Le jour où le Soleil dansa (1917)

Le jour où le Soleil dansa (1917)

Ce samedi 13 octobre 1917, à Fatima, petit village perdu dans la campagne à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne, le temps est maussade : le ciel est complètement couvert et il pleut de façon continue depuis le début de la matinée. Pourtant, à la Cova da Iria, un champ situé à quatre kilomètres du village, une foule considérable d’environ 70 000 personnes est massée, attendant depuis quelques heures de voir un miracle dont elle ne sait rien, mais annoncé depuis trois mois par trois petits bergers affirmant avoir vu plusieurs fois la Sainte Vierge en ce même lieu. Au cours de la matinée, rien ne se passe : la foule attend, immobile et trempée. Enfin, vers 13 h 30, à l’heure de la culmination du soleil ce jour-là, toutes les personnes présentes observent un phénomène exceptionnel : pendant une dizaine de minutes, elles voient le soleil tourner sur lui-même, lancer des rayons de lumière de toutes les couleurs, puis se rapprocher de la terre en zigzaguant, faisant croire qu’il allait l’écraser.

Ce phénomène céleste défie toutes les lois de la nature. Il faut remonter aux temps apostoliques pour en trouver un analogue. De mémoire d’homme, avant celui de Fatima, on n’en recense que trois : le déluge, l’arrêt du soleil pendant la bataille de Josué contre les Amorrhéens à Gabaon et les ténèbres du Vendredi Saint.

Les raisons d’y croire

  • Le lieu, la date et l’heure du miracle ont été annoncés trois mois à l’avance, le 13 juillet 1917, par trois petits bergers.
  • Sur place, le phénomène solaire extraordinaire a été vu par environ 70 000 personnes, dont au moins un tiers étaient initialement venus pour se moquer de la religion, persuadés qu’il ne se passerait rien. Pourtant, a posteriori, il a été impossible de trouver ne serait-ce qu’une personne affirmant n’avoir rien vu.
  • Les photos montrent bien que tous les témoins regardent un même point très haut dans le ciel. Étrangement, ils ont pu fixer le soleil pendant une dizaine de minutes sans être éblouis.

Ce ne peut pas être une supercherie :

  • On voit mal comment il serait possible de mettre sur pied un artifice aussi formidable. Les pouvoirs en place n’ont jamais pu prouver qu’il y avait eu supercherie, alors qu’ils avaient tous les moyens pour enquêter : police, justice, presse …
  • Personne, ni les voyants, ni les membres de leur famille, n’a tiré un quelconque bénéfice de l’événement, et on ne voit aucun motif pour lequel ils auraient monté cette histoire.

Ce ne peut pas être une hallucination collective :

  • On n’a jamais observé d’hallucination collective simultanée sur des milliers de personnes.
  • Une hallucination collective suppose au préalable une longue mise sous stress, ce qui ne fut pas le cas à Fatima. Les photos montrent une foule calme et paisible, regardant dans la même direction, loin d’unequelconque hystérie.
  • Un tiers des personnes sur place, incroyantes, étaient convaincues qu’elles ne verraient rien d’ordre miraculeux, mais elles virent malgré elles : le phénomène n’est donc pas le fruit d’une autopersuasion.
  • Personne en tout cas ne s’attendait à quoi que ce soit lié au soleil : on pensait plutôt à un événement d’un autre type (fin de la guerre par exemple) et beaucoup, voyant l’heure de midi passée, étaient persuadés qu’il ne se passerait rien.
  • Après la danse du soleil, les 70 000 personnes, trempées jusqu’aux os, constatèrent que leurs vêtements étaient complètement secs – phénomène impossible à attribuer à une hallucination.
  • De nombreuses personnes, éloignées de Fatima de plusieurs dizaines de kilomètres, observèrent le même phénomène, ce qui met à mal aussi bien l’hypothèse d’une hallucination collective que celle d’une supercherie.

Ce ne peut pas être un phénomène météorologique naturel :

  • Un phénomène météo peut créer des jeux de lumière, comme pour un arc-en-ciel, mais ne peut pas provoquer de mouvements désordonnés du soleil, ni des changements de couleur uniformes sur tout l’environnement.
  • Ce fut un phénomène très local, ce qui rend sa prévision précise trois mois à l’avance très improbable, voire impossible.

Ce ne peut pas être un phénomène physiologique :

  • Certains ont voulu expliquer le phénomène par le phosphénisme (persistance rétinienne d’une image survenant après la fixation d’une source lumineuse ponctuelle). Mais il n’y eut pas d’exposition au soleil avant le phénomène puisque le ciel était resté couvert toute la matinée.
  • Un phénomène de phosphénisme n’aurait d’ailleurs pas déclenché, exactement au même instant, les mêmes réactions sur des milliers de personnes, dont certaines situées à plusieurs kilomètres de là.

Ce miracle du soleil, unique dans l’histoire, ne s’est jamais produit auparavant et ne s’est jamais reproduit depuis. Il ne s’agit pas d’un phénomène naturel ou humain. Tout indique une intervention divine, comme l’avait en effet annoncé l’apparition de la Sainte Vierge aux trois bergers.

Auteur :

Yves de Lassus, animateur du site Cap Fatima et président de l’ Action Familiale et Scolaire .

Notre Dame du Pilier (II)

Notre Dame du Pilier (II)

Le plus ancien document écrit relatant la tradition de Marie apparaissant à l’apôtre saint Jacques, ne date que du XIIe siècle. Mais il existait à Saragosse une église Santa Maria bien avant les invasions arabes de 711 et la découverte de souterrains lors de la reconstruction de la basilique montre que, durant les persécutions romaines, les Chrétiens allaient secrètement vénérer Notre Dame au lieu même où selon la tradition, elle aurait posé son pied.

Sur le sarcophage d’une martyre de cette époque, sainte Engracia, qui se conserve à Saragosse depuis le IVe siècle, on peut voir un bas-relief qui selon les interprétations représente soit l’Assomption de Marie au Ciel, soit la descente de Marie du ciel lors de son apparition à saint Jacques.

Au cours du pontificat de Pie XII, la Vierge del Pilar fut proclamée patronne de l’hispanité, unissant ainsi sous une même protection les pays de langue espagnole de l’ancien et du nouveau continent. Et ce fut un 12 Octobre, fête de Notre Dame del Pilar, en l’an 1492 que les trois caravelles de Christophe Colomb découvrirent le nouveau monde tandis qu’à Saragosse, au pied de la Vierge on priait pour la bonne réussite de l’expédition.

D’après www.corazones.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

13.06.2026 – SAINT DU JOUR

BBx 522 martyrs de la guerre d’Espagne
† entre 1936 et 1939

Commémoration commune : le 13 octobre (jour de la béatification)
Commémoration individuelle ou par groupe : jour du martyre (« dies natalis ») 

Quand nous parlons des martyrs espagnols des années 1930, nous les appelons par erreur « les martyrs de la guerre civile ». Ce n’est pas le cas, car les premiers martyrs nous les trouvons en octobre 1934, au cours de la révolution des Asturies (neuf d’entre eux furent canonisés par St Jean-Paul II en 1999). Il manquait, alors, près de deux ans au début de la guerre civile, avec laquelle ces témoins n’avaient rien à voir.
Dans ces années terribles beaucoup de membres du clergé et de consacrés furent assassinés simplement parce qu’ils appartenaient à l’Église ; et le martyre des hommes et des femmes de l’Action  Catholique et d’autres mouvements ecclésiaux était de même nature. Mais aucun d’eux ne fut impliqué dans des luttes politiques ou idéologiques. 
Il est attesté que la persécution a commencé bien avant la guerre civile et qu’elle n’était pas la conséquence d’une prise de position de l’Église qui, seulement à partir de juillet 1937, appuya ouvertement une des parties en conflit parce l’autre avait cessé d’exister et on continuait de tuer les ecclésiastiques et les catholiques pratiquants.

Le dimanche 13 octobre 2013, le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la congrégation pour les causes des saints, a béatifié cinq cent vingt-deux nouveaux martyrs au cours d’une messe célébrée à Tarragone en Catalogne. Une cérémonie exceptionnelle à laquelle ont participé de très nombreux prêtres, religieux et religieuses, des familles des martyrs et près de 25.000 personnes.

Parmi ces martyrs figurent trois évêques, 97 prêtres, 3 séminaristes, 412 consacrés et 7 laïcs provenant de différents diocèses espagnols. Ils ont été tués pour la plupart entre 1936 et 1939 par les forces républicaines. Sept d’entre eux étaient étrangers: trois Français, un Cubain, un Colombien, un Philippin et un Portugais… « Louons le Seigneur pour leurs courageux témoignages, et par leur intercession, supplions-le de libérer le monde de toute violence » a dit le pape François à l’issue de l’angélus ; il a également enregistré un message vidéo qui a été retransmis au cours de la cérémonie espagnole dans lequel il demande aux nouveaux martyrs d’intercéder pour que nous ne soyons pas des chrétiens « sans substance », eux qui étaient des chrétiens « jusqu’au bout ».

Liste des 522 martyrs selon les 33 causes de béatification (en bleu entre parenthèses) et par nom ou groupe avec en tête (par ordre alphabétique) le premier membre du groupe. 

(09) Alberto María Marco y Alemán et 8 compagnons o.carm. ; Agustín María García Tribaldos et 15 Frères des Écoles chrétiennes.
(25) Andrés de Palazuelo (Miguel Francisco González González) et 31 compagnons o.f.m. cap. 
(05) Antonio (Miguel) Faúndez López, prêtre o.f.m. et 3 compagnons. 
(29) Aurelia (Clementina) Arambarri Fuente et 3 compagnes, religieuses.
(02) Carmelo María (Críspulo Moyano Linares) et 9 compagnons o.c.d.
(28) Crisanto (Casimiro González García) et 65 compagnons, Maristes ; deux laïcs : Ramón Emiliano Hortelano Gómez, Julián Aguilar Martín.
(31) Fortunato Velasco Tobar et 13 compagnons, Lazaristes.
(15) Hermenegildo de la Asunción(Hermenegildo Iza y Aregita) et 5 compagnons de l’Ordre de la très sainte Trinité.
(13) Jaime Puig Mirosa et 18 compagnons de la Congrégation des fils de la Sainte famille et  Sebastián Lorens Telarroja, laïc.
(24) Joaquín Jovaní Marín et 14 compagnons prêtres ouvriers diocésains.
(33) José Guardiet Pujol, prêtre du diocèse de Barcelone. 
(18) José Javier Gorosterratzu et 5 compagnons, Rédemptoristes. 
(03) José María Ruiz Cano, prêtre et 15 compagnons de la Congrégation Fils du cœur Immaculé de la B.V.M.
(23) José Máximo Moro Briz et 4 compagnons, prêtres du diocèse d’Ávila.
(04) José Nadal Guiu et José Jordán Blecua, prêtres du diocèse de Lleida.
(07) Josefa Martínez Pérez et 11 compagnes (Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul) et une laïque, Dolores Broseta Bonet.
(27) Juan de Jesús (Juan Vilaregut Ferrer) et 3 compagnons de l’Ordre des Carmes déchaussés et Pablo Segalá Solé, prêtre du diocèse d’Urgell.
(11) Juan Huguet Cardona, prêtre du diocèse de  Minorca.
(22) Manuel Basulto Jiménez, évêque du diocèse de Jaén et 5 compagnons : Félix Pérez Portela, Francisco Solís Pedrajas, Francisco López Navarrete (prêtres), Manuel Aranda Espejo (seminariste) et José María Poyatos Ruiz, jeune laïc.
(14) Manuel Borrás Ferré, évêque auxiliaire de Tarragona, Agapito Modesto (Modesto Pamplona Falguera), religieux lazariste, et 145 compagnons.
(17) Manuel de la Sagrada Família(Manuel Sanz Domínguez), moine.
(32) María Asumpta (Juliana González Trujillano) et 2 compagnes, religieuses.
(20) María de Montserrat (Josefa Pilar García y Solanas) et 8 compagnes, religieuses et Lucrecia García y Solanas (laïque, sœur de María de Montserrat).
(08) Mariano Alcalà Pérez et 18 compagnons, Mercédaires.
(30) Mauricio (Alejandro Iñiguez de Heredia Alzola) et 23 compagnons de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu.
(26) Mauro (Abel Ángel Palazuelos Maruri) et 17 compagnons, bénédictins. 
(21) Melchora de la Adoración Cortés Bueno et 14 compagnes, Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul.
(10) Orencio Luis (Antonio Solá Garringa) et 18 compagnons, Lasalliens ; José Gorostazu Labayen (laïc) et Antonio Mateo Salamero (prêtre diocésain).
(12) Raimundo Joaquín Castaño et José María González Solís, prêtres o.p.
(19) Ricardo Gil Barcelón (prêtre) et Antonio Arrué Peiró (postulant). 
(06) Salvio Huix Miralpeix, évêque de Lleida, Oratorien.
(01) Teófilo Fernández de Legaria Goñi, SS.CC. et 4 compagnons.
(16) Victoria de Jesús (Francisca Valverde Gonzalez), religieuse.

Fonte principale: es.catholic.net/op/; http://www.tempi.it/la-persecuzione-anticattolica-in-spagna (“RIV./gpm”)

BBx 522 martyrs de la guerre d’Espagne priez pour nous !

13.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,37-41. 

En ce temps-là, pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place.
Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas.
Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté.
Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Clément de Rome

pape de 90 à 100 environ

Epître aux Corinthiens, 14-16 (trad. SC 167, p. 123)

Purifier l’intérieur de notre cœur

Il est juste et saint, frères, d’obéir à Dieu plutôt que de suivre les agitateurs orgueilleux… Attachons-nous à ceux qui avec piété mettent la paix en pratique, non à ceux qui feignent de vouloir la paix. Il est dit quelque part en effet : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi » (Is 29,13 ;Mc 7,6). Et encore : « De bouche ils bénissaient, mais de cœur ils maudissaient » (Ps 61,5). Et encore : « Ils l’ont aimé de bouche, et de langue ils lui ont menti ; leur cœur n’a pas été droit avec lui et ils ne sont pas restés fidèles à son alliance » (Ps 77,36)… Le Christ appartient en effet à ceux qui sont humbles de cœur, non à ceux qui s’élèvent au-dessus de son troupeau. Le sceptre de la majesté de Dieu (cf He 1,8), le Seigneur Jésus Christ, n’est pas venu accompagné de la fierté et de l’orgueil — et pourtant il le pouvait — mais avec l’humilité du cœur, comme l’Esprit Saint l’avait dit de lui : « Qui a cru à notre parole ? et le bras du Seigneur à qui a-t-il été révélé ? Nous l’avons annoncé comme un petit enfant, comme une racine en terre aride. Il n’avait ni beauté, ni éclat ; nous l’avons vu… mais son aspect était méprisable » (Is 53,1-3)… Vous voyez, bien-aimés, quel est le modèle qui vous a été donné. Si le Seigneur s’est ainsi humilié, que devons-nous faire, nous à qui il donne de marcher sous le joug de sa grâce ?

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,1-6. 

Frères, c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.
Moi, Paul, je vous le déclare : si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous sera plus d’aucun secours.
Je l’atteste encore une fois : tout homme qui se fait circoncire est dans l’obligation de pratiquer la loi de Moïse tout entière.
Vous qui cherchez la justification par la Loi, vous vous êtes séparés du Christ, vous êtes déchus de la grâce.
Nous, c’est par l’Esprit, en effet, que de la foi nous attendons la justice espérée.
Car, dans le Christ Jésus, ce qui a de la valeur, ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non, mais c’est la foi, qui agit par la charité.

Psaume 119(118),41.43.44-45.47-48. 

R/ Que vienne à moi, Seigneur, ton amour. (Ps 118, 41a)

Que vienne à moi, Seigneur, ton amour, 
et ton salut, selon ta promesse.
N’ôte pas de ma bouche la parole de vérité, 
car j’espère tes décisions.

J’observerai sans relâche ta loi, 
toujours et à jamais.
Je marcherai librement, 
car je cherche tes préceptes.

Je trouve mon plaisir en tes volontés, 
oui, vraiment, je les aime.
Je tends les mains vers tes volontés, 
je les aime, je médite sur tes ordres.