04.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12. 

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.


Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l’Église

1er sermon pour l’Epiphanie (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 44 rev.)

« Tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui »

Le dessein de Dieu n’a pas été seulement de descendre sur terre, mais d’y être connu ; non seulement de naître, mais de se faire connaître. De fait, c’est en vue de cette connaissance que nous avons cette célébration de l’Epiphanie, ce grand jour de sa manifestation. Aujourd’hui, en effet, les mages sont venus d’Orient à la recherche du Soleil de Justice à son lever (Ml 3,20), lui de qui nous lisons : « Voici un homme, Orient est son nom » (Za 6,12). Aujourd’hui ils ont adoré l’enfantement nouveau de la Vierge, suivant la direction tracée par une nouvelle étoile. Ne trouvons-nous pas là, frères, un grand motif de joie, comme aussi dans cette parole de l’apôtre Paul : « La bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes nous sont apparus » (Tt 3,4)… Que faites-vous, mages, que faites-vous ? Vous adorez un enfant à la mamelle, dans une chaumière vulgaire, dans des langes misérables ? Celui-ci serait-il donc Dieu ? Mais « Dieu réside dans son temple saint, le Seigneur a son trône dans les cieux » (Ps 10,4), et vous, vous le cherchez dans une vulgaire étable, sur le sein d’une mère ? Que faites-vous ? Pourquoi offrez-vous cet or ? Celui-ci serait-il donc roi ? Mais où est sa cour royale, où est son trône, où est la foule de ses courtisans ? Une étable est-elle un palais, une crèche un trône, Marie et Joseph les membres de sa cour ? Comment des hommes sages sont-ils devenus fous au point d’adorer un petit enfant, méprisable tant par son âge que par la pauvreté des siens ? Fous, ils le sont devenus, oui, pour devenir sages ; l’Esprit Saint leur a enseigné d’avance ce que plus tard l’apôtre Paul a proclamé : « Celui qui veut être sage, qu’il se fasse fou pour être sage. Car puisque le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas pu reconnaître Dieu dans sa Sagesse, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Evangile » (1Co 1,21)… Ils se prosternent donc devant ce pauvre enfant, lui rendent hommage comme à un roi, l’adorent comme un Dieu. Celui qui les a guidés au dehors par une étoile a répandu sa lumière au secret de leur cœur.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 60,1-6. 

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.
Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît.
Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore.
Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche.
Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations.
En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur.

Psaume 72(71),1-2.7-8.10-11.12-13. 

R/ Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi. (Ps 71,11)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, 
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice, 
qu’il fasse droit aux malheureux !

En ces jours-là, fleurira la justice, 
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer, 
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. 
Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
Tous les rois se prosterneront devant lui, 
tous les pays le serviront.

Il délivrera le pauvre qui appelle 
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre, 
du pauvre dont il sauve la vie.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-3a.5-6. 

Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :
par révélation, il m’a fait connaître le mystère.
Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit.
Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.

La jolie prière à réciter en l’honneur du Très Saint Nom de Jésus

Le mois de janvier est traditionnellement consacré au Saint Nom de Jésus dont la fête est célébrée chaque 3 janvier. Voici une prière pour lui rendre honneur.</em>

L’Église catholique fête ce 3 janvier le Saint Nom de Jésus. Pour les chrétiens, ce nom est particulièrement important car, comme le dit saint Bernardin de Sienne : « Le nom de Jésus est le plus grand honneur du croyant » par lequel les prières de l’Église « montent au ciel jusqu’à la fin des temps ». Voici une jolie prière à réciter en ce jour mais aussi durant tout le mois de janvier, traditionnellement consacré au Saint Nom de Jésus. 

Jésus ! Ô Nom de Jésus ! Doux prénom !
Nom charmant ! Nom consolateur !
Car qu’est-ce que Jésus est autre que le Sauveur !
C’est pourquoi, ô Jésus, à cause de ton doux nom, sois pour
moi un Jésus, et sauve-moi.
Ne souffre pas que je sois éternellement perdu,
ô bon Jésus !
Que mes iniquités ne me détruisent pas,
moi que ta bonté a fait.
Ô doux Jésus ! Reconnais en moi ce qui est à toi,
et efface tout ce qui n’est pas à toi.
Ô doux Jésus ! Fais miséricorde maintenant au temps de la
miséricorde, et ne me condamne pas
au jour de la justice.

Quel profit à ton précieux sang, ou quel honneur ma des-
truction rendra-t-elle à ton saint nom, ô Jésus !

« Les morts ne te loueront pas, Seigneur Jésus !
Ni tous ceux qui descendent en enfer » (Ps 115, 17).
Très aimable Jésus ! Jésus le plus doux, le plus aimant !
Ô Jésus, Jésus, Jésus ! Admets-nous au nombre de tes élus.
Ô Jésus, salut de ceux qui croient en toi !
Réconfort de ceux qui volent vers toi !
Ô Jésus, Fils de la Vierge Marie ! Donne-moi la grâce,
la sagesse, la charité, la pureté et l’humilité,
afin que nous puissions t’aimer parfaitement, te louer, jouir
de toi, te servir et être glorifié en toi, avec tous ceux qui
invoquent ton nom, ton saint nom, ton doux nom, Jésus.
Amen.

Source : ALETEIA, le 2 janvier 2026

« Tu n’iras pas plus loin »

« Tu n’iras pas plus loin »

Le Dictionnaire des « apparitions » de laVierge Marie (1) indique que l’échec de l’offensive allemande, lors de la bataille de la Marne, du 5 au 8 septembre 1914, tiendrait pour partie d’un miracle divin.

En effet, le 3 janvier 1915, un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Peu avant de mourir il leur confia : « Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion, comparés aux Français, et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser… Cela je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi ».

Dans les jours où ce prêtre allemand parlait ainsi, deux officiers allemands, prisonniers, comme lui, et blessés, entraient dans une ambulance française de la Croix-Rouge. Une dame infirmière d’Issy-les-Moulineaux parlant allemand les accompagne et raconte qu’un Allemand, décrivant le phénomène alors qu’il recevait l’extrême-onction, disait « qu’une Vierge… se tenait devant nous, les bras tendus, nous repoussant chaque fois que nous avions l’ordre d’avancer… ».

Avec ses compagnons il se demandait si c’était Jeanne d’Arc ou Geneviève de Paris Mais quand ils entrèrent dans la salle d’infirmerie où se trouvait une statue de Notre-Dame de Lourdes, ils se regardèrent et dirent : « Oh ! La Vierge de la Marne ! »

Après la bataille, sur la foi de ces témoignages, l’évêque de Meaux Emmanuel-Jules-Marie Marbeaux demanda qu’un monument commémoratif soit édifié. Il le sera en 1924 et sera l’objet de nombreux pèlerinages. L’édifice est en granit et en fonte et représente la Vierge Marie avec l’inscription « Tu n’iras pas plus loin »

Père René Laurentin et Patrick Sbalchiero dans le Dictionnaire des apparitions de la Vierge Marie. Editions Fayard.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.01.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Geneviève
Vierge, Patronne de Paris 

Geneviève, naît au village de Nanterre, vers l’an 422. C’est bien dans une vie comme la sienne que l’on reconnaît la vérité et que l’on trouve la réalisation de cette parole de St Paul : « Dieu choisit dans ce monde les instruments les plus faibles pour confondre l’orgueil et les prétentions des hommes. »

Elle était âgée de sept ans quand saint Germain, évêque d’Auxerre, traversa le village de Nanterre, où elle habitait. Éclairé par une lumière divine, le saint discerna cette modeste enfant parmi la foule accourue sur ses pas : « Béni soit, dit-il à ses parents, le jour où cette enfant vous fut donnée. Sa naissance a été saluée par les anges, et Dieu la destine à de grandes choses. » Puis, s’adressant à la jeune enfant, il la confirma dans son désir de se donner tout à Dieu : « Ayez confiance, ma fille, lui dit-il, demeurez inébranlable dans votre vocation ; le Seigneur vous donnera force et courage. »

Depuis ce moment, Geneviève se regarda comme consacrée à Dieu ; elle s’éloigna de plus en plus des jeux et des divertissements de l’enfance et se livra à tous les exercices de la piété chrétienne avec une ardeur bien au-dessus de son âge. Rarement on vit, dans une existence si humble, de si admirables vertus. Elle n’était heureuse que dans son éloignement du monde, en la compagnie de Jésus, de Marie et de son ange gardien.

Geneviève reçut le voile à quatorze ans, des mains de l’archevêque de Paris, et, après la mort de ses parents, elle quitta Nanterre pour se retirer à Paris même, chez sa marraine, où elle vécut plus que jamais saintement. Malgré ses austérités, ses extases, ses miracles, elle devint bientôt l’objet de la haine populaire, et le démon jaloux suscita contre elle une guerre acharnée. Il fallut un nouveau passage de St Germain de Nanterre pour rétablir sa réputation : « Cette vierge, dit-il, sera votre salut à tous. »

Bientôt, en effet, le terrible Attila, surnommé le Fléau de Dieu, envahissait la Gaule ; mais Geneviève prêcha la pénitence, et, selon sa prédiction, Paris ne fut pas même assiégé. La sainte meurt à quatre-vingt-neuf ans, le 3 janvier 512.

D’innombrables miracles ont été opérés par son intercession. Son tombeau est toujours entouré d’une grande vénération à l’église Saint-Étienne-du-Mont, à Paris. Elle est une des grandes patronnes de la France.

©Evangelizo.org

Sainte Geneviève priez pour nous !