La Vierge apparaît à saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

La Vierge apparaît à saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

C’est vers l’âge de 10 ans que le petit Maximilien commence à prier la Mère de Dieu avec une ferveur rare.

Un jour, Marie lui apparaît avec deux couronnes dans les mains, une rouge et une blanche. La blanche, lui dit-elle, représente la pureté, et la rouge, le martyre. Puis elle lui demande laquelle il aimerait choisir quand il sera un adulte. « Les deux ! », répond-t-il.

Le saint est resté extrêmement discret au sujet de ce prodige bien que celui-ci ait orienté toute sa vie, de son engagement chez les Franciscains à la fondation de la Cité de l’Immaculée dans son pays natal et du Jardin de l’Immaculée au Japon, jusqu’à son sacrifice au camp d’Auschwitz (Pologne) : en juillet 1941, il prend la place d’un père de famille condamné avec dix autres déportés à mourir de faim et de soif.

Béatifié en 1971 par saint Paul VI, il est inscrit au catalogue des saints par saint Jean-Paul II en 1982.

D’après Philippe Maxence, Maximilien Kolbe : Prêtre, journaliste et martyr(1894-1941), Paris, Perrin, 2011 ; Alexia Vidot, Petite vie de Maximilien Kolbe, Paris, Artège, 2021.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Quitter la richesse pour la Vierge : Alexis Falconieri

Illustration

Quitter la richesse pour la Vierge : Alexis Falconieri

Oncle paternel d’une autre sainte, Julienne Falconieri, qui fondera la congrégation religieuse des Mantellates, Alexis Falconieri est l’un des sept fondateurs de l’ordre des Servites de Marie, en 1233. Ascèse et pauvreté personnelles et communautaires, travail manuel, prière en commun et esprit de contemplation en constituent les traits essentiels, couronnés par une forte dévotion envers la Mère de Dieu, notamment à travers ses douleurs, c’est-à-dire ses souffrances au cours de sa vie. Les Frères servites sont aussi appréciés, du temps des fondateurs, pour leur charité envers tous ceux qui viennent leur demander conseils et soutien, tant spirituel que surnaturel.

Les raisons d’y croire

  • Très jeune, Alexis s’affilie à la Compagnie florentine des Serviteurs de Sainte Marie (les Laudesi), association laïque pieuse qui encourage à vivre et agir pour l’amour et la gloire de la Vierge Marie. C’est là qu’il côtoie les autres futurs fondateurs des Servites de Marie.
  • Alexis est issu de la famille des Falconieri, riches marchands florentins et acteurs de premier plan de la République florentine. Appartenant au parti guelfe, soutien du Souverain Pontife, ils sont engagés dans un contexte de luttes fratricides avec les gibelins, partisans de l’empereur Frédéric II. Lui-même marchand et réussissant bien en affaires, Alexis décide pourtant de se retirer avec six compagnons dans la pénitence, la contemplation et le service de Notre Dame, rompant ainsi avec une situation matérielle et sociale solidement établie.
  • L’aumônier des Laudesi, Iacopo da Poggibonsi, qui est aussi leur conseiller spirituel, leur donne l’habit – un manteau et une tunique de laine grise et grossière – et un nom : Frères de la pénitence. Ils embrassent une existence recluse, solitaire et austère, afin de vaquer à la contemplation des choses divines. La petite communauté partage son temps entre la prière, le travail et la mendicité dans les rues.
  • Quand ils s’installeront au Monte Senario, non loin de Fiesole, leurs cellules ne sont que de simples espaces aménagés dans des grottes séparées les unes des autres. Ils se retrouvent pour chanter l’office divin dans une petite église dédiée à la Vierge, qu’ils construisent sur les ruines d’un ancien château. Ce renoncement volontaire aux biens matériels frappe l’esprit des contemporains. À Florence, tous connaissent Alexis et ses compagnons en raison de leur statut social et de leur profession, qui les mettaient en relation avec beaucoup de monde. Or, les sept jeunes gens se sont eux-mêmes réduits à la pauvreté. Comment agir ainsi si l’on est sain d’esprit, à moins de voir dans ce dépouillement un moyen d’acquérir d’autres biens, de plus grande valeur : ceux de Dieu ?
  • Dès le temps des fondateurs, nombreux sont les jeunes Florentins qui demandent à rejoindre la nouvelle congrégation religieuse. Ils sont attirés par leur spiritualité virile, où la pénitence et la vie commune répondent concrètement aux désordres et aux violences de leur époque.
  • Pour autant, leur vie cachée ne les conduit pas à refuser les demandes de conseils spirituels ni l’appui de la prière. Les personnes troublées ou angoissées qui viennent les consulter trouvent auprès des frères une aide morale et un réconfort, ceux-ci les guidant vers Notre Dame.
  • Ces demandes insistantes et nombreuses les conduisent à dédier expressément leur congrégation à la Vierge Marie. Ils décident de marquer, par le nom de leur famille religieuse, le dévouement qu’ils veulent mettre en œuvre à son égard, comme la protection qu’ils lui demandent : l’ordre des Servites (c’est-à-dire servants ou serviteurs) de Marie.
  • Leur souhait a été confirmé par la Vierge elle-même. Le jour de l’Assomption 1233, Notre Dame se manifeste aux sept compagnons. De nouveau, le Vendredi saint 1240, la Vierge leur apparaît : elle est vêtue de deuil, et une multitude d’anges l’entourent. C’est à la suite de cette visite céleste que les frères décident de prendre l’habit noir, en hommage aux douleurs de la Vierge Marie.
  • Cet habit devient aussi le signe de l’humilité constante de frère Alexis. Malgré son grand âge et son statut de fondateur, il continue de prendre part aux travaux manuels et de mendier lorsque vient son tour, refusant tout privilège, « laissant ainsi un exemple aux frères désireux de servir fidèlement Notre Dame » (Legenda de origine, no27).
  • La mort du frère Alexis est ainsi rapportée par le frère Lapo, neveu du frère Sosthène (un des sept fondateurs) : « Juste avant de mourir, Alexis poussa une exclamation et, d’une voix forte, il dit aux frères présents qu’il voyait venir à lui des anges ressemblant à des oiseaux d’une blancheur et d’une beauté impossibles à décrire. Au milieu des oiseaux et des anges se tenait le Christ, sous les traits d’un enfant très beau, avec sur la tête une couronne d’or ornée d’une croix » (Legenda de origine, no 28). Cette anecdote illustre l’esprit de contemplation et la pureté de cœur de frère Alexis.

Auteur :

Docteur en philosophie, Vincent-Marie Thomas est prêtre.

17.02.2026 – SAINT DU JOUR

Sts Sept Fondateurs de l’Ordre « Servites de Marie »

Fête Le 17 Février

Saint Alexis Falconieri
et les sept fondateurs de l’Ordre 

« Servites de Marie »

 

Alexis, en italien Alessio, Falconieri, né en 1200 à Florence (Toscane), où il est mort le 17 février 1310, est l’un des sept fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Il est fêté dans l’Église catholique le 17 février, date de sa mort, en même temps que ses autres compagnons, canonisés ensemble « comme un seul homme » par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), le 15 janvier 1888. 

Alexis était le fils de Bernard Falconieri, riche négociant de Florence. Sa famille appartenait au parti des Guelfes, favorable à la papauté, et opposé aux tenants du Saint-Empire romain germanique. Il grandit dans une atmosphère pieuse, cultivant l’humilité et la charité et rejoignit, ensuite, une confraternité religieuse dédiée à la Vierge Marie, où il rencontra ses six futurs compagnons : Bonfils (Bonfilio), Bienvenu (Bonagiunta), Manet (Manetto), Amédée (Amadeo), Sosthène (Sostegno) et Hugues (Uguccione).

Tous les sept fondèrent l’Ordre des Servites de Marie.

Ses biographes ont relaté l’apparition qu’il eut de la Vierge Marie, le 15 août 1233. 

Il ne voulut jamais être ordonné prêtre, ne s’estimant pas digne de cette fonction, et préféra rester frère lai, occupé aux basses besognes, allant mendier la subsistance de ses frères. 

En 1252, avec l’aide financière de Chiarissimo Falconieri, il acheva la construction de l’église de Cafaggio, dans les faubourgs de Florence. Il fut le directeur spirituel de sa nièce, Julienne Falconieri, qui fut canonisée le 16.06.1737 par Clément XII.

À la fin de sa vie, Alexis Falconieri se retira d’abord à La Camarzia, une maison à l’extérieur de la ville, et enfin à l’abbaye de Monte Senario où il mourut, âgé de 110 ans, le 17 février 1310.

Ses six compagnons étaient partis vers la maison du Père bien des années avant lui :

– Bonfilio († 1er janvier 1262)

– Bonagiunta († 31 août 1267)

– Manetto († 20 août 1268)

– Amadio († 18 avril 1266)

– Sostegno et Uguccione († 3 mai 1282)

Les sept fondateurs des Servites de Marie sont habituellement représentés ensemble, vêtus de bure noire, en contemplation devant la Vierge Marie. 

Comme un même lien de vraie fraternité avait uni ces sept hommes durant leur vie, ainsi la postérité les embrassa dans une seule et même vénération. 

Leurs corps sont ensevelis au Mont Sénario, près de l’église de l’Annonciation, à Florence, dans le même sépulcre, afin qu’une même châsse conserve, une fois morts, ceux que la vie fraternelle avait unis.

Sources principales : servidimaria.net. wikipédia.org (« Rév. x gpm »).  

Sts Sept Fondateurs de l’Ordre « Servites de Marie » priez pour nous !

17.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,14-21. 

En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ?

Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean-Pierre de Caussade (1675-1751)

jésuite

L’Abandon à la Providence divine, ch. 10-11, §160s et 198

« Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? »

Si nous percions le voile, et si nous étions vigilants et attentifs, Dieu se révélerait sans cesse à nous, et nous jouirions de son action en tout ce qui nous arrive. À chaque chose, nous dirions : « Dominus est, c’est le Seigneur ! » (Jn 21,7) Et nous trouverions dans toutes les circonstances que nous recevons un don de Dieu. (…) Si nous avions la foi, nous saurions bon gré à toutes les créatures ; nous les caresserions, et nous les remercierions intérieurement de ce qu’elles servent et se rendent si favorables à notre perfection, appliquée par la main de Dieu. La foi est la mère de la douceur, de la confiance, de la joie. (…) On ne peut avoir trop de confiance en la volonté de Dieu et trop s’y abandonner. Elle peut et veut toujours ce qui contribuera le plus à notre perfection, pourvu toutefois que nous laissions faire Dieu. La foi n’en doute pas. Plus les sens sont infidèles, révoltés, désespérés, incertains, plus la foi dit : « Cela est Dieu ! Tout va bien ! » (…) La foi passe au-delà de tout, et quelques efforts que les ombres fassent, elle les perce pour aller jusqu’à la vérité, elle l’embrasse toujours avec fermeté et ne s’en sépare jamais. (…) La foi est la lumière du temps. Elle seule atteint la vérité sans la voir, elle touche ce qu’elle ne sent point, elle voit tout ce monde comme s’il n’était point, voyant tout autre chose que ce qui est apparent. C’est la clef des trésors, la clef de l’abîme, la clef de la science de Dieu. (…) Quand une âme a reçu cette intelligence de la foi, Dieu lui parle par toutes les créatures. L’univers est pour elle une écriture vivante que le doigt de Dieu trace incessamment devant ses yeux.

LECTURES :

Lettre de saint Jacques 1,12-18. 

Heureux l’homme qui supporte l’épreuve avec persévérance, car, sa valeur une fois vérifiée, il recevra la couronne de la vie promise à ceux qui aiment Dieu.
Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne.
Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit.
Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort.
Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés,
les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.
Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.

Psaume 94(93),12-13a.14-15.18-19. 

R/ Heureux l’homme que tu châties, Seigneur. (Ps 93, 12a)

Heureux l’homme que tu châties, Seigneur, celui que tu enseignes par ta loi,
pour le garder en paix aux jours de malheur, tandis que se creuse la fosse de l’impie.
Le Seigneur ne délaisse pas son peuple, 
il n’abandonne pas son domaine :

on jugera de nouveau selon la justice ; 
tous les hommes droits applaudiront.
Quand je dis : « Mon pied trébuche ! » ton amour, Seigneur, me soutient.
Quand d’innombrables soucis m’envahissent, tu me réconfortes et me consoles.