Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 16e dimanche du temps ordinaire, année A : Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13, 24-43
Étiquette : Notre-Dame de Fatima
19.07.2026 – SAINT DU JOUR
Saint Ambroise Autpert
Moine († 784)
Ambroise Autpert, né en Provence, dans une bonne famille, – selon son biographe Tardif Jean – vécut à la cour du roi franc Pépin le Bref où, en plus de sa charge d’officier, il exerça également d’une certaine façon celle de précepteur du futur empereur Charlemagne.
Probablement à la suite du Pape Etienne II, qui en 753-54 s’était rendu à la cour franque, Autpert vint en Italie et eut l’occasion de visiter la célèbre abbaye bénédictine Saint-Vincent, à la source du Volturne, dans le duché de Bénévent. Fondée au début de ce siècle par les trois frères du Bénévent Paldone, Tatone et Tasone, l’abbaye était connue comme une oasis de culture classique et chrétienne.
Peu après sa visite, Ambroise Autpert décida d’embrasser la vie religieuse et il entra dans ce monastère, où il put se former de façon adaptée, en particulier dans le domaine de la théologie et de la spiritualité, selon la tradition des Pères.
Autour de l’année 761, il fut ordonné prêtre et, le 4 octobre 777, il fut élu abbé avec le soutien des moines francs, tandis que les moines lombards s’opposaient à lui, soutenant le lombard Potone. La tension à caractère nationaliste ne se calma pas pendant les mois qui suivirent, de sorte que l’année suivante, en 778, Autpert décida de donner sa démission et de se retirer avec quelques moines francs à Spolète, où il pouvait compter sur la protection de Charlemagne. Mais malgré cela, la divergence dans le monastère Saint-Vincent ne fut pas aplanie et quelques années plus tard, quand à la mort de l’abbé qui avait succédé à Aupert fut précisément nommé Potone (782), le conflit reprit avec vigueur et l’on arriva à la dénonciation du nouvel abbé auprès de Charlemagne. Celui-ci renvoya les adversaires devant le tribunal du Pape, qui les convoqua à Rome. Il appela également Autpert comme témoin, mais celui-ci mourut de manière inattendue pendant le voyage, peut-être assassiné, le 30 janvier 784.
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Ambroise Autpert
Saint Ambroise Autpert priez pour nous !

19.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,24-43.
En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.
Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?”
Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?”
Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »

Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.

C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole,
accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.’

Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »

Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ;
ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
prêtre, curé d’Ars
Esprit du Curé d’Ars dans ses Catéchismes, ses Homélies, ses Conversations (Abbé Monnin, Éds Tequi 2007, p. 159 ; rev.)
Le bon grain et l’ivraie
On voit, dans l’Évangile, aujourd’hui, mes frères, que le maître du champ ayant semé son grain en bonne terre, l’ennemi vint pendant son sommeil et y sema l’ivraie. Cela veut dire que Dieu avait créé l’Homme bon et parfait, mais que l’ennemi est venu et a semé le péché. Voilà la chute d’Adam, terrible chute qui a donné l’entrée au péché dans le cœur de l’Homme. Il faut arracher l’ivraie, dites-vous ? « Non, répond le Seigneur, de peur qu’en arrachant l’ivraie vous n’arrachiez le bon grain. Attendez jusqu’à la moisson ». Le cœur de l’Homme doit rester ainsi, jusqu’à la fin, un mélange de bien et de mal, de vice et de vertu, de lumière et de ténèbres, de bon grain et d’ivraie. Dieu n’a pas voulu détruire ce mélange, et nous refaire une nature où il n’y aurait que du bon grain. Il veut que nous combattions, que nous travaillions à empêcher l’ivraie de tout envahir. Le démon vient semer les tentations sur nos pas ; mais avec la grâce nous pouvons le vaincre, nous pouvons étouffer l’ivraie. Trois choses sont absolument nécessaires contre la tentation : la prière pour nous éclairer, les sacrements pour nous fortifier, et la vigilance pour nous préserver. Heureuses les âmes tentées ! C’est lorsque le démon prévoit qu’une âme tend à l’union avec Dieu qu’il redouble de rage.

LECTURES :
Livre de la Sagesse 12,13.16-19.
Il n’y a pas d’autre dieu que toi, qui prenne soin de toute chose : tu montres ainsi que tes jugements ne sont pas injustes.
Ta force est à l’origine de ta justice, et ta domination sur toute chose te permet d’épargner toute chose.
Tu montres ta force si l’on ne croit pas à la plénitude de ta puissance, et ceux qui la bravent sciemment, tu les réprimes.
Mais toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance.
Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain ; à tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion.

Psaume 86(85),5-6.9ab.10.15-16ab.
R/ Toi qui es bon et qui pardonnes, écoute ma prière, Seigneur. (Ps 85, 5a.6a)
Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.
Toutes les nations, que tu as faites,
viendront se prosterner devant toi,
car tu es grand et tu fais des merveilles,
toi, Dieu, le seul.
Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié,
lent à la colère, plein d’amour et de vérité !
Regarde vers moi,
prends pitié de moi.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,26-27.
Frères, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables.
Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles.

18.07.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
18.07.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
18.07.2026 – CHAPELET À LOURDES
18.07.2026 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
18.07.2026 – MESSE À LOURDES
18.07.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Un « Lourdes polonais » pourrait bientôt attirer l’attention du monde entier (II)

Un « Lourdes polonais » pourrait bientôt attirer l’attention du monde entier (II)
Le village de Gietrzwald, situé dans la pittoresque région lacustre de Varmie-Mazurie, au nord-est de la Pologne, se prépare à accueillir en 2027 de grandes célébrations marquant le 150e anniversaire des apparitions.
« Marie choisit des lieux oubliés du monde : des provinces, des villages et des petites villes », a déclaré Sobierajski. « C’est un principe spirituel que l’on retrouve dans les Écritures. »
Sobierajski est le réalisateur du documentaire « Marie, Mère du Pape », dans lequel il raconte l’histoire de la dévotion de saint Jean-Paul II à Notre Dame. Le cardinal Karol Wojtyla (Jean-Paul II) était présent lors du couronnement de l’image de Notre-Dame de Gietrzwałd en 1967 et s’est rendu à nouveau sur le site lorsque les apparitions ont été officiellement reconnues par le Vatican en 1977 — 100 ans après que Notre-Dame soit apparue aux deux jeunes filles.
L’histoire de Gietrzwałd est indissociable des deux jeunes voyantes qui en sont au centre : Barbara Samulowska et Justyna Szafrynska. Toutes deux étaient des enfants — Barbara n’avait que 12 ans — lorsqu’elles ont rapporté avoir vu la Vierge Marie. Comme l’a fait remarquer Sobierajski, « il y a quelque chose chez les enfants qui leur permet d’entrer dans les mystères les plus profonds de la foi ».
La vie de l’une de ces voyantes est également revenue sur le devant de la scène à la suite d’un récent développement au Vatican. En mars, l’Église a reconnu les vertus héroïques de sœur Barbara, lui accordant le titre de vénérable et faisant avancer sa cause de canonisation.
La vie de sœur Barbara mêle mysticisme, simplicité et sérénité — l’histoire d’une enfant qui a dit avoir parlé avec la Vierge Marie, puis avoir passé le reste de sa vie au service des pauvres. Une fois adulte, elle est entrée dans la vie religieuse et a largement disparu de la scène publique.
Justyna a rejoint les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, communément appelées les Sœurs Grises, en 1883, prenant le nom de Sœur Stanislawa. Elle a passé des décennies au service des pauvres, notamment en tant que missionnaire au Guatemala, où elle a vécu ses dernières années.
Le sanctuaire lui-même reste toutefois au cœur de la dévotion, d’autant plus que la Pologne se prépare à célébrer cet anniversaire. Pour beaucoup, Gietrzwałd n’est pas seulement un lieu chargé d’histoire, mais un centre spirituel vivant qui continue de façonner l’identité nationale.
Katarzyna Szalajko, 4 mai 2026
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie