Étiquette : Apostolat mondial de Fatima
25.10.2026 – LECTURE DE L’ÉVANGILE DU 30ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 30e dimanche du temps ordinaire, année A : Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22, 34-40.
« La Bonne Vierge est là, qui me défend »

« La Bonne Vierge est là, qui me défend »
Prenant le chapelet qui s’use sous mes doigts, Ce soir, j’ai récité l’Ave dix fois, vingt fois. Ayant péché, j’étais d’une tristesse amère. Mais, simplement, ainsi qu’un fils devant sa mère, Mains jointes, à genoux, les yeux mouillés de pleurs, J’ai répété : « Priez pour nous, pauvres pécheurs ! » Et dans mon cœur je sens la paix renaître. Je crois, j’espère en Dieu, je sais qu’il est un maître Miséricordieux, bon, clément, paternel. Pourtant il est aussi, sur son trône éternel, Mon juge, et quand je songe à ma vie, il me semble Que je suis bien souillé, bien coupable, et je tremble. Oui, mais la Bonne Vierge est là, qui me défend.
François Coppée (1) (1) François Coppée (1842-1908) est un poète, dramaturge et romancier français.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
25.10.2026 – SAINTS DU JOUR

Saints Crépin et Crépinien
Cordonniers et martyrs
(† v. 285)
Crépin et Crépinien étaient des cordonniers romains. Ils faisaient des chaussures pour les pauvres, et vinrent à Soissons annoncer l’Évangile. Ils ont été martyrisés sous l’empereur Maximien.
Crépin et Crépinien furent saisis comme chrétiens et conduits à l’empereur Maximien, qui était de passage dans le nord des Gaules :
« D’où êtes-vous, leur demanda Maximien, et quelle religion professez-vous ?
“Nous sommes, répondirent-ils, de nobles romains qui avons émigré dans les Gaules pour y prêcher la foi chrétienne.
Si vous persistez dans cette folie, leur dit l’empereur, je vous ferai périr d’une mort cruelle : si vous sacrifiez aux dieux, je vous comblerai de richesses et d’honneurs.
Tu crois nous effrayer par tes menaces, répondent les saints martyrs ; mais, pour nous, le Christ est la vie, et la mort est une grâce. Quant aux richesses et aux honneurs, nous les avons quittés volontairement ; garde-les pour tes amis. Si toi-même tu ne renonces pas à tes dieux, tu brûleras au fond de l’enfer.” »
Transporté de rage, Maximien abandonna les deux chrétiens à l’un des plus cruels exécuteurs des persécutions contre les chrétiens, nommé Rictiovarus, pour les torturer avec une violence extraordinaire. Rictiovarus leur fit enfoncer sous les ongles des roseaux pointus ; mais ces roseaux se retournèrent contre les bourreaux et en blessèrent plusieurs ; il les fit jeter ensuite, en plein hiver, avec des meules de moulin au cou, dans une rivière glacée, mais ils surnagèrent et ne sentirent pas le froid.
Ce fut ensuite le tour du supplice de la chaudière remplie de plomb fondu ; ce supplice fut inoffensif pour eux, comme les autres, mais une goutte jaillit sur l’œil du tortionnaire, qui en devint borgne. Sa fureur lui donna le courage de poursuivre, et les deux généreux martyrs furent jetés dans une autre chaudière bouillante, remplie d’un mélange de poix, de graisse et d’huile ; ils y entrèrent en chantant de pieux cantiques, et des anges vinrent les en faire sortir.
Rictiovarus, fou de rage et sans doute saisi du démon, se jeta au milieu du brasier et s’y tordit dans le désespoir. Telle fut la fin de ce grand persécuteur, qui fit périr tant de chrétiens dans les Gaules.
Quant à Crépin et Crépinien, ils eurent la tête tranchée le lendemain. Le culte des saints Crépin et Crépinien est un de ceux qui sont restés les plus populaires ; des confréries furent établies sous leur vocable, de nombreuses églises bâties en leur honneur ; d’éclatants miracles furent obtenus par leur intercession.
©Evangelizo.org
Saints Crépin et Crépinien priez pour nous !

25.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,34-40.

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »

Jésus lui répondit : « ‘Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.’
Voilà le grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’
De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)
abbesse bénédictine et docteur de l’Église
Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 207-208)
« Cherchez d’abord le royaume de Dieu ! »
Avec harmonie, l’amour donne à toute chose sa juste mesure… Pour le véritable amour, tout entier divin, il existe un bien plus précieux, plus désirable que tout. Tous ceux qui le cherchent, il les attire, les rassemble autour de lui. Dans sa justice, il apprécie les mérites des désirs célestes, ceux des plaintes spirituelles, dont l’inspiration est divine, tout autant que les œuvres de celui qui se fortifie dans l’amour de Dieu. Ceci est évident pour ceux qui aiment Dieu d’un amour parfait : « Moi, Dieu, je scrute le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses œuvres. » (Jr 17,10) Les vrais amants de Dieu ne doivent chercher personne d’autre que lui, sous de faux prétextes. Ils refusent toute insinuation de leur concupiscence qui les porterait vers un autre objet. Hélas, bien souvent, l’homme recherche et réalise ses propres volontés, comme l’a montré la tentation d’Adam. Pourtant, il ne peut servir à la fois Dieu et le diable, puisque le diable déteste ce que Dieu aime, et réciproquement. Ainsi en va-t-il de l’homme : la chair se réjouit dans les péchés alors que l’âme est altérée de justice, c’est pourquoi la lutte qui les oppose est violente. L’œuvre de l’homme, en ce combat, s’épuise, car le serviteur est contraint de servir son maître. Soit la chair soumet l’âme pour le péché, soit l’âme subjugue la chair et accomplit le bien. Lorsque l’homme suit le désir de son âme par amour de Dieu, il renonce à lui-même et vit en étranger sur cette terre. (…) Quand il s’est converti au bien, et que ses plaies sont lavées dans le sang de l’Agneau, les armées angéliques, au vu de cette guérison, entonnent les louanges du Dieu admirable. L’homme qui craint Dieu, qui l’aime, qu’il rende son cœur attentif à ces paroles !

LECTURES :
Livre de l’Exode 22,20-26.
Tu n’exploiteras pas l’immigré, tu ne l’opprimeras pas, car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte.
Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin.
Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri.
Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins.
Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts.
Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil.
C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant !

Psaume 18(17),2-3.4.20.47.51ab.
R/ Je t’aime, Seigneur, ma force. (Ps 17, 2a)
Je t’aime, Seigneur, ma force :
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !
Louange à Dieu !
Quand je fais appel au Seigneur,
je suis sauvé de tous mes ennemis.
Et lui m’a dégagé, mis au large, il m’a libéré, car il m’aime.
Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire !
Il donne à son roi de grandes victoires,
il se montre fidèle à son messie.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 1,5c-10.
En effet, notre annonce de l’Évangile n’a pas été, chez vous, simple parole, mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude : vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous pour votre bien.
Et vous-mêmes, en fait, vous nous avez imités, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves, avec la joie de l’Esprit Saint.
Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et de Grèce.
Et ce n’est pas seulement en Macédoine et en Grèce qu’à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti, mais la nouvelle de votre foi en Dieu s’est si bien répandue partout que nous n’avons pas besoin d’en parler.
En effet, les gens racontent, à notre sujet, l’accueil que nous avons reçu chez vous ; ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable,
et afin d’attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.
