29.04.2026 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: Léon XIV en messager de paix revient sur son voyage en Afrique

Lors de l’audience générale de ce mercredi 29 avril, place Saint-Pierre, le Pape Léon XIV est revenu sur son récent, long et mémorable voyage apostolique en Afrique, qui l’a conduit en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. Un déplacement qu’il a présenté comme «un message de paix» dans un contexte international marqué par les conflits, les tensions et par de graves et fréquentes violations du droit international.

Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican

S’adressant aux milliers fidèles dévots réunis place Saint-Pierre, le Saint-Père a confié que ce voyage faisait partie de ses projets initiaux en tant que Successeur de Pierre et Berger du peuple de Dieu: «Dès le début de mon pontificat, j’ai songé à un voyage en Afrique». Il a exprimé sa gratitude pour cette opportunité, vécue «en tant que Pasteur, pour rencontrer et encourager le peuple de Dieu», mais aussi comme «un message de paix à un moment historique marqué par des guerres et par de graves et fréquentes violations du droit international». Le Pape a également remercié les évêques et les autorités civiles pour leur accueil, ainsi que tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette visite apostolique.

En Algérie, des ponts entre cultures et religions

Première étape du voyage, l’Algérie a revêtu une signification particulière pour le Pape Léon XIV. Il y a vu l’occasion de «repartir des racines de son identité spirituelle» et de construire des ponts essentiels: «le pont avec l’époque très féconde des Pères de l’Églisele pont avec le monde islamique» et «le pont avec le continent africain».

Dans son allocution, le Souverain pontife a souligné l’importance du vivre-ensemble, affirmant qu’«il est possible de vivre ensemble comme des frères et sœurs, même de religions différentes, lorsque l’on se reconnaît comme enfants du même Père miséricordieux». Le témoignage de saint Augustin, a ajouté le Saint-Père, demeure «par son expérience de vie, ses écrits et sa spiritualité, un maître dans la recherche de Dieu et de la vérité».

Cameroun: un appel à la réconciliation, à la justice et au partage équitable

Au Cameroun, le Pape a réaffirmé son appel à la paix dans le pays: «notre appel à œuvrer ensemble pour la réconciliation et la paix, car ce pays est malheureusement lui aussi marqué par des tensions et des violences». Évoquant la richesse et la diversité du pays qui le fait surnommé «l’Afrique en miniature», le Successeur de Pierre a souligné les défis majeurs: «une répartition équitable des richesses, ; celui de donner leur place aux jeunes, en surmontant la corruption endémique ; celui de promouvoir un développement intégral et durable, en opposant aux diverses formes de néocolonialisme une coopération internationale visionnaire».

Angola: une Église «libre pour un peuple libre»

En Angola, marqué par une histoire de conflits, le Saint-Père a mis en lumière l’action de Dieu qui «a guidé et purifié l’Église, la convertissant toujours davantage au service de l’Évangile, de la promotion humaine, de la réconciliation et de la paix». Au sanctuaire de Mamã Muxima qui signifie «Mère du cœur», le Pape a été touché par la vitalité de la foi du peuple angolais:

“j’ai vu avec joie tant de religieuses et de religieux de tous âges, … ; j’ai vu des catéchistes qui se consacrent entièrement au bien des communautés ; j’ai vu des visages d’anciens marqués par les fatigues et les souffrances, mais rayonnants de la joie de l’Évangile ; j’ai vu des femmes et des hommes danser au rythme des chants de louange au Seigneur ressuscité, fondement d’une espérance qui résiste aux déceptions causées par les idéologies et les vaines promesses des puissants.”

Le Saint-Père a également rappelé que cette espérance exige «un engagement concret, et l’Église a la responsabilité, par son témoignage et par l’annonce courageuse de la Parole de Dieu, de reconnaître les droits de tous et d’en promouvoir le respect effectif», notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Guinée équatoriale: un peuple tourné vers l’espérance

Dernière étape du voyage, la Guinée équatoriale a offert au Pape une expérience particulièrement marquante enracinée dans 170 ans d’évangélisation. Le Pape a évoqué la foi vivante du peuple équatoguinéen, qui «a renouvelé avec un grand enthousiasme sa volonté de marcher uni vers un avenir d’espérance».

Le Pape Léon XIV à la prison de Bata
Le Pape Léon XIV à la prison de Bata   (ANSA)

Parmi les moments forts de cette étape équatoguinéene, le Saint-Père a cité sa visite à la prison de Bata, où les détenus ont chanté et prié «sous une pluie battante», dans ce qu’il a qualifié de «signe authentique du Royaume de Dieu» demandant au Pape de prier «pour leurs péchés et leur liberté». Et la rencontre avec les jeunes au stade de Bata a également été marquée par «une fête de joie chrétienne, avec des témoignages émouvants de jeunes qui ont trouvé dans l’Évangile le chemin d’une croissance libre et responsable», témoignant d’une foi capable de transformer les vies.

«Une richesse inestimable» pour l’Église

En conclusion, le Pape Léon XIV a souligné la portée de cette visite pour les peuples africains: «la visite du Pape est, pour les populations africaines, l’occasion de faire entendre leur voix, d’exprimer la joie d’être le peuple de Dieu et l’espoir d’un avenir meilleur, empreint de dignité pour chacun et pour tous». Et le Saint-Père a confié avoir lui-même reçu «une richesse inestimable» à travers cette rencontre, qui nourrit son ministère et son espérance pour l’Église universelle.

Source : VATICANNEWS, le 29 avril 2026

29.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30. 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Prélude, n° 1 (Le dialogue, trad. J. Hurtaud, éd. Téqui, 1976, p. 3-5)

L’union à Dieu et le salut des âmes

En s’élevant au-dessus d’elle-même, une âme tourmentée d’un très grand désir de l’honneur de Dieu et du salut des âmes, en arrive à s’exercer pendant quelque temps dans la pratique des vertus ordinaires et s’enferme dans la cellule de la connaissance d’elle-même, pour mieux connaître la bonté de Dieu envers elle. Car l’amour suit la connaissance et, en aimant, l’âme cherche à suivre la vérité et à se revêtir de la vérité. Rien ne fait mieux goûter à la créature cette vérité, rien ne lui procure tant de lumière que l’oraison humble, continue, fondée sur la connaissance de soi-même et de Dieu. L’oraison ainsi comprise et pratiquée unit l’âme avec Dieu. En suivant les traces du Christ crucifié, par désir, par affection, par union d’amour, elle devient un autre lui-même. N’est-ce-pas ce que le Christ a voulu nous apprendre quand il nous dit : « À qui m’aimera et gardera ma Parole, je me manifesterai moi-même à lui : il sera une même chose avec moi et moi avec lui » (Jn 14,21). Nous trouvons en maints endroits des paroles semblables. Puisque le Christ est Vérité, elles nous font bien voir que, par l’amour, l’âme devient une même chose avec lui. Pour le montrer plus clairement, je me souviens d’avoir appris d’une servante de Dieu que, dans un grand ravissement de l’esprit qu’elle eut dans son oraison, Dieu, déchirant les voiles, lui avait fait contempler l’amour qu’il a pour ses serviteurs. Il lui disait entre autres choses: « Ouvre l’œil de ton intelligence et regarde en moi ; tu y verras la dignité et la beauté de ma créature raisonnable. Outre la beauté que j’ai donné à l’âme en la créant à mon image et ressemblance, contemple ceux qui sont revêtus de la robe nuptiale, c’est-à-dire de la charité, ornée de la multitude des vertus. Ceux-là, ne font qu’un avec moi par l’amour ».

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 1,5-10.2,1-2. 

Bien-aimés, tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.
Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.
Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.
Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous évitiez le péché. Mais si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste.
C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement les nôtres, mais encore ceux du monde entier.

Psaume 103(102),1-2.3-4.8-9.13-14.17-18a. 

R/ Non pas à nous, Seigneur, mais à ton nom, donne la gloire. (Ps 113b, 1)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses 
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe 
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
Il n’est pas pour toujours en procès, 
ne maintient pas sans fin ses reproches ;

comme la tendresse du père pour ses fils, 
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !
Il sait de quoi nous sommes pétris,
il se souvient que nous sommes poussière.

Mais l’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent, 
est de toujours à toujours, 
et sa justice pour les enfants de leurs enfants,
pour ceux qui gardent son alliance.

Fatima – Peinture Ecce Homo en vedette lors de la première visite thématique de l’exposition temporaire

Session guidée par l’historien et muséologue Fernando António Baptista Pereira inaugure un cycle de visites thématiques, le 6 mai prochain.

La peinture Ecce Homo, classée Trésor national, est le point culminant de la première visite thématique de l’exposition temporaire « Refuge et chemin », qui aura lieu le 6 mai prochain, à partir de 21h15.

Intitulée « Ecce homo : le mystère du couronnement des épines dans la peinture du XVIe siècle », la session sera dirigée par Fernando António Baptista Pereira, historien de l’art, muséologue et professeur à la retraite de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Lisbonne.

À partir de l’analyse de cette peinture du XVIe siècle, du Musée national d’art ancien, la visite thématique vise à élargir le contenu du noyau VI de l’exposition « Refuge et chemin », offrant une lecture approfondie sur le symbolisme de la couronne d’épines dans la tradition artistique et religieuse.

Le cycle de visites thématiques se déroule de mai à octobre, toujours le premier mercredi de chaque mois, entre 21h15 et 22h30, avec entrée gratuite.

À travers cette programmation, le Musée du Sanctuaire de Fatima renforce la dimension interprétative de l’exposition, invitant les visiteurs à un dialogue plus étroit avec les œuvres et leurs significations.

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CALENDRIER DES VISITES THÉMATIQUES

6 mai
Ecce homo : le mystère du couronnement d’épines dans la peinture du XVIe siècle
Fernando António Baptista Pereira
Historien de l’art, muséologue et professeur à la retraite de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Lisbonne

3 juin
Photographier les drames de l’histoire
João Porfírio
Photojournaliste de guerre

1er juillet
Que disent les textes bibliques sur le cœur ?
Frédéric Lourenço
Essayiste et professeur titulaire de la Faculté des lettres de l’Université de Coimbra

5 août
Donner forme à la vision : la représentation du Cœur Immaculé de Marie à partir des apparitions de Fatima
Marco Daniel Duarte
Directeur du Musée du Sanctuaire de Fatima

2 septembre
La dernière Cène du maître du retable de la cathédrale d’Évora
Sandra Leandro
Directrice du Musée national Frei Manuel do Cenáculo

7 octobre
Le cœur de Marie à travers le regard de jeunes artistes
Étudiants en design, céramique et sculpture du Collège de São Miguel, Fátima

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA

Louis-Marie Grignion de Montfort : tout à Jésus par Marie

Illustration

Louis-Marie Grignion de Montfort : tout à Jésus par Marie

Louis-Marie Grignion de Montfort est un prêtre, missionnaire paroissial, qui sillonne, entre 1700 et 1716, les campagnes de l’ouest de la France pour inviter les hommes à se tourner vers l’amour divin. Connu pour sa grande dévotion mariale, il fonde deux congrégations : la Compagnie de Marie, qui destine des prêtres et des frères à prêcher comme lui, mais aussi à éduquer la jeunesse pauvre ; et les Filles de la Sagesse, religieuses hospitalières et éducatrices.

Les raisons d’y croire

  • Séminariste à Paris, Louis-Marie Grignion de Montfort donne aussitôt les aumônes qu’il reçoit aux plus pauvres. Un jour, une soutane chaude lui est offerte : il la donne à un séminariste encore plus démuni que lui. À travers des renoncements répétés et des actes de charité quotidiens se dessine une vie intérieure profondément habitée.
  • Trois fois par semaine, il choisit de veiller les morts avant leur enterrement et ne dort donc que deux heures ces nuits-là, assis sur une chaise. Il accomplit cet office avec soin, priant pour eux. Veiller les morts avant leur enterrement et prier pour eux n’a aucune utilité visible : les défunts ne peuvent rien rendre, cela se fait dans la solitude, la nuit, au prix d’une réelle fatigue… Ce n’est pas une marque de respect symbolique : cet acte manifeste l’espérance de la vie éternelle et la conviction que les vivants peuvent encore agir pour les défunts par la prière.
  • Il rencontre un jour deux jeunes gens qui tirent l’épée pour se battre. Se présentant à eux, le crucifix en main, car il en portait toujours un sur lui, il leur parle d’une manière si touchante qu’il les convainc de se séparer. L’un d’eux, très frappé sur le coup par cette action généreuse, ne l’oubliera jamais et songera dès lors à consacrer sa vie à Dieu, ce qu’il fera effectivement quelques années plus tard.
  • Une autre fois, sur le Pont-Neuf, il voit un grand nombre de personnes entourer un charlatan et recueillir avec avidité les fausses prédictions qu’il prétend leur révéler. Affligé de voir des chrétiens ajouter foi à de telles sottises, Louis-Marie monte sur l’autre trottoir et harangue la foule en lui montrant l’impiété de sa conduite. Tous, touchés par ce discours, délaissent le bateleur et rentrent chez eux.
  • Une fois prêtre, Louis-Marie est animé de la même charité. Charité, d’abord, envers les corps, par le soin des malades à Poitiers comme aumônier général, où il regroupe des jeunes filles désireuses d’aider les nécessiteux. Il place Marie-Louise Trichet à leur tête. Elle sera la première supérieure d’une nouvelle congrégation religieuse, qui exercera la charité « en soignant et en guérissant les pauvres incurables » : ce seront les Filles de la Sagesse du Verbe incarné.
  • Charité surtout envers les âmes : Louis-Marie commence le périple des missions paroissiales dans une dizaine de diocèses, de Saint-Brieuc à La Rochelle et de Nantes à Rouen. Ce ne seront pas moins de soixante-douze missions d’importance qu’il dirigera, aidé de deux prêtres, les pères René Mulot et Adrien Vatel.
  • La Compagnie de Marie est née de ce souhait d’évangéliser les campagnes par des missions populaires organisées régulièrement en des lieux différents. Louis-Marie en rédige la règle en 1713. Les religieux qui en font partie encouragent à la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et à la récitation du rosaire. Il fait chanter des offices des cantiques en vers qu’il a lui-même rédigés et qui, facilement mémorisables par leur refrain, parlent à l’intime de l’âme.
  • Dans L’Amour de la Sagesse éternelle, Louis-Marie fait découvrir deux chemins à ses lecteurs. Le premier est celui qu’emprunte le Fils de Dieu, depuis son éternité au sein du Père, en passant par l’œuvre créatrice, jusqu’à son incarnation et le don total de lui-même sur la Croix, pour parvenir jusqu’aux hommes. Le second chemin permet aux hommes, à leur tour, de rejoindre le Christ. Comment ? En répondant à son amour absolu par un complet amour, dont les moyens concrets sont le désir de Dieu, la prière, la mortification et la dévotion envers la Vierge Marie, mère du Christ et mère des hommes.
  • En 1712, Louis-Marie rédige à La Rochelle le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge . Il y explique que le salut, réalisé par Jésus-Christ, aurait été impossible sans la mère qui l’a mis miraculeusement au monde. Aussi la Vierge Marie a-t-elle une part unique dans le salut historique de l’humanité. Marie conserve cette part dans l’octroi de ce salut à chaque homme. C’est par elle que le Christ est enfanté en chaque âme humaine par le baptême, afin que chaque homme puisse dire : « Ce n’est pas moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » ( Ga 2,20 ). C’est pourquoi Louis-Marie invite son lecteur à « faire toutes ses actions par Marie, avec Marie, en Marie et pour Marie, afin de les faire plus parfaitement par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus et pour Jésus ».

Auteur :

Docteur en philosophie, Vincent-Marie Thomas est prêtre.

Source : 1000 raisons de croire

Le Pape reconnaît le martyre de 49 Espagnols assassinés en haine de la foi

Veillée de prière en hommage aux martyrs contemporains. 

Le Pape reconnaît le martyre de 49 Espagnols assassinés en haine de la foi

Le martyre de 49 membres de la Congrégation de Saint-Gabriel et d’un prêtre, tués en Espagne en haine de la foi pendant la guerre civile de 1936-1939, a été reconnu; ils seront bientôt béatifiés. Sont déclarés vénérables, Pedro Samuel Salado Alba, laïc, Maria Eletta de Jésus, carmélite déchaussée, Maria Teresa de la Très Sainte Trinité, carmélite du Cœur Divin de Jésus, et Maria Raffaella De Giovanni, fondatrice des Sœurs Tertiaires Minimes.

Vatican News

Le Pape Léon XIV a autorisé lundi 27 avril, lors de l’audience accordée au cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des Causes des Saints, la promulgation des décretsreconnaissant le martyre de 49 frères de Saint-Gabriel et de leur aumônier, tués en Espagne en 1936 lors de la persécution religieuse survenue pendant la guerre civile, ainsi que des décrets concernant l’héroïcité des vertus de trois religieuses – Maria Eletta de Jésus, carmélite déchaussée, Maria Teresia de la Très Sainte Trinité, carmélite du Cœur Divin de Jésus, et Maria Raffaella De Giovanni, fondatrice des Sœurs Tertiaires Minimes – et l’offrande de sa vie de Pedro Samuel Salado Alba, laïc, qui sont donc désormais vénérables.

Estanislao Ortega García et ses compagnons

Frère Estanislao Ortega García, premier provincial de la Province espagnole de l’Institut des Frères de l’Instruction chrétienne de Saint-Gabriel, et ses compagnons – 48 confrères ainsi que Manuel Berenguer Clusella, aumônier de la maison provinciale et de formation de Sant Vicenç de Montalt, prêtre du diocèse de Barcelone – seront donc béatifiés en tant que martyrs en Espagne. Tués à différents moments en 1936, ils sont tous victimes de la haine envers la foi catholique. Le contexte de leur témoignage de vie est celui de la persécution religieuse qui a débuté en 1934 et s’est intensifiée entre juillet 1936 et avril 1939, pendant les années de la guerre civile. Parmi les épisodes les plus dramatiques vécus par les religieux, on peut citer l’irruption d’une centaine de miliciens de la FAI (Federación Anarquista Ibérica) dans la maison de « Can Valls » le 7 novembre 1936. Ce jour-là, tous les frères âgés de plus de 18 ans, 44 au total, ainsi que le père aumônier, sont emmenés en prison dans un bus. Les étudiants ayant été conduits dans des centres d’aide sociale, les plus âgés restèrent sous le contrôle d’un comité rouge. Sur les 44 personnes arrêtées, 5 religieux français furent libérés grâce à l’intervention du consulat; les 39 autres et l’aumônier furent assassinés quelques jours plus tard au cimetière de Montcada.

Pedro Manuel Salado de Alba

Laïc et membre de l’association “Hogar de Nazaret”, Pedro Manuel Salado de Alba est né le 1er janvier 1968 à Chiclana de la Frontera, en Espagne. Le 15 août 1990, il s’est entièrement donné à Dieu à la Casa Nazareth, une institution missionnaire de vie consacrée, créée pour offrir un chemin vers la sainteté, avec pour mission de prendre soin des enfants et des jeunes en situation de vulnérabilité. Pedro Manuel vit dans un foyer d’accueil à Cordoue jusqu’en 1998, puis il est affecté à la Casa Quinindé en Équateur. Là-bas, outre la gestion du foyer, il mène une intense activité pastorale, coordonne les activités scolaires, enseigne la religion et se consacre au catéchisme. Il consacre toute son existence aux plus petits. Elle s’achève tragiquement pour sauver leur vie. Le 5 février 2012, à Playa de Tonsupa près d’Atacames, Pedro Manuel se jette à l’eau sans hésiter lorsque des enfants, alors qu’ils jouaient, sont emportés au large par un tourbillon. Il sauve sept enfants mais meurt sur le rivage. Pour avoir offert sa vie, il est aujourd’hui vénérable.

Maria Eletta de Jésus

Vivant au XVIIe siècle, Mère Maria Eletta de Jésus, de son nom de naissance Caterina Tramazzoli, était originaire de Terni, en Italie. Elle y est née le 28 janvier 1605 et c’est là, à l’âge de vingt et un ans, qu’elle entra, avec sa sœur Lucie, au monastère des Carmélites déchaussées. Elle se distingue par sa maturité, à tel point qu’après trois ans de vie religieuse, on lui demande de participer à la fondation d’un carmel à Vienne, dont elle deviendra la prieure à l’âge de 33 ans. Par la suite, elle est chargée de fonder un nouveau monastère à Graz, où elle vit les années les plus fécondes spirituellement de son existence, estimée par la population et l’aristocratie pour sa sagesse et le témoignage de sa vie. Destinée à une nouvelle fondation, elle arrive à Prague en 1656, où beaucoup connaissaient déjà ses vertus. Mais dans ce contexte, Maria Eletta de Jésus se trouve confrontée à de graves problèmes liés à l’institution du nouveau Carmel et à la «nuit obscure» de l’épreuve. Elle affronte les maladies, les tourments de l’esprit, les contradictions et même les calomnies, avec patience et en s’abandonnant entre les mains de Dieu, sans jamais cesser de prier. Elle meurt le 11 janvier 1663. Femme d’une grande prudence et d’une grande maîtrise de soi, elle s’est distinguée par sa grande charité, son amour du prochain, sa générosité envers les pauvres et les nécessiteux et ses soins attentionnés envers les malades.

Maria Teresa de la Très Sainte Trinité

Née le 13 novembre 1897 à Apeldoorn, aux Pays-Bas, Maria Teresa de la Très Sainte Trinité, de son nom de naissance Theresia Ysseldijk, entre au Carmel du Cœur Divin de Jésus de Tilburg à l’âge de vingt ans. Animée d’un grand zèle pour les missions, elle part pour l’Amérique avec sept autres consœurs en décembre 1919. Peu après son arrivée, elle est frappée par une grave maladie, découverte trop tardivement par les médecins. Elle affronte tout cela avec patience et toujours le sourire aux lèvres, continuant à servir Dieu au sein de l’Ordre carmélitain et travaillant en union silencieuse avec Lui. C’est ce qui la distingue, tout comme l’esprit missionnaire qui caractérise son choix de vie. Elle meurt le 10 mars 1926 à l’hôpital St. Mary de Saint-Louis.

Maria Raffaella De Giovanna

Italienne, originaire de Gênes, Maria Raffaella De Giovanna naît le 30 juillet 1870. Dès son plus jeune âge, bien que d’un naturel jovial, elle manifeste le désir de solitude pour se donner entièrement à Dieu, si bien que, jeune fille, elle demande à entrer en cloître. Mais son état de santé fragile ne lui permet pas de mener une vie austère, et elle retourne donc chez elle. Elle devient alors catéchiste dans sa paroisse et a l’occasion de connaître et de constater la misère de nombreuses familles. Elle se consacre ainsi aux pauvres et aux malades, puis comprend qu’elle souhaite donner davantage. Elle confie alors à son confesseur son désir de se consacrer gratuitement, avec d’autres jeunes femmes, aux pauvres malades et à l’apostolat auprès des enfants. C’est ainsi que, le 4 août 1896, naissent les“Sœurs Servites”. Cinq ans plus tard, une nouvelle communauté est constituée sous le nom de “Sœurs Tertiaires Minimes Infirmières de Saint François de Paule”. Maria De Giovanna prend le nom de sœur Maria Raffaella, mais, avec les autres religieuses, elle doit faire face à diverses difficultés. Sa patience et sa prière constante la poussent à aller de l’avant. Avec ses consœurs, elle s’engage dans l’assistance aux soldats revenant du front de la Première Guerre mondiale et, après la guerre, elle encourage la création de Maisons filiales. Pour tous, Maria Raffaella devient la Mère, qui continue à diriger la Congrégation qu’elle a fondée malgré une santé fragile et ses souffrances. Elle meurt le 11 mars 1933.

Source : VATICANNEWS, le 27 avril 2026