
Sa foi et sa dévotion à Marie l’ont aidée à transformer la tragédie en un chemin d’amour (II)
Consciente que beaucoup souffrent en silence, Bridget qui vit à Melbourne en Australie a fondé, pendant la pandémie de COVID-19 et à la suite du décès de sa fille dans un accident de voiture (1), un réseau de soutien en ligne offrant un espace sûr où les gens peuvent partager leurs histoires et trouver un sens à leur propre deuil. Les réunions, dont le Christ est au centre, sont souvent animées par un directeur spirituel et accueillent des personnes de toutes confessions et horizons.
Bridget souligne qu’il ne s’agit pas d’un service de soutien psychologique, car tout le monde n’a pas besoin d’un psychologue, dit-elle. « Les gens ont juste besoin d’un espace d’écoute et de quelqu’un à leurs côtés. Il n’y a pas de jugement, pas de conseils, mais grâce à cette connexion, des relations se créent et la confiance s’installe. »
Bridget et son mari Craig, un Écossais converti à l’Église catholique maronite à laquelle appartient Bridget, ont ouvert un café communautaire avec un « mur de l’amour ». Autour des mots « parce que l’amour continue de vivre », les gens accrochent des photos de leurs proches ou prennent des polaroids d’eux-mêmes, de leurs amis ou de leur famille dans le café.
Bridget a rejoint la Légion de Marie et s’engage activement dans l’évangélisation et le travail apostolique pour Notre Dame.
Le deuil est l’expression la plus profonde de l’amour, dit-elle, une partie naturelle de l’expérience humaine, mais pas quelque chose que nous savons bien gérer. « Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne savons pas trouver les mots justes pour apporter du réconfort. Trop souvent, nous ne disons rien. Nous devons apprendre à mieux gérer le deuil. »
Une partie de son apprentissage pour « mieux gérer le deuil » est passée par le pardon. Elle s’est liée d’amitié avec les parents du jeune conducteur qui a tué les enfants, reconnaissant leur propre douleur : ils ont perdu une fille atteinte de mucoviscidose, tout en devant faire face au chagrin causé par les actions de leur fils. Elle a également commencé, petit à petit, à correspondre avec le conducteur, qui s’est converti au catholicisme pendant son séjour en prison.
Mais surtout, elle vit chaque jour en sachant qu’elle retrouvera un jour sa fille. « Je sais qu’elle est près de moi. Sa chambre dégage un merveilleux parfum de roses. Lorsque nous prions, l’odeur des roses est encore plus forte », explique Bridget.
« Il y a une vie après la mort, c’est certain, et c’est ce qui me réconforte : savoir qu’elle est auprès du Seigneur et de ses cousins, et que je la reverrai. Si je ne pensais pas la revoir, je serais une personne très différente. »
(1) Cf Son histoire dans la Minute avec Marie du 26 avril
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie