Étiquette : Apostolat mondial de Fatima
09.03.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Comment ferait-elle disparaître la gloire de ses enfants ?

Comment ferait-elle disparaître la gloire de ses enfants ?
Marie aura toujours une grande importance dans ma vie, d’autant plus que je suis né près du Sanctuaire Notre-Dame du Cap, très important au Québec. Chaque fois que je la prie, par exemple en récitant le chapelet, ou en le « marchant » avec mon épouse, je sais que les saints ne sont jamais loin, sans parler des anges.
Marie intercède pour nous ici-bas. On ne sépare pas Marie de ses enfants, au ciel et sur la terre, comme on ne la sépare pas de Jésus et de l’Église. Prier Marie, c’est prier Jésus. Elle est proche de nous parce qu’elle est proche de Dieu. Comment ne pas l’aimer ? En la regardant, nous devenons meilleurs.
Elle est plus mère que reine, comment ferait-elle disparaître la gloire de ses enfants, s’exclame la petite Thérèse, le 21 août 1897 : « Il ne faut pas dire à cause de ses prérogatives qu’elle éclipse la gloire de tous les saints, comme le soleil à son lever fait disparaître les étoiles. Mon Dieu ! Que cela est étrange ! Une Mère qui fait disparaître la gloire de ses enfants ! Moi je pense tout le contraire, je crois qu’elle augmentera de beaucoup la splendeur des élus ».
Jacques Gauthier www.jacquesgauthier.com
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
Françoise Romaine sauve l’une de ses amis du suicide

Françoise Romaine sauve l’une de ses amis du suicide
En 1436, devenue veuve et sa famille n’ayant plus besoin d’elle, Françoise peut enfin réaliser ce qu’elle a toujours désiré : mener une vie religieuse. Elle fonde alors une communauté d’oblates qui, par la suite, prendra son nom : les « Oblates de Sainte-Françoise Romaine ». De nombreuses femmes et jeunes filles de son entourage choisissent de la rejoindre. Parmi elles se trouve la fille unique de l’une de ses amies. Si celle-ci accepte d’abord ce sacrifice, les jours passant, la séparation d’avec son enfant devient pour elle de plus en plus insupportable. Persuadée qu’elle ne pourra pas vivre sans sa fille, la malheureuse finit par décider d’en finir avec l’existence…
Les raisons d’y croire
- La signora Perna Colluzzi appartient, comme sainte Françoise Romaine, à l’aristocratie romaine du XVe siècle. Cela n’est pas nécessairement un gage de bonheur. Les vies de ces femmes se ressemblent souvent : mariage précoce avec un homme qu’elles n’ont pas choisi, déboires conjugaux, naissances nombreuses et rapprochées, souvent suivies de la mort prématurée des enfants… Françoise Romaine a elle-même traversé ces épreuves. Elle en connaît le poids et ne le sous-estime pas, mais, aidée par la grâce divine, elle ne s’est jamais laissée abattre.
- Françoise Romaine est également connue pour vivre dans la présence constante des anges. Bien que ses proches n’aient pas, comme elle, la faculté de les voir, plusieurs d’entre eux – dont son confesseur, qui s’en porte garant – ont été témoins de leurs interventions. Ils constatent la présence d’un interlocuteur invisible qui agit auprès d’elle et opère des prodiges. Les récits attestés sont suffisamment nombreux pour qu’il soit difficile d’y voir de simples inventions pieuses.
- Notre première source est la biographie que don Mattiotti écrivit d’elle. Les autorités ecclésiastiques n’ont jamais mis en cause l’authenticité de ce texte ni celle des miracles nombreux qui y sont rapportés. Cette biographie servira d’ailleurs lors de son procès de canonisation. On peut donc tenir pour authentique le fait que Françoise Romaine vit en présence des anges et que ceux-ci interviennent fréquemment dans son quotidien, soit pour l’aider et la secourir, soit pour venir en aide à ses proches.
- C’est à cette présence angélique qu’il faut attribuer le miracle qui sauve la vie de Perna Colluzzi. Alors qu’elle est en oraison dans la chapelle du couvent, Françoise Romaine voit, « avec les yeux de l’âme », comme si elle se trouvait auprès d’elle, son amie Perna seule dans sa grande maison. Elle la voit pleurer à chaudes larmes sur la séparation d’avec sa fille, sur sa solitude et sa tristesse. Son désarroi est tel qu’il la rend réceptive aux suggestions des esprits mauvais. Françoise se souvient qu’ils ont déjà tenté à plusieurs reprises d’attenter à la vie de ses proches, notamment à celle de sa belle-sœur, avec laquelle elle était très liée, afin de « la pousser au désespoir ». Elle connaît donc bien leur tactique et sait combien elle peut être redoutable chez des personnes fragilisées par l’épreuve.
- Françoise Romaine voit alors son amie s’emparer d’une dague pour la retourner contre elle-même, persuadée que sa vie n’a plus aucun sens et décidée à se donner la mort – acte tenu pour un grave péché. Françoise comprend en même temps que Perna n’est pas dans son état normal. Dans la vision qui lui est donnée pendant sa prière, elle distingue clairement, aux côtés de son amie, un démon qui lui inspire ces pensées de désespoir. L’esprit mauvais « ricane ouvertement », persuadé d’avoir déjà gagné et de pouvoir bientôt s’emparer de l’âme de la malheureuse.
- Il ne s’agit pas ici d’un cas de bilocation, comme on en rencontre par exemple dans la vie de Padre Pio lorsqu’il se manifeste, pendant la guerre de 1914, auprès du général Cadorna, qui s’apprête à se suicider, afin de l’en empêcher. L’intervention qui sauve la vie de Perna est d’une autre nature et relève d’une action directe du monde invisible.
- En effet, au moment où elle va se transpercer le cœur, Perna, revenue à la raison, témoignera avoir senti très concrètement une main invisible se refermer sur son poignet avec une telle force qu’elle lui fait lâcher l’arme et interrompre son geste fatal. Cette poigne est si puissante qu’elle lui arrache un cri de douleur et laisse sur sa peau pendant plusieurs jours la trace visible de cinq doigts.
- Signe qu’il s’agit d’une intervention angélique, la jeune femme a l’impression d’avoir été brusquement tirée d’un cauchemar. Elle retrouve aussitôt ses esprits, délivrée de ses pensées morbides, et ne comprend plus du tout pourquoi elle a voulu attenter à ses jours.
- Ce miracle est signalé parmi des dizaines d’autres racontés par le confesseur de Françoise Romaine dans les documents utilisés pour sa canonisation, promulguée le 29 mai1606 par le pape Paul V. À une époque où, au lendemain de la Contre-Réforme, l’Église examine avec une grande rigueur les phénomènes surnaturels, cette reconnaissance officielle donne un poids particulier à ce témoignage.
Auteur :
Spécialiste de l’histoire de l’Église, postulateur d’une cause de béatification, journaliste pour de nombreux médias catholiques, Anne Bernet est l’auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages, pour la plupart consacrés à la sainteté.
Source : 1000 raisons d’y croire
09.03.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Françoise Romaine († 1440)
Religieuse et fondatrice
Francesca Bussa de Leoni (ou sainte Françoise dite Françoise Romaine ou Françoise de Rome) naît à Rome en 1384, d’une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l’union avec Dieu, l’avait disposée à se consacrer à Jésus-Christ ; mais à l’âge de treize ans, parce qu’elle appartenait à la noblesse romaine, elle fut mariée à Lorenzo de Ponziani. Tous deux formèrent un ménage uni, paisible et heureux.
Sa maison fut l’école de toutes les vertus chrétiennes. Aimable pour tous, on ne sait laquelle fut la plus parfaite, de l’épouse, de la mère, de la maîtresse de maison. Les obligations de son état n’étaient jamais sacrifiées au bonheur de prier Dieu, et elle en reçut la récompense ; car, un jour qu’elle avait été obligée de s’interrompre quatre fois pendant la récitation du même verset de son office, elle retrouva le verset écrit en lettres d’or.
Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son mari étant mort, elle put rejoindre les Sœurs Oblates, qu’elle avait fondées, et avec qui elle avait vécu jusque là en communauté d’œuvres et de prières.
Parmi toutes les choses étonnantes de sa vie, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu’elle eut à soutenir contre le démon. Outre son ange gardien, Dieu lui avait donné un ange chargé de la punir ; cet ange était sévère ; car, à la moindre faute, il la frappait, même en public. L’ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, Dieu inspira à la sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu’elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s’approchait et continuait avec elle la prière.
On représente généralement sainte Françoise avec un ange à côté d’elle. Plus d’une fois l’ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de Dieu. Une nuit, pendant qu’elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue ; mais Dieu la remit en sûreté dans sa cellule.
D’autres fois, elle était traînée violemment ; l’ennemi du salut prenait toutes les formes pour la tromper ou l’épouvanter ; le calme de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite.
Elle meurt le 9 mars 1440 en soignant son fils Jean-Baptiste, ses dernières paroles furent : « Le ciel s’ouvre, les anges descendent, l’archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait signe de le suivre ».
Françoise Romaine a été canonisée, le 29 mai 1608, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621).
©Evangelizo.org
Sainte Françoise Romaine priez pour nous !

09.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,24-30.

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.

En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.

Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148)
moine bénédictin puis cistercien
La Contemplation de Dieu, 12 ; SC 61 bis (trad. cf SC p. 113)
« Il y avait beaucoup de veuves en Israël »
Seigneur, mon âme misérable est nue, glacée et transie ; elle désire être réchauffée par la chaleur de ton amour… Dans l’immensité de mon désert, dans l’étendue de la vanité de mon cœur, je ne ramasse pas quelques branches comme la veuve de Sarepta, mais seulement ces brindilles, afin de me préparer de quoi manger, avec la poignée de farine et le vase d’huile, et puis en entrant dans la tente de ma demeure, je mourrai (1R 17,10s). Ou plutôt, je ne mourrai pas si vite ; non, Seigneur, « je ne mourrai pas, mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur » (Ps 117,17). Je me tiens donc dans ma demeure de solitude…et j’ouvre la bouche vers toi, Seigneur ; je cherche le souffle. Et quelquefois, Seigneur…, tu me mets quelque chose dans la bouche du cœur, mais tu ne me permets pas de savoir ce que c’est. Sans doute, je goûte une saveur si douce, si délicieuse, si réconfortante…que je ne chercherais rien d’autre. Mais tu ne me permets pas de comprendre, ni par la vision, ni par l’intelligence…; je voudrais la retenir, la ruminer, la savourer, mais aussitôt elle passe… Par expérience, j’apprends ce que tu dis de l’Esprit dans l’Évangile : « On ne sait d’où il vient ni où il va…; l’Esprit souffle où il veut » (Jn 3,8). Je découvre en moi qu’il souffle non pas quand je le veux, mais quand lui, il le veut… Vers toi seul je dois lever les yeux, toi « la source de vie », seulement « en ta lumière voir la lumière » (Ps 35,10). Vers toi donc, Seigneur, vers toi mes yeux sont tournés… Mais combien de temps tarderas-tu, combien de temps mon âme s’étendra-t-elle vers toi, misérable, anxieuse, à bout de souffle ? Je t’en prie, « cache-moi dans le secret de ta face, loin des intrigues des hommes ; protège-moi dans ta tente, loin de la guerre des langues » (Ps 30,21).

LECTURES :
Deuxième livre des Rois 5,1-15a.
En ces jours-là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux.
Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman.
Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! Si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. »
Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. »
Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête.
Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. »
Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! »
Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. »
Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée.
Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. »

Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre.
Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère.
Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” »
Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié !
Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »

Psaume 42(41),2-3.43(42),3-4.
R/ Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. (Ps 41, 3ab)
Comme un cerf altéré
cherche l’eau vive,
ainsi mon âme te cherche
toi, mon Dieu.
Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m’avancer,
paraître face à Dieu ?
Envoie ta lumière et ta vérité :
qu’elles guident mes pas
et me conduisent à ta montagne sainte,
jusqu’en ta demeure.
J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu,
vers Dieu qui est toute ma joie ;
je te rendrai grâce avec ma harpe,
Dieu, mon Dieu !

08.03.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
08.03.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
08.03.2026 – CHAPELET À LOURDES
08.03.2026 – ANGÉLUS À ROME
Léon XIV, lors de l’Angélus, exhorte à la disponibilité et à la délicatesse
Dans son commentaire de l’Évangile, lors de l’Angélus de ce troisième dimanche de Carême, Léon XIV a invité à être comme Jésus avec la Samaritaine, ouvert, à l’écoute et disponible. Il a rappelé que ce n’était pas le temps des oppositions entre un temple et un autre.
Xavier Sartre – Cité du Vatican
«Nous entrons dans la troisième semaine [de Carême] et nous pouvons désormais intensifier notre cheminement!»: Léon XIV, devant plusieurs milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre sous les fenêtres du palais apostolique pour la prière de l’Angélus, ce dimanche 8 mars, a évoqué les trois épisodes des Évangiles qui se succèdent à partir de cette semaine. Trois épisodes offerts aux catéchumènes qui recevront le baptême à Pâques mais aussi à ceux qui sont déjà chrétiens et qui pourront «l’être avec plus d’authenticité et de joie».
En ce troisième dimanche de Carême, c’est la rencontre de la Samaritaine avec Jésus qui est narrée et qui montre que «Jésus est en effet la réponse de Dieu à notre soif», a expliqué le Saint-Père. Nombreux sont ceux qui aujourd’hui encore recherchent «cette source spirituelle». Comme Etty Hillesum, jeune femme juive morte en déportation pendant la Seconde Guerre mondiale, qui écrivait dans son journal intime que «Dieu est enseveli» et qu’il fallait alors «le déterrer à nouveau», «il n’y a pas de meilleure manière d’utiliser notre énergie que de la consacrer à libérer notre cœur» a déclaré le Pape.
Être attentif aux autres
Cette rencontre avec la Samaritaine, c’est l’occasion pour Jésus de montrer à ses disciples qu’il faut être vigilant, comme il l’évoque en parlant des moissons qui s’approchent sans que l’on voit encore lever le blé. «Là où nous ne voyons rien, la Grâce est déjà à l’œuvre et les fruits sont prêts à être récoltés», a ainsi expliqué Léon XIV. Jésus est «attentif», et c’est pourquoi, au lieu d’ignorer la Samaritaine, comme l’auraient voulu les usages de son temps, il «lui parle, l’écoute, lui accorde sa confiance sans arrière-pensée et sans mépris».
Aujourd’hui, «combien de personnes recherchent dans l’Église cette même délicatesse, cette disponibilité ! et comme il est beau de perdre la notion du temps pour prêter attention à ceux que nous rencontrons, tels qu’ils sont», a estimé l’évêque de Rome. La Samaritaine, à qui Jésus avait donc accordé tout son temps, devint «la première d’une multitude d’évangélisatrice» et «de son village de méprisés et de rejetés, beaucoup, grâce à son témoignage, viennent à la rencontre de Jésus, et en eux aussi, la foi jaillit comme une eau pure».
Le Pape a ainsi invité à demander à la Vierge Marie, «de pouvoir servir, avec Jésus et comme Jésus, l’humanité assoiffée de vérité et de justice». «Ce n’est pas le moment des oppositions entre un temple et un autre, entre “nous” et “les autres”: les adorateurs que Dieu recherche sont des hommes et des femmes de paix, qui l’adorent en Esprit et en vérité».
Source : VATICANNEWS, le 8 mars 2026