Pourquoi ai-je obéi à cette impulsion contraire à ma volonté ? (II)

Pourquoi ai-je obéi à cette impulsion contraire à ma volonté ? (II)

Quelques temps plus tard (1) alors que mon père visitait des malades dans une infirmerie militaire, il témoigne :

« À ce moment, je remarque un prisonnier italien qui fait des grands signes à Giuseppe l’infirmier. – Que veut-il ? demanda le docteur Renaud. – Il se nomme Pepito, traduisit Giuseppe, il dit que le Docteur Belbéoc’h l’a sauvé sur la route, il veut le remercier. Sans attendre que son compatriote termine, Pépito s’est levé et m’embrasse avec effusion. Je me sens très gêné de cette démonstration de reconnaissance car je me souviens fort bien d’être passé devant ce malheureux uniquement préoccupé de moi-même et de mon évasion. Je me dégage et demande à Giuseppe : – Comment peut-il me reconnaître ? Il faisait presque nuit et son état ne lui permettait pas de distinguer mon visage ? Et de plus il ne parle que l’Italien. – Il t’a reconnu à ta voix. Il affirme qu’il serait capable de te reconnaître sans erreur entre mille autres.

Je ne sais vraiment quelle contenance adopter lorsque brusquement j’aperçois, épinglé au revers de la veste de Pépito, une médaille de Notre Dame du Bon Conseil. Un instant, je reste stupéfait, c’est effectivement un bon conseil que j’ai eu l’impression d’entendre et auquel j’ai répondu, un peu contre mon gré. – Giuseppe, traduis à ton camarade, dis-je soudain très sérieux : ce n’est pas moi qui t’ai sauvé. Je suis d’abord passé devant toi indifférent, sans même me pencher…  seulement quelques pas plus loin j’ai eu l’impression que l’on me suggérait un conseil et je suis revenu.

C’est Elle qui t’a sauvé, dis-je en désignant du doigt la médaille. Remercie-la. Un silence total s’est fait dans l’infirmerie. Je vois les yeux bruns de Pépito se mouiller de larmes. Est-ce l’émotion d’avoir été l’objet d’une telle sollicitude de la part de Celle qu’il a choisie comme protectrice ou bien éprouve-t-il une lourde déception de constater que son sauveur n’est pas digne du piédestal où il le met ? Je ne le sais pas mais ce jour-là, je fais la promesse de rapporter exactement ces faits, si un jour j’écris l’histoire de cette période de ma vie. »

Extrait de Charles Belbéoc’h, Le Feu sur la Neige (Mon carnet d’évasions) Editions du Panthéon – Nov 2018 (1) Cf UMM du 2 avril 2026

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.04.2026 – SAINT DU JOUR

St Louis Scrosoppi

Saint Luigi Scrosoppi
Prêtre et fondateur de la Congrégation 
Sœurs de la Providence

Luigi Scrosoppi naît le 04 août 1804 à Udine (ville italienne située dans la région Frioul-Vénétie julienne). Son père Domenico était orfèvre, sa mère Antonia était issue d’une famille aisée. Le foyer était très chrétien et très pieux, l’éducation religieuse y tenait une grande place, d’ailleurs, les deux frères, Carlo et Giovanni Battista, de Luigi devinrent prêtres comme lui.

Dans les années 1814-1816, la région du Frioul avait connu de grands désordres climatiques, fragilisant une population pauvre qui avait subi disettes et épidémies. De nombreux orphelins avaient été ainsi laissés à l’abandon après la mort de toute leur famille. Le petit Luigi, voyant la misère des gens qui l’entouraient, décida de consacrer toute sa vie à ces pauvres.

À l’âge de 12 ans il entra au petit séminaire. Et le 31 mars 1827 il reçut lui aussi l’ordination sacerdotale.
Il collabora à l’œuvre entreprise par son frère Carlo, qui venait en aide aux orphelines abandonnées, s’adonnant aux tâches les plus humbles, quêtant dans la rue pour l’éducation des petites filles qu’ils avaient rassemblées. Il consacra tous ses biens à son œuvre, ralliant aussi d’autres prêtres et des professeurs, afin d’éduquer ces enfants pour qu’ils aient une vie digne de ce nom.
C’est ainsi que naquit la Congrégation des “Sœurs de la Providence”, le 1er février 1837, placée sous la protection de saint Gaetano de Thiene (1480-1547), misant sur la tendre providence qui n’abandonne jamais ceux qui se confient à elle.

Tenté par la pauvreté et la fraternité universelle de saint François d’Assise, il suivra pourtant les pas de St Filippo Néri (1515-1595)et, en 1846, devint Oratorien.
Luigi Scrosoppi consacra toute sa vie à son œuvre, formant les jeunes maîtresses, fondant de nombreuses maisons, étant le guide spirituel de tous et de toutes dans la plus grande humilité et l’anonymat le plus total. Non content d’avoir fondé la congrégation des Sœurs de la Providence, Luigi participait à toutes les autres œuvres du diocèse, s’occupait des séminaristes pauvres, et créait un institut de sourds-muets.
Atteint d’une grave maladie de la peau, il mourut dans la nuit du 3 avril 1884, ses dernières paroles furent « Charité, charité ! ».

Quant aux Sœurs de la Providence, elles œuvrent encore aujourd’hui dans diverses parties du monde : au Brésil, en Uruguay, en Afrique, en Inde, en Bolivie, en Roumanie, en Birmanie et bien sûr en Italie.

Déclaré vénérable le 12 juin 1978, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978), Luigi Scrosoppi à été béatifié le 04 octobre 1981 et canonisé le 10 juin 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005). 
Au cours de la même cérémonie ont été canonisés : Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès, première sainte du Liban ; Bernardo de Corleone (1605-1667), du Tiers-Ordre des capucins ; Agostino Roscelli (1818-1902), prêtre italien du diocèse de Gênes et Teresa Eustochio Verzeri (1801-1852), fondatrice de l’Institut des filles du Sacré-Cœur de Jésus (>>>Homélie du pape Jean-Paul II le 10 juin 2001).

Luigi Scrosoppi a été déclaré protecteur des malades atteints du SIDA.

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Luigi Scrosoppi priez pour nous !

03.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 18,1-40.19,1-42. 

En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. »
Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. »
Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ».
Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? »
Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là.
Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »
Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! »
Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. »
À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » Pierre le nia et dit : « Non, je ne le suis pas ! »
Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? »
Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta.
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? »
Ils lui répondirent : « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »
Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit.
Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient.
Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. »
Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? »
Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »
Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. »
En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. »
Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »
Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : ‘Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement.’ C’est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : ‘Aucun de ses os ne sera brisé.’
Un autre passage de l’Écriture dit encore : ‘Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.’
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Jésus, Fils unique du Père , § 727-736 ; SC 203 (trad. SC p. 181 rev.)

« Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ou Calvaire, ils ont mis Jésus en croix, avec les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche » (Lc 23,33)

En échange de l’arbre qui a donné la mort, Poussé au milieu du Paradis (Gn 3,3), Tu as porté sur tes épaules le bois de la croix, Tu l’as monté sur le lieu appelé Golgotha. Soulage mon âme, tombée dans le péché Et portant un fardeau si lourd ; Soulage-la grâce au « joug doux » Et au « fardeau léger » de la croix (Mt 11,30). Le vendredi, à trois heures, Au jour où le premier homme a été séduit, Tu as été cloué, Seigneur, sur le bois En même temps que le larron criminel. Tes mains qui avaient créé la terre, Tu les as étendues sur la croix, En échange des mains d’Adam et d’Ève qui s’étaient tendues Vers l’arbre où elles avaient cueilli la mort. Moi qui ai péché comme eux, Et même les ai surpassés… Pardonne-moi mon délit Comme à eux dans la région d’où l’espoir est banni. Tu es monté sur la sainte croix, Tu as ôté la transgression des hommes ; Et l’ennemi de notre nature, Tu l’y as cloué. Fortifie-moi sous la protection De ce saint signe, toujours vainqueur, Et lorsqu’il se lèvera à l’Orient (Mt 24,30), Illumine-moi de sa lumière. Au larron qui était à ta droite Tu as ouvert la porte du Paradis ; Souviens-toi de moi aussi lorsque tu reviendras Avec la Royauté de ton Père (Lc 23,42). Que moi aussi j’entende prononcer La réponse qui fait exulter : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans l’Éden, Dans ta patrie première ! »

LECTURES :

Livre d’Isaïe 52,13-15.53,1-12. 

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté !
La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme.
Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.
Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?
Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié.
Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche.
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple.
On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.
Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.
C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

Psaume 31(30),2ab.6.12.13-14ad.15-16.17.25. 

R/ Ô Père, en tes mains je remets mon esprit. (Lc 23, 46)

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
garde-moi d’être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires 
et même de mes voisins, 
je fais peur à mes amis 
s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié, 
comme une chose qu’on jette.
J’entends les calomnies de la foule :
ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, 
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi 
des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; 
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage, 
vous tous qui espérez le Seigneur !

Lettre aux Hébreux 4,14-16.5,7-9. 

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

05.04.2026 – HOMÉLIE DU DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 20, 1-9

L’éclatant mystère

Homélie par le Dr. Laurent Mathelot

Lectures

Les deux évangiles proposés pour ce dimanche de Pâques sont, d’une part, la découverte du tombeau vide par Marie-Madeleine et, si la messe est dite au soir, la rencontre des disciples d’Emmaüs. Ces deux récits forment un diptyque qui encadre le mystère joyeux que nous célébrons : la Résurrection.

Jean commence par nous dire que Marie-Madeleine s’est rendue au tombeau « de grand matin ; c’était encore les ténèbres ». Ainsi, le récit de ce jour merveilleux qui proclame la victoire définitive du Christ sur la mort commence-t-il dans le noir, au creux d’un tombeau où l’on pense trouver un cadavre. D’emblée, on se rappelle que Pâques embrasse la mort, que la Résurrection surgit des ténèbres, que le deuil est un terreau de la joie. Pendant le Carême, nous avons scruté nos abîmes, nos puits stagnants, les tombeaux qui nous enferment encore, au bord desquels Jésus pleurant est venu nous crier : ‘sors !’. Tout le mystère de la Résurrection est contenu dans le verset suivant : « Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. » Nulle part le texte ne raconte ni par qui, ni comment la pierre a été enlevée. On aurait aimé un peu plus d’explications … Non ! Il nous confronte à une simple constatation : le tombeau est ouvert ; le corps n’est plus là.

Les personnes qui guérissent d’un épisode ténébreux de la vie, de l’impression d’une existence en deuil, vous diront sans doute qu’ils ne savent non plus pas très bien comment la pierre de leur tombeau a été enlevée. Nos guérisons et relèvements ne nous apparaissent qu’une fois établis. Toutes les résurrections comportent une part de mystère, un passage des ténèbres à la lumière qui se fait dans le trouble, quasi à notre insu. A ceux qui, en ce jour de Pâques, traînent encore une impression de vie au tombeau, voici un conseil spirituel : méditez-le vide, la pierre enlevée, vos linges funéraires repliés et vous dehors. La spiritualité de la vie ténébreuse n’est pas une obsession sur la manière de s’en sortir, comme s’il s’agissait de nous-même soulever le poids qui nous enferme. Au contraire, c’est précisément là, enfermés dans un tombeau de larmes, qu’il s’agit de croire intensément en la résurrection des morts. Il s’agit avant tout de s’espérer au-delà de la tombe, vivant à nouveau. Nous ne sommes pas tant appelés à nous battre contre la mort qu’à désirer la vie. Pour le chrétien, la spiritualité de la tombe est nécessairement une spiritualité du resurgissement mystérieux de la vie. Que Dieu nous donne à tous de voir au-delà de nos pierres tombales.

Au soir de ce dimanche de Pâques, c’est la rencontre sur le chemin d’Emmaüs qui nous est proposée comme méditation de la Résurrection. On est au-delà de la tombe, quand la mort emporte l’espérance. Les disciples d’Emmaüs ont définitivement enterré l’espoir christique. Pour eux, Jésus est mort et c’est la fin de tout : ils quittent Jérusalem ; ils fuient la tombe et s’enfoncent dans le désespoir. Emmaüs, c’est la route vers nulle part.

Comme la Résurrection surgit des ténèbres, c’est dans le désespoir que se rencontre en personne le Ressuscité. Là aussi, le texte préserve le mystère : d’abord, ils ne l’ont pas reconnu. C’est alors que le jour de la Résurrection tombe, que le Christ se révèle à la fraction du pain béni. Bien sûr, nous voyons là une invitation à reconnaître le Seigneur présent dans nos eucharisties. Mais, au-delà, il s’agit de saisir que la résurrection surgit aussi à la fin du jour, au creux des espoirs déçus, par le simple partage d’un bout de pain béni, quand le Christ nous nourrit simplement de sa présence.

Ainsi, les textes ne nous éclairent-ils pas beaucoup sur le processus de résurrection, qui reste mystérieux. Par contre, ils présentent des constats de Résurrection qui ne sont pas immédiats, un au-delà du mystère enfin découvert, une présence du Ressuscité qu’on reconnaît enfin à ses cotés.

Les Évangiles ne sont pas des manuels de résurrection, mais des récits de témoins. Toute notre foi repose sur le témoignage de ceux qui ont vu le ressuscité venir à eux : ceux qu’il a libérés d’un tombeau ; ceux qu’il a nourris au-delà du désespoir.

C’est une tautologie de dire que la résurrection ne s’aperçoit qu’alors qu’on est sauvé. Mais cela souligne que le processus de guérison de nos souffrances dissimule toujours quelque peu sa finalité : le nez dans le guidon, on ne voit pas l’arrivée. Comment Dieu, finalement, me délivrera-t-il de la mort ? Cela reste un mystère. Seul le constat de ma délivrance ratifiera ma foi.

Pour asseoir notre foi en la Résurrection, pour l’ancrer dans le réel, nous n’avons que nos propres expériences de résurrection : là où nous avons pu constater la présence salvatrice du Christ dans notre vie. Mais ce n’est pas encore la résurrection des morts, juste de petites morts à soi.

En ce monde, confrontés à la souffrance, la Résurrection du Christ apparaîtra toujours mystérieuse. Tout au plus pouvons-nous l’imaginer comme une guérison aboutie dont nous ne pouvons mesurer les effets qu’en espérance. Seuls les témoignages de personnes ayant effectivement rencontré le Ressuscité permettent d’ancrer notre foi. Or tout témoignage reste contestable … Les disciples d’Emmaüs ont-il réellement rencontré le Christ ou le traumatisme de sa mort a-t-il exacerbé leur désir de le voir toujours vivant ? N’y a-t-il pas des illuminés prétendant avoir rencontré personnellement Dieu ?

Heureusement, le Christ nous a donné une clé ultime pour discerner l’effectivité de son action sur Terre : les fruits de nos conversions. S’il est difficile de discerner la grâce de Dieu au quotidien, à long terme, la rencontre avec le Ressuscité porte du fruit : « Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Mt 7, 16.18). Ainsi malgré le danger de n’être pas crue, Marie-Madeleine court-elle annoncer la Résurrection. De même, les disciples d’Emmaüs retournent-ils vers Jérusalem qu’ils fuyaient. Le fruit ultime de la rencontre avec le Ressuscité, c’est l’affranchissement de la peur de la mort.

Témoigner de sa foi en la Résurrection, c’est certes raconter sa rencontre personnelle avec le Ressuscité, mais c’est surtout apporter au monde les fruits de cette rencontre. C’est alors que notre témoignage revêt une portée concrète.

Voici Pâques, le jour où nous célébrons l’abondance de fruits dont nous n’avons que l’avant-goût ; le jour où nous fêtons l’éclat de la Résurrection dans un monde encore enténébré de souffrance, la joie du Salut éternel dans une Humanité toujours affrontée à la mort.

Pâques, c’est quand quelqu’un vient vous dire « J’étais mort et je suis vivant » et que ça se voit. Allons offrir au monde nos témoignages de résurrection, toutes ces fois où nous étions morts et qu’une espérance divine nous a rendu la vie. Alors, selon l’abondance des fruits que nous apporterons, peut-être nos interlocuteurs y verront-ils le Christ, mort et ressuscité.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 2 avril 2026

05.04.2026 – HOMÉLIE DU DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 20,1-9

Réjouissons-nous, Christ est ressuscité, alléluia

Homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire


Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus. Pour elle, c’est un jour de tristesse. C’est souvent le cas dans notre vie quand nous nous rendons sur la tombe d’un être cher. Mais aujourd’hui, il y a une tristesse de plus : ce n’est plus seulement le corps d’un ami qui finit dans la tombe ; c’est l’espérance d’un règne nouveau qui est anéantie.

L’Évangile de saint Jean nous dit qu’il faisait encore sombre ; comprenons bien : ce n’est pas seulement l’obscurité de la nuit. Il veut nous montrer que la lumière est en train de l’emporter sur les ténèbres. Elle chasse la nuit dans laquelle les hommes sont plongés à cause de leur péché. Jésus ressuscité est la Lumière qui luit dans les ténèbres. Cette lumière, rien ne peut l’arrêter ; rien ne peut l’empêcher de briller.

Arrivée devant le tombeau, Marie-Madeleine découvre que la pierre a été roulée. Elle en déduit qu’on a enlevé le corps de Jésus ; elle court prévenir Pierre et Jean. Tous deux arrivent devant le tombeau vide. Ils voient les linges restés sur place et bien rangés. Pierre est perplexe ; mais pour Jean, c’est différent : quelques mots disent sa foi : “Il vit et il crut.” Nous nous rappelons qu’il avait suivi Jésus jusqu’au pied de la croix ; il avait participé à l’ensevelissement. Il voit bien qu’il n’y a pas de désordre provoqué par une violation de sépulture. Plus tard, Jésus dira : “Heureux ceux qui croient sans avoir vu.”

C’est important pour nous aujourd’hui : nous n’aurons jamais d’autre preuve de la résurrection de Jésus que le tombeau vide. Bien sûr, il y a les apparitions du Christ ressuscité. Les quatre Évangiles nous en donnent le témoignage. Mais aucune de ces preuves n’est vraiment contraignante. Si nous croyons au Christ ressuscité, c’est parce que nous faisons confiance au témoignage des apôtres et à celui des communautés chrétiennes qui nous a été transmis de génération en génération.

La première lecture (Actes des Apôtres) nous rapporte un discours de Pierre après la résurrection. Nous nous rappelons qu’il avait renié son Maître devant de simples domestiques. Aujourd’hui, il ose proclamer la bonne nouvelle de sa résurrection dans la ville de Césarée qui est le lieu de résidence de Pilate et de ses légions. Les mots de ce discours de Pierre sont très audacieux : “Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois de la croix, Dieu l’a ressuscité le 3ème jour.”

Tout cela se passe chez le centurion de l’armée romaine. C’est une manière de dire que le salut est offert à tous, même aux païens. Dieu n’exclut personne. Quelle que soit sa nation ou sa langue, toute personne peut recevoir le salut dans la mesure où elle accueille l’Évangile. Cette bonne nouvelle doit être proclamée à tous les peuples du monde entier. C’est pour tous que le Christ a donné sa vie sur la croix.

C’est aussi ce témoignage de foi en Jésus ressuscité que nous trouvons chez saint Paul dans la 2ème lecture. Cette résurrection n’est pas un simple retour en arrière comme c’était le cas pour Lazare. Paul nous dit qu’il est ” assis à la droite de Dieu”. Il est monté au ciel ; il a reçu l’autorité de la part du Père. C’est un appel pour nous à lever les yeux vers le ciel et à rechercher “les réalités d’en haut”. Si nous croyons en Jésus ressuscité et si nous le suivons, plus rien ne peut être comme avant. Cette résurrection du Christ nous provoque à un renouveau de notre vie, un renouveau de la prière, une joie de découvrir et de vivre l’Évangile.

Tout cela passe par des décisions concrètes : sortir du “tombeau” de notre égoïsme pour vivre un amour vrai, rouler la pierre du découragement qui nous emprisonne et nous empêche d’aller de l’avant, ne pas nous laisser emporter par la rancune et la vengeance mais faire triompher le pardon et la miséricorde. C’est par notre manière de vivre que nous pourrons montrer que le Christ est vivant et qu’il transfigure ceux et celles qui accueillent sa force de vie.

C’est en vivant ainsi que nous pourrons être porteurs de vie et d’espérance. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur toutes les forces du mal qui cherchent à détruire l’homme. Nous sommes tous appelés à choisir la vie et à nous laisser envahir par l’amour de Dieu. Nous vivons dans un monde où beaucoup souffrent de la guerre, de la violence, de la haine et du mépris des autres. Mais le Seigneur ressuscité ne demande qu’à enlever de nos cœurs cette pierre qui nous enferme dans les ténèbres. Il veut que la lumière de Pâques brille dans le monde entier. En communion avec toute l’Église, soyons témoins de cette bonne nouvelle auprès de tous ceux et celles que nous rencontrons.

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 29 mars 2026