13.06.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Antoine de Padoue
Prêtre o.f.m. et docteur de l’Église 
(1195-1231)

Antoine de Padoue (au Portugal : António de Lisboa), de son nom civil Fernando Martim de Bulhões,  naît à Lisbonne le 15 août 1195, de la célèbre famille de Godefroy de Bouillon – premier chef croisé franc établi à Jérusalem en 1099 et réputé pour son humilité – dont une partie de la descendance s’établit au Portugal.

À quinze ans Antoine entra chez les Chanoines Réguliers de saint Augustin à Coïmbre, important centre d’études et de vie religieuse, où il fut ordonné prêtre. 

Lorsqu’en 1220 les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc, Fernando entra dans l’Ordre des Frères Mineurs et prit le nom d’Antoine. À sa demande il fut envoyé au Maroc, mais y tomba malade et dut rentrer en Europe ; son bateau fut jeté par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les frères de Messine et se rendit avec eux à Assise pour le Chapitre général de 1221. Il fut nommé prédicateur et professeur de théologie de ses frères à Bologne puis à Toulouse, Montpellier, Limoges, Milan et Padoue. 

En 1226 il est custode de Limoges et en 1227 il est Provincial de l’Italie du nord, tout en enseignant la théologie et en participant à des controverses avec les Albigeois. Mais au Chapitre de 1230 il renonça à sa charge de ministre provincial ; il fut cependant envoyé à Rome où il joua le rôle de conseiller auprès de Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) dans le problème de la valeur obligatoire du Testament de saint François. 

En 1231 il est envoyé à Padoue où ses prêches pour le Carême sont mémorables. Après l’intense et dur travail du carême et de la période pascale, ses forces étaient épuisées et Antoine, vraisemblablement à partir du 19 mai, se retira dans l’ermitage de Camposampiero, près de Padoue. 

Vers la fin du printemps 1231, Antoine fut pris de malaise. Déposé sur un char traîné par des bœufs, il fut transporté à Padoue, là où il avait demandé de pouvoir mourir. Cependant, arrivé à l’Arcella, un bourg à la périphérie de la ville, la mort le cueillit. 

Il expira en murmurant : « Je vois mon Seigneur ». C’était le vendredi 13 juin. Il avait 36 ans.

Grégoire IX le canonisa le 30 mai de l’année suivante. Depuis lors l’Ordre entier le célébrait comme un Docteur de l’Église, mais ce n’est qu’en 1946 que le vénérable Pie XII lui donna officiellement le titre de « Doctor Evangelicus ».

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
 >>>  Saint Antoine de Padoue

Et plus encore : >>> Le site du monde antonien

Sources principales : capucinsorient.org ; saintantoine.org/ (« Rév. x gpm »).

Saint Antoine de Padoue priez pour nous !

13.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-51. 

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.

En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

Discours du 30/05/2009 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur »

      Dans le Nouveau Testament, nous voyons que la foi de Marie « attire », pour ainsi dire, le don de l’Esprit Saint — avant tout dans la conception du Fils de Dieu, mystère que l’archange Gabriel lui-même explique ainsi : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1,35)… Le cœur de Marie, en parfaite harmonie avec le Fils divin, est le temple de l’Esprit de vérité (Jn 14,17), où chaque parole et chaque événement sont conservés dans la foi, dans l’espérance et dans la charité.       Nous pouvons ainsi être certains que le très saint cœur de Jésus, pendant toute la période de sa vie cachée à Nazareth, a toujours trouvé dans le cœur immaculé de la Mère un foyer toujours ardent de prière et d’attention constante à la voix de l’Esprit. Ce qui s’est passé aux noces de Cana (Jn 2,1s) témoigne de cette harmonie particulière entre mère et fils pour rechercher la volonté de Dieu. Dans une situation chargée de symboles de l’alliance, tel que le banquet nuptial, la Vierge Marie intercède et provoque, pour ainsi dire, un signe de grâce surabondante : le « bon vin », qui renvoie au mystère du Sang du Christ. Cela nous conduit directement au Calvaire, où Marie se tient sous la croix avec les autres femmes et avec l’apôtre Jean. La mère et le disciple recueillent spirituellement le testament de Jésus : ses dernières paroles et son dernier souffle, dans lequel il commence à diffuser l’Esprit, et ils recueillent le cri silencieux de son Sang, entièrement versé pour nous (Jn 19,25s). Marie savait d’où venait ce sang (cf Jn 2,9) : il s’était formé en elle par l’opération de l’Esprit Saint, et elle savait que cette même puissance créatrice allait ressusciter Jésus, comme il l’avait promis.       Ainsi, la foi de Marie a soutenu celle des disciples jusqu’à la rencontre avec le Seigneur ressuscité, et a continué à les accompagner également après son ascension au ciel, dans l’attente du « baptême dans l’Esprit Saint » (Ac 1,5)…. Voilà pourquoi Marie est, pour toutes les générations, l’image et le modèle de l’Église qui, avec l’Esprit, avance dans le temps en invoquant le retour glorieux du Christ : « Viens, Seigneur Jésus » (Ap 22,17.20).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 61,9-11. 

Leurs descendants seront connus parmi les nations, et leur postérité, au milieu des peuples. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur.
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe, 
et le jardin, germer ses semences, 
le Seigneur Dieu fera germer la justice 
et la louange devant toutes les nations.

Premier livre de Samuel 2,1.4-5.6-7.8abcd. 

R/ Le Seigneur se souvient de son amour. (Lc 1, 54b)

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ; 
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu ! 
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche : 
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé, 
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain, 
et les affamés se reposent. 
Quand la stérile enfante sept fois,
la femme aux fils nombreux dépérit.

Le Seigneur fait mourir et vivre ; 
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.

La Chine a été consacrée à Marie en 1924

La Chine a été consacrée à Marie en 1924

En 1924, les évêques de Chine consacrent leur nation à la Vierge Marie et une impressionnante statue de Notre Dame, portant l’Enfant-Jésus à bout de bras au-dessus de sa tête, est placée au faîte de la basilique du sanctuaire de Sheshan, dans le diocèse de Shanghaï.

Cette statue de bronze de près de quatre mètres sera détruite durant la Révolution culturelle (1966-1976), puis restaurée et replacée en 2000 au sommet de la tour de la basilique. La statue que vénèrent actuellement les fidèles est une statue de Notre-Dame des Victoires en métal argenté.

Le pape Jean Paul II a longuement évoqué le sanctuaire de Sheshan durant l’Angelus du dimanche 21 août 1988, et il l’a fait en transmettant au monde entier l’attention des Chinois à l’harmonie de la nature, à la beauté du cadre. Il s’est sans doute aussi laissé inspirer par la tendresse avec laquelle la Vierge Marie regarde ce lieu.

notredamedesvictoires.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

12.06.2026 – SAINTE DU JOUR

Bse Marie-Candide de l'Eucharistie

Bse Marie-Candide de l’Eucharistie
Carmélite

Maria Candida dell’Eucaristia (au siècle Maria Barba) naît le 16 janvier 1884 à Catanzaro (Italie), dans une famille originaire de Palerme qui s’était momentanément installée dans cette ville en raison du travail de son père, Pietro Barba, Conseiller à la Cour d’appel. Ses parents étaient profondément croyants, mais ils s’opposèrent pourtant résolument à sa vocation religieuse, qui s’était manifestée dès l’âge de quinze ans. 

Elle dut attendre vingt ans pour pouvoir réaliser son aspiration, faisant preuve d’une surprenante force d’âme et d’une fidélité non commune à son aspiration initiale. 

Elle entra au Carmel thérésien de Raguse le 25 septembre 1919, prenant le nom de Maria Candida dell’Eucaristia, et soutenue par une dévotion particulière au mystère eucharistique. L’Eucharistie occupait véritablement toute sa vie spirituelle. Elle développa pleinement cette « vocation pour l’Eucharistie » aidée par la spiritualité carmélitaine. Elle s’en était approchée à la suite de la lecture de l’« Histoire d’une âme ». Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus y décrit sa dévotion pour l’Eucharistie et l’expérience faite en ce sacrement du mystère fécond de l’Humanité du Christ. 

Élue prieure du monastère en 1924, elle restera à ce poste, à l’exception d’une brève période, jusqu’en 1947, transmettant à sa communauté un profond amour pour la Règle de sainte Thérèse de Jésus et contribuant à l’expansion du Carmel thérésien en Sicile, et au retour de la branche masculine de l’Ordre. 

À partir de la solennité du Corpus Domini de 1933, elle commença à écrire ce que nous pourrions définir comme son chef-d’œuvre de spiritualité eucharistique. Il s’agit d’une longue et intense méditation sur l’Eucharistie qui s’appuie à la fois sur l’expérience personnelle et son approfondissement théologique de cette même expérience. Dans l’Eucharistie, elle saisit également le sens profond des trois vœux religieux. Ceux-ci, dans la vie eucharistique, trouvent non seulement leur pleine expression, mais un exercice concret de vie, une sorte de profonde ascèse et une conformation progressive à l’unique Modèle de toute consécration, Jésus Christ mort et ressuscité pour nous. 

Mais la Vierge Marie, celle qui a porté en son sein le Fils de Dieu, est sans aucun doute son véritable modèle de vie eucharistique. Pour Mère Maria Candida, l’Eucharistie est école, nourriture, rencontre avec Dieu, fusion du cœur, école de vertu et sagesse de vie. 

Le Seigneur la rappela à Lui après quelques mois de profondes souffrances physiques, le 12 juin 1949, Solennité de la Très Sainte Trinité. 

Maria Candida dell’Eucaristia a été béatifiée le 21 mars 2004, à Rome, avec 3 autres serviteurs de Dieu : Luigi Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Télles Robles, Piedad de la Cruz Ortíz Real, par saint Jean-Paul II (>>> Homélie du Pape).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Bse Marie-Candide de l’Eucharistie priez pour nous !