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Un « Lourdes polonais » pourrait bientôt attirer l’attention du monde entier (II)

Un « Lourdes polonais » pourrait bientôt attirer l’attention du monde entier (II)
Le village de Gietrzwald, situé dans la pittoresque région lacustre de Varmie-Mazurie, au nord-est de la Pologne, se prépare à accueillir en 2027 de grandes célébrations marquant le 150e anniversaire des apparitions.
« Marie choisit des lieux oubliés du monde : des provinces, des villages et des petites villes », a déclaré Sobierajski. « C’est un principe spirituel que l’on retrouve dans les Écritures. »
Sobierajski est le réalisateur du documentaire « Marie, Mère du Pape », dans lequel il raconte l’histoire de la dévotion de saint Jean-Paul II à Notre Dame. Le cardinal Karol Wojtyla (Jean-Paul II) était présent lors du couronnement de l’image de Notre-Dame de Gietrzwałd en 1967 et s’est rendu à nouveau sur le site lorsque les apparitions ont été officiellement reconnues par le Vatican en 1977 — 100 ans après que Notre-Dame soit apparue aux deux jeunes filles.
L’histoire de Gietrzwałd est indissociable des deux jeunes voyantes qui en sont au centre : Barbara Samulowska et Justyna Szafrynska. Toutes deux étaient des enfants — Barbara n’avait que 12 ans — lorsqu’elles ont rapporté avoir vu la Vierge Marie. Comme l’a fait remarquer Sobierajski, « il y a quelque chose chez les enfants qui leur permet d’entrer dans les mystères les plus profonds de la foi ».
La vie de l’une de ces voyantes est également revenue sur le devant de la scène à la suite d’un récent développement au Vatican. En mars, l’Église a reconnu les vertus héroïques de sœur Barbara, lui accordant le titre de vénérable et faisant avancer sa cause de canonisation.
La vie de sœur Barbara mêle mysticisme, simplicité et sérénité — l’histoire d’une enfant qui a dit avoir parlé avec la Vierge Marie, puis avoir passé le reste de sa vie au service des pauvres. Une fois adulte, elle est entrée dans la vie religieuse et a largement disparu de la scène publique.
Justyna a rejoint les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, communément appelées les Sœurs Grises, en 1883, prenant le nom de Sœur Stanislawa. Elle a passé des décennies au service des pauvres, notamment en tant que missionnaire au Guatemala, où elle a vécu ses dernières années.
Le sanctuaire lui-même reste toutefois au cœur de la dévotion, d’autant plus que la Pologne se prépare à célébrer cet anniversaire. Pour beaucoup, Gietrzwałd n’est pas seulement un lieu chargé d’histoire, mais un centre spirituel vivant qui continue de façonner l’identité nationale.
Katarzyna Szalajko, 4 mai 2026
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
18.07.2026 – SAINT DU JOUR
Saint Frédéric
Évêque et martyr
(† 838)
Frédéric, petit-fils de Radbod roi des Frisons, fut élevé avec les clercs de l’Église d’Utrecht qu’il édifia par ses vertus, ses austérités, son ardeur à la prière.
Élu évêque d’Utrecht en 820, il travailla à évangéliser le Nord de la Frise, réprouva avec une liberté apostolique la conduite de Judith seconde femme de Louis le Débonnaire et s’attira ainsi le ressentiment de cette princesse. Il passa dans l’île de Walcheren pour y combattre l’abus des unions incestueuses.
Un jour qu’il faisait son action de grâces dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste, deux scélérats envoyés par Judith le percèrent de coups de poignard, et il mourut en récitant les paroles du psaume 114 : « Je louerai le Seigneur sur la terre des vivants. »
Saint Frédéric priez pour nous !

18.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,14-21.
En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr.
Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.

Mais il leur défendit vivement de parler de lui.
Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
“Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement.

Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
Les nations mettront en son nom leur espérance.”
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Tertullien (v. 155-v. 220)
théologien
Contre Marcion, 2, 27 ; PL II, 316-317
« Voici mon serviteur… Il ne protestera pas, il ne criera pas »
Dieu ne pouvait pas vivre avec les hommes, à moins de prendre une manière humaine de penser et de réagir. C’est pourquoi il a voilé sous l’humilité l’éclat de sa majesté, que la faiblesse humaine n’aurait pas pu supporter. Tout cela n’était pas digne de lui, mais c’était nécessaire à l’homme, et du coup cela devenait digne de Dieu, car rien n’est aussi digne de Dieu que le salut de l’homme… Tout ce que Dieu perd, l’homme le gagne, si bien que tous les abaissements que mon Dieu a soufferts pour être près de nous sont le sacrement du salut des hommes. Dieu agissait avec les hommes, pour que l’homme apprenne à agir sur le plan divin. Dieu traitait d’égal à égal avec l’homme, pour que l’homme puisse agir d’égal à égal avec Dieu. Dieu s’est fait petit pour que l’homme devienne grand.

LECTURES :
Livre de Michée 2,1-5.
Malheur à ceux qui préparent leur mauvais coup et, du fond de leur lit, élaborent le mal ! Au point du jour, ils l’exécutent car c’est en leur pouvoir.
S’ils convoitent des champs, ils s’en emparent ; des maisons, ils les prennent ; ils saisissent le maître et sa maison, l’homme et son héritage.
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Moi, je prépare contre cette engeance un malheur où ils enfonceront jusqu’au cou ; vous ne marcherez plus la tête haute, car ce sera un temps de malheur.
Ce jour-là, on proférera sur vous une satire, et l’on entonnera une lamentation ; on dira : « Nous sommes entièrement dévastés ! On livre à d’autres la part de mon peuple ! Hélas ! Elle m’échappe ! Nos champs sont partagés entre des infidèles ! »
Plus personne, en effet, ne t’assurera une part dans l’assemblée du Seigneur.

Psaume 9(9B),1-2.3-4.7-8ab.14.
R/ N’oublie pas le pauvre, Seigneur ! (Ps 9 B, 12)
Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ?
Pourquoi te cacher aux jours d’angoisse ?
L’impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux :
ils se font prendre aux ruses qu’il invente.
L’impie se glorifie du désir de son âme,
l’arrogant blasphème, il brave le Seigneur ;
plein de suffisance, l’impie ne cherche plus :
« Dieu n’est rien », voilà toute sa ruse.
Sa bouche qui maudit n’est que fraude et violence,
sa langue, mensonge et blessure.
Il se tient à l’affût près des villages,
il se cache pour tuer l’innocent.
Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance,
tu les prends dans ta main ;
sur toi repose le faible,
c’est toi qui viens en aide à l’orphelin.
