12.05.2026 – SAINT DU JOUR

St Germain

Saint Germain de Constantinople

Patriarche (* v. 635 – †733)

Germain est né à Constantinople vers 635 dans une famille noble, et en l’an 715 il fut appelé à la charge de patriarche de Constantinople. Il mourut en 733.

Œuvres :

Trois traités: – Sur la fin de la vie – Sur les synodes saints et sur les hérésies, – Histoire ecclésiastique et théorie mystique. 

Quatre lettres sur le culte des images. 

Ses homélies (nous en connaissons neuf sont importantes pour l’histoire de la théologie et de la spiritualité marial).

Saint Germain est mentionné trois fois par le concile Vatican II : LG 56, 59, 60. 

G. Soll pense qu’il doit être considéré comme le sommet de la mariologie patristique. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Germain de Constantinople

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Germain de Constantinople priez pour nous !

12.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,5-11. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.
Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ;

mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.
En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Lettre 98 aux religieux de Cervaia, n° 52 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 642-643 ; rev.)

Le Christ nous a donné l’Esprit Saint

Courage, mes Frères, ne nous laissons abattre ni par le péché commis, ni par aucune illusion, aucune tentation du démon. La route a beau être rude et fangeuse, le Christ, notre médecin, nous a donné un remède pour toutes nos infirmités, un baptême de sang et de feu, dans lequel l’âme purifie et lave tous ses péchés, consume et détruit toutes les tentations et les illusions du démon. (…) L’homme, tant qu’il vit dans la prison corruptible de son corps, éprouve une loi perverse, qui l’invite et le sollicite toujours au péché, la douce bonté de Dieu lui a donné un remède continuel, qui fortifie sa raison et sa liberté. Ce remède continuel est le feu du Saint-Esprit, qui ne s’éteint jamais, et répand toujours sa grâce et ses bienfaits, tellement que chaque jour nous pouvons nous appliquer ce doux baptême, qui nous est donné par grâce et non par mérite. Ainsi donc, quand l’âme regarde et voit en elle ce trésor et ce feu de l’Esprit Saint, elle s’enivre tellement de l’amour de son Créateur, qu’elle se renonce entièrement. (…) Elle voit et considère seulement son néant et la bonté de Dieu à son égard ; elle voit que cette Bonté infinie ne veut autre chose que son bien, et alors son amour devient parfait envers Dieu. Elle n’a pas d’autre pensée, d’autre affection, et elle ne peut retenir l’élan de son désir ; mais elle court sans fardeau et sans lien, car elle s’est délivrée de tous les obstacles qui pouvaient l’arrêter.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 16,22-34. 

En ces jours-là, dans la ville de Philippes, la foule se déchaîna contre Paul et Silas. Les magistrats ordonnèrent de leur arracher les vêtements pour leur donner la bastonnade.
Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au geôlier la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent.
Le geôlier, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il était sur le point de se donner la mort.
Mais Paul se mit à crier d’une voix forte : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. »
Ayant réclamé de la lumière, le geôlier se précipita et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? »
Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui vivaient dans sa maison.
À l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les emmena pour laver leurs plaies. Aussitôt, il reçut le baptême avec tous les siens.
Puis il fit monter chez lui Paul et Silas, il fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu.

Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.7c-8. 

R/ Ta main droite me sauve, Seigneur. (Ps 137, 7c)

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : 
tu as entendu les paroles de ma bouche. 
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, 
tu fis grandir en mon âme la force.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi ! 
Seigneur, éternel est ton amour : 
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Constantinople (Istanbul) est dédiée à la Mère de Dieu

Constantinople (Istanbul) est dédiée à la Mère de Dieu

L’Église d’Orient fête le 11 mai, la Dédicace de la ville de Constantinople, « gardée par Dieu » et « dédiée à la protection de notre souveraine la Très Sainte Mère de Dieu ».

Lorsque Constantin le Grand eut entouré de murailles et considérablement agrandi la ville de Byzance, qu’il avait choisie pour capitale de l’Empire chrétien, le 11 mai 330, après avoir solennellement dédié la cité à la Toute-Sainte Mère de Dieu, il prit, avec le Patriarche, la tête d’une grande procession, à laquelle se joignirent le clergé et tout le peuple.

Parvenu au Forum, on érigea au sommet d’une colonne de porphyre la statue de l’empereur, après avoir déposé dans sa tête les précieux clous avec lesquels le Christ avait été crucifié, et à ses pieds les douze corbeilles qui avaient servi à recueillir les restes lors du miracle de la multiplication des pains. Cette fête fut dès lors célébrée chaque année avec faste, par une procession qui allait du Forum à Sainte-Sophie.

A de multiples reprises la Très-Sainte Mère de Dieu manifesta sa protection sur la ville impériale, qui était devenue, par ses magnifiques églises et ses innombrables reliques de saints, une anticipation de la Jérusalem céleste. En particulier, en 626, lors de l’attaque conjuguée des Avars et des Perses, l’Icône de la Mère de Dieu repoussa miraculeusement les ennemis. Sous Léon l’Isaurien, elle renouvela un miracle semblable en chassant les Sarrasins qui assiégeaient la cité depuis trois ans.

Et de même, en temps d’épidémies ou de calamités naturelles, elle ne cessa de montrer sa protection, jusqu’au jour où, conformément aux desseins insondables de la Providence, la Cité et l’Empire disparurent de la scène de l’histoire (1453), tout en demeurant pour les Chrétiens des symboles du Royaume à venir qui n’aura pas de fin.

D’après le Monastère Orthodoxe

http://monastere-orthodoxe.chez-alice.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.05.2026 – SAINT DU JOUR

Saint François De Girolamo
Prêtre s.j.

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 11 mai. Pour la Congrégation, et au niveau local, le jour de la mémoire est le 2 juillet.

Francesco De Girolamo, aîné de onze enfants, naît à Grottaglie (dans les Pouilles, Italie) le 17 décembre 1642.

Son enfance fut remarquable par une compassion innée pour les misères d’autrui. Un jour, il prit un pain pour les pauvres, sans la permission de ses parents. Sa mère lui en adressa d’amers reproches : « Croyez-vous que l’aumône appauvrisse ? dit-il à sa mère ; regardez le buffet ! » La mère regarda : aucun pain ne manquait. 

Entré jeune encore dans la Compagnie de Jésus, il s’y montra dès l’abord saint religieux dans la force du terme. Ce qu’il convient avant tout de remarquer en lui, c’est l’apôtre. Il demande un jour à ses supérieurs d’aller évangéliser les Indes et le Japon : « Les Indes et le Japon, lui est-il répondu, sont pour vous à Naples. Quant au martyre, les épines du ministère apostolique suffiront. » C’était vrai. 

Qu’il est beau de le voir chaque mois, la sonnette à la main, appeler Naples à la Sainte Communion, bravant toutes les intempéries des saisons et réussissant à amener jusqu’à vingt mille communiants, le même jour, à la Table sainte ! Souvent l’église ne suffisait pas à ses auditeurs ; une éminence en plein air lui servait de chaire, et l’on voyait les multitudes saisies d’émotion sous sa parole puissante. 

Avant d’aller prêcher, le missionnaire passait des heures en prière et ne paraissait devant la foule que le cœur débordant des flammes de la charité qu’il avait puisée aux pieds du crucifix. Un jour, une personne scandaleuse qui l’avait interrompu dans un sermon vint à mourir ; le Saint alla près de son lit funèbre et lui cria : « Où es-tu ? à ces mots, les lèvres du cadavre s’agitent et répondent : “ En enfer ! ” ». Dieu, par une foule de miracles, multipliait la puissance apostolique de son serviteur. 

Plusieurs fois l’on put constater sa présence en deux endroits simultanément ; ses prophéties étaient de chaque jour, sa foi rendit la vie à un enfant mort, et sa parole ressuscita une multitude d’âmes à la vie de la grâce. 

Il meurt, comme il l’avait prédit, le 11 mai 1716, à Naples.

Béatifié le 2 mai 1806 par le pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823), il fut canonisé le 26 mai 1839 par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846).

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint François De Girolamo priez pour nous !