en 2022 d’une étudiante costaricienne grièvement blessée dans un accident de vélo, a ouvert la voie à sa canonisation en septembre 2025. Il a été canonisé par le Pape Léon XIV le dimanche 7 septembre 2025 sur la Place Saint-Pierre à Rome.

Être uni à Jésus, affirmait Carlo Acutis, tel est le but de ma vie… Ce qui nous rendra vraiment beaux aux yeux de Dieu, ce sera la façon dont nous l’aurons aimé et aurons aimé nos frères. » Demandons à ce jeune saint d’entretenir en nos cœurs, par son intercession, ce feu sacré que Jésus est venu allumer sur la terre.

Abbé Jean-Bernard Marie et les moines de l’Abbaye St-Joseph de Clairval

Œuvres consultées:

Carlo Acutis, Eucaristia, la mia autostrada per il cielo, par Nicola Gori, éd. San Paolo 2007.

Carlo Acutis, un geek au paradis, par Will Conquer, éditions Première Partie, 2019.

• Pour recevoir (gratuitement) la Lettre de l’Abbaye Saint-Joseph de Clairval, s’adresser à l’Abbaye (coordonnées ci-dessous):

Abbaye Saint-Joseph de Clairval – 6, Grande Rue – 21150 Flavigny-sur-Ozerain – France – Courriel : abbaye@clairval.com – Site: http://www.clairval.com

« La spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu »

« La spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu »

Frères et sœurs, la spiritualité mariale est au service de l’Évangile : elle en révèle la simplicité. L’affection pour Marie de Nazareth fait de nous, avec elle, des disciples de Jésus, elle nous apprend à revenir vers Lui, à méditer et à relier les événements de la vie dans lesquels le Ressuscité nous visite encore et nous appelle. La spiritualité mariale nous plonge dans l’histoire sur laquelle le ciel s’est ouvert, elle nous aide à voir les superbes dispersés par les pensées de leur cœur, les puissants renversés de leurs trônes, les riches renvoyés les mains vides. Elle nous engage à combler de biens les affamés, à élever les humbles, à nous souvenir de la miséricorde de Dieu et à avoir confiance en la puissance de son bras (cf. Lc 1, 51-54). Son Royaume, en effet, nous implique, tout comme il a demandé à Marie son « oui », prononcé une fois mais renouvelé jour après jour.

Les lépreux qui, dans l’Évangile, ne reviennent pas pour remercier, nous rappellent en effet que la grâce de Dieu peut aussi nous atteindre sans trouver de réponse, elle peut nous guérir sans nous impliquer. Gardons-nous donc de cette ascension au temple qui ne nous met pas à la suite de Jésus. Il existe des formes de culte qui ne nous lient pas aux autres et qui anesthésient notre cœur. Nous ne vivons alors pas de véritables rencontres avec ceux que Dieu met sur notre chemin ; nous ne participons pas, comme Marie l’a fait, au changement du monde et à la joie du Magnificat.

Le chemin de Marie est à la suite de Jésus et celui de Jésus va vers chaque être humain, en particulier vers ceux qui sont pauvres, blessés, pécheurs. C’est pourquoi la spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu, sa maternité. « Car –  comme nous le lisons dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium – chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. » (n° 288).

Pape Léon XIV.

Extraits de son Homélie du 12 octobre 2025, pour le jubilé de la spiritualité mariale. 

fr.zenit.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.01.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Basile le Grand
Docteur de l’Église 

Basile naquit à Césarée, l’an 329, d’une famille où la sainteté était héréditaire ; son père et sa mère, deux de ses frères, une de ses sœurs, sont placés au rang des saints. Un seul défaut paraissait dans cet enfant de prédilection, sa faible santé ; elle se rétablit pourtant, grâce aux prières de ses parents. 

Doué d’un heureux génie, Basile s’éleva vite au niveau des grands hommes : « Il était, dit son ami Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au-dessus de son instruction par sa vertu ; il était rhéteur avant d’avoir étudié l’art des rhéteurs, philosophe avant d’avoir étudié la philosophie, prêtre avant d’avoir reçu le sacerdoce. » Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l’estime et l’admiration de tous. 

À vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec Grégoire de Nazianze, au point que tous les deux ne faisaient qu’un cœur et qu’une âme. De retour en son pays, les applaudissements qu’il reçut l’exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu’il embrassa l’état monastique pour y vivre dans l’oubli du monde et la pénitence ; il fonda plusieurs monastères, écrivit des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres. 

Un très léger repas par jour, un sommeil très court, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l’ordinaire de ce saint austère, « dont la pâleur, dit saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu’un vivant. » Basile eut à souffrir d’infirmités continuelles ; dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins.

Le zèle contre l’hérésie d’Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l’épiscopat. Ni les intrigues, ni les menaces n’eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d’obéir à un prince arien, sous peine de confiscation de ses biens, de l’exil, des tourments, et de mort : « Faites-moi d’autres menaces, dit Basile, car il n’y a rien là que je puisse craindre ; le premier coup suffira pour achever mes peines ; la mort m’unira à mon Dieu.» L’empereur dut s’avouer vaincu. 

Le saint pontife mourut en 379 à cinquante ans, ne laissant pas de quoi se faire élever un tombeau de pierre.

Pour approfondir, lire les Catéchèses du Pape Benoît XVI :

>>> Saint Basile (1)

 >>> Saint Basile (2)

©Evangelizo.org

Saint Basile le Grand priez pour nous !

02.01.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,19-28. 

Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »


Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;


c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

moine grec

Hymne 18 ; SC 174 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche U33; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d’Orval ; rev.)

Désirer la vraie lumière

La lumière nous conduit par la main, nous fortifie, nous enseigne, se montrant et fuyant lorsque nous avons besoin d’elle. Ce n’est pas quand nous le voulons – ceci appartient aux parfaits – mais c’est lorsque nous sommes embarrassés et complètement épuisés qu’elle vient à notre secours. Elle apparaît de loin et me donne de la ressentir dans mon cœur. Je crie à m’en étrangler tant je veux la saisir, mais tout est nuit, et vides sont mes pauvres mains. J’oublie tout, je m’assieds et je pleure, désespérant de la voir ainsi une autre fois. Quand j’ai bien pleuré et consenti à m’arrêter, alors, venue mystérieusement, elle me prend la tête, et je fonds en larmes sans savoir qui est là illuminant mon esprit d’une douce lumière. Mais lorsque je l’ai reconnue, elle s’envole rapidement, laissant en moi le feu de son divin désir. Peu à peu celui-ci s’allume et, attisé par l’attente, il devient une grande flamme qui atteint les cieux, mais s’éteint par le relâchement, l’embarras des affaires et les soucis de la vie.

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 2,22-28. 

Bien-aimés, le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils ;
quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.
Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.


Je vous ai écrit cela à propos de ceux qui vous égarent.
Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge ; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui.
Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui ; ainsi, quand il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la honte d’être loin de lui à son avènement.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4. 

R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. (Ps 97, 1a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

01.01.2026 – ANGÉLUS À ROME

Ouvrir l’année sous le signe d’un cœur qui bat pour la paix

Au terme de la messe qu’il a présidée en ce premier jour de l’année, le Saint-Père est apparu à la fenêtre des appartements pontificaux pour la prière mariale de l’Angélus. Il a invité les fidèles à ne pas se contenter de tourner la page du calendrier, mais à «inaugurer une ère de paix et d’amitié entre tous les peuples, en laissant Dieu transformer l’histoire par l’espérance, le pardon et la miséricorde.

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican

«Sans ce désir du bien, il serait inutile de tourner les pages du calendrier et de remplir nos agendas». Dès les premiers mots de l’Angélus, le Saint-Père a d’abord souhaité à tous les fidèles une année de paix et d’amitié. Ensuite, il a fait remarquer que cette nouvelle année n’est pas seulement une succession de mois à venir, mais une responsabilité spirituelle. Le temps, a-t-il rappelé, devient fécond lorsqu’il est habité par un engagement concret pour la paix et la fraternité entre les peuples.

Le Jubilé, une école d’espérance incarnée

Le Pape revient sur l’héritage spirituel laissé par le Jubilé: apprendre à «transformer les fautes en pardon, la souffrance en consolation, les résolutions vertueuses en bonnes œuvres». C’est dans ce mouvement intérieur que Dieu entre dans l’histoire humaine, non pour l’effacer, mais pour la sauver de l’oubli. «C’est ainsi que Dieu Lui-même habite l’histoire», souligne-t-il, rappelant que le don du Rédempteur, Jésus-Christ, est la réponse de Dieu aux attentes les plus profondes de l’humanité. En devenant notre frère, le Fils unique éclaire les consciences et rend possible la construction d’un avenir commun, «comme une maison accueillante pour tout homme et toute femme qui vient au jour».

Marie, gardienne du mystère d’un Dieu qui se fait proche

“La fête de Noël nous conduit aujourd’hui à tourner notre regard vers Marie qui fut la première à sentir battre le cœur du Christ. Dans le silence de son sein virginal, le Verbe de la vie s’annonce comme une palpitation de grâce”

À travers Marie, Dieu révèle son propre cœur: un cœur qui «bat pour chaque homme et pour chaque femme», insiste le Pape, pour ceux qui l’accueillent avec simplicité, comme les bergers, mais aussi pour ceux qui le refusent, comme Hérode.

Un cœur qui ne se résigne pas à l’injustice

Loin de toute indifférence, le cœur du Christ demeure tourné vers tous: «Il bat pour les justes afin qu’ils persévèrent dans leur dévouement, et pour les injustes afin qu’ils changent de vie et trouvent la paix».

Le mystère de l’Incarnation, né «d’une femme», invite aussi à reconnaître la dignité sacrée de toute vie humaine. Chaque enfant à naître porte en lui «l’image divine imprimée dans notre corps», reflet du don premier de Dieu.

Prier pour la paix, des nations aux familles

En cette Journée, le Saint Père exhorte à prier pour la paix, «d’abord entre les nations ensanglantées par les conflits et la misère», mais aussi au cœur des réalités les plus proches: «les familles blessées par la violence et la souffrance».

“Certains que le Christ, notre espérance, est le soleil de justice qui ne s’éteint jamais, demandons avec confiance l’intercession de Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église.”

Source : VATICANEWS, le 1er janvier 2026

Léon XIV invite à commencer à construire une année de paix

Après la prière de l’Angélus, place Saint-Pierre, le Pape a salué les pèlerins et les fidèles réunis en ce premier jour de l’année 2026. Adressant ses vœux aux milliers de personnes présentes, il a invité, à l’occasion de la 59e journée mondiale de la paix, à s’engager pour construire la paix, désarmant nos cœurs et en s’abstenant de toute violence.

Vatican News

En ce 1er janvier, journée mondiale de la paix depuis 1968 sur volonté de saint Paul VI comme il l’a rappelé aux fidèles et aux pèlerins réunis sous ses fenêtres, place Saint-Pierre, Léon XIV a confié que dans son message publié à cette occasion, il a voulu reprendre le souhait que le Seigneur lui a suggéré en l’appelant «à ce service»«la paix soit avec vous»«Une paix désarmée et désarmante qui vient de Dieu, don de son amour inconditionnel, confié à notre responsabilité».

Léon XIV a alors lancé cette invitation: «Commençons, avec la grâce de Dieu, à construire une année de paix, désarmant nos cœurs et en s’abstenant de toute violence». Il a aussi exprimé sa vive appréciation envers les innombrables initiatives promues à cette occasion à travers le monde, citant une marche qui eut lieu mercredi soir à Catane, en Sicile, et celle organisée ce jeudi par la communauté de Sant’Egidio, très engagée depuis plusieurs décennies notamment dans la médiation dans des conflits armés à travers le monde. Plusieurs dizaines de personnes étaient ainsi présentes, tenant des pancartes sur lesquelles figuraient le nom des pays ou des régions du monde actuellement en guerre.

La bénédiction de saint François d’Assise

Le Saint-Père a évoqué également le huitième centenaire de la mort de saint François d’Assise, désirant adressé à chaque personne sa bénédiction tirée des Saintes Écritures: «Que le Seigneur te bénisse et te garde; que le Seigneur te découvre sa Face et te prenne en pitié. Qu’il tourne vers toi son Visage et te donne la paix. Que le Seigneur, frère T Léon, te bénisse.»

Léon XIV avait commencé bien sûr par adresser ses vœux de paix et de prospérité à tous, et notamment au président de la République italienne, Sergio Mattarella qui lui avait souhaité auparavant une bonne année.