Le 66e Pèlerinage Militaire International de Lourdes 2026 : plus de 18 000 participants

Le 66e Pèlerinage Militaire International de Lourdes 2026 : plus de 18 000 participants

Le 66e Pèlerinage Militaire International (PMI) pour les personnels du ministère des armées a réuni à Lourdes plus de 18 000 pèlerins venus des quatre coins du monde. Chaque année, au mois de mai, l’évêque aux armées françaises réunit à Lourdes la grande famille militaire internationale, les « sentinelles de la paix » selon saint Jean-Paul II.

Le week-end du 24 mai a été l’occasion pour les personnels du ministère des armées et leur famille de rencontrer le Christ auprès de la Vierge Marie, à l’école de sainte Bernadette ; et pour de nombreux pèlerins de recevoir les sacrements de la réconciliation, du baptême, de l’Eucharistie, de la confirmation, des malades. Notamment, durant le pèlerinage, 280 militaires ont été baptisés ! Le PMI s’engage pour porter la miséricorde de Dieu au cœur du monde militaire et pour accompagner les personnes blessées.

Témoignage d’un paroissien varois :

« Je m’appelle Jean-Baptiste, j’ai 25 ans et je suis marin-pompier de Marseille depuis 5 ans. J’ai vécu une véritable rencontre personnelle avec le Christ le 19 mars 2023. Ce jour-là, j’ai su qu’Il était réellement vivant et qu’Il m’aimait. J’ai alors décidé de Le suivre. Suite à ma conversion, je suis devenu le parrain de baptême d’un ami pompier. Son baptême étant prévu lors du Pèlerinage Militaire International à Lourdes, j’y suis allé pour la première fois en 2024. Mon premier PMI a vraiment été rempli de grâces et de providence.

Cette année, j’ai eu la possibilité de participer à nouveau au PMI. Ce fut alors une évidence d’y retourner. Pouvoir vivre ma foi au sein de mon groupe de travail était vraiment quelque chose de très beau. J’ai pu être témoin, une nouvelle fois, de nombreuses personnes issues de différentes unités qui faisaient un véritable retour à la foi et qui, par Marie, ouvraient leur cœur à Jésus. J’ai beaucoup aimé voir tous ces militaires du monde entier défiler devant Marie. L’expérience du chapelet récité lors de la procession aux flambeaux, avec toutes les armées réunies, était vraiment saisissante.

Durant ce pèlerinage, j’ai vraiment pu prendre le temps de renouer ma relation avec Marie et Jésus, en priant également seul et dans le silence. C’est quelque chose dont j’avais besoin et que je devais retrouver », confie Jean-Baptiste, pèlerin, époux et père de famille.

frejustoulon.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

20.08.2026 – SAINT DU JOUR

St Bernard

Saint Bernard
Abbé et docteur de l’Église 
(1090-1153)

Bernard, le prodige de son siècle, naît au château de Fontaines, près de Dijon, d’une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël ; il s’endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie. 

À dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l’appel de Dieu, qui le voulait dans l’Ordre de Cîteaux ; mais il n’y entra pas seul ; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L’exemple de cette illustre jeunesse et l’accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d’autres vocations, qu’on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu’on envoya fonder à Clairvaux un monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint. 
Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu’es-tu venu faire ici ? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu’il semblait n’être plus de la terre ; voyant, il ne regardait point, entendant, il n’écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C’est ainsi qu’après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non ; côtoyant un lac, il ne s’en aperçut même pas ; un jour, il but de l’huile pour de l’eau, sans se douter de rien. 

Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t’abandonnons tout notre héritage. Oui, je comprends, avait répondu l’enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre ; le partage n’est pas juste.” » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux. 

Le Saint n’avait point étudié dans le monde ; mais l’école de l’oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l’ami des Papes, l’oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d’autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Bernard

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Saint Bernard priez pour nous !

20.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,1-14. 

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.

Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)

moine et évêque

La parure des vertus (La Colombe et la Ténèbre, trad. Canévet, éd. du Cerf, 1992; p. 117-118)

Le vêtement de noce

« L’odeur de tes vêtements est comme l’odeur de l’encens » (Ct 4,11 LXX). Le sens profond de ces paroles enseigne aux hommes vers quel but se tourne la vie vertueuse. Car le but de la vie vertueuse est la ressemblance avec Dieu. Et c’est pour cela que les âmes vertueuses s’appliquent à acquérir la pureté de l’âme et le dégagement de toute affection sensuelle, afin de montrer en elles l’empreinte de la nature divine par l’excellence de leur vie. Mais la vie vertueuse ne présente pas un seul aspect ni une seule forme. De même que dans la fabrication des étoffes, c’est par de nombreux fils, les uns tendus verticalement, les autres disposés horizontalement, que le tissage réalise un vêtement, ainsi, pour la vie vertueuse, c’est par le concours de nombreux éléments que se fait nécessairement aussi le tissage. Ce sont ces fils qu’énumère l’Apôtre lorsqu’il décrit ce qui concourt au tissage des œuvres pures et parle de « charité, joie, paix, longanimité, bonté » (Ga 5,22), et des autres vertus qui font l’ornement de celui qui s’est dépouillé de la vie corruptible et terrestre pour revêtir l’incorruptibilité céleste (cf. 1 Co 15,53). (…) Tel est donc le sens de ces mots du Cantique. C’est comme s’il disait : En toi, mon Épouse, le revêtement des vertus est une imitation de la béatitude divine qui t’assimile à l’être inaccessible par la pureté et la libération des passions.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 36,23-28. 

Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux.
Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre.
Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai.
Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair.
Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles.
Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

Psaume 51(50),12-13.14-15.18-19. 

R/ Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés. (Ez 36, 25)

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, 
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, 
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; 
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, 
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; 
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.