05.02.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Agathe

Sainte Agathe
Vierge et martyre 
(† 251)

Deux villes de Sicile, Palerme et Catane, se disputent l’honneur d’avoir donné naissance à sainte Agathe ; ce qui est certain, c’est qu’elle fut martyrisée à Catane, sous l’empereur Dèce.

Dénoncée au préteur Quintianus, comme chrétienne, Agathe lui fut amenée. La beauté de la jeune fille le séduisit ; il conçut pour elle une passion criminelle et crut venir à bout de son dessein en la remettant aux mains d’une femme débauchée, nommée Aphrodisia. Celle-ci employa son art et son artifice afin de séduire Agathe, sans pouvoir y réussir ; et après un mois de tentatives, elle s’en fut trouver le préfet pour lui annoncer l’inutilité de ses efforts.

Le juge alors fit comparaître la servante du Seigneur devant son tribunal.

« Qui es-tu ?

– Je suis noble et d’une illustre famille, toute ma parenté le fait assez connaître.

– Pourquoi donc suis-tu la chétive condition des chrétiens ?

– Parce que la véritable noblesse s’acquiert avec Jésus-Christ dont je me dis la servante.

– Quoi donc ! Sommes-nous dégradés de noblesse pour mépriser ton Crucifié ?

– Oui, tu perds la véritable liberté en te faisant esclave du démon jusqu’au point d’adorer des pierres pour lui faire honneur. »

Afin d’apprendre à la jeune fille à mieux parler, Quintianus la fit frapper sur la joue, et commanda qu’on la conduisît en prison, lui disant qu’elle eut à se préparer à renier Jésus-Christ ou à mourir dans les tourments. Le lendemain, le juge essaya de gagner Agathe par des promesses, mais il la trouva inébranlable, et ses réponses excitèrent tellement la rage du persécuteur, que, sur son ordre, on lui arracha un sein. Elle dit à Quintianus : « N’as-tu pas honte, ô cruel tyran, de me faire souffrir de cette façon, toi qui as sucé ta première nourriture du sein d’une femme ? »

Quand elle fut rentrée dans la prison, où le préfet avait défendu de lui rien donner, saint Pierre lui apparut et la guérit au nom du Sauveur ; la Sainte s’écria : « Je vous rends grâces, ô mon Seigneur Jésus-Christ, de ce qu’il vous a plu de m’envoyer votre Apôtre afin de guérir mes plaies et de me rendre ce que le bourreau m’avait arraché » et la prison fut remplie d’une si éclatante lumière que les gardiens s’enfuirent épouvantés, laissant les portes ouvertes. 

Les autres prisonniers conseillaient à Agathe de prendre la fuite, mais elle répondit : « Dieu me garde de quitter le champ de bataille et de m’enfuir en voyant une si belle occasion de remporter la victoire sur mes ennemis. »

Quatre jours après, Agathe fut ramenée devant le juge qui, la voyant saine et sauve, fut rempli d’étonnement ; sa rage n’en devint que plus grande. Par son ordre, on roula Agathe sur des têts de pots cassés et sur des charbons, en même temps que l’on perçait son corps de pointes aiguës. Pendant ce supplice, un tremblement de terre survint, et les principaux ministres de la cruauté de Quintianus furent écrasés. La ville, épouvantée, vit là un châtiment du Ciel, et le persécuteur, craignant qu’on ne lui enlevât sa victime, se hâta de la renvoyer en prison. Quand elle y fut rentrée, Agathe dit : « Ouvrez, Seigneur, les bras de votre miséricorde, et recevez mon esprit qui désire vous posséder avec tous les transports d’amour dont il est capable » et en achevant ces mots elle expira.

Aussitôt que la nouvelle de cette mort se fut répandue, toute la ville accourut pour honorer les restes de sainte Agathe, et au moment où on voulut la mettre dans le tombeau, cent Anges, sous la figure de jeunes hommes, apparurent, et au front d’Agathe inscrivirent ces mots : « C’est une âme sainte ; elle a rendu un honneur volontaire à Dieu et elle est la rédemption de sa patrie. » Quintianus, de son côté, était parti pour se mettre en possession des biens de la servante de Dieu, mais au passage d’une rivière, un cheval le mordit au visage et un autre, à coups de pieds, le précipita dans l’eau où il se noya.

La dévotion à sainte Agathe ne tarda pas à se répandre partout, mais nulle part elle ne fut plus honorée qu’à Catane. Plusieurs fois sa protection a sauvé cette ville des éruptions de l’Etna, et pour cela il suffisait aux habitants de donner, comme barrière aux torrents de lave qui descendaient de la montagne, un objet qui avait touché le corps de la Sainte.

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Sainte Agathe priez pour nous !

05.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,7-13. 

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »


Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »


Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vénérable François Libermann (1802-1852)

fondateur de la Congrégation du Saint-Esprit

Lettres spirituelles (tome IV, p. 458-462)

Exhortation à des missionnaires : « Ne rien emporter pour la route »

Pour vivre de la vie d’hommes apostoliques, vous avez besoin d’une bien grande abnégation de vous-mêmes… Ce qu’il faut, c’est de conserver son âme dans la paix, dans la gaieté, au milieu des privations continuelles et fortement senties, non seulement dans les privations corporelles qui sont assez faciles à supporter, mais dans les privations spirituelles ou morales. Celles-ci sont bien plus pénibles, attristent, troublent, découragent une âme faible et attachée à elle-même ; elles donnent un courage, une sérénité et une vigueur toute nouvelle à une âme forte, par une solide abnégation à elle-même et par un attachement parfait à Dieu seul… Si vous saviez quelle est la valeur de la patience parmi les vertus apostoliques, vous vous emploieriez de toutes les puissances de votre âme pour l’obtenir. Si vous savez maintenant patienter, vous êtes sûrs du succès et d’un succès solide et stable… Les herbes qui croissent vite acquièrent peu de développement et se détruisent promptement. Les arbres dont la croissance est lente, deviennent grands et puissants et durent des siècles. S’il vous arrive jamais d’avoir dans une mission un succès prompt et facile, tremblez pour cette mission ; lorsque, au contraire, elle demande du temps et offre des difficultés, augurez-en bien, si vous sentez en vous-mêmes la force et la persévérance d’une sainte patience… Si vous avez la patience, vous êtes sûrs d’acquérir cette prudence, cette sagesse de Dieu dans votre conduite et vos entreprises.

LECTURES :

Premier livre des Rois 2,1-4.10-12. 

Comme les jours de David approchaient de leur fin, il exprima ses volontés à son fils Salomon :
« Je m’en vais par le chemin de tout le monde. Sois fort, sois un homme courageux !
Tu garderas les observances du Seigneur ton Dieu, en marchant dans ses chemins. Tu observeras ses décrets, ses commandements, ses ordonnances et ses édits, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse. Ainsi tu réussiras dans tout ce que tu feras et entreprendras,
et le Seigneur réalisera cette parole qu’il m’a dite : “Si tes fils veillent à suivre leur chemin en marchant devant moi avec loyauté, de tout leur cœur et de toute leur âme, jamais tes descendants ne seront écartés du trône d’Israël.”
David mourut, il reposa avec ses pères, et il fut enseveli dans la Cité de David.
Le règne de David sur Israël avait duré quarante ans : il avait régné sept ans à Hébron, et trente-trois ans à Jérusalem.
Salomon prit possession du trône de David son père, et sa royauté fut solidement établie.

Premier livre des Chroniques 29,10.11abc.11de-12a.12bcd. 

R/ Nous voici pour célébrer l’éclat de ton nom, Seigneur ! (1 Ch 29, 13)

Béni sois-tu, Seigneur, 
Dieu de notre père Israël, 
depuis les siècles et pour les siècles !

À toi, Seigneur, force et grandeur,
éclat, victoire, majesté,
tout, dans les cieux et sur la terre !

À toi, Seigneur, le règne,
la primauté sur l’univers :
la richesse et la gloire viennent de ta face !

C’est toi, le Maître de tout :
dans ta main, force et puissance ;
tout, par ta main, grandit et s’affermit.

Guérie d’une méningite par la Vierge Marie

Guérie d’une méningite par la Vierge Marie

Au Brésil, Raquel Cristina Fagundes Mendes témoigne de l’importance de Notre Dame de Rocío (1) dans sa vie et la décrit comme une mère aimante toujours présente pour aider ses enfants.

« Notre Dame de Rocío joue un rôle profond et essentiel dans mon cheminement. Elle est mon refuge dans les moments de souffrance, la mère qui accueille mes prières et porte mes supplications au cœur de Dieu. À chaque pas, je sens sa présence me guider avec tendresse et protection. Quand le chemin paraît difficile, c’est l’exemple de la sainte patronne qui m’apprend à avoir confiance, à patienter et à persévérer. Elle est lumière, réconfort et force ».

Raquel a également raconté une transformation dans sa vie, car grâce à l’intercession de Notre Dame de Rocio, elle a obtenu un miracle : la guérison d’une méningite.

« Le 3 juillet 2025, on m’a diagnostiqué une méningite. Il fallait me transférer d’urgence dans un hôpital disposant du traitement adéquat, mais aucun établissement de la capitale ne possédait de service d’isolement approprié. J’ai prié et demandé à ma chère mère d’intercéder pour moi auprès de Dieu. Le seul endroit où il y avait une place disponible était l’hôpital Notre-Dame de Rocío, à Campo Largo. J’ai été transférée et, malgré le désespoir, je suis restée ferme dans ma foi. Dans ma chambre, il y avait une petite image de Notre-Dame de Rocío au-dessus de la porte, et j’ai passé toute la nuit à prier. Le lendemain, les analyses ont révélé que je n’étais pas atteinte de la maladie, contredisant le pronostic initial. C’était un véritable miracle. Je suis immensément reconnaissante d’avoir été exaucée par l’intercession de ma mère, Notre-Dame de Rocío », souligne-t-elle.

folhadolitoral.com.br

(1) Il s’agit de l’hôpital de Rocio à Campo Largo, au Brésil. (Notre Dame de Rocio est la sainte Patronne du Parana)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie