Mois des fleurs, mois de Marie…

Mois des fleurs, mois de Marie…

On se souvient qu’au XIIIè siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage, avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et le mois de mai. Au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l’époque des fleurs, l’habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge.

En 1549, un bénédictin, V. Seidl, avait publié un livre intitulé « Le mois de mai spirituel », alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le mois de mai où il réunissait les enfants autour de l’autel de la Sainte Vierge pour le lui offrir, avec les fleurs du printemps.

Un peu plus tard, les Jésuites recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l’honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain. Cette dévotion mariale s’est perpétuée de par le monde jusqu’à aujourd’hui.

Alors en ce mois de Mai, comme les enfants du moyen âge, offrons des fleurs et des prières à Marie !

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.05.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Pierre Nolasque
Prêtre et fondateur de l’Ordre :

« Notre-Dame de la Merci »

Pierre Nolasque naquit d’une illustre famille, près de Carcassonne, en France, à la fin du XIIe siècle (± 1189). Il excella, toute sa vie, dans la pratique de la charité à l’égard du prochain. À peine adolescent il perdit ses parents.

L’hérésie des Albigeois ravageait alors le Midi de la France. Pour s’y soustraire, il vendit son patrimoine, et se retira en Espagne, où il était appelé par le roi Jacques d’Aragon. Il se rendit ensuite à Barcelone, et y consacra toute sa fortune au rachat des captifs enlevés sur mer par les Sarrasins. Mais le sacrifice de ses biens ne suffisait pas à sa charité. Il voulait encore se vendre lui-même pour délivrer ses frères et se charger de leurs chaînes. Une nuit qu’il priait en songeant à la délivrance des captifs, la Sainte Vierge lui apparut et lui recommanda d’établir, en son honneur, un Ordre religieux consacré à cette œuvre de charité. Il s’empressa d’obéir à cet avertissement céleste, d’autant plus que le roi et Raymond de Pennafort avaient reçu en même temps la même révélation. 

Il fonda l’ordre de « Notre-Dame de la Merci » pour la rédemption des captifs. Le caractère particulier de cet ordre, consiste en ce qu’il joignait aux trois vœux ordinaires de religion un quatrième vœu : celui de se livrer en gage aux païens, s’il en était besoin, pour la délivrance des chrétiens.

À cet exemple héroïque de charité il joignait celui de toutes les vertus. Favorisé du don de prophétie, il prédit au roi d’Aragon la conquête du royaume de Valence sur les Maures. Il était soutenu par de fréquentes apparitions de son ange gardien et de la Vierge Mère de Dieu. 

Enfin, accablé par l’âge, le travail et la pénitence, il reçut l’avertissement de sa mort prochaine. Lorsqu’on lui eut administré les derniers sacrements, il exhorta encore ses frères à la charité envers les captifs. Puis, en disant ces paroles : « Le Seigneur a envoyé la rédemption à son peuple », il rendit son âme à Dieu, au milieu de la nuit de Noël, l’an 1256.

©Evangelizo.org

Saint Pierre Nolasque priez pour nous !

06.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.


Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)

capucin

Chapitre X, n° 310-313 (Paroles de Padre Pio, trad. F. Leroy ; Éd. Salvator, 2019 ; p. 209-211 ; rev.)

Soyez docile aux divines opérations

Vos lamentations et vos peurs ne viennent pas de Dieu et ce n’est pas Dieu qui en est l’auteur. C’est Satan qui vous met au cœur ces peurs, et Dieu le permet pour votre perfectionnement. Mais Dieu veut que vous vous moquiez de tout et que vous subissiez ces épreuves dans la paix. Plus vous vous lamentez, plus vous essayez de rejeter ces épreuves, et plus ces épreuves dureront. Il faut que vous vous résigniez et que vous laissiez faire même quand il ne vous est pas donné de laisser faire. Jésus est très content de vous ; donc, de quoi avoir peur ? (…) Vous vous lamentez parce que les mêmes épreuves reviennent toujours. Et alors ! père, de quoi avez-vous peur ? De l’artisan divin, qui veut de cette façon perfectionner son chef-d’œuvre ? Voudriez-vous sortir des mains d’un si magnifique artisan à l’état de pure et simple esquisse ? Vous, qui êtes un amateur d’œuvres parfaites ! Jésus vous fait savoir que les diverses peines spirituelles que vous agitent tant sont voulues directement par lui pour vous éprouver et non pour vous châtier, pour vous purifier davantage et vous rendre, autant que faire se peut, conforme à lui, qui est le prototype de toute âme qui a choisi la meilleure part du service divin. Il attend de vous, en signe de reconnaissance, une plus grande docilité à ces divines opérations.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 15,1-6. 

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
L’Église d’Antioche facilita leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des nations, ce qui remplissait de joie tous les frères.
À leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
Alors quelques membres du groupe des pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour dire qu’il fallait circoncire les païens et leur ordonner d’observer la loi de Moïse.
Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.

Psaume 122(121),1-2.3-4ab.4cd-5. 

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur. (Ps 121, 1)

Quelle joie quand on m’a dit : 
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin 
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs : 
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.

C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
C’est là le siège du droit, 
le siège de la maison de David.

« Aussi est-ce moi qui suis venue te voir au Caire »

« Aussi est-ce moi qui suis venue te voir au Caire »

À partir du 2 avril 1968, à Zeitoun en Egypte (banlieue nord du Caire), où la tradition disait que la Sainte Famille s’était arrêtée, des foules entières ont vu la Vierge apparaissant au-dessus de la coupole centrale d’une église copte, plusieurs fois par semaine, sur plusieurs années.

Ceux qui ont vu la Vierge n’étaient pas seulement chrétiens, coptes, catholiques ou orthodoxes, mais aussi, et même en majorité, musulmans. Beaucoup ont bénéficié de guérisons miraculeuses et ces faits, connus dans toute l’Égypte, ont fait ensuite l’objet de témoignages innombrables, d’enquêtes, de reconnaissances officielles, de multitudes d’articles de journaux.

La Vierge n’a pas prononcé un seul mot. Elle venait à l’improviste, le plus souvent la nuit. Les plus éclatantes apparitions eurent lieu entre le 27 avril et le 15 juin 1968. À partir de 1970, elles furent moins fréquentes, environ une par mois.

Jehan Sadate, la veuve du Président assassiné, écrit ainsi au nom de Marie dans sa biographie intitulée Une femme d’Égypte : « Peuple d’Égypte, je sais que tu ne pourras plus venir me voir à Jérusalem ; aussi est-ce moi qui suis venue te voir au Caire. »

Abbé Laurentin et Patrick Sbalchiero. D’après le Dictionnaire des Apparitions de la Vierge, Fayard Zeitun

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

05.05.2026 – SAINT DU JOUR

St Nunzio Sulprizio

St Nunzio Sulprizio

 « Le petit saint boiteux »

 (1817-1836)

Nunzio Sulprizio naît à Pescosansonesco (Pescara, Italie) le 13 avril 1817, dimanche “in albis”, de Domenico, un pauvre cordonnier, et Rosa Luciani, fileuse ; il est baptisé le jour même. 

Domenico meurt en août 1820, à 26 ans, et Nunzio se retrouve orphelin à l’âge de 3 ans. 

Ouvrier à Naples, et battu par son oncle, il portait une plaie infectée à la jambe. Mais, par sa patience, sa douceur joyeuse, sa présence aux autres, on l’appelait « le petit saint boiteux ».

Il a à peine 19 ans quand, le 5 mai 1836, Nunzio va voir Dieu pour toujours. 

Autour de lui se répand un parfum de roses. Son corps, défait par la maladie, devient singulièrement beau et frais, on l’expose pendant cinq jours.

Dès le 9 juillet 1859, le Bx Pie IX (Giovanni Mastai Ferretti, 1846-1878) reconnaît l’héroïcité de ses vertus et le proclame vénérable.

Le 1er décembre 1963, devant tous les évêques du monde réunis au Concile Vatican II, saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) éleva Nunzio Sulprizio à la gloire des autels, le proposant comme modèle des ouvriers, de tous les jeunes, même ceux d’aujourd’hui :

« Il vous dira que vous, jeunes, pouvez régénérer en vous-mêmes le monde dans lequel la Providence vous a appelés à vivre et qu’il vous appartient à vous, les premiers, de vous consacrer au salut d’une société qui a précisément besoin d’âmes fortes et intrépides. » 

« À vous, travailleurs, disait encore saint Paul VI, ce collègue pauvre et souffrant apporte un message aux nombreux chapitres. Il dit avant tout que l’Église pense à vous, qu’elle vous estime et a confiance en vous, qu’elle voit dans votre condition la dignité de l’homme et du chrétien. Il dit encore combien le travail a souffert et qu’il a encore besoin de protection, d’assistance et d’aide pour être libre et humain et pour permettre à la vie son expansion légitime. […] Nunzio Sulprizio vous dira combien il est injuste de priver la vie du travailleur de son aliment supérieur et de son expression spirituelle qu’est la prière. »

Nunzio a été canonisé le 14 octobre 2018 par le pape François, à Rome.

Pour un approfondissement biographique :

>>> Bx Nunzio Sulprizio – orphelin –

Sources principales : famillechretienne.fr  (« Rév. x gpm »).

St Nunzio Sulprizio priez pour nous !