13.06.2022 – SAINT DU JOUR

St Antoine de Padoue

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1231)

Antoine de Padoue (au Portugal : António de Lisboa), de son nom civil Fernando Martim de Bulhões, naît à Lisbonne le 15 août 1195, de la célèbre famille de Godefroy de Bouillon – premier chef croisé franc établi à Jérusalem en 1099 et réputé pour son humilité – dont une partie de la descendance s’établit au Portugal.

À quinze ans Antoine entra chez les Chanoines Réguliers de saint Augustin à Coïmbre, important centre d’études et de vie religieuse, où il fut ordonné prêtre. 

Lorsqu’en 1220 les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc, Fernando entra dans l’Ordre des Frères Mineurs et prit le nom d’Antoine. À sa demande il fut envoyé au Maroc, mais y tomba malade et dut rentrer en Europe ; son bateau fut jeté par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les frères de Messine et se rendit avec eux à Assise pour le Chapitre général de 1221. Il fut nommé prédicateur et professeur de théologie de ses frères à Bologne puis à Toulouse, Montpellier, Limoges, Milan et Padoue. 

En 1226 il est custode de Limoges et en 1227 il est Provincial de l’Italie du nord, tout en enseignant la théologie et en participant à des controverses avec les Albigeois. Mais au Chapitre de 1230 il renonça à sa charge de ministre provincial ; il fut cependant envoyé à Rome où il joua le rôle de conseiller auprès de Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) dans le problème de la valeur obligatoire du Testament de saint François. 

En 1231 il est envoyé à Padoue où ses prêches pour le Carême sont mémorables. Après l’intense et dur travail du carême et de la période pascale, ses forces étaient épuisées et Antoine, vraisemblablement à partir du 19 mai, se retira dans l’ermitage de Camposampiero, près de Padoue. 

Vers la fin du printemps 1231, Antoine fut pris de malaise. Déposé sur un char traîné par des bœufs, il fut transporté à Padoue, là où il avait demandé de pouvoir mourir. Cependant, arrivé à l’Arcella, un bourg à la périphérie de la ville, la mort le cueillit. 

Il expira en murmurant : « Je vois mon Seigneur ». C’était le vendredi 13 juin. Il avait 36 ans.

Grégoire IX le canonisa le 30 mai de l’année suivante. Depuis lors l’Ordre entier le célébrait comme un Docteur de l’Église, mais ce n’est qu’en 1946 que le vénérable Pie XII lui donna officiellement le titre de « Doctor Evangelicus ».

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Antoine de Padoue

Et plus encore : >>> Le site du monde antonien

Saint Antoine de Padoue priez pour nous !

13.06.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Antoine de Padoue
Prêtre o.f.m. et docteur de l’Église 
(1195-1231)

Antoine de Padoue (au Portugal : António de Lisboa), de son nom civil Fernando Martim de Bulhões,  naît à Lisbonne le 15 août 1195, de la célèbre famille de Godefroy de Bouillon – premier chef croisé franc établi à Jérusalem en 1099 et réputé pour son humilité – dont une partie de la descendance s’établit au Portugal.

À quinze ans Antoine entra chez les Chanoines Réguliers de saint Augustin à Coïmbre, important centre d’études et de vie religieuse, où il fut ordonné prêtre. 

Lorsqu’en 1220 les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc, Fernando entra dans l’Ordre des Frères Mineurs et prit le nom d’Antoine. À sa demande il fut envoyé au Maroc, mais y tomba malade et dut rentrer en Europe ; son bateau fut jeté par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les frères de Messine et se rendit avec eux à Assise pour le Chapitre général de 1221. Il fut nommé prédicateur et professeur de théologie de ses frères à Bologne puis à Toulouse, Montpellier, Limoges, Milan et Padoue. 

En 1226 il est custode de Limoges et en 1227 il est Provincial de l’Italie du nord, tout en enseignant la théologie et en participant à des controverses avec les Albigeois. Mais au Chapitre de 1230 il renonça à sa charge de ministre provincial ; il fut cependant envoyé à Rome où il joua le rôle de conseiller auprès de Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) dans le problème de la valeur obligatoire du Testament de saint François. 

En 1231 il est envoyé à Padoue où ses prêches pour le Carême sont mémorables. Après l’intense et dur travail du carême et de la période pascale, ses forces étaient épuisées et Antoine, vraisemblablement à partir du 19 mai, se retira dans l’ermitage de Camposampiero, près de Padoue. 

Vers la fin du printemps 1231, Antoine fut pris de malaise. Déposé sur un char traîné par des bœufs, il fut transporté à Padoue, là où il avait demandé de pouvoir mourir. Cependant, arrivé à l’Arcella, un bourg à la périphérie de la ville, la mort le cueillit. 

Il expira en murmurant : « Je vois mon Seigneur ». C’était le vendredi 13 juin. Il avait 36 ans.

Grégoire IX le canonisa le 30 mai de l’année suivante. Depuis lors l’Ordre entier le célébrait comme un Docteur de l’Église, mais ce n’est qu’en 1946 que le vénérable Pie XII lui donna officiellement le titre de « Doctor Evangelicus ».

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :


 >>>  Saint Antoine de Padoue 

Et plus encore : >>> Le site du monde antonien

Saint Antoine de Padoue priez pour nous !

Prières à Marie 

Saint Antoine, comme saint François, aimait Marie passionnément. Ses Sermons contiennent de très belles louanges à la Mère du Seigneur.

A la mère de Dieu

Nous te prions donc, Notre-Dame, noble Mère de Dieu,
exaltée au-dessus des chœurs des anges :
remplis notre cœur de la grâce céleste ;
fais luire en nous l’or de ta sagesse ;
raffermis-nous de ta force ;
pare-les de la pierre précieuse des vertus ;
répands sur nous l’huile de ta miséricorde, toi olive bénie,
couvre la multitude de nos péchés,
afin que nous méritions d’être élevés jusqu’à la hauteur de la gloire céleste,
et d’être rendus heureux avec les tous bienheureux.
Que nous aide Jésus Christ, ton Fils,
qui aujourd’hui t’a exaltée au-dessus des chœurs des anges,
t’a couronnée de la couronne du royaume
et placée sur le trône de la lumière éternelle.
A lui l’honneur et la gloire pour les siècles des siècles.
Et que toute l’Eglise chante :

Amen. Alléluia.


Nous te prions donc, Notre Dame, notre espérance.
Toi qui es l’étoile de la mer,
Brille sur nous qui sommes ballottés par la tempête de cette mer du monde,
guide-nous vers le port,
protège par ta présence notre sortie (de ce monde),
afin que nous méritions de quitter en toute sécurité cette prison
et parvenir heureux au bonheur qui n’a pas de fin.
Que nous l’accorde
celui que tu as porté dans ton ventre bienheureux
et allaité avec tes seins très purs. 
A lui soit l’honneur et la gloire pour les siècles des siècles. 

Amen.

Histoire franciscaine : des premiers martyrs à la fraternité humaine

Audience à 400 franciscains 23/11/1017 © L'Osservatore Romano

Audience À 400 Franciscains 23/11/1017 © L’Osservatore Romano

Histoire franciscaine : des premiers martyrs à la fraternité humaine

La vocation de saint Antoine de Padoue

C’est en voyant les dépouilles de cinq frères mineurs, tués au Maroc, que Fernando de Lisbonne décida de devenir franciscain, prenant le nom d’Antoine. Ainsi, « le sang des protomartyrs franciscains fut la semence de la vocation comme frère mineur de saint Antoine de Padoue », commente le p. Pietro Messa ofm, de l’Université pontificale Antonianum, paraphrasant une expression fameuse de Tertullien, auteur antique ayant vécu entre le IIème et le IIIème siècle.

Au cœur de l’Italie, non loin d’Assise, le diocèse de Terni-Narni et Amelia (Ombrie) conclura la célébration du huitième centenaire (1220-2020) de la mort des protomartyrs franciscains, ce dimanche 17 janvier 2021. Ces cinq martyrs des premiers temps du christianisme furent tués en 1220, au Maroc, à Marrakech.

Cette célébration du huitième centenaire, explique le p. Pietro Messa, « invite non seulement à vénérer, mais également à mettre en valeur le témoignage de ceux qui ont versé leur sang pour l’Évangile, comme ce fut le cas de l’évêque capucin Mgr Luigi Padovese, tué en Turquie à Iskenderun le jeudi du Corpus Domini (appelée aussi Fête-Dieu, ou Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, ndr) le 3 juin 2010 ». C’était, précise-t-il, exactement la semaine précédant un congrès international intitulé Des protomartyrs franciscains à saint Antoine de Padoue, qui s’est tenu à Terni.

Pour le p. Pietro Messa, malgré les contraintes sanitaires liées à la pandémie, l’organisation de ce centenaire a aidé à « découvrir que les martyrs sont vraiment ceux qui ont assumé la forme de la vie de Jésus, c’est-à-dire un amour eucharistique qui passe de la gratitude pour les dons reçus à la gratuité jusqu’à donner sa vie pour ses frères ». En outre, ajoute-t-il, « ils témoignent que les termes d’amour et de sacrifice sont faits pour marcher ensemble si l’on ne veut pas que le premier devienne pure émotivité évanescente et le second activisme frustrant ». « Quand l’amour s’exprime dans le sacrifice et que le sacrifice est motivé par l’amour, poursuit le franciscain, on se trouve – pour emprunter les mots de Dostoïevski – devant la beauté qui sauve le monde ; on peut alors vraiment affirmer que seul l’amour est crédible ».

Autre dimension mise en lumière par le centenaire : la mission. En effet, comme le fit François d’Assise, les protomartyrs franciscains se rendirent en terre non-chrétienne pour annoncer l’Évangile ; d’ailleurs, fait observer le spécialiste en histoire franciscaine, la Règle des frères mineurs est « la première à consacrer une partie spécifique à ceux qui se rendent parmi les “infidèles” ».

Le p. Messa se réjouit du congrès historique interreligieux du 6 décembre dernier qui a réuni, outre les historiens Luciano Bertazzo et Christian Grasso, l’imam Nader Akkad, professeur à l’Université islamique al-Azhar du Caire, et l’évêque de Terni-Narni et Amelia, Mgr Giuseppe Piemontese, ces derniers s’inspirant du Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune.

« Si des moments œcuméniques et interreligieux de commémoration où l’on passe de la méfiance à la confiance mutuelle sont importants pour parvenir à vivre “da fratelli tutti” (« tous, en frères », ndr), conclut le franciscain, « il est nécessaire d’avoir le courage de lire ensemble les pages de l’histoire avec les documents, l’iconographie et d’autres éléments les concernant et qui peuvent non seulement faire obstacle à cette fraternité, mais carrément devenir des occasions de conflit ».

Traduction d’Hélène Ginabat

Source: ZENIT.ORG, le 8 janvier 2021