Marie a eu besoin d’aide, tout comme nous

Marie a eu besoin d’aide, tout comme nous

Ce que je sais sur l’Assomption de Marie pourrait se résumer en une phrase simple et pourtant surprenante : « Marie était humaine et avait besoin d’aide. »

J’ai entendu cette phrase il y a quelques années, au cours d’une retraite dans le Michigan, dans un centre de retraite qui accueillait la communauté catholique Saint-Joseph pour les personnes sourdes. Le père Ken, directeur du centre de retraite, a passé le week-end à faire la navette entre la cuisine pour mon groupe et son rôle d’aumônier auprès de l’autre groupe présent sur le campus, composé en grande partie de personnes sourdes ou malentendantes.

Un soir, comme quelques amis et moi avions du temps libre, il nous a invités à assister à la messe de la vigile de l’Assomption avec la communauté des sourds, où il allait interpréter la messe et son homélie en langue des signes américaine (ASL). Par courtoisie envers les personnes  entendantes, il a prononcé à voix haute quelques phrases de son homélie tout en les signant, pour expliquer en quoi les signes pour « Ascension » et « Assomption » diffèrent sur un point important : L’Église célèbre l’Ascension de Jésus 40 jours après Pâques. Le signe de l’Ascension consiste à utiliser la main gauche comme une sorte de socle représentant la terre, tandis que l’index et le majeur de la main droite sont dirigés vers la paume gauche pour former une silhouette humaine qui s’élève au-dessus de celle-ci par un mouvement de gauche à droite, symbolisant Jésus s’élevant de la terre vers le ciel.

En revanche, pour l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, la silhouette formée par la main droite et la paume gauche restent unies et s’élèvent ensemble vers le ciel.

Le père Ken nous a expliqué que, Jésus étant divin, le Fils de Dieu, il est monté au ciel avec son corps par sa propre puissance et sa divinité, représentées par la main droite qui s’élève d’elle-même pour le signe de l’« ascension ».

Mais comme Marie était humaine et non divine, « elle avait besoin d’aide ». Elle n’est donc pas montée au ciel par sa propre puissance, comme Jésus l’a fait, mais c’est par la volonté de Dieu que son corps a été élevé au ciel après sa mort, ce que symbolise la paume gauche qui la porte et l’aide à monter vers le ciel.

Le fait de réfléchir aux différentes façons dont « Marie avait besoin d’aide », non seulement lors de son Assomption mais tout au long de sa vie, m’apporte un profond sentiment de paix. Marie était aussi une humble jeune fille de Galilée, entièrement humaine, comme chacun de nous. Comme n’importe quelle autre maman, elle a eu besoin de l’aide de ses amis et de sa famille pour élever Jésus.

Allison Magera, 14 août 2026

University of Dayton

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

19.10.2026 – SAINTS DU JOUR

Saints Martyrs canadiens
Missionnaires jésuites

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l’Église universelle.

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l’Église universelle. 

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) les Jésuites œuvraient, dans le Canada à l’annonce de la Bonne nouvelle auprès des peuplades indigènes, notamment les Hurons qui avaient comme ennemi les Iroquois. Alors s’ouvrit pour les missionnaires ce que l’on a justement appelé « l’ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer des chrétiens qui avaient été fait prisonniers. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme du martyre. Parmi ses compagnons d’apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d’un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices.

Au nombre des autres victimes furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l’héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada. 

>>> Pour un approfondissement biographique des martyrs, cliquer sur les noms ci-dessus ou ci-dessous : 

Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil
Autre approfondissement :
  >>>Saints Martyrs Canadiens

Sources principales : Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Saints Martyrs canadiens priez pour nous !

Sts Martyrs canadiens

19.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,13-21. 

En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »
Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté.
Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?”

Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 186-187)

« Les biens de Dieu me contentent car je mets ma confiance en lui »

[Sainte Hildegarde présente une vision où vice et vertu se répondent :] – Avarice : « Je ne suis pas bête… je m’empare de tout, je rassemble tout en moi et plus je rassemble, plus je possède. Il vaut mieux pour moi posséder tout ce qui m’est nécessaire que de supplier les autres. Ce n’est pas une faute que de s’emparer de ce qui a été accumulé par celui qui a plus que le nécessaire. Quand j’aurai tout que je veux, je n’aurai plus le souci de demander quoi que ce soit à autrui. Et quand je verrai en ma possession tout ce que j’ai voulu, je serai comblé de tout ce que j’aime. Alors je ne craindrai personne et je vivrai heureuse, je n’aurai pas besoin de demander l’aumône. Car dans ma dureté, j’ai un savoir astucieux : je réclame tout pour moi et nul ne peut me tromper. Que risquerai-je alors face aux menaces ? Nul ne pourra me nuire. Je ne suis ni voleur ni brigand, mais je prends tout ce que je veux grâce à mon habileté. » – Pur contentement : « Ruse de l’ennemi ! Rapide comme un loup pour le pillage, tu dévores comme un vautour ! Tu vis dans la dureté et en toutes chose tu oublies Dieu parce que tu n’as pas confiance en lui. Tu es dure, rude et sans pitié, tu ne veux pas le succès d’autrui. Tu tires ta substance de ce qui appartient aux autres, car rien ne te suffit. Moi, au contraire, tous les biens de Dieu me contentent, je me réjouis car je mets ma confiance en lui. J’embrasse le soleil, car il fait ma joie, la lune, car je l’aime, et ce qu’ils font pousser me suffit, pourquoi désirerai-je plus que ce qu’il me faut ? J’éprouve de la pitié pour tous, je suis doux et utile à tous. Je participe au festin du roi, car je suis fils de roi. »

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,1-10. 

Frères, vous étiez des morts, par suite des fautes et des péchés
qui marquaient autrefois votre conduite, soumise aux forces mauvaises de ce monde, au prince du mal qui s’interpose entre le ciel et nous, et dont le souffle est maintenant à l’œuvre en ceux qui désobéissent à Dieu.
Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les convoitises de notre chair, cédant aux caprices de la chair et des pensées, nous qui étions, de par nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus.
Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

Psaume 100(99),1-2.3.4.5. 

R/ Allez vers le Seigneur parmi les chants d’allégresse. (Ps 99, 2)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce, 
dans sa demeure chanter ses louanges ; 
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d’âge en âge.

Saint Luc fut le premier à exécuter des images de Marie

Saint Luc fut le premier à exécuter des images de Marie

D’après la tradition, ce fut saint Luc qui, le premier, exécuta trois images de la sainte Mère de Dieu portant dans ses bras l’Enfant Dieu. Il les soumit à l’approbation de la Sainte Vierge, alors qu’elle était encore en vie. Celle-ci accueillit avec joie ces Saintes Images et dit : « Que la grâce de Celui qui a été enfanté par moi soit en elles ! ». Par la suite, saint Luc représenta en image les saints Apôtres et transmit à l’Église cette pieuse et sainte Tradition de la vénération des Icônes du Christ et de ses saints.

Saint Luc était originaire de la ville d’Antioche la Grande. De noble naissance, il excellait en particulier dans les domaines de la science médicale et de l’art pictural. Sous le règne de l’empereur Claude (vers 42 ap. J.C.), alors qu’il dispensait ses soins aux malades de la région de Thèbes en Béotie, il rencontra l’Apôtre Paul, dont les paroles de feu le convainquirent que la vérité absolue qu’il recherchait depuis tant d’années se trouvait effectivement chez les disciples de Jésus-Christ.

Après avoir été séparé de son maître, Luc retourna en Grèce pour y proclamer l’Évangile. Il se fixa à nouveau dans la région de Thèbes, où il mourut dans la paix à l’âge de quatre-vingts ans. Voulant rendre gloire à son fidèle serviteur, Dieu fit couler de son tombeau un liquide miraculeux, qui guérissait les maladies des yeux de ceux qui s’en oignaient avec foi. C’est ainsi que, même après sa mort, saint Luc continua d’exercer la médecine.

De longues années plus tard (3 mars 357), l’empereur Constance, fils du Grand Constantin, fit transporter la relique du Saint à Constantinople par l’intermédiaire de Saint Artémios, duc d’Égypte, et la fit déposer sous l’autel de l’église des Saints-Apôtres, auprès des Saintes Reliques des Apôtres André et Timothée.

Monastère Orthodoxe des Saints Elie et Elisée

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

18.10.2026 – SAINT DU JOUR

St Luc

Saint Luc
Évangéliste et martyr
(Ier siècle)

Luc, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. On sait peu de chose de ses premières années ; on ignore même si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée.

Luc selon le témoignage de saint Paul, à la fin de sa Lettre aux Colossiens « Vous avez la salutation de Luc, le médecin bien-aimé, et de Démas. » (4, 14), était médecin. Personne n’a autant mérité que lui le titre de « porteur de la Bonne Nouvelle de Jésus Sauveur » ! 

Son œuvre comporte deux parties reliées par Jérusalem : son Évangile en est comme l’ascension depuis Bethléem et Nazareth (l’évangile de l’Enfance), et le témoignage des Actes des Apôtres nous conduit de Jérusalem à Rome. Saint Luc nous a ainsi laissé, avec saint Paul, la plus importante contribution personnelle au Nouveau Testament : il est l’historien de l’Église naissante. 

Ami et compagnon de saint Paul, avec Timothée il sera l’un des amis les plus intimes de l’Apôtre des Nations, spécialement au cours des 2e et 3e missions, à travers l’Asie mineure, la Grèce, la Méditerranée et enfin Rome.

Saint Luc, en communion étroite avec le témoignage des Apôtres et de l’Église de Jérusalem, se fera, selon l’expression de Dante, « le chantre de la mansuétude du Christ » ! Dans la personne et le visage de Jésus le Sauveur, Luc met d’abord en relief, avec une très vive sensibilité, l’amour qui est tendresse et miséricorde. 

C’est dans son évangile qu’on trouve les récits les plus forts : de l’Agonie de Jésus au Jardin des oliviers, de l’accueil sans limites à tous les pécheurs, à tous les malades d’où qu’ils viennent. On y trouve les paraboles du publicain et du bon Samaritain et le témoignage du bandit qui meurt dans la paix, en croix près de Jésus. Les femmes, dans l’œuvre de saint Luc, ont une place considérable qui correspond parfaitement aux attitudes du Seigneur : l’accueil de la pécheresse, l’hospitalité de Marthe et l’écoute de Marie à Béthanie, les veuves de Naïm et du Temple… et surtout la place faite à Marie, Mère de Jésus. Luc nous en a laissé la plus belle Icône en témoignant : « Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur. » (Luc 2,19)

Qui n’a entendu parler des Vierges peintes par saint Luc ? D’après une tradition, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire son portrait, et la divine Mère aurait consenti à poser devant lui ; le travail terminé, la Sainte Vierge l’aurait béni en disant : « Ma grâce sera toujours avec cette image. » Les Madones de saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux. 

Les Actes s’achevant brutalement, sans que l’on sache ce qu’il advint de saint Paul toujours détenu à Rome, le lecteur en conclut que saint Luc mourut avant lui. Cependant, Selon Épiphane (Haer. 51), à la mort de Paul, Luc serait revenu évangéliser en Macédoine. Vivant une vie de moine, il serait mort à l’âge de 84 ans. 

Selon d’autres sources, il aurait connu le martyre (crucifiement). Au IVe siècle, sa dépouille aurait été transférée de Patras à l’église des Apôtres de Constantinople, ce qui donna lieu à la dispersion et la vénération de nombreuses reliques du saint (comme celle de sa tête emportée par saint Grégoire jusqu’à Rome) ; en outre, plusieurs icônes de la Vierge étaient considérées comme ayant été peintes par saint Luc, car à sa pratique des langues, du droit et de la médecine il aurait ajouté celle de la peinture.

Les peintres et les médecins le regardent comme leur patron.

Luc est symbolisé par le taureau, animal de sacrifice, parce que son évangile commence par l’évocation d’un prêtre sacrificateur desservant le Temple de Jérusalem : Zacharie, le père de Jean-Baptiste.

Pour un approfondissement :
>>> Livre des Actes des Apôtres
>>> Évangile selon saint Luc

Sources principales : lejourduseigneur.com ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Luc priez pour nous !