À Fatima, 100 000 pèlerins se sont réunis dans la prière du pape Léon XIV

À Fatima, 100 000 pèlerins se sont réunis dans la prière du pape Léon XIV

D. José Cordeiro a appelé au rétablissement rapide du pape Léon XIV, hospitalisé ce matin à Rome pour une intervention chirurgicale.

 

Environ 100 000 pèlerins ont prié à Fatima pour la santé du pape Léon XIV, qui est aujourd’hui hospitalisé à Rome pour subir une intervention chirurgicale afin d’enlever un nodule pulmonaire. Le président du pèlerinage, D. José Cordeiro, a exprimé cette proximité à la fin de l’homélie, avec une prière où il a demandé le prompt rétablissement du Saint-Père.

« Ô Vierge du Rosaire, de Fatima, Madame, fais de notre cœur un lieu de paix. Protégez le successeur de Pierre, le Pape. Ici, à Fatima, nous prions toujours pour notre cher Pape, qui ce matin est admis à l’hôpital pour une intervention chirurgicale sur le nodule pulmonaire. Puissiez-vous sentir la belle respiration de notre prière ici à Fatima. Madame, protégez le Saint-Père », a demandé l’archevêque de Braga.

Dans la réflexion qu’il a offerte lors de la messe internationale d’anniversaire du 13 octobre, le président du pèlerinage a souligné l’essentiel de la foi chrétienne : la rencontre personnelle et transformatrice avec Jésus-Christ, qui doit se traduire par une conversion intérieure génératrice de paix.

« La foi que nous recevons de l’Église doit devenir la vie, la connaissance de Jésus-Christ doit se transformer en rencontre avec Lui », a déclaré le président du Pèlerinage, appelant à une conversion en vue de la construction de la paix par de petits gestes concrets.

« La paix pour laquelle nous prions commence lorsque nous cessons d’alimenter les conflits, lorsque nous apprenons à pardonner, à écouter et à rechercher le bien commun, lorsque notre cœur se laisse pacifier par le Christ. Avec le cœur pacifié, nous pourrons aider à promouvoir la paix dans nos familles, dans nos communautés paroissiales et sur nos lieux de travail », a précisé D. José Cordeiro.

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L’archevêque de Braga a encadré cet appel dans la conjoncture actuelle des guerres et de leurs impacts économiques, avec une augmentation généralisée du coût de la vie et les difficultés d’accès au logement ressenties au Portugal.

Face à ces adversités, D. José Cordeiro a soutenu que suivre le Christ « ne permet pas à la peur ou au découragement d’avoir le dernier mot », mais « transforme également notre façon de regarder le monde et d’y être ».

« Nous faisons partie d’un corps vivant, l’Église, membres du Christ, et nous avons donc la responsabilité de contribuer par nos gestes à la pacification de notre monde », a souligné l’archevêque de Braga, laissant un appel à l’unité.

« Nous pouvons prier pour la paix et la conversion des cœurs de ceux qui propagent la guerre et les intérêts qui y sont associés. Cependant, nous devons pacifier notre cœur, en rejetant les logiques du pouvoir et de la recherche de notre propre bien, en rejetant les conflits et les discussions qui s’installent si souvent entre nous pour les raisons les plus futiles. La paix pour laquelle nous prions commence en nous », a conclu le président de la célébration.

Comme pour la célébration de la Parole d’hier soir, aujourd’hui aussi, les pèlerins réunis dans l’enceinte de prière ont particulièrement prié pour le Pape.

« Pour le pape Léon XIV, afin que la grâce de Dieu soit son réconfort, qu’il retrouve rapidement la santé, et que ses appels soient entendus pour la construction d’une paix désarmée et désarmante, prions, par l’intercession de Marie », a-t-on demandé dans la prière universelle.

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Pour clôturer la célébration, dans le dernier mot habituel aux pèlerins, l’évêque de Leiria-Fátima, D. José Ornelas, s’est joint aux appels au rétablissement du pape Léon XIV, se souvenant de tous ceux qui souffrent dans les hôpitaux, dans les foyers ou dans la solitude.

« Demandons au Bon Pasteur de vous donner la force dont vous avez besoin et la santé nécessaire pour continuer à servir le Peuple de Dieu et le monde », a demandé D. José Ornelas, exhortant les pèlerins à rentrer chez eux en tant que constructeurs d’un chemin synodal attentif « aux victimes de la guerre, de la discrimination, de l’injustice et des plus fragiles ».

L’évêque de Leiria-Fátima a également remercié D. José Cordeiro sa présence et le « mot de réconfort et de défi dans les temps complexes et conflictuels dans lequel nous vivons » adressé aux pèlerins.

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Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 13 octobre 2026

Les rois du Portugal ne porteront plus jamais la couronne sur leur tête

Les rois du Portugal ne porteront plus jamais la couronne sur leur tête

Le Portugal est placé sous le patronage de la Vierge Marie depuis le Moyen Âge. Le 1er décembre 1640, après 60 ans d’union avec l’Espagne, les Portugais reprennent leur indépendance.

Six ans plus tard, le nouveau roi João IV (Jean IV de Portugal) place le pays sous la protection de l’Immaculée Conception : il dépose la couronne royale sur l’image Notre-Dame de la Conception qui est proclamée Reine et patronne du Portugal.

Par la suite, les rois du Portugal ne porteront plus jamais la couronne sur leur tête. Aujourd’hui encore, le 8 décembre est au Portugal le jour férié où les Catholiques portugais fêtent celle qui est Reine, Patronne et Protectrice de leur pays.

Il est beau de noter que cent ans plus tard, à l’exemple du Portugal, les Corses, en 1735, alors qu’ils venaient de faire sécession d’avec la république de Gênes, placèrent leur jeune nation sous la protection de l’Immaculée Conception et choisirent également comme jour de fête nationale, le 8 décembre. Et cent plus tard encore, en 1846, l’Amérique à son tour, lors du VIe concile provincial de Baltimore proclame la « bienheureuse vierge Marie conçue sans péché » patronne des États-Unis d’Amérique.

L’équipe de Marie de Nazareth

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

20.10.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Marie-Bertille Boscardin

Sainte Marie-Bertille Boscardin
Religieuse de la Congrégation des 
« Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée » 

Maria Bertilla (au baptême : Anna Francesca) Boscardin naît le 6 octobre 1888 à Brendola, en Vénétie, de Angelo et Maria Teresa Benetti, dans un milieu modeste et chrétien. 

L’enfant est considérée par son entourage comme peu douée intellectuellement, toutefois, elle a une grande ferveur religieuse, et apprend à lire dans le petit livre de catéchisme que lui a donné le curé du village.

Anna Francesca souhaitait entrer au couvent, mais sa réputation de fille peu intelligente l’en empêche. Elle finit toutefois, en 1905, par entrer chez les Sœurs de Sainte-Dorothée de Vicenza où elle prit les noms de Maria Bertilla. Elle est affectée immédiatement à l’hôpital de Trévise où on lui confie les plus basses besognes.

Maria Bertilla, contre toute attente, réussit à passer brillamment les examens demandés pour devenir infirmière. Là elle fait merveille, sachant se concilier l’affection et la vénération de ses malades; les gens hostiles eux-mêmes sont obligés de reconnaître qu’une « présence l’habite et dirige ses actes ». Malgré un mal secret qui ronge sa forte santé, elle donne toute sa mesure au moment de la Grande Guerre.

Elle rend son âme simple et pure à Dieu, des suites d’une opération, le 20 octobre 1922 : elle n’a que 34 ans. Sur elle on retrouvera, tout usé, le catéchisme qui n’avait pas cessé de l’accompagner depuis son enfance.

Maria Bertilla Boscardin a été proclamée bienheureuse le 8 juin 1952, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), et canonisée le 11 mai 1961, par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

Sources principales : santiebeati.it ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Sainte Marie-Bertille Boscardin priez pour nous !

20.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38. 

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.

Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Tauler (v. 1300-1361)

dominicain à Strasbourg

Sermon 77, pour la fête d’un Confesseur (trad. Cerf 1991, p. 626)

« Veillez, car c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra »

      Ces mots signifient : vous devez être éveillés et vigilants, car vous ne savez pas le temps où le Seigneur viendra des noces… Car, dès qu’un sentiment d’orgueil, de complaisance en soi-même ou de volonté propre entre en l’homme, aussitôt l’Ennemi est là et lui coupe la bourse précieuse de toutes ses bonnes œuvres. Mes enfants ! Combien en verrez-vous de ces gens qui auront fait de grandes œuvres et auront ainsi acquis grand renom, mais la présomption les aura dépouillés de tout. On les rangera après les autres hommes, pauvres, simples, que personne n’apprécie en raison de leur extérieur et de leurs œuvres. Parce qu’ils s’abaissent avec humilité, ces derniers seront placés au-dessus des autres. Veillez donc avec une âme vigilante et, de vos yeux ouverts, vous verrez la vérité pure. (…)       « Que vos reins soient ceints d’une tenue de service et vos lampes allumées. » Il y a ici trois points à noter. Premièrement : les reins doivent être ceints comme quelqu’un qu’on attache solidement avec une corde pour pouvoir le conduire contre sa volonté, ou encore comme un cheval bridé(…); ces reins sont les plaisirs des sens qu’on doit lier et refréner. (…) Deuxièmement : vous devez porter dans vos mains des lampes allumées, c’est-à-dire des œuvres d’amour. Vos mains ne doivent jamais cesser de faire l’œuvre de la charité vraie et brûlante. (…) Troisièmement : vous devez attendre le Seigneur quand il reviendra des noces : « Le Seigneur les établira sur tous ses biens ; il se ceindra et les servira. » Ces noces, d’où le Seigneur vient, ont lieu au plus intime de l’âme, dans son fond, là où se trouve la noble image. Quel contact intime l’âme a avec Dieu dans ce fond et Dieu avec elle, et quelle œuvre merveilleuse Dieu fait là ! Quelle jouissance et quelle joie il y trouve ! Cela dépasse tout sentiment et toute intelligence, et pourtant l’homme n’en sait rien et n’en éprouve rien.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,12-22. 

Frères, au temps où vous étiez païens, vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

Psaume 85(84),9ab-10.11-12.13-14. 

R/ Ce que dit le Seigneur, c’est la paix, la paix pour son peuple. (Ps 84, 9b)

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent, 
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent, 
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre 
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits, 
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, 
et ses pas traceront le chemin.