26.10.2026 – SAINTS DU JOUR

Saints Lucien et Marcien
Magiciens, puis martyrs chrétiens 
(† 250)

Lucien et Marcien, nés dans les ténèbres de l’idolâtrie, étaient passionnés pour l’étude de la magie. Mais ils se convertirent en voyant l’inutilité de leurs charmes sur une vierge chrétienne, et la défaite des malins esprits par la vertu du signe de la croix. Ils n’eurent pas plus tôt ouvert les yeux à la lumière de l’Évangile, qu’ils brûlèrent leurs livres de magie, au milieu de la ville de Nicomédie. 

S’étant purifiés de leurs crimes par le baptême, ils distribuèrent leurs biens aux pauvres , et se retirèrent dans la solitude, afin que par l’exercice de la prière et par la pratique de la mortification, ils pussent soumettre leurs passions, se fortifier dans les résolutions qu’ils avaient prises pour se mettre plus sûrement à l’abri du danger, et fuir plus facilement les tentations auxquelles on est exposé dans le monde, jusqu’à ce que leur vertu fût solidement établie. 

Lorsqu’ils eurent passé de la sorte un temps considérable, ils se mirent à prêcher Jésus-Christ aux gentils, pour les rendre participants de la grâce qu’ils avaient reçue.

L’édit de Dèce contre les chrétiens ayant été publié en Bithynie, l’an 250, ils furent arrêtés et conduits devant le proconsul Sabin. Comme celui-ci demandait à Lucien de quelle autorité il prêchait Jésus-Christ, il lui répondit que tout homme devait faire ses efforts pour retirer ses frères de l’erreur. Marcien ne fit pas une profession moins généreuse de sa foi. Le juge ordonna qu’ils fussent étendus sur le chevalet. 

« Tandis que nous adorions les idoles, lui dirent Lucien et Marcien, nous avons commis plusieurs crimes, nous avons donné publiquement dans les abominations de la magie, sans qu’on nous fît subir aucun châtiment : mais nous devenons chrétiens, nous remplissons les devoirs de bons citoyens, et l’on nous applique à des tortures barbares. » Le proconsul les menaçant de les faire souffrir encore davantage, Marcien reprit : « Nous sommes prêts à souffrir tout ce qu’il vous plaira : mais nous ne renoncerons point au vrai Dieu, de peur qu’il ne nous précipite dans un feu qui ne s’éteindra jamais. » 

Il eut à peine fini de parler, que Sabin les condamna tous deux à être brûlés vifs. Ils allèrent avec joie au lieu de l’exécution. Ils expirèrent au milieu des flammes, en louant et bénissant le Seigneur.

Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr/(« Rév. x gpm »)

Saints Lucien et Marcien priez pour nous !

26.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,10-17. 

En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »
Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.
Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?

Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »

À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Homélies sur l’Évangile, n°31 (trad. Le Barroux)

« Femme, te voilà délivrée de ton infirmité »

« Jésus enseignait dans une synagogue un jour de sabbat. Il y avait là une femme possédée depuis dix-huit ans d’un esprit qui la rendait infirme » … « Elle était courbée, et ne pouvait absolument pas regarder vers le haut. » Le pécheur, préoccupé des choses de la terre et ne recherchant pas celles du Ciel, est incapable de regarder vers le haut : comme il suit des désirs qui le portent vers le bas, son âme, perdant sa rectitude, s’incurve, et il ne voit plus que ce à quoi il pense sans cesse. Faites retour sur vos cœurs, frères très chers, et examinez continuellement les pensées que vous ne cessez de rouler en votre esprit. L’un pense aux honneurs, un autre à l’argent, un autre encore à augmenter ses propriétés. Toutes ces choses sont basses, et quand l’esprit s’y investit, il s’infléchit, perdant sa rectitude. Et parce qu’il ne se relève pas pour désirer les biens d’en haut, il est comme cette femme courbée, qui ne peut absolument pas regarder vers le haut… Le psalmiste a fort bien décrit notre courbure quand il a dit de lui-même, comme symbole de tout le genre humain : « J’ai été courbé et humilié à l’excès » (Ps 37,7). Il considérait que l’homme, bien que créé pour contempler la lumière d’en haut, a été jeté hors du paradis à cause de ses péchés, et que par suite, les ténèbres règnent en son âme, lui faisant perdre l’appétit des choses d’en haut et porter toute son attention vers celles d’en bas… Si l’homme, perdant de vue les choses du Ciel, ne pensait qu’aux nécessités de ce monde, il serait sans doute courbé et humilié, mais non pourtant « à l’excès ». Or, comme non seulement la nécessité fait tomber ses pensées…, mais qu’en outre le plaisir défendu le terrasse, il n’est pas seulement courbé, mais « courbé à l’excès ».

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,32.5,1-8. 

Frères, soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.
Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.
Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur.
Comme il convient aux fidèles, la débauche, l’impureté sous toutes ses formes et la soif de posséder sont des choses qu’on ne doit même plus évoquer chez vous ;
pas davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux – tout cela est déplacé – mais qu’il y ait plutôt des actions de grâce.
Sachez-le bien : ni les débauchés, ni les dépravés, ni les profiteurs – qui sont de vrais idolâtres – ne reçoivent d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu ;
ne laissez personne vous égarer par de vaines paroles. Tout cela attire la colère de Dieu sur ceux qui désobéissent.
N’ayez donc rien de commun avec ces gens-là.
Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière –

Psaume 1,1-2.3.4.6. 

R/ Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)

Heureux est l’homme 
qui n’entre pas au conseil des méchants, 
qui ne suit pas le chemin des pécheurs, 
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur 
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre 
planté près d’un ruisseau, 
qui donne du fruit en son temps, 
et jamais son feuillage ne meurt ; 
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants. 

Mais ils sont comme la paille 
balayée par le vent :
Le Seigneur connaît le chemin des justes, 
mais le chemin des méchants se perdra.

Deux amis finissent par se ressembler

Deux amis finissent par se ressembler

Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante – en compagnie de Marie – du visage du Christ, on est appelé à poursuivre l’idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire « amicale ». Marie nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire “respirer” ses sentiments. Le bienheureux Bartolo Longo dit à ce propos : « De même que deux amis qui se retrouvent souvent ensemble finissent par se ressembler même dans la manière de vivre, de même, nous aussi, en parlant familièrement avec Jésus et avec la Vierge, par la méditation des Mystères du Rosaire, et en formant ensemble une même vie par la Communion, nous pouvons devenir, autant que notre bassesse le permet, semblables à eux et apprendre par leurs exemples sublimes à vivre de manière humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite ».

Pape saint Jean-Paul II

Dans sa Lettre Apostolique Rosarium Virginis Mariae

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.10.2026 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Sans amour, la foi serait sans consistance

Avant de réciter la prière mariale ce dimanche, le Pape est revenu sur l’Évangile selon saint Matthieu où un docteur de la loi met à l’épreuve Jésus en lui demandant quel est «le plus grand commandement». Le Christ place l’amour au cœur de notre relation avec Dieu, a rappelé Léon XIV, et Dieu attend de nous une relation personnelle.

Vatican News

«Dans la Loi, quel est le plus grand commandement?» Telle est la question posée à Jésus par un docteur de la Loi, rapportée par l’évangéliste Matthieu lu ce dimanche (Mt 22, 34-40) et que le Pape a reprise en s’adressant aux fidèles de la place Saint-Pierre. Le Maître répond en citant un passage du Deutéronome: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée» (v. 37 ; Dt 6, 5).

«Le Christ place l’amour au cœur de notre relation avec Dieu. Il ne suffit en effet pas de savoir que Dieu existe, qu’Il est l’unique ou qu’Il est Tout-Puissant», a rappelé Léon XIV, mais «le Seigneur attend de nous une relation personnelle: le seul vrai Dieu veut devenir « notre » Dieu».

On ne peut aimer « sur commande »

«Dans la rencontre avec Lui, le commandement de l’amour n’est ni une obligation, ni une contrainte. On ne peut en effet pas aimer « sur commande »», a poursuivi le Pape, expliquant que «l’amour pour Dieu est précisément le besoin inhérent au désir de l’homme, qui trouve son accomplissement dans la communion avec Lui». Notre amour ne peut être authentique «que lorsqu’il est une réponse à son amour qui nous précède toujours», a-t-il précisé. 

Léon XIV est ensuite revenu sur le second commandement que le Christ ajoute, et qui est déterminant: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mt 22, 39). «Grâce à cette relation intime avec Dieu, nous devenons capables de nous regarder nous-mêmes et de regarder notre prochain avec le même regard que le Christ, selon sa perspective», a souligné l’évêque de Rome.

À l’aune de ce commandement, «l’égoïsme est vaincu et même l’amour de soi-même se transforme en charité: notre existence s’oriente vers l’autre et devient un don pour ceux qui nous entourent», a-t-il encore précisé. 

Un amour qui déborde

Pour qualifier cet amour, le Pape a cité Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus: «Seul l’amour –écrivait-elle– pousse les membres de l’Église à l’action; si cet amour s’éteignait, elle n’annoncerait plus l’Évangile». «Sans lui, en effet, notre foi serait privée de son contenu, nos bonnes œuvres se réduiraient à du moralisme, notre espérance serait vaine», a expliqué Léon XIV. 

«Nous ne pouvons pas aimer véritablement Dieu sans que cet amour déborde en amour pour nos frères et sœurs, a conclu le Pape, et nous ne pouvons pas aimer véritablement notre prochain si ce n’est en tant qu’enfants d’un même Père qui nous a aimés le premier en son Fils Jésus». Avant de réciter l’Angélus, le Souverain pontife a enfin invité à demander «la grâce d’un cœur nouveau, capable d’accueillir et de vivre le grand commandement».

Source : VATICANNEWS, le 25 octobre 2026