Bartolo Longo, ancien prêtre sataniste, vient d’être canonisé ce 19 octobre 2025

Bartolo Longo, ancien prêtre sataniste, vient d’être canonisé ce 19 octobre 2025

Nous sommes désolés pour l’erreur de dates à propos de la canonisation du Bienheureux Bartolo Longo qui vient d’être prononcée par le pape Léon XIV, le 19 octobre 2025 :

En juin 2025, le pape Léon XIV a présidé le Consistoire ordinaire public pour la canonisation de huit bienheureux, parmi lesquels deux laïcs du Tiers-Ordre de Saint Dominique : Pier Giorgio Frassati et Bartolo Longo, qui ont été proclamés saints, Pier Giorgio le 7 septembre 2025 et Bartolo Longo le 19 octobre 2025.

Bartolo Longo, fondateur du sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, était un fervent dévot de saint Dominique et du Saint Rosaire, à la diffusion duquel il a consacré sa vie après sa conversion.

Le frère Alberto Radente, OP avait fortement contribué à sa conversion. En effet, alors qu’il étudiait le droit à l’université de Naples, « il s’est retrouvé plongé dans un violent cyclone antichrétien, où le rationalisme et l’anticléricalisme, renforcés par la franc-maçonnerie, l’ont complètement détourné du droit chemin », mais « il fut sauvé de cette dérive grâce à l’amitié qui le liait au professeur Vincenzo Pepe, un chrétien droit, qui l’invita à confier ses doutes au père Alberto Radente, un érudit et saint religieux dominicain », comme le souligne la biographie du bienheureux publiée sur le site de la Province de Saint-Thomas-d’Aquin en Italie.

Après sa conversion, Bartolo Longo se consacra corps et âme à la religion et à la charité, et en 1872, alors qu’il se trouvait dans la vallée de Pompéi, il entendit une voix qui lui disait : « Si tu propages le Rosaire, tu seras sauvé ! » Dès lors, il diffusa inlassablement le culte de la Vierge du Rosaire. Il commença par catéchiser les paysans, puis il réaménagea la petite église paroissiale du Saint-Sauveur et, suivant les conseils de l’évêque de Nola, il décida d’ériger une nouvelle église dédiée à la Vierge du Rosaire, qui allait devenir le sanctuaire connu dans le monde entier. Il écrivit et diffusa également la pratique dévotionnelle des « Quinze samedis » du Rosaire.

https://www.op.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

31.10.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Quentin
Martyr
(† IIIe siècle)

Quentin fut un de ces jeunes Romains qui, comme les saints Crépin et Crépinien, vinrent prêcher l’Évangile dans les Gaules et y communiquer le trésor de la foi qu’ils avaient reçu. Amiens fut le centre de son apostolat. 
Les miracles confirmaient son enseignement : 
– il traçait le signe de la Croix sur les yeux des aveugles, et ils voyaient ; 
– il faisait parler les muets, entendre les sourds, marcher les paralytiques. 
Ces éclatants prodiges excitaient l’admiration des uns et la haine des autres. Quentin fut bientôt dénoncé à Rictiovarus, gouverneur romain, et il comparut devant lui : « Comment t’appelles-tu ? lui demande Rictiovarus. “Je m’appelle chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j’ai reçu le nom de Quentin. – Quoi ! un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions ! – La vraie noblesse, c’est de servir Dieu ; la religion chrétienne n’est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de Dieu le Père tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles. – Quitte ces folies et sacrifie aux dieux. – Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c’est de les adorer. – Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu’à la mort. – Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le Christ sauvera mon âme.” »

Cette si généreuse confession est suivie de cruels supplices ; mais Dieu soutient son martyr, et l’on entend une voix céleste, disant : « Quentin, persévère jusqu’à la fin, je serai toujours auprès de toi. » En même temps, ses bourreaux tombent à la renverse. Jeté dans un sombre cachot, Quentin en est deux fois délivré par un ange, va prêcher au milieu de la ville, et baptise six cents personnes. Après de nouveaux et plus cruels supplices, Quentin eut la tête tranchée à Vermand, ville qui prendra son nom : Saint Quentin. Les assistants virent son âme s’envoler au Ciel sous la forme d’une blanche colombe.

©Evangelizo.org

Saint Quentin priez pour nous !

31.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1-6. 

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.
Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie.
Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? »
Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.
Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? »
Et ils furent incapables de trouver une réponse.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Catéchisme de l’Église catholique

§ 345-349

Le sens du sabbat

Le sabbat, fin de l’œuvre des « six jours » : Le texte sacré dit que « Dieu conclut au septième jour l’ouvrage qu’il avait fait » et qu’ainsi « le ciel et la terre furent achevés », et que Dieu, au septième jour, « chôma » et qu’il sanctifia et bénit ce jour (Gn 2,1-3). Ces paroles inspirées sont riches en enseignements salutaires : Dans la création Dieu a posé un fondement et des lois qui demeurent stables, sur lesquels le croyant pourra s’appuyer avec confiance, et qui lui seront le signe et le gage de la fidélité inébranlable de l’alliance de Dieu. De son côté, l’homme devra rester fidèle à ce fondement et respecter les lois que le Créateur y a inscrites. La création est faite en vue du sabbat et donc du culte et de l’adoration de Dieu. Le culte est inscrit dans l’ordre de la création. « Ne rien préférer au culte de Dieu », dit la règle de saint Benoît, indiquant ainsi le juste ordre des préoccupations humaines. Le sabbat est au cœur de la loi d’Israël. Garder les commandements, c’est correspondre à la sagesse et à la volonté de Dieu exprimées dans son œuvre de création. Le huitième jour : Mais pour nous, un jour nouveau s’est levé : le jour de la résurrection du Christ. Le septième jour achève la première création. Le huitième jour commence la nouvelle création. Ainsi, l’œuvre de la création culmine en l’œuvre plus grande de la rédemption. La première création trouve son sens et son sommet dans la nouvelle création dans le Christ, dont la splendeur dépasse celle de la première.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 9,1-5. 

Frères, c’est la vérité que je dis dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint :
j’ai dans le cœur une grande tristesse, une douleur incessante.
Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ :
ils sont en effet Israélites, ils ont l’adoption, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses de Dieu ;
ils ont les patriarches, et c’est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni pour les siècles. Amen.

Psaume 147,12-13.14-15.19-20. 

R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes, 
dans tes murs il a béni tes enfants.

Il fait régner la paix à tes frontières, 
et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre : 
rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob, 
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; 
nul autre n’a connu ses volontés.

Cap Fatima – Lettre de liaison n° 179 du 30 octobre 2025

Lettre de liaison n° 179 (30 octobre 2025)

Chers amis,

Une fois encore, le centenaire (le 10 décembre prochain) de la demande de Notre-Dame concernant les premiers samedis du mois nous conduit à surseoir à l’analyse du message de Fatima pour nous concentrer sur les événements liés à ce centenaire. Depuis la précédente lettre de liaison, plusieurs faits encourageants se sont produits.

Célébrations des premiers samedis

Tout d’abord, précédé par une nuit d’adoration, le premier samedi d’octobre a bien été célébré officiellement à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Que la dévotion réparatrice tant demandée par Notre-Dame ait pu être célébrée dans la cathédrale parisienne a sûrement contenté le cœur de notre Mère du Ciel. Et nous nous en réjouissons.
Ce premier samedi a également été célébré en trois autres lieux : Cotignac, Bettburn et Fribourg. Un bref compte-rendu de ces événements se trouve sur la page Actualités du site du Jubilé 2025 des 1ers samedis de FatimaJubilé 2025 des 1ers samedis de Fatima.

Pour le prochain premier samedi (le 1er novembre), des cérémonies sont prévues en Espagne (Saragosse, Madrid, Séville), au Mexique (Mexico : Notre-Dame de Guadalupe), en Amérique du Sud (Colombie, Argentine, Pérou, Honduras, …).
Pour le premier samedi de décembre (6 décembre), une dernière cérémonie est prévue à Fatima avant la cérémonie prévue à Rome le jour du centenaire, le 10 décembre, dans la basilique Sainte Marie Majeure.

À ce propos, vous êtes vivement incité à participer à la cérémonie organisée à Fatima le 6 décembre et qui sera présidée par Mgr Rey, évêque émérite du diocèse de Fréjus-Toulon, et Mgr Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France en Martinique. Un pèlerinage est organisé du 5 au 7 décembre au départ de Lisbonne par la coordination du Jubilé (3 jours, 2 nuits : 370 € par personne). Il y a déjà environ 1 000 personnes inscrites. Pour s’inscrire, cliquer ICI.
Il faut que nous soyons le plus nombreux possible à demander à la Sainte Vierge, à l’endroit même où elle est apparue en nous promettant la paix, de nous accorder cette paix.

Ensuite, vous êtes également vivement incité à participer à la cérémonie organisée à Sainte Marie Majeure le 10 décembre. La coordination duJubilé des premiers samedis prévoit également d’organiser un pèlerinage, comme pour le 6 décembre à Fatima. Vous serez informé dès que l’organisation sera mise en place.

Il est probable que vous devrez choisir entre l’un des deux pèlerinages. Mais, selon les possibilités et les moyens financiers de chacun, il est important d’essayer d’assister au moins à l’un d’eux.

Messe du 25 octobre à Saint-Pierre de Rome

De plus, samedi dernier (25 octobre), une messe selon l’Usus Antiquior a été célébrée dans la basilique Saint-Pierre de Rome, devant la chaire de Saint Pierre, par le cardinal Burke, à l’occasion du pèlerinage Summorum pontificum. En cliquant sur les liens ci-après, vous trouverez quelques photos ainsi qu’une vidéo de cet événement.

Dans son sermon, le cardinal a abordé plusieurs points importants.
Dans une très belle méditation sur le Cœur Immaculé de Marie, il a affirmé que Notre-Seigneur avait exprimé « la pleine coopération de sa Mère, la Bienheureuse Vierge Marie, à son œuvre salvatrice », c’est-à-dire qu’elle était co-rédemptrice avec son Fils, le Rédempteur. Le cardinal n’a pas utilisé le terme “co-rédemptrice”. Mais l’expression employée l’exprime concrètement. Le cardinal a continué en disant que, de ce fait, Notre-Dame était « le canal de toutes les grâces qui jaillissent sans cesse et de manière incommensurable du Cœur glorieux et transpercé de son Divin Fils ».

Puis il a rappelé que nous fêtons cette années deux centenaires les 10 et 11 décembre prochains. À propos du premier centenaire, « l’apparition de l’Enfant Jésus, avec Notre-Dame de Fatima, à la vénérable servante de Dieu, sœur Lúcia dos Santos, le 10 décembre 1925 », il a rappelé les points les plus importants de la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois :

  • L’esprit de réparation : « Notre-Dame nous a demandé de répareravec amour nos offenses au Sacré-Cœur de Jésus et à son Cœur immaculé par la dévotion des premiers samedis ».
  • Les quatre pratiques de cette dévotion : « en confessant nos péchés, en recevant dignement la Sainte Communion, en priant cinq dizaines du Saint Rosaire et en tenant compagnie à Notre-Dame en méditant les mystères du Saint Rosaire ».
  • Le fait qu’il s’agisse d’une demande de Notre-Dame : « La dévotion des premiers samedis constitue notre réponse obéissante à notre Mère céleste, qui ne manquera pas d’intercéder pour toutes les grâces dont notre monde et nous-mêmes avons si désespérément besoin ».

Ensuite, à propos du deuxième centenaire, « la publication de la lettre encyclique Quas Primas du pape Pie XI qui a institué la fête du Christ Roi du Ciel et de la Terre dans l’Église universelle, le 11 décembre 1925 », le cardinal a souligné « l’importance de notre adoration du Christ sous son titre de Roi du Ciel et de la Terre ».

Enfin, il a aussi rappelé que « l’Église célèbre le 18e anniversaire de la promulgation du Motu Proprio Summorum Pontificum par lequel le pape Benoît XVI a rendu possible la célébration régulière de la messe selon cette forme utilisée depuis l’époque du pape saint Grégoire le Grand », qualifiant cette forme de « forme vénérable du rite romain [qui] a amené à la foi et approfondi la vie de foi de tant de personnes qui ont découvert pour la première fois sa beauté incomparable ». Il a terminé en demandant que « toute l’Église en vienne à comprendre et à aimer toujours davantage le grand don de la liturgie sacrée telle qu’elle nous a été transmise, dans une ligne ininterrompue, par la Tradition sacrée, par les apôtres et leurs successeurs ».

Pour en revenir à la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois, cette évocation, sous les voûtes de la basilique vaticane, par un des proches collaborateurs du Saint-Père est un événement extraordinaire. C’est une première réponse officielle à la demande de Notre-Dame. Certes, ce n’est pas encore la reconnaissance demandée qui doit être faite par le pape. Malgré tout, qu’un des personnages les plus importants de l’Église ait prononcé ces paroles sur la dévotion réparatrice dans la basilique Saint-Pierre de Rome au cours d’une messe célébrée devant la chaire de Saint-Pierre, est une avancée extraordinaire. Remercions Dieu de cette grâce et continuons à Le prier pour que dans un mois ce soit le Saint-Père lui-même qui fasse cette déclaration.

Nous nous arrêterons là pour laisser le temps à nos lecteurs de lire les paroles qui ont retenti dans la basilique Saint-Pierre de Rome ce 25 octobre. Et n’oublions pas que nous avons un rôle important à jouer pour obtenir la paix dans le monde : nous devons continuer à faire tout ce que nous pouvons dans les semaines qui viennent pour répondre aux demandes de Notre-Dame, à savoir :

  • faire une communion réparatrice le premier samedi de chaque mois, en particulier les deux prochains (les 1ernovembre et 6 décembre) ;
  • faire connaître cette dévotion autour de nous ;
  • prier avec ferveur pour que le Saint-Esprit inspire au Saint-Père de l’approuver et la recommander ; notamment continuons à réciter tous les jours la prière proposée par le cardinal Burke pendant neuf semaines, du 8 octobre au 9 décembre ;
  • réciter notre chapelet quotidien pour la paix dans le monde.

Quoi que nous fassions, continuons à prier avec la foi du centurion de Capharnaüm, avec l’humilité du publicain de la parabole du pharisien et du publicain, et avec la persévérance de l’aveugle de Jéricho.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Yves de Lassus

Sermon prononcé par le cardinal Burke
au cours de la messe célébrée selon l’Usus Antiquior
le samedi 25 octobre 2025 dans la basilique Saint-Pierre de Rome
pour le pèlerinage Summorum Pontifium

Source : Version française publiée sur le site du Cardinal

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

C’est pour moi une joie immense de célébrer la messe pontificale à l’autel de la chaire de Saint-Pierre, point culminant du pèlerinage Summorum Pontificum de 2025. Au nom de toutes les personnes présentes, j’exprime ma sincère gratitude à ceux qui ont travaillé avec tant de diligence et d’efficacité pour rendre possible ce pèlerinage. J’offre cette messe pour les fidèles de l’Église à travers le monde, qui s’efforcent de préserver et de promouvoir la beauté de l’Usus Antiquior du rite romain. Que l’offrande de la messe pontificale d’aujourd’hui nous encourage et nous fortifie tous dans l’amour de notre Seigneur eucharistique qui, par la tradition apostolique et avec un amour inébranlable et incommensurable pour nous, renouvelle sacramentellement son sacrifice sur le Calvaire et nous nourrit du fruit incomparable de son sacrifice : la nourriture céleste de son corps, de son sang, de son âme et de sa divinité.

En célébrant la Sainte Messe de la Bienheureuse Vierge Marie ce samedi, nous contemplons le Cœur douloureux et immaculé de Notre Dame, élevé dans la gloire et qui ne cesse de battre d’amour pour nous, les enfants que son Divin Fils a confiés à sa maternité, alors qu’il mourait sur la Croix. Lorsque Notre Seigneur a prononcé les mots « Femme, voici ton fils… Voici ta mère » (Jean 19, 26-27) à sa Mère et à saint Jean apôtre et évangéliste, debout au pied de la croix, il a exprimé une réalité essentielle du salut qu’il était en train de gagner pour nous : la pleine coopération de sa Mère, la Bienheureuse Vierge Marie, à son œuvre salvatrice.
Dieu le Père, dans son plan d’amour pour notre salut éternel, a accordé à la Bienheureuse Vierge Marie, dès le moment de sa conception, de participer à la grâce du salut que son Divin Fils allait accomplir au Calvaire. Par son Immaculée Conception, Marie était totalement pour le Christ et, dans le Christ, totalement pour nous dès le premier instant de son existence. La médiation de notre salut par le Cœur douloureux et immaculé de Marie est illustrée dans les dernières paroles de la Vierge Mère du Sauveur rapportées dans les Évangiles. Elle les a adressées aux serveurs de vin lors des noces de Cana, qui étaient venus la trouver, angoissés par le manque de vin pour les invités des jeunes mariés. Elle a répondu à leur grande détresse en les conduisant vers son Divin Fils, également invité au festin de noces, avec cette instruction maternelle : « Faites tout ce qu’il vous dira. » (Jean 2, 5)

Ces mots simples expriment le mystère de la Maternité divine par laquelle la Vierge Marie est devenue la Mère de Dieu, amenant Dieu le Fils incarné dans le monde pour notre salut. Par ce même mystère, elle continue d’être le canal de toutes les grâces qui jaillissent sans cesse et de manière incommensurable du Cœur glorieux et transpercé de son Divin Fils vers le cœur de ses frères et sœurs, adoptés par le baptême, alors qu’ils cheminent sur terre vers leur demeure éternelle auprès de Lui dans les cieux. Nous sommes les fils et les filles de Marie en son Fils, Dieu le Fils incarné. Avec une sollicitude maternelle, elle attire nos cœurs vers son Cœur immaculé et glorieux et les conduit vers Lui, vers son Sacré-Cœur, et elle nous enseigne : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
En la Bienheureuse Vierge Marie, nous voyons « la manifestation créée la plus parfaite » de la Sagesse éternelle de Dieu, Dieu le Fils, le Verbe à l’œuvre depuis le tout début de la création et ordonnant toutes choses et, surtout, le cœur humain en accord avec la perfection de Dieu, « à la fois parce qu’elle est la “servante” particulièrement fidèle du Seigneur et parce qu’en elle, en tant que Mère du Christ, le plan divin a trouvé son accomplissement ». (Sagesse, L. Bouyer, Dictionnaire théologique, Tournai : Desclée, 1963, p. 594) Elle est, selon les paroles inspirées du Livre de l’Ecclésiastique, « la mère de l’amour, de la crainte, de la connaissance et de la sainte espérance ». (Ecclésiastique 24, 24) Nous sommes remplis d’espoir que Notre Seigneur, la Sagesse divine incarnée, entendant les prières de la Mère de la grâce divine qui est toujours en sa présence, aura également pitié de notre génération, rétablissant l’ordre d’amour écrit par Dieu dans la création, écrit par Dieu, avant tout, dans chaque cœur humain. En nous efforçant, à chaque instant de la journée, de reposer nos cœurs dans le Cœur glorieux et transpercé de Jésus, nous annonçons au monde la vérité que le salut est venu dans le monde. Nous, unis dans notre cœur au Cœur immaculé et glorieux de Marie, attirons les autres vers le Christ, plénitude de la miséricorde et de l’amour de Dieu parmi nous, dans sa sainte Église.

Nous célébrons cette année à la fois le centenaire de l’apparition de l’Enfant Jésus, avec Notre-Dame de Fatima, à la vénérable servante de Dieu, sœur Lúcia dos Santos, le 10 décembre 1925, et le centenaire de la publication de la lettre encyclique Quas Primas du pape Pie XI, qui a institué la fête du Christ Roi du Ciel et de la Terre dans l’Église universelle, le 11 décembre 1925. Nous rendons ainsi témoignage à la vérité que Notre Seigneur Jésus-Christ est le Roi de tous les cœurs par le mystère de la Croix et que sa Mère vierge est la médiatrice par laquelle il amène nos cœurs à demeurer toujours plus complètement dans son Sacré-Cœur.

Dans l’apparition à la vénérable servante de Dieu, sœur Lúcia dos Santos, Notre Seigneur nous a montré le Cœur douloureux et immaculé de Notre Dame, couvert de nombreuses épines à cause de notre indifférence et de notre ingratitude, et à cause de nos péchés. D’une manière particulière, Notre-Dame de Fatima désire nous protéger du mal du communisme athée qui éloigne les cœurs du Cœur de Jésus, seule source de salut, qui conduit les cœurs à se rebeller contre Dieu et contre l’ordre qu’Il a établi dans Sa création et inscrit dans le cœur de chaque homme. (Cf. Romains 2, 15) À travers ses apparitions et le message qu’elle a confié aux petits bergers saints Francisco et Jacinta Marto, ainsi qu’à la vénérable Lúcia dos Santos, qui s’adresse à toute l’Église, Notre-Dame a dénoncé l’influence de la culture athée sur l’Église elle-même, conduisant beaucoup à l’apostasie, à l’abandon des vérités de la foi catholique.
En même temps, Notre-Dame nous a demandé de réparer avec amournos offenses au Sacré-Cœur de Jésus et à son Cœur immaculé par la dévotion des premiers samedis, c’est-à-dire le premier samedi du mois, en confessant nos péchés, en recevant dignement la Sainte Communion, en priant cinq dizaines du Saint Rosaire et en tenant compagnie à Notre-Dame en méditant les mystères du Saint Rosaire. Il ressort clairement du message de Notre-Dame que seule la foi, qui place l’homme dans une relation d’unité de cœur avec le Sacré-Cœur de Jésus, par l’intermédiaire de son Cœur Immaculé, peut sauver l’homme des châtiments spirituels que la rébellion contre Dieu inflige nécessairement à ses auteurs et à l’ensemble de la société et de l’Église. La dévotion des premiers samedis est notre réponse d’obéissance à notre Mère céleste qui ne manquera pas d’intercéder pour toutes les grâces dont nous et notre monde avons désespérément besoin. La dévotion n’est pas un acte isolé, mais exprime un mode de vie, à savoir la conversion quotidienne du cœur au Sacré-Cœur de Jésus sous la guidance et les soins maternels du Cœur douloureux et immaculé de Marie, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Lorsque nous réfléchissons à la rébellion contre le bon ordre et la paix dont Dieu dote chaque cœur humain, conduisant le monde et même l’Église à une confusion, une division et une destruction toujours plus grandes des autres et de soi-même, nous comprenons, comme l’a compris le pape Pie XI, l’importance de notre adoration du Christ sous son titre de Roi du Ciel et de la Terre. Cette adoration n’est pas une forme d’idéologie. Ce n’est pas l’adoration d’une idée ou d’un idéal. C’est une communion avec le Christ Roi, en particulier à travers la Très Sainte Eucharistie, par laquelle notre propre mission royale en Lui est comprise, embrassée et vécue. C’est la réalité dans laquelle nous sommes appelés à vivre, la réalité de l’obéissance à la Loi de Dieu écrite dans nos cœurs et dans la nature même de toutes choses. C’est la réalité de nos cœurs, unis au Cœur Immaculé de Marie, reposant toujours plus complètement dans le Très Saint Cœur de Jésus.

La messe pontificale est célébrée aujourd’hui selon la forme la plus ancienne du rite romain, l’Usus AntiquiorL’Église célèbre le 18e anniversaire de la promulgation du Motu Proprio Summorum Pontificum par lequel le pape Benoît XVI a rendu possible la célébration régulière de la messe selon cette forme utilisée depuis l’époque du pape saint Grégoire le Grand. Ayant le privilège de participer aujourd’hui au Saint Sacrifice de la messe, nous ne pouvons-nous empêcher de penser aux fidèles qui, tout au long des siècles chrétiens, ont rencontré Notre Seigneur et ont approfondi leur vie en Lui, grâce à cette forme vénérable du rite romain. Beaucoup ont été inspirés à pratiquer une sainteté héroïque, allant jusqu’au martyre. Ceux d’entre nous qui sont assez âgés pour avoir grandi en adorant Dieu selon l’Usus Antiquior ne peuvent s’empêcher de considérer comment cela nous a inspirés à garder notre regard fixé sur Jésus, (cf. Hébreux 12, 2) en particulier dans la réponse à notre vocation dans la vie. Enfin, nous ne pouvons manquer de remercier Dieu pour la manière dont cette forme vénérable du rite romain a amené à la foi et approfondi la vie de foi de tant de personnes qui ont découvert pour la première fois sa beauté incomparable, grâce à la discipline établie dans Summorum Pontificum. Nous remercions Dieu que, grâce à Summorum Pontificumtoute l’Église en vienne à comprendre et à aimer toujours davantage le grand don de la liturgie sacrée telle qu’elle nous a été transmise, dans une ligne ininterrompue, par la Tradition sacrée, par les apôtres et leurs successeurs. Grâce à la liturgie sacrée, notre adoration de Dieu « en esprit et en vérité » (Jean 4, 23), Notre Seigneur est avec nous de la manière la plus parfaite qui soit sur cette terre. C’est l’expression la plus excellente de notre vie en Lui. Témoins aujourd’hui de la grande beauté du rite de la messe, soyons inspirés et fortifiés pour refléter cette beauté dans la bonté de notre vie quotidienne sous la protection maternelle de Notre-Dame.

Élevons maintenant nos cœurs, unis au Cœur immaculé de Marie, vers le Cœur glorieux et transpercé de Jésus, ouvert pour nous dans le sacrifice eucharistique par lequel Il rend sacramentellement présent pour nous Son sacrifice au Calvaire. Élevons nos cœurs, remplis de tant de joies et de douleurs, vers la source inépuisable de la Miséricorde et de l’Amour divins, confiants que dans le Cœur eucharistique de Jésus, nous serons confirmés dans la paix et fortifiés pour porter la croix de nos douleurs avec la confiance de la Vierge Marie. Ainsi, sous le regard maternel constant et miséricordieux de la Bienheureuse Vierge Marie, puissions-nous progresser fidèlement et de tout cœur sur le chemin de notre pèlerinage terrestre vers notre demeure éternelle au Ciel.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

01.11.2025 – HOMÉLIE DE LA TOUSSAINT – MATTHIEU 5, 1-12a

Après la mort


Tous les Saints et les fidèles défunts — 1er et 2 novembre 2025

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

A l’occasion de la Toussaint, sans doute est-il utile de rafraîchir nos esprits sur l’enseignement de l’Église à propos de l’au-delà de la mort. Ce n’est en effet pas la mort que nous honorons lors de ces jours saints, mais la vie éternelle. La Toussaint est une fête joyeuse et la célébration des fidèles défunts, une célébration de l’espérance. Comme l’écrit le Catéchisme de l’Église, Dieu, dans sa tendresse infinie, a un plan pour chacun de nous après la mort (CCC 1021).

Dans l’Apocalypse pour la Toussaint, saint Jean nous montre une « foule immense » au ciel, lavée dans le sang de l’Agneau, chantant la louange de Dieu. Et dans le Livre de la Sagesse pour les défunts, nous entendons que « les âmes des justes sont dans la main de Dieu, et aucun tourment ne les atteindra ». Enfin, l’Évangile de Jean nous assure : « Quiconque voit le Fils et croit en lui a la vie éternelle ; et il le ressuscitera au dernier jour. » Ces textes ne sont pas des idées abstraites ; ils éclairent le chemin que nous empruntons tous après la mort. Alors allons-y, pas à pas.

Premier pas : la mort et le jugement immédiat

Le moment de la mort arrive comme un rideau qui se lève sur une scène nouvelle. Notre âme – notre partie immortelle à l’image de Dieu – se sépare de notre corps, qui retourne à la terre. Aujourd’hui, on dispose de nombreux récits d’« expériences de mort imminente » qui témoignent de ce détachement charnel et d’un chemin de lumière où nous retrouvons proches et inconnus.

Ce n’est pas la fin mais la route vers un premier face-à-face intime avec le Seigneur. Le Catéchisme l’appelle le « jugement particulier » : Dieu nous regarde avec amour et vérité, scrutant en nous les reflets de sa grâce. Il ne s’agit pas d’imaginer ce jugement comme un tribunal, mais comme un instantané de notre éclat.

Pour ceux dont la foi et les œuvres sont rayonnantes, il s’agira d’un accueil chaleureux : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ». Pour d’autres, à mesure qu’ils ont alourdi leur cœur comme la pierre, ce sera une rencontre tiède, froide voire glaciale. Mais même là, la justice de Dieu est miséricordieuse : il n’y a pas de surprise, car toute notre vie était une préparation à cette rencontre.

Deuxième pas : les états qui nous attendent

Après ce « constat d’éclat », l’âme entre dans ce que l’on appelle les « états intermédiaires ». Le Catéchisme les décrit simplement : le ciel, le purgatoire ou l’enfer.

Le ciel, c’est la pleine communion avec Dieu, la joie débordante des noces divines. C’est la fête éternelle de la Toussaint, où nos saints, connus ou anonymes, célèbrent l’amour éternel en présence des anges.

Plus de chrétiens peinent à comprendre l’à-propos du purgatoire. Pourtant, au-delà de notre mort, la souffrance que nous avons répandue continue d’agir hélas, alors qu’il ne nous est plus possible d’aller nous réconcilier. Seul Dieu, à travers l’Église, peut désormais réparer le mal que nous avons semé et guérir les cœurs que nous avons laissés meurtris. On comprend ainsi l’offrande de messes, qui est un moyen d’offrir une charité post-mortem, diffuse mais réelle, au nom d’un défunt. Le temps du purgatoire est le temps qu’il faudra à Dieu pour consoler les âmes que nous avons laissées blessées.

L’enfer, enfin, est la séparation définitive de Dieu pour qui choisit en conscience de refuser son amour. Il est, en creux, le signe de l’absolue liberté que Dieu nous donne de l’aimer ou de le renier.

Ces états nous rappellent que la mort n’efface pas nos liens, tant avec le ciel qu’avec la terre, sauf à décider nous-mêmes de les rompre, indifférents à la souffrance que nous laissons.

Troisième pas : le retour glorieux du Christ

Avançons vers la fin des temps. Un jour, connu de Dieu seul, le Christ reviendra pour vaincre définitivement le mal, la souffrance et la mort – c’est la Parousie, son second avènement dont parle l’Apocalypse. « Apocalypse », vous le savez, ne signifie pas « déferlement de cataclysmes », comme trop de films le dépeignent, mais « révélation », dévoilement final de Dieu. L’apocalypse, c’est le triomphe accompli de l’amour de Dieu.

Quatrième pas : la résurrection de nos corps

À cette fin des temps, Dieu ne laissera pas nos corps à l’état de poussière. Comme Jésus est ressuscité avec un corps glorieux, ainsi nous serons transformés : nos corps, anciennement marqués par la souffrance, deviendront immortels, spirituels, rayonnants d’une beauté divine. Pour les justes, ce sera un corps de lumière ; pour les damnés, un corps de souffrance.

Écoutons l’Évangile de Jean pour les défunts : « Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. » Et plus fort encore : « Je le ressusciterai au dernier jour. » Pensons à nos défunts : ils n’ont pas disparu. Leur âme est déjà entre les mains de Dieu, et un jour, leur corps sera relevé pour une vie nouvelle. C’est l’espérance qui nous fait prier au cimetière : non pour des ombres, mais pour des vivants en attente de plénitude.

Cinquième pas : le jugement dernier

Puis viendra le jugement dernier, public et solennel. Ce n’est pas un nouveau procès, mais la révélation de la justice de Dieu à toute l’humanité. Chaque vie, chaque souffrance, chaque acte de bonté sera vu à la lumière de l’éternité. C’est le moment où le bien et le mal seront séparés pour toujours.

Sixième pas : la nouvelle création

Enfin, la fin des temps culmine dans une merveille : un nouveau ciel et une nouvelle terre, un monde transformé, sans plus de mort, de pleur ou de douleur. Dieu essuiera toute larme, et nous vivrons en sa présence, corps et âme réunis, dans une intimité parfaite. Les Béatitudes y trouveront leur accomplissement : les affamés de justice seront rassasiés pour toujours ; les persécutés, couronnés de gloire. Et les damnés resteront séparés, enfermés dans leur liberté de renier Dieu.

La Toussaint nous invite à regarder la mort en face, non avec effroi, mais avec la joie des saints et la tendresse pour nos défunts. Prions pour eux, comme ils prient pour nous. Aspirons à la sainteté, à la joie divine de toute rencontre. Que la Vierge Marie, Reine du ciel, nous guide. Et qu’en ce jour, nos cœurs s’ouvrent à l’espérance : la mort n’est qu’un passage, et au bout, la vie éternelle nous attend.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RÉSURGENCE.BE, le 29 octobre 2025

01.11.2025 – HOMÉLIE DE LA TOUSSAINT – MATTHIEU 5, 1-12a

Homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire


C’est aujourd’hui la fête de tous ceux et celles qui sont dans la joie auprès de Dieu. Dans la première lecture, l’auteur de l’Apocalypse nous en fait un tableau enthousiasmant, extraordinaire. Il nous montre que la sainteté n’est pas réservée à quelques privilégiés. C’est une grâce que Dieu prépare pour une multitude innombrable. Dieu la propose à tous ; nous sommes tous appelés à la sainteté. Malheureusement, certains résistent et n’accueillent cette grâce très précieuse de Dieu.

L’auteur de l’Apocalypse nous parle de 144 000 personnes qui proviennent de toutes les tribus d’Israël. Ce chiffre représente le très grand nombre de croyants qui forment le nouveau peuple de Dieu. Cette foule immense que nul ne peut dénombrer vient de tous les horizons, du monde juif mais aussi du monde païen. Au-delà des épreuves et des persécutions, ils découvrent le Christ, l’Agneau de Dieu “qui enlève le péché du monde”. Avec lui, le mal n’aura pas le dernier mot car l’Amour est plus fort que tout. Leur victoire est déjà la nôtre. Nous attendons le triomphe définitif du Christ sur le mal.

Cet amour de Dieu pour chacun de nous, c’est quelque chose d’extraordinaire. C’est saint Jean qui nous le dit dans la deuxième lecture. Dieu “a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes”. Mais la sainteté n’est pas quelque chose que nous pouvons acquérir par nos seules forces ni en accomplissant des performances spirituelles ; c’est Dieu qui nous la communique, même à nous pauvres pécheurs. Ce qui nous est simplement demandé, c’est d’avoir les mains et le cœur ouverts pour accueillir cet amour qui est en Dieu. C’est ainsi que nous pourrons vivre notre condition de fils. Nous vivons des situations difficiles, mais si nous nous attachons au Christ, rien ne peut nous séparer de son amour.

Aujourd’hui, l’Église nous invite donc à fêter tous ceux et celles qui ont réussi leur vie, ici-bas et dans l’autre monde. Dans l’Évangile, Jésus nous présente le chemin qui les a conduits au bonheur. Ce bonheur n’a rien à voir avec celui que le monde nous donne pour modèle. Beaucoup ne pensent qu’à celui des “personnes riches, belles, intelligentes, diplômées, pistonnées” (Denis Sonet). Au contraire, Jésus nous dit : “Heureux les pauvres de cœur… ceux qui pleurent… ceux qui sont persécutés pour la justice… les cœurs purs… les miséricordieux…” Ce message du Christ est proclamé aujourd’hui dans toutes les églises du monde entier. Il nous rejoint tous quand nous sommes rassemblés en son nom.

Pour beaucoup, le vrai bonheur c’est d’être riche et en bonne santé plutôt que pauvre et malade. Et pourtant, nous voyons bien que les richesses du monde ne suffisent pas à nous combler. Le seul qui peut vraiment nous combler et nous rendre heureux, c’est le Seigneur. En allant à lui et en le suivant, nous choisissons la meilleure part. Mais ce ne sera possible que si nous ne sommes pas accaparés par nos richesses. Ainsi, nous serons entièrement disponibles pour accueillir le salut de Dieu. Lui seul peut nous combler pleinement.

C’est ce chemin qui a été suivi par les saints que nous fêtons en ce jour. L’Église est fière de nous montrer tous ceux qui ont vécu au mieux l’Évangile des béatitudes. Nous pensons à tous ceux et celles qui ont marqué l’histoire humaine et chrétienne, les apôtres, les martyrs, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Mais la sainteté n’est pas offerte seulement à quelques élites. Elle est pour tous. Pour y parvenir, il suffit d’accueillir le Seigneur et de le laisser agir en nous. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie ; c’est par lui que nous allons au Père.
Cette fête nous rappelle une fois de plus que nous sommes tous appelés à devenir des saints. La tentation est grande de dire que “ce n’est pas pour moi pauvre pécheur”. Il faut le dire et le redire, elle est pour chacun de nous ; au ciel, il n’y a que des saints et des saintes. Certains ont été de grands pécheurs, mais ils ont accueilli le pardon de Dieu : pensons à Pierre qui avait renié le Christ, Paul qui avait persécuté les chrétiens, saint Augustin qui avait passé toute une partie de sa vie dans la débauche… Leur rencontre avec le Christ a complètement bouleversé leur vie. C’est ce qu’il veut aussi pour chacun de nous : il est capable de venir nous chercher très loin et très bas.

Alors en communion les uns avec les autres et avec tous les chrétiens du monde entier, nous chantons : “Dieu, nous te louons, Seigneur, nous t’acclamons dans l’immense cortège de tous les saints.”

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN. ORG, le 26 octobre 2025