« Quand la science disait non, la foi disait oui »

« Quand la science disait non, la foi disait oui »

Caroline Salve, conseillère à l’école St Vincent Pallotti de Jabalpur en Inde, explique comment sa vie a changé après son mariage. « Après deux ans de mariage, j’ai fait deux fausses couches », raconte-t-elle. « Malgré de nombreux traitements et consultations, je ne parvenais pas à retomber enceinte. » Son gynécologue a ensuite confirmé que son état était critique, rendant la conception naturelle presque impossible. Le médecin lui a conseillé de suivre un traitement de FIV, mais Caroline et son mari ont décidé de se tourner plutôt vers la prière.

« Plutôt que d’abandonner, nous avons tout remis entre les mains de Dieu », a-t-elle confié. Avec son mari, journaliste à PTI, Caroline a entamé une neuvaine à Notre Dame de Velankanni, connue parmi les fidèles indiens pour ses intercessions miraculeuses. « Nous avons prié avec une ferveur totale, en participant à la neuvaine et en demandant la bénédiction d’une naissance », dit-elle.

Même face au découragement, la foi de Caroline n’a jamais vacillé. « Pendant la prière, j’avais souvent des visions de la Vierge Marie, même si je ne les comprenais pas au début », se souvient-elle. « Mais je ressentais une paix, comme si quelque chose de divin était à l’œuvre. »

Quelques mois plus tard, pendant le confinement lié à la covid19, Caroline a décidé de commencer une autre neuvaine. « Lorsque j’ai fait le test de grossesse, il s’est révélé positif », dit-elle avec un sourire. « Je n’avais suivi aucun traitement particulier, c’était une conception naturelle. » Son médecin était stupéfait, qualifiant cela d’événement extrêmement rare et l’exhortant à prendre des précautions supplémentaires.

Pour Caroline, ce moment n’était rien de moins que divin. « Dieu a accompli un miracle par l’intercession de la Vierge Marie », affirme-t-elle. « Quand la science disait non, la foi disait oui. » Les prières du couple ont été exaucées avec la naissance d’une petite fille en bonne santé, un cadeau qu’ils appellent leur «miracle de Velankanni ».

Aujourd’hui, huit ans après son mariage, la fille de Caroline a quatre ans et va à la maternelle. « C’est une enfant brillante et joyeuse », a déclaré Caroline. « Chaque jour, je remercie Jésus et la Vierge Marie pour elle. »

Catholic Connect , 24 octobre 2025

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Source : une minute avec Marie

12.01.2026 – SAINT DU JOUR

St Bernard de Corleone

Saint Bernard de Corleone
Frère o.f.m. cap.

Bernard (Bernardo) de Corleone, dans le siècle Filippo Latino, naît à Corleone, le 6 février 1605. Sa maison, au dire des gens, était une maison de saints

C’est que le père, Leonardo, habile cordonnier et artisan du cuir, se dépensait en bonté envers les miséreux jusqu’à les amener chez lui pour les laver, les habiller de neuf et les restaurer avec une exquise charité. Les frères et les sœurs de Filippo aussi étaient gens de grande vertu. Il était donc à bonne école pour apprendre, jeune, à pratiquer la charité et à prier le Christ et la Vierge. Gérant d’une boutique de cordonnier, il savait bien traiter ses employés et il ne lui rebutait pas de solliciter les aumônes « par la ville, durant l’hiver, au profit des pauvres prisonniers ».

Il n’avait qu’un seul défaut évident, au dire de deux des témoins de son procès de béatification : « la promptitude à prendre l’épée en main à la moindre provocation » ; cette promptitude ne manquait pas d’effrayer ses parents. Spécialement après un incident au cours duquel Filippo avait blessé à la main un provocateur arrogant. C’était en 1624, alors que Filippo avait 19 ans. La scène avait eu beaucoup de témoins et avait fait grand bruit. Ce tueur à gages y avait laissé le bras mais Filippo, promu « meilleure lame de Sicile » en était resté profondément ébranlé, jusqu’à demander le pardon du blessé qui deviendra ensuite son ami. 

Cela contribua certainement à mûrir sa vocation. À 27 ans, le 13 décembre 1631, au noviciat de Caltanissetta, il reçut l’habit des capucins, les frères les plus intimement liés aux classes populaires. Désormais, il s’appellerait frère Bernard.

Il a mené une vie simple, passée dans les divers couvents de la province : Bisacquino, Bivona, Castelvetrano, Burgio, Partinico, Agrigento, Chiusa, Caltabellotta, Polizzi et aussi, peut-être, Salemi et Monreale. Il n’est pourtant pas possible d’en établir la chronologie exacte. On sait qu’il a passé les 15 dernières années de sa vie à Palerme où il accueillit « sœur la mort » le 12 janvier 1667. 

Son emploi a toujours été celui de cuisinier ou d’aide-cuisinier. À cela, cependant, il ajoutait le soin des malades et une foule de tâches supplémentaires qui lui donnaient la satisfaction d’être utile à tout le monde, aux confrères surchargés de travail et aux prêtres dont il lavait les habits. Avec le temps, il était devenu le buandier de presque tous ses confrères. Son impressionnante physionomie spirituelle ressort d’un mosaïque de faits et de dits assaisonnés de pénitences et de mortifications héroïques, pour ne pas dire incroyables.

Les témoignages des procès qui ont conduit à sa canonisation forment un splendide recueil de traits de sa personnalité à la fois douce et forte, comme sa patrie sicilienne. « Il nous exhortait toujours à aimer Dieu et à faire pénitence pour nos péchés ». « Il était constamment absorbé dans la prière… Pour lui, aller à l’église, c’était participer à un copieux festin dans l’oraison et l’union à Dieu ». 

En ces moments, le temps s’arrêtait, il vivait en extase. Il venait volontiers à l’église durant la nuit et s’en expliquait disant « qu’il n’est pas bon de laisser le Saint Sacrement tout seul et qu’il lui tiendrait compagnie en attendant l’arrivée des autres frères ». Il trouvait le temps d’aider le sacristain puisque cela lui permettait de rester tout près du tabernacle. À l’encontre de la coutume de son époque, il recevait la communion chaque jour. À tel point que durant les dernières années de sa vie, ses supérieurs qui le voyaient accablé par ses pénitences constantes, ne lui confièrent plus d’autre emploi que le service de l’autel.

Sa solidarité avec ses confrères s’ouvrait aussi sur une dimension sociale. À Palerme, en temps de calamité naturelle, tremblements de terres ou ouragans, il se faisait médiateur devant le tabernacle et combattait comme Moïse : « Doucement, Seigneur, doucement ! Use envers nous de ta miséricorde !». Et le fléau cessait, la catastrophe s’atténuait.

Sur son lit de mort, recevant avec joie une dernière bénédiction avant d’expirer, il répétait : « Allons-y, allons-y ! » C’était le mercredi 12 janvier 1667, à 14 heures. 

Fr. Antonino da Partanna, un confrère qui lui était très proche, l’a vu en esprit, tout entouré de lumière et proclamant dans une joie ineffable : « Le paradis ! Le paradis ! Le paradis ! Bénies soient les disciplines ! Bénies soient les veilles ! Bénis les pénitences, les renoncements à la volonté propre et les gestes d’obéissance ! Bénis les jeûnes ! Béni le désir de pratiquer une vie religieuse parfaite ! ».

Bernard de Corleone a été béatifié, en 1768, par le Pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769) et canonisé le 10 juin 2001, à Rome, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Bernard de Corleone priez pour nous !

12.01.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,14-20. 

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »


Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »

Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Éphrem (v. 306-373)

diacre en Syrie, docteur de l’Église

Commentaire de l’Évangile concordant, 4, 20 ;  SC 121 (trad. SC, p. 105)

« Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes »

      Ils sont venus à lui pêcheurs de poissons et ils sont devenus pêcheurs d’hommes, comme il est dit : « Voici que maintenant j’envoie des preneurs d’hommes, et ils les prendront sur toutes les montagnes et sur tous les lieux élevés » (Jr 16,16). S’il avait envoyé des sages, on aurait dit qu’ils avaient persuadé le peuple et l’avaient ainsi gagné, ou qu’ils l’avaient trompé et ainsi saisi. S’il avait envoyé des riches, on aurait dit qu’ils avaient berné le peuple en le nourrissant, ou qu’ils l’avaient corrompu avec de l’argent et ainsi dominé. S’il avait envoyé des hommes forts, on aurait dit qu’ils les avaient séduits par la force ou contraints par la violence.       Mais les apôtres n’avaient rien de tout cela. Le Seigneur l’a montré à tous par l’exemple de Simon Pierre. Il manquait de courage, car il a pris peur à la voix d’une servante ; il était pauvre, car il n’a même pas pu payer sa part de l’impôt (Mt 17,24s). « Je n’ai pas d’or, dit-il, et je n’ai pas d’argent » (Ac 3,6). Et il était sans culture puisque, lorsqu’il a renié le Seigneur, il n’a pas su s’en tirer par la ruse.       Ils sont partis donc, ces pêcheurs de poissons, et ils ont remporté la victoire sur les forts, les riches et les sages. Grand miracle ! Faibles comme ils l’étaient, ils attiraient sans violence les forts à leur doctrine ; pauvres, ils enseignaient les riches ; ignorants, ils faisaient des sages et des prudents leurs disciples. La sagesse du monde a fait place à cette sagesse qui est elle-même la sagesse des sagesses.    

LECTURES :

Premier livre de Samuel 1,1-8. 

Il y avait un homme de la ville de Rama, dans la montagne d’Éphraïm ; il s’appelait Elcana, c’était un Éphratéen.
Cet homme avait deux femmes. L’une s’appelait Anne, l’autre Peninna. Peninna avait des enfants, mais Anne n’en avait pas.
Chaque année, Elcana montait de sa ville au sanctuaire de Silo pour se prosterner devant le Seigneur de l’univers et lui offrir un sacrifice. C’est à Silo que résidaient, comme prêtres du Seigneur, les deux fils d’Éli, Hofni et Pinhas.
Un jour, Elcana offrait le sacrifice ; il distribua des parts de la victime à sa femme Peninna, à tous ses fils et à toutes ses filles.
Mais à Anne, il donna une part de choix car il aimait Anne, que pourtant le Seigneur avait rendue stérile.
Sa rivale cherchait, par des paroles blessantes, à la mettre en colère parce que le Seigneur l’avait rendue stérile.
Cela recommençait tous les ans, quand Anne montait au sanctuaire du Seigneur : Peninna cherchait à la mettre en colère. Anne pleura et ne voulut rien manger.
Son mari Elcana lui dit : « Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ? Pourquoi ton cœur est-il triste ? Et moi, est-ce que je ne compte pas à tes yeux plus que dix fils ? »

Psaume 116(115),12-13.14.17.18-19. 

R/ Seigneur, je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce. (Ps 115, 17a)

Comment rendrai-je au Seigneur 
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut, 
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur, 
oui, devant tout son peuple !
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, 
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur, 
oui, devant tout son peuple.
à l’entrée de la maison du Seigneur, 
au milieu de Jérusalem !

11.01.2026 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: «Dieu ne regarde pas le monde de loin, sans toucher notre vie, nos maux et nos attentes» 

Avant de réciter la prière de l’Angélus, Léon XIV a partagé aux fidèles sa réflexion sur le sens du baptême de Jésus, célébré ce dimanche et rapporté dans l’évangile de Matthieu. Le Pape a invité à se souvenir de ce don reçu qu’est le sacrement du baptême, qui engage chaque chrétien «à en témoigner avec joie et cohérence». 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Sous un froid soleil d’hiver, le Pape a salué les quelque 25 000 fidèles venus place Saint-Pierre pour célébrer ce dimanche la fête du baptême du Christ, célébrée le dimanche suivant l’Épiphanie et marquant le point final du temps de Noël, faisant ainsi entrer l’Église dans le temps ordinaire et le début d’une nouvelle année liturgique. Un temps qui «nous invite à suivre ensemble le Seigneur, à écouter sa Parole et à imiter ses gestes d’amour envers le prochain» a souligné Léon XIV depuis la fenêtre du palais apostolique. 

Le baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain invite chacun de nous à renouveler les promesses de ce sacrement, «qui fait de nous des chrétiens, nous libérant du péché et nous transformant en enfants de Dieu, par la puissance de son Esprit de vie». Commentant l’évangile de Matthieu, le Pape a expliqué combien il marquait le signe de la grâce, par la descente de l’Esprit-Saint. «Toute la Trinité se rend présente dans l’histoire : comme le Fils descend dans les eaux du Jourdain, ainsi le Saint-Esprit descend sur lui et, à travers lui, nous est donné comme force de salut».

Le baptême introduit chacun de nous dans l’Église

«Dieu ne regarde pas le monde de loin, sans toucher notre vie, nos maux et nos attentes! , a poursuivi l’évêque de Rome, Il vient parmi nous avec la sagesse de son Verbe fait chair, nous impliquant dans un projet d’amour surprenant pour toute l’humanité». Au grand étonnement de Jean-Baptiste, le Seigneur vient se faire baptiser «comme tous les pécheurs, pour révéler l’infinie miséricorde de Dieu».

Le sacrement du baptême vient introduire chacun de nous dans la vie de l’Église a poursuivi Léon XIV, «qui est le peuple de Dieu, formé d’hommes et de femmes de toutes nations et de toutes cultures, régénérés par son Esprit». Le Pape a ainsi invité les fidèles à se souvenir «de ce grand don reçu», en nous engageant «à en témoigner avec joie et cohérence». Le Souverain pontife a aussi rappelé la célébration plus tôt dans la matinée dans la chapelle Sixtine au cours de laquelle il a baptisé vingt nouveaux-nés, devenus «nos nouveaux frères et sœurs dans la foi». 

«Le premier des sacrements est un signe sacré qui nous accompagne pour toujours, a conclu le Pape. Dans les heures sombres, le baptême est lumière ; dans les conflits de la vie, le baptême est réconciliation ; à l’heure de la mort, le baptême est la porte du ciel». 

Source : VATICANNEWS, le 11 janvier 2026